Revivez les JO
2004, la Grèce championne de l'Euro 2004, les feux de 2007, les émeutes
2008, l'emprunt 2010...
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Les fonctionnaires du fisc sont en grève depuis jeudi.
Le ministère des Finances tente de mettre en place un système anti-pots
de vin.
Situation quelque peu chaotique aux sein des services fiscaux grecs. Les
fonctionnaires ont lancé depuis jeudi une grève de deux jours afin de
protester contre les mesures de rigueur.
Du coup, les Grecs qui attendaient le dernier moment en cette fin
d'année pour mettre à jour leurs dossiers se sont précipités mercredi
dans les bureaux du Trésor public, rapporte l'agence de presse AP.
Les fonctionnaires protestent contre les mesures d'austérité. «Nous
subissons des baisses de salaires et 4500 postes ont été sabrés»,
déclare le responsable du syndicat professionnel Charalambos
Nikolakopoulos. Ce mouvement survient alors que la Grèce peine à
atteindre ses objectifs de rentrées fiscales pour 2011. La faute à une
récession plus profonde que prévu et à une fraude omniprésente estimée
par les autorités à près de 45 milliards d'euros.
Le gouvernement, qui a fait de la lutte contre l'évasion fiscale son
nouveau cheval de bataille, fait face sur ce terrain à un sérieux
revers. Les deux vice-procureurs chargés de la lutte anti-fraude ont
démissionné avec fracas mercredi, avant de revenir sur leur décision.
Dans une lettre, ils dénonçaient à mots couverts des ingérences
politiques dans leur travail. «Nous n'acceptons pas d'être des
procureurs sous tutelles, ont indiqué Grigoris Peponis et Spyros
Mouzakitis. Nous n'acceptons pas de servir d'alibi à divers intérêts
organisés et à ceux qui s'activent dans la zone grise du crime
financier.» Derrière la colère des deux juges, il y aurait aussi la
crainte d'être remplacés par des juges de la Cour suprême.
Peponis et Mouzakitis ont été nommés en cours d'année pour épauler la
star des magistrats grecs, l'ancien procureur anti-terroriste Yannis
Diotis, pour appliquer une nouvelle réglementation anti-fraude se
voulant très stricte. Dorénavant, les évadés fiscaux risquent la prison
mais peuvent négocier le paiement immédiat de leurs arriérés d'impôts en
échange d'une ristourne, précisent les avocats.
La double démission et la grève des services fiscaux surviennent
également dans un contexte de réformes administratives profondes.
L'objectif: lutter contre la corruption au sein des services du fisc.
«Nous informatisons progressivement les contrôles fiscaux», expliquait
fin novembre au Figaro.fr Nikolaos Lekkas, directeur de la lutte contre
la fraude fiscale en Grèce.
«À la fin de chaque contrôle, le système génère automatiquement les
comptes-rendus des infractions et les amendes infligées. Ainsi, les
dessous de table et les pots de vin seront exclus», expliquait-t-il en
reconnaissant qu'il n'existait pas, jusqu'à présent, de stratégie pour
lutter contre la corruption dans l'administration des impôts.
Lundi 26 Décembre 2011
Les ventes de Noël au plus bas depuis des décennies en Grèce
Après quatre ans de récession, les magasins en Grèce ont connu leur pire
Noël depuis des décennies avec des ventes en baisse de 30% par rapport à
l'année passée, annonce mardi la fédération du commerce de détail ESEE.
"Neuf Grecs sur dix sont moins généreux, pas par choix mais par
nécessité", constate l'organisation.
Cette forte baisse des ventes a eu lieu malgré de fortes réductions
proposées par les magasins à l'approche de Noël.
Par rapport à la même période en 2010, les ventes de vêtements et
chaussures ont baissé de 40%, les produits électroniques de 30% et les
dépenses en nourriture et boissons de 15%.
Samedi 24 Décembre 2011
Les gardiens de
l'Acropole en grève pour Noël, pas de visites
ATHENES (Reuters) - Des centaines de touristes n'ont pas pu visiter
l'Acropole d'Athènes samedi, veille de Noël, les gardiens du site
s'étant mis en grève pour exiger le versement de salaires en retard.
Les visiteurs en étaient
réduits à se prendre en photo à l'entrée du site où se dresse le
Parthénon, dont ils tentaient d'avoir un aperçu à travers les grilles.
"C'est quand même un peu
fort, parce que c'est un de vos principaux sites (...) Ça fiche en l'air
tout notre week-end", commentait Anita Amin, touriste de 25 ans venue
des Etats-Unis.
La Grève connaît une
série de grèves provoquées par les coupes sombres auxquelles procède son
gouvernement couvert de dettes pour répondre aux conditions des plans de
sauvetage conclus avec l'Union européenne et le Fonds monétaire
international.
L'industrie du tourisme,
vitale pour le pays, a déjà souffert des grèves décrétées par les
chauffeurs de taxi et d'autres corporations. L'Acropole est le point
d'attraction central d'un secteur qui représente près du cinquième de
l'économie nationale.
Les gardiens de beaucoup
d'autres sites archéologiques grecs se sont mis en grève samedi en
annonçant qu'ils resteraient chez eux tous les week-ends jusqu'à ce que
leur soient payés des arriérés de salaire.
Mardi 06 Décembre 2011
Heurts entre manifestants et forces de l'ordre à Athènes
ATHENES (Reuters) - Des heurts ont opposé mardi devant le Parlement grec
des centaines de manifestants cagoulés aux forces de l'ordre en marge
d'une manifestation.
Des centaines de personnes
s'étaient rassemblées dans la capitale jusqu'au parlement pour
commémorer la mort d'un jeune lycéen tué par la police en 2008.
La mort d'Alexandros
Grigoropoulos, 15 ans, avait déclenché les émeutes les plus violentes de
l'histoire du pays. Les troubles, qui se nourrissaient également des
difficultés économiques, avaient duré deux semaines et joué un rôle dans
l'alternance politique aux législatives d'octobre 2009.
La crise de la dette
grecque a éclaté peu de temps après l'arrivée des socialistes au
pouvoir, lorsque les nouveaux gouvernants ont découvert la réalité de la
situation macroéconomique du pays.
La Grèce est depuis lors
le théâtre de manifestations régulières qui dégénèrent souvent en
affrontements entre policiers et manifestants devant le parlement.
Mardi, une bonne
vingtaine de personnes ont été légèrement blessées, ont dit la police et
un journaliste de Reuters. Quinze contestataires ont été interpellés.
Les manifestants jetaient
des pavés et des cocktails Molotov sur les policiers. L'affrontement a
duré plus d'une heure et les violences ont repris dans la soirée à
l'occasion d'une deuxième manifestation.
La police a fait usage de
gaz lacrymogène et formé un cordon protecteur devant le Parlement, où
les députés débattaient du budget de l'Etat pour 2012.
Des groupes de militants
radicaux, vêtus de noir, ont brisé des vitrines et incendié des
poubelles.
Des incidents ont été
signalés dans d'autres quartiers d'Athènes ainsi qu'à Salonique, dans le
nord du pays.
Les cortèges étaient plus
maigres que ceux des derniers rassemblements liés à cet événement et des
dernières manifestations contre la politique économique.
Dans le centre d'Athènes,
le cortège principal des manifestants a dénoncé les nouvelles mesures
d'austérité. "La révolution sociale maintenant", pouvait-on lire sur une
banderole.
"C'est une colère sourde,
comme une tension, et c'est dangereux", a constaté Mary Bossis,
professeur de sécurité internationale à l'université du Pirée.
Les députés doivent se
prononcer dans la soirée sur le budget 2012 préparé par le gouvernement
d'union de Lucas Papadémos. Le budget contient des hausses d'impôts et
des réductions des dépenses de l'Etat, pour parvenir à un déficit de
6,7% du produit intérieur brut en 2012 contre 9% cette année.
Il devrait être adopté
sans difficulté malgré la colère sociale, en raison de la marge dont
dispose le gouvernement de coalition au Parlement.
La Grèce a obtenu la
semaine dernière le versement d'une nouvelle tranche d'aide
internationale de huit milliards d'euros, qui lui permet jusqu'à présent
d'éviter la faillite.
"Il n'y a pas de solution
miracle", a dit le ministre du Travail, George Koutroumanis, aux
députés. "Mais en 2012, nous devrons travailler pour ramener la
croissance et les investissements qui créeront du travail."
"Nous devons résoudre ces
problèmes qui sapent la cohésion sociale et frappent des centaines de
milliers de jeunes", a insisté le ministre.
Le taux de chômage des
jeunes a atteint 43% en Grèce après une succession de plans d'austérité
qui ont contribué à provoquer une quatrième année consécutive de
récession.
Jeudi 01 Décembre 2011
20 000 personnes manifestent à Athènes
Parmi les mesures de rigueur appliquées en rafale depuis 2009 en Grèce,
le gouvernement a massivement augmenté les taxes, sur l'énergie, la
consommation, ce qui réduit d'autant le pouvoir d'achat des salariés,
alors que l'inflation a continué de progresser sur fond de récession
depuis quatre ans
Quelque 20 000 Grecs ont manifesté dans le calme dans le centre
d'Athènes, jeudi, dans le cadre d'une nouvelle journée de grève générale
contre les mesures d'austérité, alors que le nouveau gouvernement de
coalition a promis à ses bailleurs de fonds des réformes «profondes et
de grande ampleur».
Cette
grève de 24 heures constitue le premier test pour le gouvernement
d'union du premier ministre Lucas Papadémos, formé il y a trois
semaines.
Selon
la police, quelque 15 000 manifestants ont défilé pacifiquement dans les
rues du centre d'Athènes à l'appel d'un syndicat proche du Parti
communiste.
«Assez
de pauvreté, assez de charges, c'est l'heure d'une nouvelle société»,
ont scandé les manifestants en passant devant le Parlement. Ils ont été
suivis par quelque 4500 autres personnes répondant à l'appel des
principaux syndicats et des partis de gauche.
Deux
autres manifestations ont par ailleurs réuni 6500 personnes à
Thessalonique, deuxième ville de Grèce, dans le nord du pays.
Alors
que plusieurs marches contre les mesures d'austérité avaient tourné
tourné aux affrontements violents ces derniers mois, opposant
généralement des groupes d'anarchistes aux policiers, seuls deux
incidents ont été signalés jeudi: un jet de cocktail Molotov et une
voiture endommagée.
Ilias
Vrettakos, numéro deux du principal syndicat de fonctionnaires, ADEDY, a
mis ce calme sur le compte de la peur, expliquant que les Grecs étaient
influencés par le discours selon lequel la seule solution à l'austérité
est la faillite du pays. Il a aussi laissé entendre que les salariés
ayant déjà subi des baisses répétées de leur rémunération hésitaient
peut-être à perdre un jour de paie pour faire la grève.
«On
crée une situation qui n'est plus tolérable ni supportable.
Malheureusement, les gens se retrouvent dans un état situé entre la
pauvreté et le désespoir», a commenté Ilias Iliopoulos.
Dans
une lettre adressée mardi à l'Union européenne (UE), à la Banque
centrale européenne (BCE) et au Fonds monétaire international (FMI),
Lucas Papadémos s'est engagé à «poursuivre le processus de consolidation
fiscale et de réformes structurelles afin de sécuriser les finances
publiques et améliorer notre compétitivité internationale».
Mardi,
les pays de la zone euro ont approuvé le déblocage crucial d'une tranche
de 8 milliards d'euros du prêt de 110 milliards consenti en mai 2010 par
l'UE et le FMI pour éviter la faillite de la Grèce.
Le
gouvernement Papadémos, soutenu par les partis socialiste et
conservateur, doit désormais mener des négociations sur les modalités du
second plan de sauvetage de 130 milliards d'euros.
L'aide
internationale est conditionnée à de nouvelles mesures d'austérité qui
passent notamment par des réductions de salaires et des suspensions à
salaire réduit pour les employés du secteur public, ainsi qu'une taxe
d'habitation extraordinaire pour laquelle les foyers qui ne paieraient
pas pourraient se voir privés d'électricité.
«Les
mesures sont censées améliorer la situation financière du pays, mais le
pays s'enfonce dans la dette, le chômage grimpe et la récession est pire
que partout ailleurs en Europe. Les gens craquent», a estimé Ilias
Iliopolous.
Mardi 29 Novembre 2011
L'Eurogroupe
débloque 8 milliards d'euros pour la Grèce
La zone euro
a accepté mardi après plusieurs mois de discussions de
débloquer une tranche de prêt de 8 milliards d'euros pour la
Grèce. Cette aide devrait éviter au pays de se retrouver en
faillite d'ici le 15 décembre.
Les
ministres des Finances de la zone euro ont approuvé
mardi dans, la soirée, le versement d'une nouvelle
tranche d'aide de huit milliards d'euros à la Grèce. «
L'Eurogroupe a endossé le versement de la sixième
tranche à la Grèce », selon un diplomate européen.
Ces huit
milliards d'euros correspondent à la sixième tranche
d'aide versée à Athènes dans le cadre du plan de 110
milliards d'euros décidé en mai 2010 afin de venir en
aide au pays, dont la dette dépasse désormais 160% du
PIB. Cette décision était également nécessaire pour
qu'un second plan de sauvetage, préparé fin octobre,
puisse désormais être finalisé entre le gouvernement
grec et les créanciers privés, puis mis en œuvre début
2012.
Le versement
de l'aide a été repoussé à plusieurs reprises et était
suspendu à la signature par l'ensemble des partis grecs
d'une lettre dans laquelle ils s'engagent auprès du
Fonds monétaire international et des autorités
européennes à mettre en oeuvre le plan de réformes
structurelles associé à ce second plan d'aide, ce qu'ils
ont fait la semaine dernière.
« En Grèce
nous avons réuni toutes les conditions nécessaires en
vue du prochain versement, du nouveau programme (d'aide)
et de l'implication du secteur privé », a souligné le
ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, dans un
communiqué diffusé à son arrivée à Bruxelles.
L'accord de
la zone euro signifie qu'Athènes va pouvoir recevoir 5,8
milliards d'aide sur ces 8 milliards, le reste dépendant
encore de l'approbation du FMI.
Lundi 21 Novembre 2011
les bas revenus exemptés de la taxe immobilière
Le gouvernement grec a cédé aux pressions en
annonçant ce lundi des exemptions sociales au
paiement de la nouvelle et impopulaire taxe
immobilière. Les personnes à faible revenu devraient
ainsi échapper aux coupures d'électricité dont sont
passibles les mauvais payeurs. Le ministère de
l'Energie et de l'Environnement a indiqué, lundi
dans un communiqué, que "le gouvernement était en
discussion avec la direction de la société publique
d'Electricité (Dei) afin de ne pas couper le courant
aux groupes sensibles", à faible revenu. Selon une
source auprès du ministère des Finances, une
réglementation doit être élaborée "dans les
prochains jours" visant à exclure de la taxe les
personnes âgées, les chômeurs et les handicapés à
faible revenu.
Le gouvernement a
décidé cette suspension vu la forte pression des
syndicats et des municipalités contre cette taxe,
une première
en Grèce, où il n'existait de taxe sur l'immobilier
que pour les grands propriétaires. Variant de 0,5 à
16 euros par mètre carré en fonction de l'usage et
de la localisation du bien immobilier et de critères
sociaux, cette taxe a été imposée en septembre, à la
demande des créanciers du pays, UE et FMI.
Un montant minimum de 0,5 euro par mètre carré était
prévu pour les bas revenus (gagnant moins de 3.000
euros par an), les chômeurs de longue durée étant
déjà exemptés du paiement de cette taxe. La
perception via les factures d'électricité a été
décidée pour contraindre les propriétaires à la
payer rapidement, la sanction chez les mauvais
payeurs étant une coupure de courant 40 jours après
l'émission de la facture.
Opposé dès le début à la perception de cette taxe
via les factures d'électricité, Genop, le puissant
syndicat de la Dei, s'est dit déterminé à empêcher
les coupures d'électricité chez les mauvais payeurs.
Depuis dimanche soir, des syndicalistes occupent, à
Athènes, les bureaux de la Dei, chargée de l'envoi
des préavis de coupure de courant. Trois banderoles
ont été déployées devant ce bâtiment portant les
inscriptions: "nous résistons", "occupation" ou "la
taxe doit être payée par les riches". "Aujourd'hui
(lundi) est le premier jour depuis la fin du délai
prévu pour le paiement d'une partie des factures
d'électricité et l'occupation vise à empêcher la
coupure de courant", a indiqué Nikos Katsaros,
secrétaire du syndicat. Le Genop réclame "la
suppression de la taxe ou, dans un premier temps,
l'exemption des personnes à faible revenu", a ajouté
Nikos Katsaros. Selon lui, près de 50% des foyers
n'ont pas payé jusqu'ici cette taxe. Selon la presse
grecque, le nombre de non payeurs s'élève à 25%.
Le
ministère de l'Environnement et de l'Energie a
dénoncé lundi après-midi, dans un communiqué,
"l'irresponsabilité" du syndicat qui se comporte
comme un "Robin des bois, alors qu'il est clair que
le gouvernement est en train de rediscuter cette
mesure pour les groupes sensibles".
Jeudi 17
Novembre 2011
Des
dizaines de milliers de Grecs défilent contre l'austérité
Plus de
40.000 personnes ont défilé jeudi en Grèce contre
les mesures d'austérité préparées par le nouveau
gouvernement grec de coalition de Lucas Papadémos,
confronté jeudi à son premier test social après un
confortable vote de confiance obtenu mercredi au
parlement.
A
Athènes, la police a recensé 27.000 manifestants
dans un défilé compact et sombre.
Les
forces de l'ordre ont effectué quelques rares tirs
de gaz lacrymogènes pour riposter à des jets de
pierre par des groupes de gens cagoulés devant le
Parlement. Quelques poubelles ont aussi été
incendiées sur le passage du cortège, notamment
devant la direction de la police et quelques
vitrines ont été endommagées.
L'an
dernier, les cortèges, traditionnels chaque 17
novembre en Grèce pour la commémoration de
l'anniversaire de la révolte estudiantine contre la
junte des colonels en 1973, avaient attiré 20.000
personnes dans la capitale, selon la police.
A
Salonique, la 2eme ville au nord du pays, la police
a comptabilisé 15.000 manifestants.
Comme
l'an dernier, les cortèges d'étudiants, de militants
de gauche et d'anarchistes protestaient avant tout
contre les réformes d'austérité (hausses des taxes,
baisses de salaires etc.) introduites par le nouveau
gouvernement de coalition, qui va les concrétiser
dans le projet de budget 2012 présenté vendredi au
Parlement.
"La
junte ne s'est pas terminée en 1973, soulèvement
contre le gouvernement UE-FMI !", pouvait-on lire
sur les banderoles dans le défilé placé sous la
surveillance de quelque 7.000 policiers déployés
dans les rues de la capitale grecque.
Marita, 23, étudiante à l'Ecole Polytechnique,
bastion du soulèvement de 1973, établissait un
parallèle entre passé et présent: "le gouvernement
actuel (de coalition, ndlr) n'est pas issu des
élections. Qu'est ce que c'est sinon une junte ?".
Le
gros des troupes était constitué par des proches de
l'opposition parlementaire de gauche, le parti
communiste (KKE) et la gauche radicale (Syriza), qui
ont refusé de se joindre à la coalition
gouvernementale regroupant socialiste, droite et
extrême-droite.
Cette
entrée de l'extrême droite au gouvernement, une
première depuis la chute de la dictature des
colonels, a donné un tour très politique à la
manifestation. "A bas le gouvernement fascisant",
proclamait ainsi une bannière.
Le
gouvernement d'union nationale formé vendredi
dernier sous la direction de l'ex-vice-président de
la Banque centrale européenne Lucas Papademos est
bâti sur une alliance historique pour tenter de
sauver le pays de la faillite et d'une possible
sortie de la zone euro.
Après
avoir reçu le soutien de 255 députés sur 300
mercredi soir dans un vote de confiance au
parlement, il a engagé des discussions avec les
banques du monde entier pour mener à bien la
gigantesque et délicate opération d'effacement
volontaire de dette qui doit permettre de ramener
l'endettement public de la Grèce à 120% de son PIB
en 2020 au lieu de plus de 160% actuellement.
Jeudi, à Francfort, le directeur-général de
l'Institut international de la finance (IIF) Charles
Dallara a estimé un accord possible sur ce sujet
dans les prochaines semaines.
Pour
assurer le quotidien, et tant que la Grèce est
exclue des marchés financiers à long terme pour se
refinancer, le nouveau gouvernement discute
parallèlement avec les créanciers du pays pour la
mise en place du nouveau prêt de 100 milliards
concédé lors du sommet de la zone euro du 27 octobre
en échange de la poursuite de la cure d'austérité
engagée en 2010.
Mais
dans l'immédiat, il se heurte à un premier écueil
pour obtenir le déblocage d'une tranche de prêt de 8
milliards d'euros vitale pour le pays, qui sans ce
versement, risque un défaut de paiement rapide.
Les
créanciers du pays, qui ont perdu patience avec la
classe politique grecque, exigent de chaque parti
politique membre de la coalition gouvernementale
qu'il s'engage par écrit à respecter le programme
d'austérité. Ce que rechigne à faire le leader de la
Nouvelle Démocratie (droite) Antonis Samaras, peu
désireux d'associer son nom aux politiques
d'austérité mises en place par le précédent
gouvernement socialiste.
Tous
les efforts faits par le gouvernement et le
confortable vote de confiance obtenu par M.
Papademos au parlement n'ont pas suffi à rassurer le
FMI à Washington, qui a renforcé la pression jeudi
soir sur la fragile Grèce en disant qu'il attendait
encore un "soutien politique large" aux mesures de
redressement économique, avant de reprendre le
versement de son prêt.
Bruxelles aussi a manifesté son insatisfaction.
Horst Reichenbach, qui dirige la nouvelle "task
force" européenne chargée d'aider la Grèce à mettre
en oeuvre ses réformes structurelles a souligné que
"peu d'avancées" avaient été réalisées sur le
dossier du recouvrement de l'impôt, chiffrant à 60
milliards le montant des impayés.
Mercredi 16
Novembre 2011
Lucas Papademos affrontera une journée de mobilisation
A peine en place, l'équipe de Lucas Papademos affronte ce jeudi une
journée de mobilisation en forme de test : l'ampleur de la manifestation
à Athènes contre l'austérité donnera le ton des relations qui vont
s'établir entre une population réticente à de nouveaux sacrifices et le
gouvernement.
Pas d'état de grâce pour Lucas
Papademos. Il faut dire que la situation des finances grecques,
et l'urgence dans laquelle a été formé le nouveau gouvernement, ne lui
laissent guère de marge de manoeuvre. Les nouvelles mesures d'austérité
annoncées ont de quoi hérisser une population grecque déjà vent debout
contre les sacrifices qui lui sont imposés. Et pourtant, paradoxalement,
les sondages montrent que près de trois quarts de Grecs soutiennent cet
ancien vice-président de la Banque centrale européenne devenu Premier
ministre par temps de crise, et ce, bien que son nouveau programme
d'austérité ait tant de mal à passer auprès de la population... "La
plupart des gens ne s'attendent à aucune solution mais certains placent
leurs espoirs trop haut. Au fond, tout le monde a conscience qu'un
changement de politique n'est pas possible et que les mesures pourraient
être bien pire", analyse Mary Bossis, professeur à l'université du
Pirée.
La population grecque se
résignera-t-elle à un
durcissement de l'austérité, ou
renâclera-t-elle ? La
mobilisation de ce jeudi aura
valeur de test. Ce défilé, qui
marque l'anniversaire de la
répression sanglante du
soulèvement étudiant de 1973 par
le régime des colonels qui était
renversé l'année suivante,
devrait agir comme une mise en
garde pour les députés : après
quatre ans de récession,
d'hausse des impôts et de baisse
des salaires, les Grecs sont à
bout. C'est la première
véritable épreuve pour le
gouvernement Papademos. Des
milliers de personnes sont
attendues ce jeudi dans les rues
d'Athènes pour mettre en garde
le nouveau gouvernement.
L'ampleur du rassemblement
donnera le pouls de l'opinion
publique et de l'éventuel bras
de fer social à venir entre le
pouvoir et la rue.
Pour Ilias Iliopoulos,
secrétaire général du grand
syndicat du secteur public Adedy,
la manifestation est une
première étape. "Même s'ils
ne prennent pas de nouvelles
mesures, la mise en place du
dernier plan d'austérité va
mettre la
Grèce à genoux",
estime-t-il. Les manifestations
du 17 novembre ayant souvent
été, par le passé, émaillées de
violences entre manifestants
encagoulés et forces de l'ordre,
quelque 7000 policiers sont
déployés ce jeudi à Athènes. Et
le contexte tendu multiplie les
risques de dérapages : au moins
70 personnes ont été blessées
dans les violences qui ont
éclaté en marge de la dernière
grande manifestation contre
l'austérité qui a rassemblé plus
de 100.000 personnes fin
octobre.
Ce qui pose la question de la
solidité de l'équipe au pouvoir
face aux remous venus de la rue.
Après avoir remporté sans
surprise la confiance du
parlement mercredi, le chef du
gouvernement va avoir la lourde
tache de maintenir la cohésion
de la coalition, qui réunit le
parti socialiste de l'ancien
Premier ministre George
Papandréou (Pasok),
la Nouvelle Démocratie d'Antonis
Samaras (convervateurs)
et le parti LAOS
d'extrême-droite, et resserrer
les rangs de la majorité
derrière les réformes
impopulaires alors que des
dissensions ont fait leur
apparition.
Antonis Samaras a ainsi
de nouveau exclu mercredi de
s'engager par écrit à respecter
les modalités du dernier plan de
sauvetage de la
Grèce comme le réclamer
la Commission européenne.
Athènes tente de s'assurer le
versement de la dernière tranche
de huit milliards d'euros du
premier plan d'aide de 110
milliards et de rétablir la
confiance des inspecteurs de la
troïka (Fonds monétaire
international, l'UE et la Banque
centrale européenne) afin de
bénéficier d'un deuxième plan de
sauvetage de 130 milliards
d'euros ayant fait l'objet d'un
accord à Bruxelles fin octobre.
Le gouvernement va soumettre au
parlement vendredi le projet de
budget 2012 du pays, incluant
des hausses des impôts et des
coupes budgétaires censées
répondre aux exigences de
l'Union européenne et du FMI.
Jeudi
10 Novembre 2011
Fin des
discussions autour de Papadémos, pas
d'annonce en Grèce
ATHENES (Reuters) - Les discussions
entre dirigeants politiques grecs autour
du Premier ministre désigné se sont
achevées jeudi soir sans annonce sur la
composition du futur gouvernement,
a-t-on appris auprès d'un responsable du
gouvernement sortant.
Le nouveau gouvernement de coalition
placé sous la direction de Lucas
Papadémos doit être investi vendredi à
12h00 GMT.
Des représentants du Pasok
(socialistes), de Nouvelle Démocratie
(conservateurs) et de LAOS (extrême
droite) ont participé à cette réunion
jeudi soir. Ils ont quitté les bureaux
du chef du gouvernement sans effectuer
la moindre annonce.
"La première réunion des représentants
des partis avec M. Papadémos est
terminée", a dit à des journalistes un
responsable gouvernemental ayant requis
l'anonymat.
Il a ajouté que les discussions se
poursuivraient mais on ignore quand la
composition du gouvernement sera
officiellement annoncée.
Le Pasok et Nouvelle Démocratie, les
deux principales formations du pays, se
sont entendus sur un accord de coalition
afin de tenter d'éviter à la Grèce de
faire faillite
Dimanche
06 Novembre 2011
Le président Karolos Papoulias (à Droite) et le Premier Ministre George
Papandreou
Un gouvernement de coalition va
être mis en place sans Papandréou
Le Premier ministre Papandréou et son
rival Samaras se sont enfin mis
d'accord…
Le Premier ministre grec George
Papandréou et le dirigeant de
l'opposition conservatrice Antonis
Samaras sont tombés d'accord sur la
formation d'un gouvernement de coalition
pour sortir le pays de l'impasse
politique, a annoncé ce dimanche soir la
présidence de la République grecque.
Toute la journée de dimanche, les deux
hommes politiques se sont attaqués à
coups de petites phrases par médias
interposés, avant de finalement réussir
à trouver un accord.
Les deux hommes doivent se revoir lundi
pour discuter du choix du futur Premier
ministre, George Papandréou ayant
annoncé qu'il ne prendrait pas la tête
de la nouvelle équipe, ce que refusait
de toute manière Antonis Samaras.
Nouveau gouvernement d'ici la fin de la
semaine
Ces déclarations surviennent ce dimanche
soir, alors que les deux dirigeants
politiques s'étaient entretenus pendant
environ une heure avec le président
Karolos Papoulias avant l'annonce de
l'accord.
Le porte-parole du gouvernement a estimé
un peu plus tôt que dans le cas d'un
accord d'ici lundi, le nouveau
gouvernement pourrait être investi et
recevoir la confiance d'ici la fin de la
semaine.
La Grèce se bat depuis des mois pour
éviter la faillite et l'exclusion de
l'euro
Samedi
05 Novembre 2011
George Papandréou obtient la
confiance, se dirige vers la sortie
La planète financière respire un peu
mieux. Vendredi, un peu avant minuit, le
parlement grec a voté la confiance au
gouvernement du Premier ministre George
Papandréou, qui n'aura donc pas à
convoquer d'élections anticipées.
L'ensemble des élus du parti socialiste
ont soutenu Papandréou, dont le mandat à
la tête du gouvernement semble toutefois
toucher à son terme. Dans son discours
face au parlement prononcé peu avant le
vote, il a appelé à la formation d'un
gouvernement de coalition et laissé
entendre qu'il était prêt à quitter ses
fonctions.
Le ministre des Finances pour lui
succéder?
«J'ai été en contact avec le président
et je me rendrai auprès de lui demain
(samedi) pour l'informer de mes
intentions et (lui dire) que je vais de
l'avant avec l'ensemble des partis vers
un gouvernement de coalition plus
large», a dit au parlement le leader
socialiste. Il a ajouté que les
discussions avec les partis auraient
aussi pour but de définir la composition
«et même le chef de cette coalition».
«Mon poste est la dernière chose dont je
me soucie. Peu importe même que je ne
sois pas réélu. Le temps est venu de
faire un nouvel effort (...) Je n'ai
jamais conçu la politique comme une
profession», a dit Papandréou.
Selon plusieurs sources proches des
négociations, Papandréou s'est mis
d'accord avec son ministre des Finances,
Evangelos Venizelos, pour quitter le
pouvoir et lui laisser le soin de former
un gouvernement de coalition. Certains
craignent cependant qu'il change d'avis
à la dernière minute.
Jeudi
03 Novembre 2011
George Papandréou pourrait renoncer au
référendum
Georges Papandréou a quasiment enterré
jeudi son projet contesté de référendum
sur le plan européen de sauvetage de la
Grèce pour tenter d'éviter à son pays en
crise politique aigüe, la faillite et la
sortie de l'euro, alors que les
pressions des pays créanciers ont
continué de s'accumuler.
A la tête d'un gouvernement déchiré et
sur le point de tomber, le Premier
ministre grec, aux prises depuis des
mois avec la tentaculaire crise de la
dette en zone euro, a fait une
concession de taille en se disant prêt à
retirer son projet de référendum, qui a
créé la stupeur en Europe et au delà en
début de semaine.
Mais les moyens de sortir de la crise
politique dans laquelle s'enfonce la
Grèce sont encore loin d'être
identifiés, aucun accord de gouvernement
n'ayant été trouvé avec l'opposition de
droite pour pouvoir ensemble approuver
le plan européen de désendettement de la
Grèce, adopté dans la nuit du 26 au 27
octobre à Bruxelles.
Le leader de la Nouvelle Démocratie
(droite) Antonis Samaras a pourtant lui
aussi fait une concession en laissant
entendre pour la première fois depuis le
début de cette crise que sa formation
était prête, devant la gravité de la
situation, à envisager de participer à
un gouvernement de transition.
"Là où on en est arrivé avec la
politique du gouvernement (socialiste),
le nouvel accord sur la poursuite de
l'aide à la Grèce est inévitable et il
faut le garantir", a déclaré M. Samaras.
Mais à peine les deux camps avaient-ils
fait un pas l'un vers l'autre dans la
journée que les vieux démons ont repris
le dessus. Et le débat parlementaire
censé aboutir vendredi à un vote de
confiance sur la politique menée par le
gouvernement s'est traduit par une
reprise des hostilités.
M. Samaras a notamment exigé la
démission du Premier ministre en
réitérant ses exigences de la tenue
d'élections anticipées.
Mais M. Papandréou a répondu qu'"un
gouvernement responsable ne peut pas
démissionner". Il a appelé en revanche
tous les partis politiques "à la
formation d'un gouvernement de coalition
dans l'immédiat afin de rétablir la
stabilité" et assurer l'aide européenne
au pays.
A Cannes, réunis pour un sommet du G20,
la chancelière allemande Angela Merkel
et le président français Nicolas Sarkozy
ont averti que la Grèce serait jugée sur
ses actes.
Ils ont rappelé qu'ils attendaient
d'abord de sa part un "oui" aux
décisions prises le 27 octobre par les
17 pays de la zone euro et quelques
dizaines de banquiers pour assurer le
désendettement de la Grèce.
N'excluant plus une sortie du pays de la
zone euro, les créanciers ont suspendu
mercredi soir le versement de toute aide
financière à la Grèce dans l'attente
d'une clarification de la volonté des
Grecs sur leur soutien au plan de
désendettement du pays.
Le président français, radouci, a
rappelé ses origines grecques et fait
part de son "admiration" pour ce pays,
en expliquant qu'il ne voulait "en aucun
cas" s'insérer dans la vie politique
grecque. Mais il a justifié la position
de fermeté adoptée la veille vis-à-vis
de M. Papandréou destinée à "défendre
l'euro et l'Europe".
"L'important, c'est qu'il y ait vite un
''oui'' pour les décisions du 27
octobre" en Grèce, a résumé la
chancelière allemande.
Dans la journée, l'éventualité de la
formation d'un gouvernement de coalition
avait encouragé la Bourse d'Athènes qui
a clôturé en hausse, après s'être
effondrée mardi et mercredi sur le
projet de référendum qui a fait craindre
aux investisseurs une faillite imminente
du pays menaçant la viabilité de
l'ensemble de la zone euro.
Dans un climat de grande fébrilité,
traversé de rumeurs en tous sens, le
ministre des Finances Evangélos
Vénizélos, numéro deux du gouvernement
et poids lourd de la majorité
socialiste, a gardé la tête froide en
annonçant publiquement pour la première
fois l'échéance fatidique à
laquelle
est
confrontée
le pays:
le 15
décembre.
Il a
clairement
fait
comprendre
qu'à
cette
date, la
Grèce
serait
en
situation
de
défaut
de
paiement
si elle
ne
recevait
pas la
sixième
tranche
du
premier
prêt
accordé
à
Athènes
en 2010
par l'UE
et le
FMI,
soit 8
milliards
d'euros.
Il a
également
réclamé
officiellement
à M.
Papandréou
d'annoncer
l'abandon
de son
projet
de
référendum
pour
qu'un
processus
de
validation
puisse
être
entamé.
L'heure
de
vérité
devait
sonner
dans la
nuit de
vendredi
à
samedi,
à la fin
du débat
parlementaire,
où un
vote de
confiance
était
prévu.
Mercredi 02
Novembre 2011
Sarkozy et Merkel lancent un
ultimatum à la Grèce
CANNES, Alpes-Maritimes (Reuters) -
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont
lancé mercredi soir un ultimatum à la
Grèce, sommée de mettre en oeuvre
l'ensemble du plan européen de règlement
de la crise de sa dette sous peine de ne
plus recevoir la moindre aide.
Le président français et la chancelière
allemande l'ont fait savoir au Premier
ministre grec George Papandreou,
convoqué à Cannes à la veille du sommet
du G20 pour s'expliquer sur son projet
de référendum sur ce plan adopté le 27
octobre qui a jeté la consternation en
Europe et enflammé les marchés.
"Nous ne pouvons engager l'argent du
contribuable européen (...) qu'à partir
du moment où un certain nombre de règles
qui ont été votées à l'unanimité (...)
sont respectées", a déclaré Nicolas
Sarkozy lors d'une conférence de presse,
à l'issue de la réunion. "Si ces règles
ne sont pas respectées, ni l'Europe, ni
le FMI ne pourront verser le moindre
centime" à Athènes.
Le président français et la chancelière
allemande ont ainsi averti la Grèce
qu'une sixième tranche de l'aide
européenne qui devait être versée à la
mi-décembre ne le serait qu'après
qu'Athènes aura adopté l'ensemble du
"paquet du 27 octobre" et que toute
incertitude sur l'issue du référendum
sera levée - autrement dit s'il se
traduit par un vote positif.
Ils ont insisté pour que le référendum
ait lieu d'ici début décembre, pour ne
pas laisser la zone euro et les marchés
financiers dans une incertitude
prolongée. Ils ont appelé de leurs voeux
un consensus de toutes les forces
politiques en Grèce et estimé que la
seule question qui devait être posée
était de savoir si les Grecs voulaient
ou non rester dans la zone euro.
"Il est clair que la question qui se
trouve posée c'est celle de l'avenir
européen de la Grèce : la Grèce
veut-elle ou non rester dans la zone
euro", a déclaré Nicolas Sarkozy.
"Nous, nous le souhaitons très vivement
et nous ferons tous nos efforts pour que
cela soit possible mais c'est au peuple
grec qu'il appartient de répondre (...)
et c'est sur cette question qu'il
devrait se prononcer", a-t-il ajouté.
Selon Angela Merkel, le Premier ministre
grec a marqué son plein accord avec
cette vision des choses.
George Papandreou a promis d'organiser
cette consultation le 4 décembre, avant
l'échéance de mi-décembre, et non au
début de l'année prochaine comme annoncé
initialement.
Le Premier ministre grec a déclaré à la
presse qu'il était trop tôt pour dire
qu'elle serait la question posée, pour
ajouter toutefois : "Mais par essence,
ce n'est pas seulement une question de
programme, c'est la question de savoir
si nous voulons rester dans la zone
euro".
Il a dit vouloir consulter les
dirigeants de tous les partis de son
pays dès son retour à Athènes et s'est
dit confiant dans l'issue du référendum.
"Je crois que le peuple grec est sage et
qu'il est capable de prendre les bonnes
décisions", a-t-il dit. "Je crois que le
peuple grec veut que la Grèce reste dans
la zone euro (...) Je veux dire que nous
aurons un 'oui'."
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont
pour leur part dit vouloir accélérer la
réponse à la crise de la dette grecque,
qui menace de faire tache d'huile dans
la zone euro.
Ils ont en revanche renoncé à demander
un vote du Parlement grec sur le plan du
27 octobre, compte tenu de la fragilité
de la majorité de George Papandreou et
de la relative proximité du référendum
tel que promis par le Premier ministre
grec.
"Nous n'avons aucune instruction à
donner. Le peuple grec est un peuple
indépendant (...) et nous le laissons
libre de sa décision", a conclu Nicolas
Sarkozy. "Mais nous sommes comptables de
la stabilité de la zone euro, de la
solidarité en Europe et des règles dont
nous nous sommes dotés."
Alors que la question d'une sortie de la
Grèce de l'euro n'est plus taboue, les
soubresauts de la crise grecque ont
bouleversé l'ordonnancement du sommet du
G20, dont Nicolas Sarkozy voulait faire
un temps fort de la fin de son mandat.
Ainsi, la première session de travail du
sommet, qui devait porter sur un plan
d'action pour la croissance et la
réforme du système monétaire
international, sera consacrée jeudi à la
Grèce et la zone euro, a fait savoir
l'Elysée.
Nicolas Sarkozy aura auparavant réuni
dans la matinée les représentants des
pays de la zone euro membres de ce forum
- France, Allemagne, Italie, Espagne -
et des institutions européennes, pour
parler de la crise grecque et de ses
suites
Lundi 31
Octobre 2011
La Grèce va organiser un
référendum sur la dette
ATHÈNES, Grèce - Le premier ministre
grec Georges Papandréou a annoncé lundi
à Athènes que son pays allait organiser
un référendum sur le nouvel accord sur
la dette conclu la semaine dernière au
niveau européen. S'adressant aux
parlementaires socialistes, il a aussi
annoncé qu'il demanderait un vote de
confiance au Parlement.
Il n'a pas donné de date, ni de détails
sur ce référendum. L'accord conclu à
Bruxelles, à l'issue d'un sommet de
l'Union européenne et de la zone euro,
prévoit notamment que les banques vont
effacer la moitié de l'ardoise grecque.
Les créanciers privés, dont les banques,
ont accepté une décote de 50 pour cent
des obligations grecques qu'ils
détiennent, soit, selon l'Institut de la
finance internationale (IIF) les
représentant, une perte de 100 milliards
d'euros.
La zone euro garantira les nouvelles
créances à hauteur de quelque 30
milliards et, avec le Fonds monétaire
international (FMI), elle accordera 100
milliards d'euros de prêts à la Grèce.
La dette de la Grèce devrait ainsi être
ramenée à 120 pour cent de son produit
intérieur brut (PIB) d'ici à 2020, au
lieu de 180 pour cent. Cela à la
condition que tous les créanciers privés
suivent.
Mardi
25
Octobre 2011
Georges Papandréou appelle la classe
politique à l'unité
Le premier ministre grec, Georges
Papandréou, a déclaré mardi que son pays
attendait des résultats du sommet de
mercredi à Bruxelles. « J'espère que
demain nous aurons des conclusions pour
pouvoir tourner la page et progresser en
tant que pays et en tant qu'Europe »,
a-t-il précisé.
« Nous menons une bataille dure et
difficile » pour alléger la dette, a
ajouté M. Papandréou, en souhaitant une
nouvelle fois du « sang-froid » et «
l'unité » de tous les partis grecs
autour des mesures nécessaires pour y
parvenir.
Le week-end dernier, les pays de la zone
euro se sont entendus pour demander une
importante décote aux banquiers qui
possèdent des titres d'obligations
grecques. La procédure, si elle est
acceptée par les banquiers, vise à
éviter un défaut de paiement désordonné
du pays.
La dette d'Athènes s'élève actuellement
à plus de 350 milliards d'euros, soit
environ 160 % de son PIB.
Pendant ce temps, la capitale est encore
paralysée par une grève dans le
transport en commun mardi. Athènes est
privée pour la journée de métro, trains,
tramways ou autobus. Il s'agit de la
plus récente d'une série de grèves
organisées par les syndicats, dont deux
jours de grève générale la semaine
dernière, pour dénoncer les mesures
d'austérité du gouvernement de Georges
Papandréou
Lundi
24
Octobre 2011
La Grèce et la Chine signent un nouvel accord commercial
La Grèce et la Chine devaient signer lundi soir un nouvel accord de
coopération économique et commerciale, à l'occasion de la visite de
plusieurs hauts responsables chinois, assorties de commandes chinoises
de quelque 550 millions d'euros, a indiqué le ministre du développement
grec.
Le président du Sénat, M. Jia Qinglin accompagné du secrétaire d'Etat au
commerce Zhong Shan et d'une délégation d'hommes d'affaire sont en Grèce
pour cinq jours.
Quatre contrats devaient être signés lundi soir, portant sur des
exportations vers la Chine.
Parallèlement des discussions en vue d'investissements ont eu lieu dans
les secteurs des télécommunications, services bancaires, automobile,
équipements ferroviaires, immobilier, brasserie, électronique, textile
et verre.
M. Shan devait signer un accord de coopération économique avec le
ministre grec du développement Michalis Chryssohoidis.
"Il y a des perspectives majeurs de développement en matière de
coopération greco-chinoise" a dit le ministre grec après avoir rencontré
son homologue au port du Pirée, où le groupe chinois Cosco est déjà
implanté.
"L'investissement (chinois) au Pirée est stratégique, à la fois pour les
Chinois, et pour nous", a-t-il ajouté en notant que les exportations
vers la Chine ont augmenté de plus de 50% en 2011.
Jeudi
20
Octobre 2011
Plus de 50 000 personnes
ATHENES, Grèce - Plus de 50 000
personnes sont descendues dans la rue
jeudi à Athènes pour dénoncer les
mesures d'austérité, qui ont été
adoptées dans la soirée par les députés
alors que le pays était paralysé pour le
deuxième jour consécutif par une grève
générale. Des violences ont éclaté
durant la manifestation faisant un mort
et des dizaines de blessés.
Le Parlement grec a adopté jeudi soir
les nouvelles mesures d'austérité
exigées par les créanciers
internationaux d'Athènes malgré la
défection d'une députée de la majorité
socialiste.
L'ancienne ministre du Travail Louka
Katseli a voté contre une disposition du
texte, l'article 37, qui réduit les
droits de négociations collectives. La
députée avait annoncé un peu plus tôt
qu'elle ne soutiendrait pas cet article.
Au lendemain d'une grande manifestation
à Athènes qui a réuni plus de 100 000
personnes, des dizaines de milliers de
protestataires sont à nouveau descendues
dans la rue jeudi, se rassemblant place
Syntagma, devant le Parlement, dans le
centre de la capitale.
Le vice-président du Parlement grec
Anastasios Kourakis a annoncé le décès
d'une personne lors de la manifestation.
Un syndicat qui assurait le service
d'ordre du rassemblement a déclaré que
la victime était un de ses adhérents,
l'identifiant comme un ouvrier du
bâtiment de 53 ans.
Selon des sources hospitalières, l'homme
a succombé à une défaillance cardiaque
et au moins 74 personnes ont été
blessées après que des centaines de
jeunes émeutiers eurent attaqué les
manifestants à coups de cocktails
Molotov et de pierres. Certains des
blessés ont été touchés à la tête.
Trente personnes ont été interpellées, a
indiqué la police.
Alors qu'un sommet européen crucial est
prévu dimanche sur la crise de la dette
dans la zone euro, le Parlement grec
devait se prononcer jeudi sur chaque
article du projet de loi contenant les
nouvelles mesures d'austérité exigées
par les créanciers internationaux
d'Athènes. Le texte a été approuvé dans
son principe par les députés mercredi
soir par 154 voix contre 141, mais son
adoption définitive dépendait du vote de
jeudi.
La Grèce attend le feu vert officiel
cette semaine au versement de la
prochaine tranche de 8 milliards d'euros
du prêt de 110 milliards consenti en mai
2010 par l'Union européenne et le Fonds
monétaire international (FMI). Sans
cette aide, le gouvernement a annoncé
que l'État ne pourrait plus verser les
salaires des fonctionnaires et les
retraites à la mi-novembre.
Si elle obtient l'accord des dirigeants
européens, cette nouvelle aide pourrait
être versée début novembre, selon les
inspecteurs de la «troïka» (FMI,
Commission européenne, Banque centrale
européenne) chargés d'évaluer les
mesures d'austérité adoptées par la
Grèce.
Mardi
18 Octobre 2011
La Grèce se prépare à la "mère de toutes
les grèves"
ATHENES (Reuters) - Navires à quai, amas
de déchets dans les rues, tiraillements
politiques persistants... La tension
était de plus en plus palpable mardi en
Grèce à la veille de "la mère de toutes
les grèves" contre la cure d'austérité
subie depuis deux ans.
Les syndicats du secteur public et
privé, représentant la moitié des quatre
millions d'actifs grecs, ont appelé à
une grève générale de 48 heures mercredi
et jeudi pour protester contre les
nouvelles baisses de salaire et hausses
d'impôts que s'apprête à adopter le
Parlement.
Des éboueurs aux employés des impôts en
passant par les journalistes et les
marins, des mouvements de moindre
envergure ont déjà commencé à ralentir
l'activité économique du pays. Ils
donnent un avant-goût de la vague de
protestation attendue en ce milieu de
semaine, qui devrait culminer par des
vastes rassemblements devant le
Parlement.
Baptisé "la mère de toutes les grèves"
par le quotidien Ta Nea, ce mouvement
devrait être le plus suivi depuis le
début de la crise en Grèce fin 2009. Il
mettra à l'arrêt les administrations
publiques et une grande partie du
secteur privé mais aussi de nombreux
petits commerces du quotidien tels que
les boulangeries.
Pris entre les exigences des créanciers
internationaux de la Grèce et
l'exaspération croissante de ses
concitoyens, le Premier ministre
socialiste, George Papandréou, a lancé
un appel à l'unité. Il affirme que les
nouvelles mesures d'austérité, censées
être adoptées mercredi ou jeudi par les
députés, sont indispensables pour sortir
le pays de la crise.
"Le pays vit un moment décisif et nous
devons être unis. Dans cette bataille,
nous avons besoin de tout le monde", a
déclaré le chef du gouvernement lors
d'un conseil des ministres lundi soir.
"Chacun doit assumer ses
responsabilités."
"Notre principal objectif est de mettre
fin à l'incertitude quant à l'avenir du
pays. Car cette incertitude sape nos
efforts et nos sacrifices", a-t-il
ajouté.
Signe de l'impatience de l'Union
européenne et du Fonds monétaire
international, qui ont débloqué un prêt
à la Grèce en 2010, des rumeurs sur une
intervention directe de ces bailleurs de
fonds dans les affaires du pays se font
de plus en plus insistantes.
Certains pays de la zone euro souhaitent
qu'une mission de la Commission
européenne se substitue à l'Etat grec
dans certaines de ses fonctions
régaliennes, notamment pour superviser
le programme de privatisations, afin de
s'assurer de la mise en oeuvre de la
politique d'austérité réclamée en
échange de l'aide financière.
Le gouvernement socialiste grec a refusé
mardi de réagir à ces rumeurs. Une telle
intervention étrangère directe
risquerait toutefois de rencontrer
l'hostilité d'une population certes
désenchantée par ses propres dirigeants
mais aussi épuisée par deux années
d'austérité draconienne.
Le projet soumis au Parlement prévoit de
nouvelles hausses d'impôts, des baisses
de salaire supplémentaires, des
licenciements dans la fonction publique
et des modifications dans la négociation
des conventions collectives.
Cette politique a plongé le pays dans
une profonde récession sans réduire le
montant de la dette, ce qui alimente les
doutes quant à la possibilité d'éviter
une faillite.
De nouvelles statistiques sont venues
assombrir le tableau mardi. Le taux de
chômage a grimpé à 16,5% de la
population active en juillet, mois
traditionnellement favorable à l'emploi
en raison du tourisme. Le taux de
chômage des jeunes atteint désormais
42%, un niveau deux fois plus élevé que
trois ans plus tôt.
Se jugeant incapable de soutenir
davantage la cure d'austérité, un député
du Pasok, Thomas Robopoulos, a
démissionné lundi soir. Il sera remplacé
par un membre du parti au pouvoir, ce
qui laisse au gouvernement sa majorité
de quatre sièges à la Vouli, le
Parlement monocaméral.
Deux autres députés socialistes ont
menacé de voter contre le projet
gouvernemental, dont l'adoption ne
devrait toutefois pas poser problème en
raison de l'appui probable d'une petite
formation d'opposition.
Un débat de trois jours doit s'ouvrir ce
mardi au Parlement, après une rencontre
entre George Papandréou et le groupe
parlementaire du Pasok.
L'objectif du Premier ministre est de
faire adopter le plan avant le sommet
européen du 23 octobre. Il compte aussi
rencontrer le chef de file de
l'opposition conservatrice, Antonis
Samaras, dans l'espoir de donner l'image
d'un pays uni à Bruxelles.
Au gouvernement, on écarte toutefois les
rumeurs selon lesquelles George
Papandréou renouvellerait une offre de
"grande coalition", déjà rejetée cet été
par Antonis Samaras.
Jeudi
13 Octobre 2011
Nouvelle grève générale
ATHÈNES, Grèce - À six jours du coup
d'envoi d'une nouvelle grève générale, des salariés ont bloqué jeudi
l'entrée de l'Acropole et d'autres monuments, provoqué l'arrêt des
transports publics et occupé des bâtiments à Athènes pour dire «non» aux
douloureuses mesures d'austérité imposées par les autorités pour faire
face à la crise de la dette.
De son côté, le premier ministre Georges Papandréou était à Bruxelles
pour des entretiens avec son homologue luxembourgeois Jean-Claude
Juncker, président de l'Eurogroupe, et le président du Conseil européen,
Herman Van Rompuy, avant le sommet du 23 octobre.
Dans le cadre des débrayages témoignant d'une montée de l'exaspération,
des employés ont tenté d'empêcher la collecte d'un nouvel impôt foncier
en occupant des bureaux administratifs de l'entreprise publique
d'électricité.
Nombre de Grecs affirment ne pouvoir s'acquitter de cette nouvelle taxe,
qui a été incluse dans les factures d'électricité pour en faciliter la
collecte. Ceux qui ne paient pas risquent de se voir priver de courant,
mais les syndicats de la compagnie d'électricité estiment qu'elle ne
devrait pas être impliquée dans la collecte de taxes, et ont fait savoir
qu'ils refuseraient de couper le courant aux consommateurs qui ne
régleraient pas.
«L'électricité (...) ne peut pas être utilisée comme moyen de chantage
contre les chômeurs, les pauvres, les salariés», a prévenu le syndicat
GENOP-DEH. «(Nous) ne laisserons pas nos concitoyens pauvres sans
électricité.»
Jeudi, journalistes de la radio et de la télévision publiques, avocats,
enseignants, employés municipaux, agents des douanes et des impôts ont
également cessé le travail ou se préparaient à le faire dans les
prochains jours.
Dénonçant la «politique inefficace et catastrophique» du gouvernement
socialiste, le principal syndicat grec (GSEE) a lancé un appel à la
grève générale les 19 et 20 octobre. Des magasins et des marchés à
Athènes devraient fermer au premier jour de débrayage.
Athènes a fortement serré la ceinture sur le plan économique, notamment
via des hausses fiscales, des coupes dans les salaires et les retraites
du secteur public et un projet de suspension 30 000 fonctionnaires avec
réduction salariale, afin de satisfaire aux objectifs de réforme exigés
dans le cadre du premier plan d'aide de 110 milliards d'euros accordé en
mai 2010 par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI).
Les inspecteurs de la «troïka» (Commission européenne, Banque centrale
européenne et FMI) ont précisé cette semaine que si la Grèce n'avait pas
atteint ses objectifs pour cette année, les mesures supplémentaires
annoncées devraient la remettre sur les rails pour 2012. D'après eux, le
pays devrait recevoir la prochaine tranche de prêt de huit milliards
d'euros du premier plan de sauvetage d'ici début novembre.
En mauvaise posture, le gouvernement Papandréou affirme qu'il lui reste
seulement assez de fonds pour verser salaires et retraites jusqu'à la
mi-novembre sans les prêts.
Mais cette cure de rigueur a profondément secoué le pays, où grèves et
manifestations se multiplient alors que les syndicats étrillent les
mesures d'austérité du gouvernement.
La Grèce est donc du coup dans un cercle vicieux. D'un côté, le
gouvernement assure n'avoir pas d'autre choix que d'imposer l'austérité
pour obtenir des lignes de crédit quand, de l'autre, le ministre des
Finances Evangelos Venizelos affirme que les grèves répétées amènent les
bailleurs de fonds internationaux à douter de la capacité d'Athènes à
atteindre ses objectifs, soulevant ainsi — par un effet domino — la
question d'un nécessaire tour de vis supplémentaire.
Du côté de Bruxelles, la Commission européenne souhaiterait renégocier
un accord conclu à l'occasion du second plan de sauvetage à la Grèce
arrêté le 21 juillet, afin que les créanciers privés acceptent des
pertes — plus élevées que celles de 21 pour cent prévues — sur leurs
portefeuilles d'obligations grecques.
D'après un responsable européen ayant requis jeudi l'anonymat, les
conditions de marché ont changé, et l'accord est devenu plus onéreux
pour Athènes et le reste de la zone euro. Certains aspects devraient
donc être revus mais l'accord s'appuierait toujours sur le volontariat
et n'imposerait pas des pertes aux banques de manière unilatérale.
La position de l'exécutif européen a été soutenue par la France. «Ce
qu'on rejette, c'est l'événement de crédit» (défaillance déclenchant le
paiement d'assurances), déclarait-on au ministère des Finances.
Mardi
11 Octobre 2011
Athènes devrait recevoir une nouvelle tranche d'aide début novembre
ATHENES (AP) — Les inspecteurs de la "troïka" ont annoncé mardi avoir
achevé leur évaluation des mesures d'austérité adoptées par la Grèce, et
ont précisé que si leurs conclusions étaient entérinées par la zone euro
et le FMI, Athènes recevrait probablement une nouvelle tranche d'aide
début novembre.
Les inspecteurs du Fonds monétaire international, de
la Banque centrale européenne et de la Commission européenne estiment
que les objectifs de la Grèce en matière de réduction de ses déficits ne
sont "plus atteignables" pour 2011, à cause de la récession et de
"retards dans la mise en œuvre" de certaines des mesures d'austérité.
Toutefois, ils jugent satisfaisantes les mesures d'austérité
supplémentaires annoncées par Athènes pour 2012, tout en précisant que
de nouvelles mesures seront nécessaires pour 2013-2014 et qu'elles
devront "se concentrer sur le volet dépenses".
Les mesures supplémentaires annoncées récemment par le gouvernement de
Georges Papandréou, qui incluent de nouvelles taxes et la mise au
chômage technique de 30.000 fonctionnaires, "devraient être suffisantes
pour remettre le programme budgétaire sur les rails".
Les autorités grecques "continuent à faire d'importants progrès,
notamment en matière de consolidation budgétaire", précise la troïka
dans un communiqué. "Pour assurer une réduction supplémentaire du
déficit d'une manière socialement acceptable et favoriser une reprise
(économique), il est essentiel que les autorités mettent davantage
l'accent sur les réformes structurelles dans le secteur public et
l'économie plus largement."
Le gouvernement grec a qualifié le communiqué de la troïka
d'''équilibré, de positif et de pragmatique", alors que les partis
d'opposition l'ont présenté comme une recette pour que la récession
continue.
"Les Grecs font des sacrifices plus importants, mais les revenus de
l'Etat sont moins élevés dans les huit premiers mois de l'année,
comparativement à 2010. C'est quelque chose qui devrait nous
préoccuper", a commenté un dirigeant conservateur, Nicholas Legas.
Parallèlement, alors que les députés commençaient à débattre en vue du
vote d'une loi sur de nouvelles mesures d'austérité, des centaines de
fonctionnaires bloquaient la circulation devant l'entrée principale du
Parlement, criant des slogans anti-gouvernementaux.
"Nous croyons que le vote de ce projet de loi va renforcer le pays (...)
Nous avons dix jours devant nous pour qu'il soit adopté", a déclaré pour
sa part le ministre des Finances Evangelos Venizelos, lors d'une réunion
de la Commission des finances au Parlement.
Sans le déblocage d'une nouvelle tranche de huit milliards d'euros sur
son plan d'aide international de 110 milliards, la Grèce a annoncé
qu'elle ne pourrait plus verser les salaires des fonctionnaires et les
retraites à la mi-novembre.
Mercredi
05 Octobre 2011
Des milliers de
fonctionnaires manifestent contre les nouvelles mesures d'austérité
En Grèce, des milliers de
fonctionnaires étaient de
nouveau dans la rue ce mercredi
05 octobre 2011. En cause : une
mesure qui touche au principe de
l'inamovibilité des
fonctionnaires, inédite au sein
de l'Union européenne et décidée
la semaine dernière. Les Grecs
se demandent bien jusqu'où les
mesures d'austérité peuvent
encore aller.
Non aux licenciements dans
la fonction publique : voilà
en substance le message que
voulait diffuser l'Adedy, le
syndicat de la fonction
publique en Grèce. «
Cela suffit maintenant,
dit Costas Tsikrikas, son
président. Toutes ces
mesures d'austérité ont
détruit nos vies. Elles nous
conduisent mathématiquement
à la pauvreté et à la
misère. Nous demandons à
l'Union européenne de le
comprendre enfin et de faire
preuve, vraiment, de sa
solidarité. »
L'Union européenne, pour
beaucoup en Grèce, est
synonyme de diktat depuis un
an et demi, car les mesures
d'austérité s'ajoutent les
unes aux autres et le
pouvoir d'achat est en chute
libre ; moins 11% pour les
salaires du privé, moins 20%
pour ceux du public. Sans
parler de la situation des
retraités.
« La situation est
dramatique pour le peuple
grec, explique un homme
âgé d'une soixantaine
d'années. Il faut
s'opposer, vivement. Si nous
ne nous réveillons pas, si
nous ne leur barrons pas la
route, je pense que nous
allons vivre des choses
encore pire qu'en Argentine.
»
Les classes moyennes sont
déjà durement touchées.
Parmi les dernières mesures
annoncées figure également
l'abaissement du seuil
d'imposition à 5 000 euros
par an, pendant que de
grandes fortunes continuent
d'échapper à l'impôt grec.
Dimanche 02 Octobre 2011
La Grèce dépassera ses objectifs de déficit
La Grèce manquera
les objectifs de déficit qui lui ont été assignés par ses
bailleurs de fonds internationaux pour cette année et la
suivante. Mais Athènes poursuit ses efforts: le gouvernement
grec a approuvé dimanche soir un plan visant à réduire le nombre
de fonctionnaires.
Athènes s'attend à ce
que son déficit atteigne 8,5% du produit intérieur brut (PIB) cette
année, alors que l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire
international (FMI) avaient demandé que le déficit ne dépasse pas
7,6% du PIB.
Le
projet de budget prévoit que le déficit sera réduit à 6,8% en 2012,
contre un objectif fixé à 6,5%. Ces prévisions ont été publiées
dimanche par le ministère grec des Finances, après l'approbation par
le gouvernement du projet de budget 2012.
"Il reste trois mois
capitaux avant la fin de l'année 2011 et l'estimation finale d'un
déficit à 8,5% du PIB peut être atteinte si l'appareil d'Etat et les
citoyens agissent en conséquence", écrit le ministère dans un
communiqué. "Le projet de budget sera soumis demain (lundi) au
parlement", poursuit-il.
Le plan de réduction
de la fonction publique est la contrepartie la plus controversée au
déblocage de l'aide financière du Fonds monétaire international
(FMI) et de l'Union européenne (UE).
Le projet crée une
"réserve de travail", où 30'000 fonctionnaires seraient affectés
d'ici la fin de l'année avec une baisse de 40% de leur rémunération.
Au bout d'un an, ils seraient licenciés.
"La mesure de réserve
de travail a été approuvée à l'unanimité", a déclaré un
vice-ministre présent à la réunion d'urgence du conseil des
ministres, présidée par le Premier ministre grec George Papandréou.
Cette mesure devrait permettre à la Grèce d'honorer ses obligations
en matière de budget, fixées par ses créanciers pour 2011 et 2012.
Un tel mécanisme,
fondé sur des "critères transparents et objectifs", "se fera au plus
bas coût social possible" en plaçant dans une "réserve ceux qui
peuvent relativement le mieux supporter les difficultés entraînées
par cette situation", a déclaré le ministre des Finances, Evangelos
Venizelos, dans un entretien à l'édition dominicale du journal "To
Vima".
L'un des problèmes
auquel le gouvernement est confronté et qui le force à une grande
inventivité est que l'emploi à vie des fonctionnaires est protégé
par la Constitution du pays. Pour contourner l'obstacle, il est
question d'une part de supprimer certains organismes publics, de
l'autre de placer des fonctionnaires proches de la retraite dans
cette "réserve", avec un salaire réduit.
Dimanche 02 Octobre 2011
Nouveau Conseil des ministres en Grèce pour réduire les dépenses
La Grèce doit supprimer 30 000
emplois dans la fonction publique pour répondre aux exigences
des créanciers.
Nouvelle réunion
d'urgence du Conseil des ministres grecs, ce dimanche 2 octobre 2011
en fin d'après-midi. A l'ordre du jour, la suppression d'emplois
dans la fonction publique pour réduire les dépenses et obtenir,
enfin, le versement de l'aide promise par l'Europe et le Fonds
monétaire international (FMI).
Comment supprimer
30 000 emplois publics, comme l'exigent les créanciers de la
Grèce, alors que l'emploi à vie des fonctionnaires est garanti
par la constitution grecque ? Le gouvernement va devoir faire
preuve de beaucoup de finesse pour concilier ces exigences
contradictoires.
Le Conseil des
ministres pourrait avancer une solution de compromis consistant
à fermer purement et simplement un certain nombre d'organismes
publics. Cela entrainerait la mise en réserve de 30 000
fonctionnaires, désormais sans activité mais qui ne seraient pas
formellement licenciés.
Une sorte de mise
en chômage technique qui pourrait également concerner les
fonctionnaires les plus proches de l’âge de la retraite et qui
aurait pour effet immédiat un allégement des dépenses publiques.
Le choix des fonctionnaires qui seraient ainsi mis en réserve se
fera, a assuré le ministre des Finances, Evangelos Venizelos,
« au plus bas coût social possible et selon des critères
transparents et objectifs ». Encore faudra-t-il en
convaincre les fonctionnaires grecs dont les salaires et les
retraites ont déjà été réduits.
Samedi 01 Octobre 2011
L'émir du Qatar en Grèce pour investir
ATHENES (AP) — Le gouvernement grec a annoncé samedi que le Premier
ministre, Georges Papandréou, rencontrerait l'émir du Qatar, Cheikh
Hamad Bin Khalifa Al Thani, pour signer un accord d'investissement. Le
contrat concernerait "le nord de la Grèce", croyait savoir la chaîne
publique TV NET.
Selon le communiqué
officiel, l'entretien commencerait probablement dans la soirée et
d'autres responsables qataris y participeraient également.
La Grèce, sous perfusion
de prêts de l'Union européenne et du Fonds monétaire international
(FMI), tente d'éviter de faire défaut sur sa dette.
Un accord
d'investissement a été signé samedi avec le Qatar qui prendra une part
du capital d'une compagnie minière grecque, Hellenic Gold. L'accord a
été signé par son président Dimitris Koutras et le PDG de la Qatar
Holding, Ahmed Mohammed al-Sayed, en marge d'une rencontre entre M.
Papandréou et l'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani. "Cela
montre la confiance du Qatar dans l'économie grecque", s'est félicité le
chef du gouvernement grec devant les journalistes.
Le fonds souverain du
Qatar s'apprête également à devenir un actionnaire majeur du groupe qui
sera issu de la fusion des deux principales banques privées grecques,
Alpha Bank et Eurobank.
Vendredi
30 Septembre 2011
Les fonctionnaires grecs perturbent les
négociations en Grèce
ATHENES (Reuters) - Des fonctionnaires
grecs en colère bloquaient des
ministères vendredi pour le deuxième
jour d'affilée, perturbant les
négociations entre le gouvernement et la
"troïka" des partenaires financiers
d'Athènes.
Au ministère des Transports, plusieurs
dizaines d'employés ministériels ont
empêché le ministre, Yannis Ragousis, de
rencontrer de hauts responsables de la
mission UE-FMI-BCE (Union européenne,
Fonds monétaire international, Banque
centrale européenne). La voiture des
inspecteurs a dû faire demi-tour, ont
constaté des journalistes de Reuters.
Après trois semaines de pause dans les
négociations, les inspecteurs sont
revenus dans la capitale grecque jeudi
pour négocier les conditions du
versement d'une nouvelle tranche d'aide
de huit milliards d'euros.
Mais les rencontres entre les auditeurs
et le gouvernement ont été perturbées
par le blocage de plusieurs ministères,
situation qui s'est répétée vendredi
matin.
Une cinquantaine de fonctionnaires,
portant une banderole "Assez: nous
voulons vivre", bloquaient l'accès au
ministère des Finances.
La grève du service public des
statistiques, Elsat, a empêché la
publication de deux indicateurs
économiques vendredi.
Fonctionnaires locaux, vétérans des
forces spéciales et personnes
handicapées: d'autres manifestations de
personnes concernées par les
restrictions budgétaires étaient prévues
plus tard dans la journée dans les rues
d'Athènes.
Le rendez-vous entre le ministre des
Transports et les inspecteurs de la
troïka a été remis et devait avoir lieu
à 15h00 GMT, a-t-on appris de source
ministérielle.
La discussion doit porter sur
l'assouplissement des conditions
d'attribution de la licence de taxi, qui
suscite la colère des chauffeurs
craignant une concurrence accrue. Leurs
manifestations ont paralysé les villes
grecques à plusieurs reprises ces
derniers mois.
Le dossier divise le Pasok, le Parti
socialiste au pouvoir. Dix députés
socialistes ont écrit au ministre pour
lui demander d'assouplir son projet de
réforme des taxis.
Les mesures principales du nouveau plan
du gouvernement de George Papandréou
sont une réduction de 20% de la facture
des traitements de fonctionnaires et le
placement de 30.000 salariés dans une
"réserve de travail", autrement dit une
salle d'attente de licenciement.
Le gouvernement grec a cependant reçu
une bonne nouvelle vendredi: l'opérateur
de paris Opap a accepté le principe
d'une prolongation de sa concession
monopolistique sur les paris sportifs et
l'acquisition de nouvelles licences,
pour un coût de 935 millions d'euros.
Ce ne serait que la seconde vente
réalisée par le gouvernement depuis le
mois de juin, lorsqu'il a annoncé son
objectif de gagner 50 milliards d'euros
sur cinq ans grâce à des cessions
d'actifs.
Il s'était fixé un objectif d'1,7
milliards d'euros récoltés au 30
septembre mais n'a jusqu'ici gagné que
400 millions d'euros.
Le ministre des Finances Evangelos
Venizelos a déjà revu son objectif de
rentrées d'argent issues de
privatisations pour 2011, passé de cinq
à quatre milliards d'euros.
Vendredi
30 Septembre 2011
Dette grecque : Sarkozy et Papandréou se veulent rassurants
La France et l'Allemagne sont
déterminées à soutenir la Grèce, a
rappelé vendredi le président français
Nicolas Sarkozy, à l'issue d'un
entretien avec le premier ministre grec,
George Papandréou.
Le président français a pressé le
premier ministre grec à mettre en oeuvre
les réformes et les économies prévues
afin d'éviter la faillite de la Grèce.
M. Papandréou a réaffirmé que son
gouvernement était « déterminé » à
effectuer les « changements nécessaires
».
« J'ai dit au président Sarkozy que je
serais très heureux qu'il envoie, ainsi
que d'autres pays, des experts pour voir
les efforts que nous faisons pour la
transparence » dans la mise en oeuvre de
ces réformes, a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy a aussi dit qu'il
discutera dans les prochains jours avec
la chancelière allemande Angela Merkel
de la mise en oeuvre rapide des mesures
décidées le 21 juillet pour stabiliser
la zone euro.
La Grèce attend le verdict de la «
troïka », constituée par l'Union
européenne, la Banque centrale
européenne et le Fonds monétaire
international sur ces réformes (FMI),
une condition préalable au versement de
l'aide financière de ses partenaires. La
troïka doit rendre son rapport d'ici
deux à trois semaines.
M. Sarkozy a ajouté après la rencontre
que « l'échec de la Grèce serait l'échec
de toute l'Europe ». « Il n'est pas
possible de laisser tomber la Grèce pour
des raisons morales et économiques »,
a-t-il insisté.
La rencontre entre les deux hommes
faisait suite à l'approbation du
renforcement du Fonds européen de
stabilité financière (FESF) par le
Parlement allemand jeudi.
Les marchés financiers continuent
toutefois d'anticiper un défaut de
paiement de la Grèce et les inquiétudes
croissent concernant les pertes que
devraient essuyer les investisseurs
privés.
La chancelière allemande, Angela Merkel,
qui a reçu le premier ministre grec
mardi à Berlin, a assuré que l'Allemagne
ferait « tout ce qui est nécessaire »
pour aider la Grèce. Mais elle a exhorté
d'une même voix Athènes à remplir ses
propres engagements.
À Athènes, des dizaines de
fonctionnaires ont bloqué l'entrée du
ministère grec des Transports vendredi,
empêchant une rencontre entre les
inspecteurs internationaux de la troïka
et les responsables grecs.
Cette rencontre s'est finalement tenue
plus tard dans la journée.
Des manifestations semblables ont eu
lieu à l'entrée de plusieurs édifices
gouvernementaux, jeudi et vendredi. Les
employés affichaient ainsi leur colère
relativement aux mesures d'austérité
adoptées par le gouvernement.
Sous la pression des créanciers
internationaux, le gouvernement a
annoncé mi-septembre des mesures
d'austérité supplémentaires pour 2011 et
2012.
Parmi ces mesures figurent des coupes de
20 % dans les retraites supérieures à
1200 euros (1650 $) par mois. Les
fonctionnaires partis à la retraite
avant l'âge de 55 ans verront eux leurs
pensions rognées.
Quelque 30 000 agents des entreprises
publiques seront également mis « en
réserve », c'est-à-dire au chômage
technique.
Mercredi
28 Septembre 2011
Nouvelle grève dans les transports publics
ATHÈNES, Grèce - Les transports publics à Athènes étaient en grève
mercredi pour 24h à l'appel des syndicats protestant contre les
nouvelles mesures d'austérité décidées par le gouvernement face à la
crise de la dette.
Autobus, métros, tramways et taxis étaient à l'arrêt. Les fonctionnaires
des douanes et des impôts ont également débrayé, tandis que quelque 350
personnes manifestaient devant le ministère des Finances contre la
baisse des pensions et hausse des impôts.
Mardi, les députés grecs ont approuvé la création d'une nouvelle taxe
sur la propriété, alors qu'Athènes tente de convaincre ses bailleurs de
fonds, le Fonds monétaire international, l'Union européenne, et la
Banque centrale européenne de lui verser une nouvelle tranche de l'aide
de 110 milliards d'euros accordée en mai 2010.
L'Etat grec espère recevoir 8 milliards d'euros pour éviter dès la
mi-octobre un défaut de paiement aux conséquences potentiellement
désastreuses pour toute la zone euro.
Ce nouvel impôt sera prélevé par le biais des factures d'électricité,
afin de faciliter la tâche de collecte des services fiscaux. Les Grecs
qui refuseront de la payer verront leur électricité coupée.
La taxe adoptée mardi soir est très impopulaire en Grèce, où la
population ressent depuis déjà plusieurs mois les effets des nombreuses
mesures d'austérité décidées par le gouvernement du Premier ministre
socialiste Georges Papandréou.
Les nouvelles mesures annoncées au cours du mois de septembre prévoient
la mise au chômage technique de 30 000 salariés du secteur public en
2011 au lieu de 20 000 initialement prévus, une nouvelle baisse des
pensions et l'abaissement du seuil minimum d'imposition, qui va passer
de 8000 à 5000 euros par an.
À Bruxelles, un porte-parole de la Commission européenne, Amadeu Altafaj,
a annoncé que des réprésentants de la «troïka» -FMI, UE et BCE-
retourneraient jeudi à Athènes pour une mission d'évaluation des comptes
publics grecs.
Ce retour, après la suspension des discussions auparavant dans le mois,
fait suite aux «annonces récentes par les autorités grecques concernant
les mesures de consolidations fiscales qui constituent un développement
important», a ajouté le porte-parole.
Jeudi
15 Septembre 2011
La nouvelle taxe immobilière suscite un tollé en Grèce
Dans un pays où le taux de propriétaires est l'un des plus élevés
d'Europe (plus de 70 %) et l'évasion fiscale un sport national,
l'annonce d'une nouvelle taxe sur la propriété immobilière, dont le
montant augmente de jour en jour et dont seront exemptés églises et
clubs de foot amateurs, suscite une vague de réprobation, alors que la
récession et les déficits s'aggravent.
La nouvelle taxe aura un taux variable en fonction de l'usage, de la
taille et de la zone où se situe le bien immobilier.
Il y
a "pour 2011 un manque à gagner d'environ 2
milliards d'euros, qui doit être comblé", et "la
seule mesure efficace est une taxe spéciale sur
la propriété immobilière", avait annoncé le
ministre des finances, Evangélos Vénizélos,
dimanche en direct à la télévision, souhaitant
rassurer quant aux capacités de la Grèce à
combler le dérapage de ses comptes publics.
Le jour où elle a été annoncée, son taux maximum
devait être de 10 % par mètre carré, mais sous
la pression des créanciers du pays, il a été
remonté à 16 %. Elle doit être perçue
"immédiatement" via les factures d'électricité,
avec coupures de courant à la clé pour ceux qui
ne paieront pas.
"Le gros larcin" titrait Eleftherotypia (gauche)
pour désigner la nouvelle taxe qui vise à
combler un trou de 2 milliards d'euros. "Fraude
et insensibilité pour cette extorsion sur
l'immobilier", titrait également à la "une"
Eleftheros Typos (droite).
"Je n'en croyais pas mes yeux en lisant le
communiqué ministériel", a commenté Vangélis
Abeliotis, un comptable, à la radio Flash, jeudi
matin. Selon lui, une famille possédant un
appartement devra payer 1 000 euros en moyenne,
une pression de plus avec la hausse de la TVA,
l'inflation et de probables coupes salariales.
"C'est une honte de laisser l'Eglise en dehors
de cette mesure", a déploré la députée Pasok
(socialiste), Soula Merentiti, dans le quotidien
Ta Néa, qui titrait "La nouvelle taxe, un choc"
pour les contribuables.
L'immobilier est un investissement traditionnel
en Grèce, qui fournit des revenus d'appoint qui
servent de bas de laine et de protection sociale
pour une grande partie de la population. Le
premier ministre, Georges Papandréou, a chiffré,
dimanche, à 400 milliards d'euros la propriété
immobilière des Grecs alors que la dette
publique est de 350 milliards d'euros. La
nouvelle taxe a été décidée à la suite des
pressions des créanciers du pays, l'UE et le
FMI, pour qu'il accélère les réformes et
respecte les objectifs budgétaires de réduction
du déficit et de la dette, conditions pour
qu'ils poursuivent leur aide financière.
Le taux de chômage en Grèce a poursuivi sa
hausse au deuxième trimestre 2011, à 16,3 %
contre 11,8 % un an plus tôt et 15,9 % au
premier trimestre 2011, a indiqué jeudi
l'Autorité des statistiques grecques (ESA) selon
laquelle, les 15-29 ans sont la catégorie la
plus touchée. Cette envolée du chômage s'est
amorcée début 2010, quand la débâcle financière
du pays et la rigoureuse cure d'austérité ont
aggravé la récession commencée dès 2009.
Mardi
13 Septembre 2011
Crise financière: rencontre
Grèce-Allemagne
Le ministre grec des Finances Evangelos
Venizelos doit rencontrer ce mardi son
homologue allemand Wolfgang Schäuble
pour tenter de trouver une solution à la
crise, alors que les bourses
européennes, craignant un défaut de
paiement de la Grèce, ont de nouveau
plongé lundi.
La chancelière allemande Angela Merkel a
aussi essayé de calmer l'agitation des
marchés, au lendemain des déclarations
alarmistes de son ministre de l'Economie
Philipp Rösler, vice-chancelier, qui a
notamment dit qu'il n'y avait «aucune
limite» aux scénarios possibles face à
la crise de la dette grecque.
Angela Merkel a mis en garde mardi
contre les risques d'une faillite
incontrôlée de la Grèce. «J'ai dit 'si
l'euro tombe, l'Europe tombe'. Cela
s'applique ici, et par conséquent,
chacun devrait peser ses mots avec
beaucoup d'attention» a-t-elle déclaré
sur rbb-Inforadio. «Nous n'avons pas
besoin de troubles sur les marchés
financiers, les incertitudes sont déjà
assez grosses.»
Des représentants de la «troïka» -Banque
centrale européenne (BCE), Commission
européenne (CE) et Fonds monétaire
international (FMI)- doivent retourner à
Athènes cette semaine.
«Le fait que la troïka y retourne
signifie que la Grèce a commencé à faire
des choses qui doivent être faites», a
ajouté Angela Merkel.
Par ailleurs, selon une source grecque,
le président français Nicolas Sarkozy,
le Premier ministre grec Georges
Papandréou et Angela Merkel devraient
s'entretenir mercredi par
téléconférence.
Lundi
12 Septembre 2011
La Grèce dit avoir des liquidités jusqu'en octobre seulement
La Grèce sera à court de liquidités le mois
prochain, a déclaré lundi le vice-ministre des
Finances du pays, soulignant ainsi la nécessité
pour Athènes de remplir les conditions lui
permettant d'obtenir le versement de la
prochaine tranche dans le cadre d'un plan d'aide
international en cours.
Ces
déclarations vont dans le même sens que d'autres
propos, tenus sous le sceau de l'anonymat par
des responsables grecs, disant que les coffres
du pays seraient vides d'ici quelques semaines.
"Nous avons des marges de manœuvre en octobre.
Nous essayons de faire en sorte que l'Etat
puisse continuer à fonctionner sans problèmes",
a précisé Filippos Sachinidis lors d'un
entretien accordé à la chaîne de télévision Mega.
Les créanciers internationaux de la Grèce
avaient menacé la semaine dernière de suspendre
le versement de la tranche d'aide de 8 milliards
d'euros en raison de ses errements budgétaires.
La Grèce a annoncé dimanche une nouvelle taxe
immobilière, destinée à aider Athènes à
respecter son objectif de déficit budgétaire et,
de ce fait, à tâcher de garantir que lui soit
versée la prochaine tranche du programme d'aide
internationale dont bénéficie le pays. (voir )
Le Commissaire européen aux Affaires économiques
et monétaires, Olli Rehn, a salué la décision
d'Athènes, en soulignant que c'était un grand
pas dans la bonne direction.
La perspective d'un défaut de la Grèce est
revenu sur le devant de la scène après que
Philipp Rösler, ministre de l'Economie allemand
et chef de file des libéraux du FDP, partenaire
de la CDU d'Angela Merkel au sein
M
ercredi
07 Septembre 2011
L'Assemblée nationale
vote le plan de sauvetage de la Grèce
Sans
surprise, les députés français ont voté mercredi en
faveur du second plan européen d'aide à la Grèce,
qui avait été décidé à Bruxelles entre dirigeants de
la zone euro le 21 juillet dernier. Ceci offre ainsi
la garantie de l'Etat français pour le plan européen
d'un montant de 159 milliards d'euros. Alors que les
élus socialistes se sont abstenus de voter, ce jour,
à l'Assemblée nationale, la France deviendra tout de
même le premier pays européen à avoir validé le plan
de sauvetage d'Athènes, après le vote du Sénat
attendu jeudi.
Le 21 juillet dernier, il était question de racheter
la dette publique grecque aux investisseurs privés
sur les marchés avec plus de capacité pour le Fonds
de secours de l'Union monétaire. Mais aussi
d'allonger au sein de la zone euro la durée de ses
prêts aux pays en difficulté, et de réduire le taux
d'intérêt demandé à ces pays.
Le
plan grec, d'un montant total de 159 milliards
d'euros, sera donc abondé par une participation des
banques et assureurs européens pour 135 milliards
d'euros sur trente ans. En ce qui concerne,
l'endettement français, il sera accru d'environ 15
milliards d'euros d'ici à 2014 en raison de sa mise
en œuvre.
Les dirigeants de la zone euro, a rappelé le
rapporteur UMP Gilles Carrez, ont décidé de ne plus
limiter le Fonds européen de stabilité financière (FESF)
à un simple rôle de financier des États ne pouvant
plus accéder aux marchés financiers. Mais d'étendre
ses missions afin qu'il agisse en amont des attaques
spéculatives et de jouer un rôle de garant de la
stabilité financière de la zone euro.
Mardi
06 Septembre 2011
La Grèce lève 1,3 milliard
d'euros à 6 mois, à un taux en
baisse
La Grèce a emprunté mardi 1,3
milliard d'euros à six mois, à
un taux en légère baisse (4,8%)
par rapport à celui qu'elle
avait obtenu lors de la dernière
émission similaire il y a
presque un mois, selon l'agence
grecque de la gestion de la
dette publique (PDMA).
Cette émission de bons du
Trésor, qui intervient de
nouveau dans un contexte tendu
pour l'économie mondiale,
s'inscrit dans le cadre du
financement régulier de la Grèce
sur les marchés à court terme (à
trois et six mois) alors que
tout emprunt à long terme est
exclu pour ce pays depuis 2010
en raison du poids de sa dette.
L'émission grecque a été
sursouscrite plus de trois fois,
avec une demande totale de 3,020
milliards d'euros pour 1
milliard proposé initialement.
La Grèce avait emprunté le 9
août 812,5 millions d'euros à
six mois, à un taux à 4,85%,
toujours en légère baisse par
rapport à celui qu'elle avait
obtenu lors de la précédente
émission similaire le 12
juillet.
Pays le plus fragile de la zone
euro, la Grèce ne cesse
d'inquiéter ses partenaires, qui
restent toujours réticents à
entériner le deuxième plan
d'aide du pays, conclu à
Bruxelles en juillet, en raison
du climat mauvais de l'économie
mondiale et du retard du
gouvernement grec de procéder
aux réformes réclamées par l'UE
et le FMI, créanciers du pays.
La France, qui devrait valider
cette semaine ce plan d'aide
d'un montant de 159 milliards
d'euros, sauf surprise de
dernière minute, serait le
premier Etat à donner son aval à
ce plan.
Mardi
06 Septembre 2011
Bilan vacances : La
Grèce, en tête du top 10 des destinations 2011
Rentrée oblige, l’heure est au bilan pour les agences de voyage.
Opodo.fr présente les pays qui ont conquis les vacanciers
français en matière de forfaits touristiques et de vols secs
pendant cette saison estivale 2011.
Première
constatation, les formules clé-en-main ont une nouvelle fois été
très prisées par les vacanciers. Concernant les destinations les
plus plébiscitées par les Français, des différences notables sont
apparues par rapport à l’été 2010.
En effet, la situation des pays du Maghreb au printemps a profité
principalement aux destinations de la rive Nord de la Méditerranée
qui ont vu les réservations de forfaits touristiques augmenter
fortement.
La Grèce notamment est en tête du top 10 des destinations 2011 sur
Opodo.fr avec des réservations multipliées par deux par rapport à
l’été 2010.
Samedi
03 Septembre 2011
Des milliers de
manifestants, connus sous le nom des indignés, sont retournés pour la
première fois depuis l'été sur la place du parlement afin de manifester
contre les mesures économiques.
Les manifestants ont déployé un drapeau géant devant le parlement.
Samedi
03 Septembre 2011
Pas d'élections anticipées en Grèce
Le Premier ministre grec, George Papandréou, lors du 37èeme anniversaire
du parti socialiste, a exclu dimanche
d'organiser des élections anticipées, malgré la crise économique et
sociale dans laquelle le pays est plongé depuis des mois.
"Notre gouvernement a été élu démocratiquement, nous allons remplir le
mandat que les citoyens grecs nous ont confié jusqu'au bout. Les
citoyens veulent du changement, pas des élections", a déclaré M.
Papandréou dans une interview au journal Real News.
D'après lui, si chacun continue de travailler dur, "nous pourrons
montrer le vrai niveau de notre économie". "Si nous faisons tous notre
travail, en mettant en place de grandes réformes, non seulement il n'y
aura pas besoin d'autres mesures (d'austérité) mais nous serons très
vite en mesure de corriger les injustices créées par les décisions
prises dans l'urgence", a-t-il ajouté.
Le chef du gouvernement grec a catégoriquement nié tout scénario de
sortie de l'euro: "il n'est pas question de sortir de l'euro, au
contraire, de cette aventure que nous avons connue à cause du précédent
gouvernement (conservateur) l'euro va sortir renforcé".
Vendredi
02 Septembre 2011
La mission UE/BCE/FMI en Grèce suspendue pour dix jours
La Grèce ne tiendra pas ses
objectifs de réduction du déficit public en 2011 en raison de
l'aggravation de la récession dans le pays, a indiqué, vendredi 2
septembre, le ministre des finances grec, après la suspension pour dix
jours de la mission de la troïka des créanciers du pays.
Evangélos Vénizélos a renvoyé toute estimation à la mi-septembre, après
de nouvelles négociations avec la Commission européenne, la Banque
centrale européenne et le Fonds monétaire international. Il a toutefois
estimé qu'en montant absolu, le pays devrait réussir à "arriver tout
près" du déficit public prévu, soit quelque 17 milliards d'euros.
Le ministre a confirmé l'amplification de la récession en précisant que
le PIB baissera "de près de 5 %" en 2011, au lieu des 3,5 % prévus. Il a
jugé en conséquence "extrêmement risqué" de tabler sur un retour à la
croissance en 2012, contrairement aux objectifs du plan de redressement
économique dicté au pays par l'UE et le FMI.
Le ministre grec a en outre démenti des informations publiées dans la
presse faisant état d'un blocage des négociations entre la Grèce et la
troïka après l'annonce de la suspension de leur mission, entamée lundi à
Athènes. "Le premier round des discussions était prévu pour finir hier
soir (...) les discussions ont été très amicales et créatives (...) il
n'y a aucun fondement aux articles sur une rupture des négociations",
a-t-il affirmé.
Dans un communiqué, diffusé dans la foulée, la troïka a souligné que la
mission avait fait "de bons progrès", mais avait "temporairement quitté
Athènes pour permettre aux autorités de terminer des dossiers
techniques, reliés entre autre, au budget 2012 et aux réformes
structurelles". "La mission s'attend à retourner à Athènes d'ici à la
mi-septembre, en espérant que les autorités auront terminé leur travail
technique, afin de continuer les discussions sur les politiques
nécessaires" ajoute le communiqué.
Une source proche de la troïka a utilisé, sous couvert de l'anonymat, un
langage moins diplomatique : "Les mesures fiscales annoncées ne sont pas
là, la liste des entreprises à privatiser n'est pas finalisée et il n'y
a toujours pas de grille de salaires des fonctionnaires" qui permettrait
d'évaluer le coût annuel de la fonction publique dans le budget,
a-t-elle indiqué.
Jeudi
01 Septembre 2011
Nouvelle démonstrations des
étudiants à Athènes contre les réformes sur les universités.
Le projet est débattu au parlement.
Mercredi
24 Août 2011
A Athènes, des manifestants
se battent avec la police contre les reformes sur l'éducation que le
gouvernement veut mettre en place.
Lundi
22 Août 2011
L'exposition "Brilliance of
Byzantium", propose des
manuscrits datant du 6eme au 18ème siècle à la galerie des Arts Etrangers
à Sofia, prêtés par des collections de Sofia, Plovdiv, Athènes, Belgrade,
Ohrid, Kalenik et Tirana.
Dimanche 21 Août 2011
La Grèce demande une pleine application du plan d'aide
Athènes appelle à une pleine application du plan de sauvetage de la
Grèce, a écrit le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, dans
une lettre envoyée aux responsables européens après la controverse née
des garanties demandées par plusieurs pays contributeurs.
La lettre a été adressée samedi aux ministres des
Finances de la zone euro et à leur chef de file Jean-Claude Juncker, au
commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn et au président
de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, selon un
communiqué du ministère grec des Finances rendu public dimanche.
«La position fondamentale de la Grèce est la
nécessité d'une application pleine et immédiate des décisions prises au
sommet de la zone euro le 21 juillet, qui ne concernent pas seulement
principalement
La Grèce, mais plus largement, la capacité et
l'aptitude générale de la zone euro à gérer cette phase aiguë de la
crise économique internationale», a expliqué Venizelos.
Selon le ministre, «il est facile de trouver des
solutions techniques, à condition que la crédibilité et l'efficacité du
programme ne soient pas affectées».
«Le problème est principalement politique et doit
être géré de manière à envoyer des messages clairs et positifs aux
marchés internationaux et aux entreprises européennes», a ajouté le
ministre grec.
Le 21 juillet, les pays de la zone euro ont décidé
d'un deuxième plan d'aide à la Grèce, de 158,6 milliards d'euros,
provenant aux deux tiers de prêts européens et du Fonds monétaire
international (FMI) et pour le reste d'une contribution de créanciers
privés de la Grèce (banques, assureurs et fonds).
Depuis, la Finlande a obtenu de la Grèce des
garanties pour sa participation au plan de sauvetage, selon un accord
bilatéral qui doit encore être approuvé par les pays de la zone euro.
Or d'autres pays contributeurs de la zone euro
comme les Pays-Bas, l'Autriche et la Slovaquie souhaitent désormais
bénéficier de garanties similaires, ce qui, selon des experts, risque de
remettre en question le plan d'aide dans son ensemble. Selon des
experts, il faudra peut-être tout reprendre à zéro.
Vendredi, le ministre grec des Finances avait
déclaré à une radio d'Athènes que ce serait à l'eurozone de trouver une
solution si d'autres pays demandaient des garanties.
Samedi
20 Août 2011
Tremblement de terre de 4,9 en Grèce
Un tremblement de terre de magnitude 4,9 a secoué la Grèce vers 05h00,
ne faisant aucune victime ni dégât, ont annoncé les autorités.
L'épicentre du séisme a été localisé à quelque 182 kilomètres à l'ouest
d'Athènes, et 32 kilomètres au sud de Patras, d'après l'institut de
géodynamique d'Athènes. "Le séisme n'a fait aucune victime ni dégât", a
déclaré un responsable de la police de Patras. La Grèce est le pays
européen le plus touché par les séismes.
Jeudi 18 Août 2011
Feu
dans la foret près du village de Kouvaras, situé à 40km à l'Est
d'Athènes.
Lundi 15 Août 2011
Le Patriarche Bartholomé I, a célébré la messe de la Vierge Marie
dans un ancien monastère Sumela, dans la province de
Trabzon, au Nord Est de la
Turquie.
D
imanche
17 Juillet 2011
Clinton apporte son
soutien à Athènes
La secrétaire d'État américaine est en
Grèce, après un séjour en Turquie, pour
rencontrer les principaux dirigeants du
pays, aux prises avec un déficit public
qu'il peine à contrôler.
Hillary Clinton a salué la «
détermination » du premier ministre
Georges Papandréou à sortir son pays de
la crise de la dette, lors d'une
conférence de presse en compagnie de son
ministre des Affaires étrangères.
« Nous soutenons le peuple et le
gouvernement de la Grèce », a-t-elle
lancé, soulignant que le « prix de
l'inaction aurait été plus élevé ».
« Nous apprécions votre soutien et nous
nous engageons à sortir victorieux de
cette situation », lui a répondu le
ministre grec.
Athènes est à mettre en œuvre son second
plan d'austérité qui s'étalera sur
quatre ans. La population fera face à
des hausses d'impôts, une série de
privatisations et des coupes majeures
dans la fonction publique, conditions
posées par l'Union européenne et le FMI
pour continuer à offrir leur appui
financier.
Le plan n'est pas passé sans soulever
l'hostilité d'une partie de la
population.
Selon un diplomate qui accompagne la
secrétaire d'État, l'administration
Obama est persuadée que « l'Europe peut
gérer ce défi ».
« Soutenir la Grèce signifie que nous
comprenons la situation difficile dans
laquelle se trouve le premier ministre,
qu'il a des choix difficiles à faire et
que nous voyons en lui un dirigeant
capable de prendre ces décisions »,
a-t-il poursuivi.
La dette publique de la Grèce en 2011
représente 150 % de son PIB.
Les pays de la zone euro sont à tenter
de boucler un nouveau plan de sauvetage
qui pourrait passer par un rachat de la
dette du pays. L'UE souhaite à tout prix
éviter que la crise en Grèce ne
contamine l'Europe.
« Il faut éviter une contagion de la
Grèce à l'Espagne et à l'Italie, et au
reste de la zone euro. Il faut bien
comprendre qu'aider la Grèce, c'est
aussi nous aider nous-mêmes en évitant
que la zone euro tout entière soit dans
la tourmente », a souligné le ministre
belge des Finances, Didier Reynders,
dans un entretien à La Libre Belgique.
Un sommet doit réunir jeudi les
dirigeants des pays de la zone euro.
Les États-Unis sont eux-mêmes aux prises
avec leur propre crise de la dette,
quoique de nature différente. De fortes
dissensions entre républicains et
démocrates au Congrès ont empêcher
jusqu'ici le relèvement du plafond légal
de la dette américaine.
Si aucun accord n'intervenait avant le 2
août, les États-Unis pourraient se
retrouver en situation de défaut de
paiement.
Samedi, Hillary Clinton était en Turquie
pour une visite de 48 heures. Elle a
vanté le pays comme un modèle
démocratique pour les populations du
Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.
La secrétaire d'État américaine a
participé vendredi à une rencontre entre
la rébellion libyenne et les
responsables des Affaires étrangères des
pays de l'OTAN impliqués dans la
campagne en Libye.
Le Conseil national de transition (CNT),
instance dirigeante de la rébellion, a
alors été reconnu comme l'autorité
gouvernementale légitime du pays par le
groupe de contact sur la Libye, au
premier chef les États-Unis.
D
imanche
17 Juillet 2011
Le bateau français a
quitté la Grèce... pour l'Égypte
ATHÈNES - Le navire français de la flottille
de militants pro-palestiniens pour Gaza, le
Dignité-Al Karama, est parti pour l'Égypte
après un séjour mouvementé en Grèce, ont
annoncé samedi soir les garde-côtes grecs.
Le Dignité-Al Karama, arrivé depuis quelques
jours dans la baie de la petite île grecque
de Kastellorizo, a appareillé pour le port
égyptien d'Alexandrie, a-t-on précisé de
même source.
Le navire n'avait pu partir vendredi après
être entré en collision avec un bateau de
sauvetage grec causant de légers dégâts
matériels, ont ajouté les autorités.
Le 7 juillet, le Dignité Al-Karama avait été
convoyé au port de Sitia (Crète) par des
gardes-côtes grecs qui l'avaient intercepté,
alors qu'il tentait, au mépris de
l'interdiction des autorités grecques, de se
rendre à Gaza pour tenter de mettre fin au
blocus israélien. Le bateau avait ensuite
gagné l'île de Kastellorizo.
Parmi les 12 personnes à bord du Dignité Al-Karama,
se trouvaient Olivier Besancenot, du Nouveau
parti anticapitaliste (NPA) français, et
Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputée de la
formation écologiste Europe-Ecologie-Les
Verts (EELV), qui ont depuis regagné la
France.
Neuf autre bateaux de la flottille
internationale pour Gaza avaient également
été empêchés de quitter la Grèce, Athènes,
sous la pression d'Israël, menaçant
d'utiliser la force s'ils n'optempéraient
pas.
Selon les autorités grecques, l'interdiction
de quitter la Grèce avait été décrétée afin
d'assurer «la sécurité des militants» pour
éviter la répétition des événements de
l'année précédente lorsque un commando
israélien avait tiré sur une flottille de
six bateaux tuant neuf activistes turcs.
Cette année, plus de 300 activistes de 22
pays avaient annoncé leur participation à
l'opération de la flottille, dont plusieurs
dizaines d'Américains et d'Européens.
Israël s'est déclaré déterminé a empêcher la
flottille pour la paix d'atteindre Gaza sous
blocus israélien depuis 2006.
Mercredi 13 Juillet 2011
Fitch abaisse la note de la Grèce
ATHÈNES, Grèce - L'agence de notation
Fitch a baissé de trois crans mercredi
la note de la dette souveraine grecque,
rétrogradée de B+ à CCC. Les deux autres
grandes agences de notation, Moody's et
Standard and Poor's, avaient déjà
dégradé la note grecque à ce niveau le
mois dernier.
Fitch justifie sa décision par l'absence
de nouveau plan d'aide de l'Union
européenne et du Fonds monétaire
international en faveur de la Grèce, par
les incertitudes sur le rôle des
créanciers privés dans un tel plan et
par les «perspectives macro-économiques»
de la Grèce.
Fitch note également qu'Athènes n'a pas
rempli les objectifs budgétaires fixés
en contrepartie du premier plan d'aide
de 110 milliards d'euros accordé l'an
dernier par l'UE et le FMI.
De son côté, le FMI a appelé Athènes à
mettre rapidement en œuvre le plan
d'austérité adopté fin juin par le
Parlement grec.
«Il est essentiel» que la Grèce applique
ce programme d'économies budgétaires et
de privatisations «de manière opportune
et avec détermination», souligne le FMI
dans un rapport.
Lundi 11 Juillet 2011
Les Indignés grecs refusent de lever le camp de la place Syntagma
Les membres du mouvement populaire de
protestation anti-austérité des
«Indignés» qui campent depuis un mois et
demi sur la place centrale d'Athènes en
face du parlement ont refusé lundi de
lever le camp malgré l'appel du maire de
la capitale grecque à quitter les lieux.
Les «indignés», dont le mouvement
s'inspire d'un mouvement éponyme en
Espagne, ont indiqué qu'ils resteraient
sur la place Syntagma jusqu'à ce que
ceux qu'ils jugent responsable de la
crise grecque -- hommes politiques,
banquiers et experts internationaux --
partent également.
«Nous refusons d'obéir à des lois
anticonstitutionnelles et injustes qui
détruisent nos vies» a indiqué le groupe
dans un communiqué diffusé aux médias
lundi, critiquant une fois de plus la
loi budgétaire pluri-annuelle votée
récemment par le parlement, qui institue
quatre années supplémentaires
d'austérité en Grèce.
Soulignant que la constitution grecque
reconnait le droit de réunion, ils ont
accusé le maire de la ville Georges
Kaminis d'avoir ignoré les brutalités
policières lors des manifestations
récentes à Athènes, où la place Syntagma
a été noyée sous les gaz lacrymogènes.
Les indignés ont fortement mobilisé fin
mai, lorsque des dizaines de milliers de
sympathisants ont participé à des
rassemblements qui se voulaient
apolitiques et non violents dans le
centre d'Athènes pour protester contre
de nouvelles lois d'austérité demandées
par les créanciers du pays pour
poursuivre leur soutien financier.
Mais les dernières manifestations du 29
juin ont dégénéré en violences entre des
groupes de manifestants extrêmement
déterminés qui ont bombardé la police de
divers projectiles, dont des bouts de
marbre cassés, tandis que la police a
noyé le centre d'Athènes sous les gaz
lacrymogènes pour tenter d'étouffer la
contestation.
Située devant le parlement, la place
Syntagma et des bâtiments proches, dont
deux hôtels de luxe, ont subi des
dommages lors de violents incidents en
marge de la manifestation du 29 juin.
Le maire souhaiterait rétablir en pleine
période touristique l'image de la place
Syntagma, où la relève de la garde
présidentielle des Evzones, devant le
parlement constitue une attraction
prisée des visiteurs.
Mercredi 06 Juillet 2011
Seul un bateau français garde le cap sur Gaza
JERUSALEM - Un navire français de la
flottille de militants pro-palestiniens pour
Gaza faisait route mercredi à faible allure
vers le territoire palestinien dans l'espoir
d'être rejoint par les autres bloqués en
Grèce, selon des porte-parole de
l'opération.
Les 12 passagers du bateau français
Dignité Al-Karama, dont Olivier
Besancenot, du Nouveau parti anticapitaliste
(NPA) français, et Nicole Kiil-Nielsen,
eurodéputée d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV),
sont toujours en contact avec les autres
participants bloqués en Grèce, a affirmé à
l'AFP leur porte-parole à bord, joint au
téléphone par l'AFP.
«On est surtout très attentifs à tout ce qui
peut se passer, en espérant toujours qu'il y
ait de bonnes nouvelles, que les autorités
grecques reviennent à la raison et cessent
d'être les sous-traitants du blocus
israélien de Gaza et arrêtent d'interdire la
libre circulation des bateaux de la
flottille», a expliqué Julien Rivoire.
«Nous sommes en discussion permanente, donc
on communiquera à un moment donné, quand de
fait il n'y aura plus aucun espoir immédiat
de nous rejoindre», a ajouté M. Rivoire.
«On est dans les eaux internationales»,
a-t-il indiqué, sans autre précision «pour
des raisons de sécurité», soulignant n'avoir
constaté aucune présence militaire
israélienne autour du bateau.
«Nous avons largement de quoi nous nourrir,
nous avions prévu en conséquence, tout se
passe bien, la mer est magnifique et en tout
cas le temps est parfait», a-t-il assuré.
«Rien n'est exclu. Pour l'instant la volonté
est d'aller à Gaza. Après, il faudra voir
logistiquement, techniquement, ce qui est
possible, ce qui n'est pas possible», avait
auparavant déclaré à l'AFP un des
organisateurs, Thomas Sommer-Houdeville,
joint par téléphone à Athènes.
«La volonté c'est d'aller à Gaza et que la
flottille aille à Gaza. Pour l'instant, on a
un bateau qui a réussi à briser le blocus
grec et on ne désespère pas qu'il y en ait
d'autres», a-t-il poursuivi.
Il faisait plus particulièrement référence
au Juliano, battant pavillon du
Sierra Leone et affrété par des militants
grecs, suédois et norvégiens qui «va essayer
mercredi d'appareiller» du port de Pérama,
près d'Athènes, après une précédente
tentative la veille, a indiqué par téléphone
à l'AFP Marie Norden, députée du parti
socio-démocrate (SocDem) suédois.
Quatre militants espagnols continuaient leur
occupation «symbolique» de l'ambassade
d'Espagne pour demander à Madrid de faire
pression sur Athènes afin d'obtenir
l'autorisation de départ du bateau espagnol
Gernika, ancré à La Canée en Crète.
Le responsable des organisateurs grecs
Vanguélis Pissias, a souligné qu'au moins
«sept ou huit bateaux de la flottille
restaient ancrés dans des ports grecs mais
qu'au moins la moitié des militants, au
début plus de 300, avaient quitté la Grèce»
dans l'attente que la situation se débloque.
Sous la pression d'Israël, qui a menacé
d'utiliser la force contre la flottille, les
autorités grecques ont interdit depuis
vendredi le départ de tout bateau pour Gaza,
invoquant la nécessité de «protéger les
passagers».
À Gaza, des dizaines de jeunes Palestiniens
se sont rassemblés au port de pêche en
solidarité avec les participants à la
flottille. «Nous attendons», ont-ils écrit
sur des banderoles, arborant également des
drapeaux palestiniens, italiens et allemands
Lundi 04 Juillet 2011
Cérémonie de clôture à Athènes de la 13e édition des jeux Olympiques
spéciaux
La cérémonie
de clôture des jeux Olympiques spéciaux (Special
Olympics), une compétition sportive réservée aux
handicapés mentaux, a eu lieu lundi soir à Athènes,
après dix jours des compétitions où ont participé 7000
athlètes représentant 180 pays, selon les organisateurs.
La cérémonie
de clôture a commencé avec le défilé traditionnel des
délégations des athlètes, fort de 300 personnes, dans le
stade de marbre du centre d'Athènes, qui accueillit en
1896 les premiers jeux Olympiques modernes.
Le principal
sujet de la cérémonie de fermeture était une
représentation de "l'histoire de l'enfant depuis
l'Antiquité jusqu'à nos jours", accompagnée de
manifestations artistiques avec la participation de
vedettes grecques et du groupe asiatique Wonder Girls,
selon l'Agence de presse grecque, l'Ana.
Le drapeau
des Jeux a été après la cérémonie transféré à
Pyeongchang en Corée du sud pour les jeux d'hiver 2013.
Vingt-deux
compétitions différentes se sont déroulées au cours de
la 13e édition des jeux Olympiques spéciaux (Special
Olympics), ouverts le 25 juin à Athènes. Parmi ces
compétitions figuraient entre autres la natation,
l'athlétisme, le tennis, le basket, le volley, la
gymnastique rythmique, le football ou le badminton.
Samedi 02 Juillet 2011
La Grèce empêche le départ d'un bateau de la flottille pour Gaza
La Grèce a interdit vendredi tout départ de bateau de ses ports à
destination de Gaza et a arrêté dans ses eaux un bateau américain
appartenant à la flottille pro-palestinienne, qui voulait briser le
blocus imposé par Israël aux Palestiniens.
Cette interdiction a été annoncée vers 16H00 locales (13H00 GMT) juste
une heure avant le départ du bateau "Audacity of hope" du port du Pirée,
près d'Athènes, qui affirmait transporter 3.000 lettres de soutien pour
la population de l'enclave palestinienne de Gaza.
"Audacity of hope" faisait partie d'une flottille internationale de dix
bateaux rassemblés en Grèce depuis le début de la semaine avec à bord
300 personnes de 22 pays qui affirmaient vouloir transporter "de l'aide
humanitaire à Gaza".
A la suite d'une décision du ministère de la Protection du citoyen, "il
est interdit à tout bateau battant pavillon grec ou étranger
d'appareiller des ports grecs à destination de la région de Gaza", a
indiqué un communiqué ministériel.
Ainsi, aussitôt le bateau appareillé du Pirée, la police portuaire l'a
arrêté, selon une militante à bord du bateau Donna Nevel, jointe via un
téléphone satellitaire.
Vers 20H30 locales (17H30 GMT), le bureau de presse de la police
portuaire a affirmé que l'opération avait été terminée et que le bateau
"était conduit au Pirée".
Mme Nevel a indiqué que le capitaine John Klusmer était en train de
négocier avec la police portuaire", qui a dit que le bateau "devait
rentrer dans n'importe quel port grec mais qu'il ne pouvait pas avancer.
Selon Jane Hirschmann, une militante qui se trouvait à la côte mais
était en contact avec le bateau, "le capitaine a été sommé de rebrousser
chemin pour des raisons de sécurité".
"Audacity of Hope" a laissé derrière lui les autres bateaux de la
flottille qui ont multiplié avaries techniques et tracasseries
administratives, les organisateurs de la flottille criant au "sabotage"
de l'opération par Israël.
Les quelque 300 militants qui ont mis sur pied cette opération
souhaitent attirer l'attention sur le sort de l'enclave palestinienne de
Gaza, où Israël a imposé depuis cinq ans un blocus économique.
Israël n'a cessé depuis la semaine dernière de menacer de stopper la
flottille et de multiplier les mises en garde contre cette opération
qu'il qualifie de "provocation".
Pour leur part, les organisateurs de la "flottille de la liberté" sont
convaincus que les services israéliens "ont saboté" cette semaine deux
des dix bateaux, un navire irlandais et un autre affrété par des
Scandinaves.
Ils attribuent également à Israël les tracasseries bureaucratiques qui
s'accumulent contre la flottille et soupçonnent l'Etat hébreu d'exercer
des pressions, notamment économiques, sur la Grèce.
Mais le gouvernement israélien a démenti, comme on pouvait s'y attendre,
ces "accusations ridicules".
Alors que les organisateurs accusent les services israéliens Mossad de
se trouver derrière des vols des passeports des militants et des
attaques hacker contre leurs ordinateurs, le ministère des israélien des
Affaires étrangères accuse de son côté les militants "de vivre dans un
film de James Bond".
"La Grèce a cédé aux pressions israéliennes", "La Grèce et l'UE (sont)
complices du blocus de Gaza", a dénoncé vendredi soir l'organisation
française "Un bateau français pour Gaza", qui participe à la flottille
avec deux bateaux.
Jeudi, a été annoncée la visite officielle en Israël du président Grec
Carolos Papoulias, un artisan historique de la politique pro-arabe de la
Grèce des dernières décennies. La visite, une première, aura lieu du 10
au 12 juillet
Samedi 02 Juillet 2011
L'Eurogroupe sur la Grèce se
tiendra le samedi 2 juillet par téléconférence. Les ministres des
Finances de la zone euro ont avancé à cette date la réunion de l'Eurogroupe
initialement prévue dimanche 3 juillet à Bruxelles. Sera ainsi débloquée
la cinquième tranche d'aide de 12 milliards d'euros accordée par l'Union
européenne et le Fonds monétaire international à la Grèce.
Les ministres des Finances de la zone euro qui devaient se retrouver
dimanche 3 juillet à Bruxelles pour parler une nouvelle fois de l'aide à
la Grèce se contenteront finalement d'une conférence téléphonique le
samedi 2 juillet au soir. Ce changement de programme constitue à la fois
une bonne et une mauvaise nouvelle pour la Grèce.
C'est une bonne nouvelle pour la Grèce parce que les ministres des
Finances de la zone euro sont enfin tombés d'accord pour débloquer la
5ème tranche du plan d'aide accordé l'année dernière. La Grèce a rempli
ses engagements en adoptant son plan d'austérité et l'Union européenne
est donc désormais en mesure de remplir les siens.
l'Eurogroupe décidera de verser les 8 milliards 300 millions d'euros
promis et le FMI suivra en rajoutant 3 milliards 700 millions d'euros,
au total donc 12 milliards, afin de mettre la Grèce à l'abri de la
faillite pour quelques mois.
C'est aussi une mauvaise nouvelle car les ministres des Finances de la
zone euro n'espèrent plus conclure un accord dès ce week-end sur le
deuxième plan d'aide à la Grèce qui devra prendre le relai. Pour y
parvenir et notamment définir comment les banques et créanciers privés
de la Grèce participeront à l'opération, il faudra attendre la prochaine
réunion de l'Eurogroupe prévue le 11 juillet.
Mercredi 29 Juin 2011
Le Parlement grec a adopté le plan d'austérité
Le plan budgétaire pluriannuel d'austérité nécessaire à la Grèce pour
sécuriser une nouvelle aide financière de ses créanciers, a été adopté
mercredi 29 juin 2011 au Parlement. Un peu plus de la moitié des députés
ont voté en sa faveur.
Christine Lagarde, à peine nommée à la tête du FMI, avait lancé un appel
solennel à la Grèce plaidant pour une entente nationale. « Il en va du
destin d'un pays », avait-elle proclamé. Les députés grecs semblent
l'avoir entendu mais pas la rue qui proteste contre ce nouveau plan
d'austérité.
Les 298 députés présents (sur les 300 que compte l'assemblée) ont voté
un par un à l'appel de leur nom. Ainsi 155 d'entre eux se sont prononcés
« pour » l'adoption du plan et 138 « contre ». Un député du Parti
socialiste, la formation au pouvoir, a voté contre ce programme qui
permettra l'octroi d'une nouvelle tranche d'aide. Il considère que le
fardeau de la crise n'est pas partagé équitablement et qu'il a créé une
injustice sociale.
Le premier plan d'austérité avait plongé la Grèce dans une profonde
récession et ce nouveau plan inquiète les Grecs qui craignent de
s'enfoncer un peu plus dans la crise. Pour le reste de l'Europe,
l'adoption de ce programme d'austérité, qui permet la poursuite de
l'aide financière, était essentielle pour éviter un défaut de paiement
de la Grèce pouvant mettre en danger la zone euro.
Ainsi, à la suite du scrutin, plusieurs dirigeants européens ont marqué
leur satisfaction. Pour la chancelière allemande, Angela Merkel, il
s'agit d'une « nouvelle vraiment bonne » quand le président du Parlement
européen, Jerzy Buzek, évoque, lui, « un vote historique ».
Dans un communiqué commun, le président de la Comission européenne,
José-Manuel Barroso, et le président permanent de l'Union européenne,
Herman van Rompuy, ont indiqué qu'il s'agissait là d'un « pas vital »
pour éloigner la Grèce d'un possible défaut de paiement. Ils ont
désormais le regard tourné vers la deuxième échéance parlementaire : le
vote, jeudi 30 juin, des modalités d'application du plan de rigueur.
Mercredi 29 Juin 2011
Violences à Athènes après le vote des
députés
ATHENES (Reuters) - La police grecque a
dû faire usage de grenades lacrymogènes
mercredi soir à Athènes où de violents
affrontements ont éclaté avec des
manifestants ulcérés par l'adoption,
dans l'après-midi, du premier des deux
volets du plan d'austérité destiné à
éviter la faillite financière de la
Grèce.
Toute la journée, des milliers de Grecs
avaient de nouveau manifesté dans le
centre d'Athènes tandis que les députés
s'apprêtaient à voter.
Ce premier volet - concernant la hausse
des prélèvements obligatoires, la
réduction des dépenses publiques et une
vague de privatisations - a été adopté
par une courte majorité de 155 voix
contre 138 par les 300 parlementaires de
la chambre. Cinq élus se sont abstenus;
deux étaient absents.
Une élue de l'opposition de droite, Elsa
Papadimitriou, a rompu la consigne de
vote de son parti opposé au plan et
joint sa voix à celles du Parti
socialiste, compensant la défection du
député socialiste Panagiotis Kouroublis.
Celui-ci a été aussitôt exclu du Pasok.
Ce premier vote laisse entrevoir
l'adoption du second pan du plan
d'austérité régissant lui ses modalités
d'application qui sera mis aux voix ce
jeudi. L'objectif du gouvernement
socialiste de George Papandréou est
dégager 28 milliards d'économies sur
cinq ans.
L'adoption des deux textes est requise
par l'Union européenne (UE) et le Fonds
monétaire international (FMI) pour le
déblocage d'une nouvelle tranche d'aide,
de 12 milliards d'euros, dans le cadre
du plan d'aide de 110 milliards d'euros
consenti à la Grèce en mai 2010.
"Il est maintenant temps de relever le
défi historique, de se tourner vers
l'avenir et de le garantir pour les
prochaines générations", avait dit
Papandréou aux députés avant le vote.
"Aujourd'hui, un pas significatif a été
franchi, demain, un second aura lieu et
dimanche, je serai en mesure de me
rendre à la réunion de l'Eurogroupe avec
des références crédibles pour notre
pays", a déclaré après le vote son
nouveau ministre des Finances, Evangelos
Venizelos.
Pendant que les députés débattaient dans
une atmosphère tendue, des heurts se
sont à nouveau produits sur la place
Syntagma, devant le Parlement, entre
forces de l'ordre et des milliers de
manifestants qui tentaient d'enfoncer
les barrières métalliques dressées pour
protéger l'édifice.
"Flics: porcs, assassins", chantait la
foule devant un cordon de policiers
anti-émeute tandis que des fumées de gaz
lacrymogènes recouvraient la place.
A la nuit tombée, la situation s'est
aggravée. Un député socialiste qui
sortait du parlement escorté de cinq
policiers a été violemment pris à partie
par une vingtaine de manifestants qui
ont jeté des projectiles divers dans sa
direction.
Un groupe d'anarchistes a attaqué à
coups de barres de fer le ministère des
Finances, non loin de la place. Un
bureau de poste situé au rez-de-chaussée
du bâtiment a été incendié.
"La station de métro (de la place
Syntagma) est devenue une chambre à gaz
où des manifestants innocents sont
piégés, des incendies éclatent dans des
immeubles, les ambulances ne peuvent pas
accéder jusqu'aux blessés", a déclaré
Yannis Mihelakik, porte-parole de
Nouvelle démocratie, la principale
formation de l'opposition de droite.
Dans l'après-midi, des médecins
travaillant avec les manifestants
disaient avoir soigné 25 personnes pour
des blessures bénignes et des centaines
d'autres pour des problèmes
respiratoires liés à l'inhalation de gaz
lacrymogènes près du métro Syntagma. Le
syndicat de la police avance un bilan
d'au moins 40 blessés dans les rangs des
forces de l'ordre.
La police a fait état de onze
arrestations. Elle rapporte également
qu'une vingtaine de personnes ont dû
être hospitalisées en urgence. De
sources médicales, on évoque une
centaine de blessés.
Les mesures d'austérité exigées par le
FMI et l'UE sont la condition préalable
à la poursuite du soutien financier
accordé à la Grèce qui connaît sa pire
récession depuis les années 1970.
Si le gouvernement de George Papandréou
a accompli la moitié de son chemin
parlementaire, un risque demeure
concernant l'adoption du second volet du
plan d'austérité avec notamment
l'alourdissement des impôts et la vente
de biens publics.
Mihalis Tzelepis, élu du Pasok, a
indiqué qu'il était favorable aux
dispositions fondamentales du plan mais
qu'il nourrissait de sérieux doutes
concernant la deuxième loi. Il n'a pas
encore décidé s'il voterait oui jeudi.
"Y aura-t-il des compensations
immobilières pour la hausse des
combustibles de chauffage ? Des
exonérations pour aider l'agriculture à
être plus compétitive ? J'attends des
réponses pour savoir quoi faire
concernant la loi d'application", a-t-il
dit.
Dans ce débat houleux, les adversaires
de l'austérité ont fait valoir que ce
plan ne faisait que retarder
l'inévitable et ne règlera pas les
problèmes sous-jacents de la Grèce.
"Dans trois mois, quand on verra les
mêmes problèmes ressurgir, quels seront
vos arguments alors ?", a lancé Alexis
Tsipras, chef de file de la coalition de
gauche Sriza. "Les Grecs disent non à
ces mesures catastrophiques (...) vous
ne pouvez pas aller bien loin avec tout
le monde contre vous."
Les partenaires de la Grèce au sein de
la zone euro ont insisté pour que les
deux lois soient adoptées avant le
déblocage de la nouvelle tranche d'aide.
Si le second volet est adopté, les
ministres des Finances de la zone euro
devraient approuver le déblocage de la
nouvelle tranche lors d'une réunion
dimanche à Bruxelles, qui sera suivie
par l'approbation du FMI mardi prochain.
Pourrait suivre alors un second plan de
renflouement incluant la participation
des créanciers privés de la Grèce.
"Il s'agit à l'évidence d'un
développement encourageant en ce sens
qu'il réduit le risque d'une catastrophe
imminente pour la Grèce. Mais la
question centrale, c'est la grande
incertitude qui entoure le second plan
de renflouement et (...) la capacité de
la Grèce à mettre en œuvre les
privatisations et toutes les mesures
d'austérité", note Ben May, économiste
chez Capital Economics à Londres.
Mardi 28 Juin 2011
En Grèce, des milliers de manifestants dans la rue pour une grève
générale
Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue à Athènes et à
Salonique, mardi 28 juin, au premier jour d'une grève générale de
quarante-huit heures à l'appel de syndicats pour protester contre le
budget d'austérité débattu au Parlement.
"Non aux mesures de misère sociale, ça suffit, on n'en peut plus"
pouvait-on lire sur une grande banderole devant le siège de la centrale
du privé, la GSEE, dans le centre de la capitale. Aux cris de "le projet
de loi ne va pas passer", les manifestants ont défilé en début
d'après-midi jusqu'à la place Syntagma, devant le Parlement, où campent
depuis plus d'un mois les "Indignés", un mouvement populaire lancé en
mai en Espagne par les réseaux sociaux en ligne et qui a essaimé en
Grèce.
Deux heures plus tôt, près de quatre mille membres du Front des
travailleurs (PAME, communiste) ont également défilé jusqu'à la place
Syntagma.
Incidents entre manifestants et policiers. La police a tiré des gaz
lacrymogènes contre un groupe de jeunes qui ont jeté divers projectiles
sur les forces antiémeutes dans le centre d'Athènes. Selon la police, au
moins une personne a été blessée pendant ces incidents.
Le face-à-face entre policiers et manifestants a commencé quand un
groupe de jeunes a mis le feu à des poubelles et brisé des façades de
magasins sur la place de Syntagma, avant de s'en prendre aux policiers.
Une barrière était dressée devant l'entrée du Parlement pour empêcher
les manifestants de s'en approcher et de l'encercler.
Grève générale. Ce mardi est le premier jour d'une grève générale de
quarante-huit heures lancée par des syndicats. Les fonctionnaires seront
de nouveau en grève, les banques fermées, des vols supprimés, des trains
annulés, et les hôpitaux vont fonctionner avec du personnel d'astreinte.
Les journalistes ont de leur côté annoncé des arrêts de travail de cinq
heures mardi et mercredi en début d'après-midi, ce qui va affecter
surtout les journaux radiotélévisés et les sites Internet d'information.
Malgré l'opposition de la rue, le gouvernement socialiste s'est déclaré
confiant dans la capacité du pays à franchir le pas de la rigueur par
l'adoption du plan pluriannuel de redressement et de sa loi
d'application.
Les députés examinent le nouveau plan de rigueur. Dès mardi, les députés
reprennent le débat, entamé lundi soir, sur le "cadre de moyen terme de
stratégie des finances publiques", un projet de loi controversé et
crucial pour le pays et la zone euro, prévoyant des économies de 28,4
milliards d'euros et des privatisations de 50 milliards d'ici à 2015.
Ces mesures d'austérité drastiques sont destinées à sécuriser le
versement par les créanciers du pays – Union européenne et FMI – d'une
nouvelle tranche d'argent frais à la Grèce, qui sans cela se
retrouverait en risque de défaut de paiement en juillet.
L'UE met en garde la Grèce. L'Europe a pris des accents dramatiques,
mardi, pour placer le Parlement grec face à ses responsabilités.
L'adoption du plan d'austérité est "le seul moyen d'éviter un défaut de
paiement immédiat" de la Grèce et "il n'y a pas de plan B", a prévenu le
commissaire aux affaires économiques européen, Olli Rehn.
La crise grecque "menace de déstabiliser d'autres économies de la zone
euro et même le bon fonctionnement de l'union monétaire européenne, avec
des effets sérieux pour les perspectives de croissance dans de grandes
parties de l'Europe et au-delà", a renchéri le commissaire à la
concurrence, Joaquin Almunia.
"Les heures qui viennent seront décisives, capitales non seulement pour
le peuple grec, mais aussi pour la zone euro et même pour la stabilité
de l'économie mondiale", a enfin insisté le président de l'Union
européenne, Herman Van Rompuy.
Samedi
25 Juin 2011
Ouverture à Athènes de la 13e
édition des jeux Olympiques spéciaux
Le coup d’envoi des jeux Olympiques spéciaux, une compétition sportive
réservée aux handicapés mentaux, a été donné samedi soir à Athènes, avec
la participation de 7 500 athlètes représentant 180 pays, selon les
organisateurs.
La cérémonie d’ouverture, avec le traditionnel défilé des délégations, a
eu lieu dans le stade de marbre du centre d’Athènes, qui accueillait en
1896 les premiers jeux Olympiques modernes, en présence du président de
l’organisation, Timothy Shriver, du chef de l’Etat grec, Carolias
Papoulias, de la commissaire européenne à l’Education, Androulla
Vasileiou, et du président du Comité international olympique (CIO),
Jacques Rogge.
La 13e édition des jeux Olympiques spéciaux (Special Olympics),
comprenant 22 compétitions différentes, dont entre autres la natation,
l’athlétisme, le tennis, le basket, le volley, la gymnastique rythmique,
le football ou le badminton, doit durer jusqu’au 4 juillet. Outre les
athlètes, y participeront 3 000 entraîneurs et employés, 25 000
bénévoles et 40 000 membres des familles des athlètes, a souligné le
comité d’organisation dans un communiqué.
Lancés en 1968 avec la participation de un millier d’athlètes de 26
Etats américains et du Canada, et reconnus par le CIO vingt ans plus
tard, les jeux Olympiques spéciaux sont organisés tous les deux ans. Un
tiers du budget de cette édition est financé par l’Etat grec qui a mis
aussi à disposition des sites construits pour les JO de 2004 à Athènes
et pour la plupart inutilisés depuis.
La Commission européenne a aussi contribué avec une enveloppe de 10
millions d’euros. Toutefois, en raison de la crise grave que traverse la
Grèce et face à la prise en charge notoirement défaillante du handicap
physique et mental dans le pays, encore aggravée par l’austérité, des
voix se sont élevées pour critiquer cette manifestation coûteuse. La
Fédération Posgamea regroupant 200 associations de handicapés et de
familles a dénoncé le gaspillage et son exclusion du comité
d’organisation.
Mardi 21 Juin 2011
Manifestation avant le
vote de confiance au Parlement grec
ATHENES (Reuters) - Plus de 20.000
manifestants anti-austérité assiégeaient
mardi soir à Athènes le parlement grec,
où le gouvernement de Georges Papandréou
devait être soumis à un vote de
confiance.
Lors de cette manifestation place
Syntagma, la plus importante depuis des
jours, les manifestants ont repris des
slogans hostiles à la classe politique
et ont braqué des projecteurs verts en
direction du siège du parlement mais
aussi vers les policiers anti-émeutes
stationnés aux abords.
Le vote de confiance doit être le
premier des trois tests à réussir pour
éviter la faillite au pays.
Georges Papandréou a demandé la semaine
dernière la confiance au Parlement après
un remaniement qui a vu Evangelos
Venizelos remplacer Georges
Papaconstantinou au ministère des
Finances.
Pour impopulaire qu'il soit, le Parti
socialiste au pouvoir (Pasok) dispose de
155 sièges sur 300 à la chambre et le
gouvernement devrait remporter ce vote
de confiance, censé avoir lieu à partir
de 21h00 GMT.
Si le gouvernement survit à ce vote, il
devra faire adopter d'ici mardi prochain
le principe d'un ensemble de mesures
d'économies s'élevant à 28 milliards
d'euros sur cinq ans, décidées avec
l'Union européenne (UE) et le Fonds
monétaire international (FMI).
Une mission envoyée par ces deux
instances est arrivée à Athènes, à la
demande du nouveau ministre des
Finances.
Les lois d'application de ces diverses
mesures - économies, hausses d'impôts et
privatisations - devront ensuite être
adoptées avant un Eurogroupe
exceptionnel le 3 juillet. Il s'agira
probablement de l'obstacle le plus
difficile à franchir.
Les ministres des Finances de la zone
euro ont décidé de n'accorder la
prochaine tranche d'aide (12 milliards
d'euros) à Athènes qu'en cas d'adoption
de ce plan d'austérité.
En cas de refus du Parlement grec et en
l'absence du versement de l'aide, la
Grèce pourrait faire défaut sur sa dette
souveraine dès la mi-juillet.
Le président de la Commission
européenne, José Manuel Barroso, a jugé
que c'était "le moment de vérité" pour
Athènes. "On ne peut pas aider quelqu'un
contre sa volonté", a-t-il dit.
Il a suggéré que l'UE accélère le
versement des fonds structurels à la
Grèce pour stimuler son économie, à
condition qu'Athènes adopte d'abord son
plan d'austérité.
"Mon message aujourd'hui, c'est que si
Athènes agit, l'Europe tiendra ses
engagements. Il y a un plan. J'appelle
tout le monde à s'y tenir", a dit
Barroso lors d'une conférence de presse
à Bruxelles.
Il a rappelé qu'Athènes pouvait
prétendre à "un montant significatif" de
fonds européens dans le cadre de la
politique structurelle de l'UE. "Nous
devrions concentrer ces fonds là où il
faut (...) il faut trouver les moyens
d'accélérer leur versement, afin que la
Grèce en bénéficie maintenant", a-t-il
dit.
La chancelière allemande Angela Merkel
s'est déclarée optimiste sur un
règlement de la crise grecque et a
réaffirmé la position de l'Allemagne,
qui demande une contribution des
créanciers privés.
"La compétitivité de la Grèce doit être
améliorée, la dette grecque doit être
réduite et le gouvernement doit prendre
les bonnes décisions au Parlement",
a-t-elle dit lors d'une conférence de
presse organisée à l'issue d'une
rencontre à Varsovie avec son homologue
polonais, Donald Tusk.
"Nous pensons que les contribuables ne
doivent pas être seuls à supporter ce
coût et que les banques doivent
également contribuer (au sauvetage). Je
suis optimiste sur le fait que nous
parvenions à un résultat positif car il
est dans l'intérêt des banques et des
pays de la zone euro que la monnaie
européenne soit stable", a-t-elle
ajouté.
Selon elle, la solidarité de l'Union
européenne, le plan d'austérité grec et
la participation du secteur privé sont
les éléments clés d'une résolution de la
crise budgétaire grecque.
"Il ne s'agit pas d'un pays mais de
l'ensemble de la zone euro."
"Ce soir n'est que le début d'un
processus qui sera long", a déclaré pour
sa part Gavin Friend, stratégiste à la
Banque nationale australienne. "Il faut
obtenir l'approbation du Parlement le 28
juin et adopter un texte encore plus dur
d'ici au 3 juillet, voilà comment ils
atteindront leurs objectifs. Il y a
encore beaucoup d'obstacles à franchir."
Les observateurs estiment que le
gouvernement obtiendra le soutien de
tous les députés socialistes, qui
voudront éviter des élections anticipées
que le Pasok perdrait probablement.
Dimanche
19 Juin 2011
Le Premier ministre grec
plaide l'union pour éviter la faillite
ATHENES (Reuters) - Face au
violent mécontentement public et à la grogne croissante au sein de son
parti, Georges Papandréou a demandé aux Grecs dimanche de soutenir son
nouveau plan d'austérité sur cinq ans, seule solution selon lui pour
éviter une faillite du pays.
Faisant appel à la raison
et à la solidarité de ses concitoyens, le Premier ministre grec a promis
de leur donner l'occasion de s'exprimer à l'automne au travers d'un
référendum sur les modifications électorales et politiques, y compris la
responsabilité des ministres.
Le dirigeant socialiste
s'exprimait devant le parlement avant un débat sur la question de
confiance qu'il a posée aux élus en présentant son nouveau gouvernement
de crise quelques heures avant une réunion des ministres des Finances de
la zone euro à Luxembourg.
Cette réunion devrait
permettre le déblocage d'une nouvelle tranche de l'aide accordée à la
Grèce par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.
Papandréou, qui joue sa
survie politique, a rappelé que la Grèce se trouvait à un moment décisif
de son histoire et que ses réserves de liquidités étant presque
épuisées, elle devait obtenir une nouvelle tranche, d'un montant de 12
milliards d'euros, du plan de 120 milliards d'euros de l'UE et du FMI.
En ce qui concerne le
plan d'austérité, les mesures d'économies drastiques, qui doivent
s'étaler sur cinq ans, consistent en privatisations, baisse des revenus
et hausse de la fiscalité.
"Les conséquences d'une
faillite ou une sortie de l'euro auraient des conséquences
catastrophiques immédiates pour l'immobilier, les banques et la
crédibilité du pays", a-t-il expliqué.
"Nous voulons un vote de
confiance, non parce que nous cherchons des boucs émissaires mais parce
que nous voulons agir et prendre des mesures politiques afin que la
Grèce ne dépende plus de créanciers à l'avenir", a-t-il poursuivi.
Le remaniement
ministériel décidé à la hâte vendredi avec le remplacement de Georges
Papaconstantinou par Evangelos Venizelos au ministère des Finance visait
à répondre au mécontentement croissant au sein du Pasok après la
défection de trois députés.
L'opposition réclame,
elle, par la voix de son chef de file Antonis Samaras le départ du chef
du gouvernement et une renégociation de l'aide après des élections.
"Pourquoi le gouvernement insiste-t-il pour que nous assumions cette
erreur ? Il ne veut pas un consensus, il veut une complicité", a dit
Samaras.
Face à cette position,
Papandréou a demandé à ses adversaires de cesser l'affrontement
politique dans une période aussi difficile afin de ne pas donner l'image
d'un pays divisé. "Afficher nos divisions ne nous aide pas", a-t-il dit.
Dans le cadre de cette
volonté de dialogue, Papandréou a annoncé: "à l'automne, nous nous
dirigerons vers un référendum sur les grandes réformes engagées dans ce
pays".
Une enquête d'opinion
réalisée avant le remaniement ministériel montre que 47,5% des Grecs
souhaitent que le plan d'austérité soit rejeté par le parlement et que
soient organisées des élections anticipées. Un peu plus d'un tiers
(34,8%) sont favorables au plan.
Le Premier ministre
espère faire adopter son plan d'austérité, qui prévoit l'économie de 28
milliards d'euros, par le parlement avant la fin du mois de juin. Ce
plan a été élaboré car le gouvernement n'est pas parvenu à atteindre ses
objectifs budgétaires fixés lors du déblocage l'an dernier d'une
première aide de l'UE et du FMI.
Le Premier ministre a
aussi adressé dimanche un message à la population en soulignant que
l'image de division donnée par la Grèce ne rassurait pas les créanciers
internationaux et renforçait donc les risques pesant sur les finances
publiques.
Il s'est engagé à
corriger les conséquences sociales provoquées par sa politique
d'austérité, qui a aggravé la récession économique du pays et développé
le chômage.
La crise est accentuée
par les divergences au sein de l'UE sur les modalités du nouveau plan
d'aide à la Grèce.
Malgré un effort
pédagogique, ces réformes demeurent contestées dans la rue par une
partie de la population, qui dénonce les conséquences sociales de cette
politique menée depuis un an.
Les employés de la
compagnie publique d'électricité PPC, promise à une privatisation, ont
prévu de cesser le travail pendant 48 heures à partir de minuit, ce qui
devrait entraîner des pannes de courant.
"La grande bataille
commence ! Que tout le monde nous rejoigne dans notre grève de 48
heures", écrit le syndicat de l'entreprise sur son site internet.
Dimanche
19 Juin 2011
Rallye de Grèce : victoire de Sébastien Ogier devant Sébastien Loeb
Le Français Sébastien Ogier
(Citroën DS3) a remporté dimanche le rallye de l'Acropole, 7e manche du
Championnat du monde (WRC), avec 10 secondes et 5/10 d'avance sur
Sébastien Loeb (Citroën DS3), soit un nouveau doublé des Citroën DS3
cette saison. "Je suis très heureux, c'est parfait. C'était un rallye
difficile pour moi, j'ai eu du mal au début, puis j'ai réussi à trouver
un bon rythme", a dit Ogier à l'arrivée de l'ES18 (New Loutraki, 4 km),
la Power Stage qui clôture désormais chaque rallye. C'était la 2ème fois
seulement qu'il participait à ce rallye, après une 2ème place en 2009.
Celui que beaucoup surnomment "l'autre Seb" a signé le meilleur temps
dans cette Power Stage, départagé avec Loeb au centième de seconde, et a
donc empoché trois points supplémentaires. Loeb se consolera avec son
100e podium en WRC, dont 65 victoires.
C'est la troisième victoire cette saison pour Ogier, après le Portugal
et la Jordanie, et la cinquième de sa carrière en WRC, entamée en 2008
dans une petite C2 lui ayant permis de devenir champion du monde Junior-WRC.
L'an dernier, pour sa deuxième saison complète dans une C4, il avait
gagné au Portugal et au Japon, terminant 4e du championnat du monde.
Après les deux premières spéciales de la 3e et dernière journée,
dimanche matin (ES14 et ES15), il n'y avait plus qu'un petit dixième
d'écart entre Loeb, qui ouvrait la route, et Ogier, parti à l'aube avec
deux secondes et 2/10 de retard sur le septuple champion du monde.
Pensant probablement au championnat, et handicapé par sa position sur la
route, Loeb n'a plus joué la victoire dans les trois dernières et s'est
contenté de gérer l'avance qui lui restait sur Hirvonen. Le Finlandais
complète finalement le podium devant Petter Solberg, 4e dans sa DS3
privée.
Vendredi 17 Juin 2011
Le nouveau ministre des Finances appelle au consensus
Le nouveau ministre des Finances grec, Evangélos Vénizélos, qui
participera dimanche 19 juin à Luxembourg à sa première réunion de
ministres des finances de l'UE, a lancé vendredi un appel à "un
consensus politique" en Grèce pour faire face à la crise de la dette.
"Nous demandons un consensus politique pour reconstruire le consensus
social (...), nous devons réussir une mobilisation", a affirmé le nouvel
homme fort du gouvernement socialiste nommé vendredi. "Je suis là par
devoir patriotique pour livrer la véritable guerre", a-t-il souligné,
lors de la passation de pouvoir avec son prédécesseur George
Papaconstantinou.
Le Premier ministre, Georges Papandréou, a jusque-là échoué à arracher
un soutien à son opposition en dépit des fortes pressions exercées pour
une entente nationale par les bailleurs de fonds du pays, UE et FMI.
Evangélos Vénizélos a souligné sa volonté de "poursuivre dans la
stabilité mais avec créativité" la politique de rigueur menée par le
gouvernement socialiste grec.
"Ce n'est qu'avec le peuple, la société et les forces productrices que
la Grèce peut relever le défi historique" auquel elle fait face, "mon
esprit est tourné vers l'économie réelle, l'angoisse et l'indignation de
la société grecque" a-t-il ajouté.
"Le dialogue est ouvert" même avec les protestataires massés depuis
trois semaines à Syntagma, la place centrale d'Athènes devant le
Parlement, sur le modèle des "Indignés" espagnols, a-t-il affirmé. Mais
"il ne faut pas dévier des objectifs budgétaires, car c'est la condition
pour la survie financière du pays", a insisté cet ancien rival
malheureux de Georges Papandréou, à la tête du parti socialiste.
Le projet budgétaire pour la période 2012-2015,qui comprend de nouvelles
mesures d'austérité, "est notre passeport pour assurer la viabilité de
la dette et la cinquième tranche du prêt" de 110 milliards d'euros
accordé à la Grèce par la zone euro et le Fonds monétaire international,
a ajouté Evangélos Vénizelos, lors d'un entretien à la télévision privée
Mega mercredi soir.
Ce projet de loi qui doit être voté d'ici fin juin par le parlement a
été fortement critiqué par certains députés socialistes ces derniers
jours, ce qui à déclenché la décision de Georges Papandréou de remanier
son gouvernement.
Evangélos Vénizelos a relevé qu'il avait proposé au Premier ministre de
nommer au portefeuille des Finances, Lucas Papademos, ancien
vice-président de la Banque centrale Européenne (BCE) et conseiller
économique du Premier ministre.
"Lucas Papademos aurait envoyé un message clair à nos partenaires
européens (...). Cela ne s'est pas fait, il fallait répondre à un défi
et par devoir politique, j'ai accepté le ministère des Finances", a-t-il
ajouté.
"Là, je me prépare pour aller dimanche à la réunion de l'Eurogroupe à
Luxembourg et lundi à l'Ecofin pour assurer la cinquième tranche et
former le cadre pour une solution définitive de la viabilité de la
dette" a-t-il ajouté.
Evangélos Vénizélos, 54 ans, succède aux Finances au technocrate Georges
Papaconstantinou, avec la difficile tâche de faire accepter une nouvelle
cure d'austérité à son pays, afin de lui éviter un défaut de paiement.
Mercredi
15 Juin 2011
Les
négociations
échouent
ATHÈNES,
Grèce -
Le
premier
ministre
grec
Georges
Papandréou
a
annoncé
qu'il
remanierait
son
gouvernement
jeudi
avant de
le
soumettre
à un
vote de
confiance
au
Parlement.
Il a
expliqué
mercredi
soir que
ses
négociations
avec
l'opposition
en vue
de
former
un
gouvernement
de
partage
du
pouvoir
avaient
échoué.
Le chef
du
gouvernement
socialiste
avait
entamé
des
discussions
avec le
dirigeant
de
l'opposition
conservatrice
Antonis
Samaras
afin de
former
un
gouvernement
de
coalition
qui
gérerait
la crise
de la
dette.
Selon un
responsable
de
l'opposition,
le camp
conservateur
posait
deux
conditions:
qu'un
nouveau
premier
ministre
soit
nommé et
que le
nouveau
gouvernement
puisse
renégocier
l'accord
sur le
sauvetage
financier.
Le
gouvernement
grec
doit
faire
voter un
programme
d'économies
de 28
milliards
d'euros
pour
2012-2015,
sous
peine de
se voir
privé
des
versements
du plan
de
sauvetage
de 110
milliards
d'euros
accordé
en mai
2010 par
l'Union
européenne
et le
Fonds
monétaire
international
(FMI).
Le camp
de
Georges
Papandréou
a
élaboré
un
programme
de
privatisation
de 50
milliards
d'euros
sur
quatre
ans et
est
revenu
sur sa
promesse
de ne
pas
créer de
nouveaux
impôts.
Certains
députés
du parti
au
pouvoir
ont
publiquement
critiqué
la
nouvelle
cure
d'austérité
prescrite
par le
gouvernement.
L'un
d'eux a
fait
défection
mardi,
réduisant
la
majorité
parlementaire
du
premier
ministre,
tandis
qu'un
autre
élu
socialiste
a
annoncé
qu'il se
prononcerait
contre.
Mercredi
15 Juin 2011
Les
indignés aux portes du Parlement
Les administrations, les transports et les
commerces sont très perturbés ce mercredi en
Grèce. Ce jour de grève générale permet à la
population de marquer son opposition contre un
nouveau plan de rigueur préparé par le
gouvernement. Les manifestants de la place
Syntagma (place de la Constitution) à Athènes se
sont postés devant le parlement pour empêcher
les députés de débattre des nouvelles mesures
d'austérité défendues par le gouvernement
socialiste.
Malgré la grogne populaire, le gouvernement de
George Papandréou va soumettre au parlement un
nouveau programme d'austérité sur cinq ans avec
l'objectif de le faire adopter avant la fin du
mois. Ces mesures sont réclamées par les
créanciers internationaux de la Grèce pour
débloquer un nouveau plan d'aide et lui éviter
ainsi la faillite.
Côté européen, les ministres des Finances de la
zone euro et de l'UE ne sont pas parvenus mardi
soir à résoudre leurs divergences sur
l'implication du secteur privé dans un deuxième
plan de soutien à la Grèce, à dix jours d'un
sommet européen décisif. De nouvelles réunions
de l'Eurogroupe et du conseil Ecofin auront lieu
lundi prochain à Luxembourg afin de parvenir à
un accord final les 23 et 24 juin lors du
Conseil européen.
Elles devront également permettre de finaliser
les négociations sur ce dossier ainsi que sur
les détails de la création d'un mécanisme
permanent de stabilité financière, sur le
réhaussement des capacités du mécanisme
temporaire crée en mai 2010 et sur la réforme du
Pacte de stabilité.
La réunion de mardi devait notamment permettre
de faire un tour de table politique sur l'idée
de l'Allemagne d'offrir aux créanciers privés la
possibilité d'échanger leurs obligations
grecques actuelles contre de nouvelles, dont la
maturité serait allongée de sept ans. Mais le
ministre allemand des Finances, Wolfgang
Schaüble a concédé à l'issue de la réunion
qu'aucun progrès n'avait été enregistré. Il n'y
a pas eu de résultats a t'il dit.
Le
ministre belge des Finances, Didier Reynders, a
déclaré que les discussions se poursuivraient
lors d'un dîner dès dimanche soir à Luxembourg.
Une majorité de pays européens, ainsi que la
Banque centrale européenne, sont contre l'idée
allemande d'un "swap" entre obligations
existantes et de nouvelles. Ils font valoir
qu'il s'agirait d'un "événement" de crédit dont
les conséquences pourraient être incalculables
pour la zone monétaire unique. Berlin, appuyé
par la Finlande et les Pays-Bas, estime de son
côté que ce plan déclencherait sans doute de
nouvelles dégradations de la note de la dette
souveraine grecque mais qu'il ne s'agirait pas
d'un "défaut" au sens strict.
La Commission européenne
travaille à une solution répliquant
"l'initiative de Vienne", qui avait vu au début
de la crise les banques et autres créanciers
privés maintenir de manière volontaire leur
exposition aux pays d'Europe de l'Est afin de
les aider à traverser les turbulences. Plusieurs
banques françaises et allemandes ont d'ailleurs
dit récemment soutenir une telle initiative si
elle était appuyée par une large base
d'investisseurs.
Selon plusieurs sources
proches des négociations, il s'agirait d'obtenir
des créanciers privés un engagement sur une
somme totale d'environ 30 milliards d'euros, qui
s'ajouterait à 30 milliards d'euros tirés du
programme de privatisations annoncé en janvier
et à 60 milliards d'euros de nouveaux prêts de
l'Union européenne et du Fonds monétaire
international (FMI).
Ce nouveau plan d'aide de 120
milliards d'euros complèterait les 45 milliards
d'euros qui doivent encore être déboursés dans
le cadre du premier plan de soutien de 110
milliards d'euros agréé en mai 2010.
La participation des banques privées à une aide
à la Grèce doit se faire sur la base du
volontariat pour éviter de gros dégâts sur les
marchés financiers, a déclaré mercredi Jürgen
Stark, membre du directoire de la Banque
centrale européenne (BCE). "Nous ne sommes pas
contre la participation des banques, du secteur
privé dans le financement de la Grèce, mais elle
doit être complètement volontaire, sinon, cela
aura des effets négatifs sur les marchés
financiers, peut-être même sur d'autres pays", a
déclaré Jürgen Stark sur une station de radio.
L'observation des marchés financiers nous a
appris, a-t-il souligné, "qu'une contrainte,
quelle qu'elle soit, débouchera sur une nouvelle
valorisation du papier grec et, au final, cela
pourrait déboucher sur la menace d'une
insolvabilité partielle ou totale de la Grèce".
Mar
di
14 Juin 2011
Les manifestants veulent bloquer les députés
Les manifestants de la place Syntagma (place de la Constitution) à
Athènes ont annoncé mardi leur intention de boucler les accès au
parlement grec mercredi pour empêcher les députés de débattre des
nouvelles mesures d'austérité défendues par le gouvernement socialiste.
Le grand syndicat de la fonction publique, ADEDY, a prévu pour
sa part de rejoindre ces manifestants mercredi à l'occasion d'une grève
nationale. La police a annoncé qu'elle déploierait 1.500 hommes, au lieu
de 300, pour maintenir l'ordre sur la place.
Malgré la grogne populaire, le gouvernement de George
Papandréou va soumettre mercredi au parlement un nouveau programme
d'austérité sur cinq ans avec l'objectif de le faire adopter avant la
fin du mois. Ces mesures sont réclamées par les créanciers
internationaux de la Grèce pour débloquer un nouveau plan d'aide et lui
éviter ainsi la faillite.
Les manifestants de la place Syntagma, en face du parlement, où
se réunissent certains jours plusieurs dizaines de milliers de
personnes, entendent contrarier ces projets en encerclant le siège de la
"Vouli", l'unique chambre du parlement grec.
"Maintenant que le gouvernement soumet au vote le programme
d'austérité à moyen terme, nous (allons) encercler le parlement, nous
(allons) nous rassembler et nous (allons) rester sur la place Syntagma",
annonce dans un communiqué l'Assemblée populaire de la place Syntagma,
une organisation autoproclamée.
"Notre première étape est la grève générale du 15 juin. Nous ne
cesserons pas le mouvement tant qu'ils
n'auront pas retiré" le projet. Le syndicat ADEDY, qui représente un
demi-million de travailleurs, a annoncé une marche en direction du
parlement pour se joindre à ces manifestants non syndiqués de la place
Syntagma.
"Le plan à moyen terme ne doit pas être adopté. Nous voulons
qu'ils changent d'avis et jettent ce projet à la poubelle", a déclaré à
Reuters le secrétaire général du syndicat, Ilias Iliopoulos.
L'agence Standard & Poor's a dégradé lundi la note de
la Grèce pour en faire le pays le plus mal classé au monde parmi tous
ceux qu'elle cote. Elle juge de plus en plus probable une
restructuration de la dette grecque, d'un montant de 340 milliards
d'euros, ce qu'elle assimilerait à une faillite.
Cette décision a entraîné un renchérissement du coût de la
dette de la Grèce.
L'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international
(FMI) souhaitent que toutes les formations politiques grecques apportent
leur soutien au programme d'austérité avant la réunion le 20 juin des
ministres des Finances de l'UE et le sommet européen des 23 et 24 juin.
A cette occasion, les dirigeants européens devraient évoquer un
nouveau plan d'aide de 120 milliards d'euros à la Grèce pour remplacer
le premier mécanisme de soutien élaboré l'an passé.
Le feu vert des dirigeants européens, et l'adoption du
programme d'austérité par le parlement grec, sont indispensables au
déblocage rapide d'une nouvelle tranche d'un montant de 12 milliards
d'euros en faveur de la Grèce.
Les conservateurs de Nouvelle démocratie, principale formation
d'opposition, refusent cependant de soutenir le plan du gouvernement
socialiste. Le Pasok de George Papandréou dispose toutefois de la
majorité absolue au parlement mais il est désormais devancé par les
conservateurs dans les sondages et la fronde menace dans les rangs de
ses députés.
Un député socialiste a déclaré qu'il voterait contre le projet
et un autre a annoncé sa démission du groupe parlementaire du Padok,
réduisant à 155 sièges sur 300 la majorité du Premier ministre à
l'assemblée.
Le programme d'austérité prévoit un nouvel alourdissement de la
fiscalité et des réductions supplémentaires des dépenses. Un premier
plan d'austérité adopté en 2010 n'a pas permis à la Grèce d'atteindre
ses objectifs budgétaires.
Cette politique a contribué à une contraction de 5,5% du PIB de
la Grèce au premier trimestre 2011 et à une hausse du taux de chômage
jusqu'au-delà de 16% de la population active, ce qui alimente la colère
de la population.
Lundi
13 Juin 2011
Standard and Poor’s abaisse la note de la dette de la Grèce à «CCC»
L'agence de notation
Standard and Poors a abaissé
sensiblement la note de la
dette grecque et l'a assorti
d'une perspective négative.
Pour Standard and Poors la
Grèce présente désormais un
risque élevé de ne pouvoir
faire face au remboursement
de ses dettes.
La dette grecque à long terme est passée de B, un risque modéré, à triple C qui souligne une réelle possibilité de défaut.
A l'évidence l'Union européenne doit prendre une décision rapide sur le nouveau plan d'aide à la Grèce car les incertitudes qui pèsent sur la Grèce entraînent dans leur sillage les pays les plus faibles de la zone euro.
Ce lundi 13 juin 2011, les taux d'intérêt consentis au Portugal et à l'Irlande ont atteint des niveaux record. Les ministres européens des Finances ne pourront manquer de s'en préoccuper mardi soir lors de leur rencontre à Bruxelles, alors qu'une décision concernant l'aide à la Grèce est attendue au sommet européen dès 23 et 24 juin.
Toutefois la marge de manœuvre de l'Union européenne est faible. Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a réaffirmé qu'une restructuration de la dette grecque ne pourrait intervenir qu'avec le consentement de ses créanciers pour ne pas apparaître comme une incapacité de rembourser.
Mais de son côté l'agence Moody’s est prête à qualifier de défaut de paiement tout report d'échéance de la dette.
Mar
di
07 Juin 2011
Bob Traa, à Athènes
Grèce: la poursuite de
l'aide se décidera fin juin
Le Fonds monétaire international va décider de verser sa partie de
l'aide à la Grèce après le sommet de l'UE fin juin
C'est ce qu'a déclaré mardi à Athènes Bab Traa, un haut représentant du
FMI.
Des décisions "difficiles" devraient être prises lors de ce sommet sur
la Grèce à la fin du mois. La Troïka représentant les créanciers du
pays, zone euro et FMI, a donné vendredi son feu vert au versement
"début juillet" de la 5e tranche du prêt de 110 milliards d'euros
Mais ce versement de 12 milliards d'euros se fera sous réserve d'accord
"sur les modalités de financement" de son redressement. "Nous allons
décider au sein de notre institution de verser l'aide début juillet car
le temps presse", a souligné Bob Traa.
Il faut agir vite. Mais les choses ne pourraient être aussi simples que
prévu. Le quotidien allemand Handelsblatt daté de mardi écrit
que la décision sur un deuxième plan d'aide à la Grèce ne pourrait pas
intervenir avant l'automne, en raison de résistances au sein de la zone
euro. Dans son édition en ligne, le quotidien précise que la décision
bute en particulier sur l'opposition de la Slovaquie.
L'anathème ne saurait être jeté sur ce pays car les banques, notamment
en Allemagne, traînent aussi des pieds pour accepter le "geste
volontaire" que leur réclament les responsables européens, à savoir
renoncer à récupérer leurs investissements en Grèce qui arrivent à
échéance et au contraire y injecter de l'argent frais. "Les banques s'y
refusent strictement", a déclaré au journal un responsable
gouvernemental européen. Or cette implication des banques a été posée
comme condition par les responsables européens, et notamment Berlin, à
tout nouvel effort en faveur d'Athènes
Le prêt accordé à la Grèce en mai 2010 s'élève à 110 milliards d'euros
dont 80 sont versés par les pays de la zone euro et 30 milliards par le
FMI. Citant "une source diplomatique européenne de haut rang", le
journal indique qu'un accord pourrait ne pas intervenir lors de la
rencontre des ministres des Finances de la zone euro.
En raison de l'incertitude sur la possibilité de la Grèce de retourner
sur les marchés d'ici 2013 pour emprunter et de l'éventualité d'une aide
financière supplémentaire, le FMI a menacé de ne pas verser sa partie
d'aide au pays si ce dernier ne procède pas à l'adoption de nouvelles
mesures d'austérité et à des privatisations pour que sa dette soit
viable.
Avec une dette publique qui atteint plus de 350 milliards d'euros,
plusieurs analystes estiment que la restructuration de la dette du pays
est inévitable même si différents représentants de grandes institutions
internationales s'efforcent de déclarer que cela n'arrivera pas.
Le FMI pas en faveur d'un scénario de restructuration de la dette, a
fait savoir Bob Traa. Il a indiqué que les banques grecques se sont
montrées résistantes, en en maintenant un niveau de capitalisation
adéquat. Le FMI et l'UE continueront à soutenir le pays si le programme
de réformes est pleinement appliqué, a-t-il ajouté.
La Banque centrale européenne (BCE) a elle répété de son côté lundi
qu'une participation du secteur privé à un plan de sauvetage de la Grèce
ne "devrait être que le dernier recours".
Lundi
06 Juin 2011
En Grèce, les «indignés» manifestent massivement contre l'austérité
Près de 100 000 Grecs étaient amassés dimanche soir, 5 juin 2011, autour
du Parlement à Athènes. C’était le 12e jour de rassemblement du
mouvement des «indignés», et c’était sans conteste la première fois que
l’on voyait autant de monde dans le centre d’Athènes depuis le début de
la cure d’austérité imposée en mai de l’année dernière.
Ils sont venus en famille, avec leurs amis, certains pour la première
fois, d’autres pour le douzième soir consécutif. Les Grecs qui ont fait
le déplacement jusqu’au Parlement expriment un vaste ras-le-bol comme en
témoigne ce manifestant : « Je suis indigné par tout ce qui se passe
en Grèce. La Grèce est un pays riche ! Et ils en ont fait un pays en
ruine… Moi j’ai trois enfants et je vis avec 850 euros par mois. Je vis
dans l’angoisse au quotidien. »
« Reprenez votre plan
d’austérité, et allez-vous
en », disent les
manifestants. Sur les
banderoles on lit « La
Grèce n’est pas à vendre
» en réponse aux récentes
annonces de privatisations
massives des entreprises
publiques. La protestation
semble avoir gagné toutes
les couches de la société et
rassemble au-delà des
formations politiques ou
syndicales :
« Cette fois-ci c’est un
rassemblement de citoyens,
ça ne vient pas d’un parti
politique, ni d’une
organisation syndicale ni de
quoi que ce soit... On
voudrait simplement que les
politiques écoutent notre
voix, et qu’ils comprennent
que ce qu’il y a de pire
dans tout ce qu’ils ont
fait, c’est qu’ils ont tué
l’espoir en nous. »
Dans l’une des rues noires
de monde qui mènent au
Parlement une jeune femme
tente de rejoindre la place,
munie d’un petit panneau. On
peut y lire : « Je veux
un avenir ».
Lundi
06 Juin 2011
La Grèce plus travailleuse que l'Allemagne
Les
Européens du sud travaillent beaucoup plus et
parfois plus longtemps que les Allemands, selon
une étude de Patrick Artus qui bat en brèche de
récents propos d'Angela Merkel fustigeant un
laxisme social de la Grèce, de l'Espagne et du
Portugal.
Les
Européens du sud travaillent beaucoup plus et
parfois plus longtemps que les Allemands, selon
une étude qui, statistiques à l'appui, bat en
brèche de récents propos d'Angela Merkel
fustigeant en pleine crise de la dette un
laxisme social de la Grèce, de l'Espagne et du
Portugal.
"Les Allemands travaillent beaucoup moins (sur
l'année, au cours de leur vie) que les Européens
du sud. Ils ne travaillent pas non plus plus
intensément", écrit Patrick Artus, chef
économiste de la banque française Natixis et
rédacteur de cette étude qui s'appuie notamment
sur des chiffres de l'OCDE et d'Eurostat.
La durée annuelle moyenne du travail d'un
Allemand (1.390 heures) est ainsi beaucoup plus
faible que celle d'un Grec (2.119 heures), d'un
Italien (1.773 heures), d'un Portugais (1.719
heures), d'un Espagnol (1.654 heures) ou d'un
Français (1.554 heures), attestent les chiffres
publiés en 2010 par l'OCDE.
"La performance de productivité par tête de
l'Allemagne est dans la moyenne des pays du sud,
celle de la productivité horaire est au-dessus
de la moyenne, mais pas meilleure que celle de
la France ou de la Grèce", précise également
Natixis.
Si l'âge légal de départ à la retraite est plus
tardif outre-Rhin (65 ans actuellement, 67 ans
dans le futur), les Portugais et les Espagnols
travaillent de facto plus longtemps, avec un âge
effectif moyen de départ en retraite de 62,6 et
62,3 ans, contre 62,2 ans pour les Allemands.
Les Grecs ne sont pas loin
derrière (61,5 ans) et la
réforme des retraites
adoptée au printemps 2010
par Athènes, qui a porté
l'âge légal de départ de 60
à 65 ans, vise à faire
passer l'âge moyen à 63,5
ans d'ici 2015.
Seuls les Français (60 ans)
et les Italiens (60,1 ans)
partent actuellement en
retraite deux ans plus tôt
en moyenne que les
Allemands, souligne encore
l'étude, datée du 30 mai.
Mi-mai, la chancelière
allemande Angela Merkel a
fustigé les vacances et les
systèmes de retraite des
pays d'Europe du Sud,
qu'elle juge bien trop
généreux.
"Il faudrait que dans des
pays comme la Grèce,
l'Espagne, le Portugal, on
ne parte pas à la retraite
plus tôt qu'en Allemagne,
que tous fassent un peu les
mêmes efforts, c'est
important", avait dit Mme
Merkel.
"Angela Merkel ne montre pas
les vrais problèmes des pays
du sud de la zone euro",
estime le chef économiste de
Natixis.
La performance économique de
l'Allemagne est due, selon
M. Artus, à son effort
d'innovation et de
spécialisation dans
l'industrie haut de gamme, à
l'épargne élevée de son
secteur privé et à sa main
d'oeuvre très qualifiée par
rapport à ses voisins du
sud.
Berlin dépense par exemple
plus que l'Espagne et le
Portugal réunis dans la
recherche: 2,82% de son
Produit intérieur brut
(PIB), contre 1,38% à Madrid
et 1,38% à Lisbonne. Les
résultats ne se font
d'ailleurs pas attendre:
l'Allemagne dépose 70 fois
plus de brevets que
l'Espagne, le Portugal et la
Grèce réunis.
Les entreprises et les
ménages allemands épargnent
en outre plus que ceux des
pays du sud de la zone euro,
ce qui explique les
excédents extérieurs de
Berlin, relève également
l'enquête de Natixis.
Mercredi
25 Mai 2011
Thessalonique
«La Grèce n'est pas à
vendre»
Athènes — Les Grecs accusaient le coup hier des nouvelles mesures de
redressement des finances décidées par le gouvernement pour tenter de
reprendre le contrôle de la dette publique, dénoncées tant par les
syndicats que par la droite.
Hier matin, une banderole proclamant «La Grèce n'est pas à vendre» a été
brièvement déroulée sur la colonnade du parlement par des députés
socialistes dissidents pour protester contre les privatisations
immédiates, et les nouvelles mesures d'austérité annoncées lundi.
«Nous riposterons dans la rue, il ne s'agit pas d'un paquet de sauvetage
mais d'une braderie, c'est une recette de récession, sans aucune issue»,
a déclaré à l'AFP Stathis Anestis, secrétaire général adjoint du
syndicat du privé (GSEE). L'autre centrale, Adedy, représentant le
public, a appelé hier à une manifestation le 4 juin et «une grève
générale» dans la foulée. Selon ce syndicat, «le niveau de vie des
classes moyennes et modestes va être amputé de 20 %». Des employés de la
Banque postale (TT), vouée à privatisation «immédiate», ont eux occupé
leur siège athénien.
Le nouveau plan présenté lundi, sous pression des créanciers du pays, UE
et FMI, et pour contenir la crise de l'euro, associe la vente des
«bijoux de famille», dont les télécoms et les ports, à de nouvelles
hausses d'impôt et coupes dans certaines pensions et prestations
sociales.
L'objectif, un an après une première cure de rigueur qui a aggravé la
récession et fait grimper le chômage à près de 16 %, est de convaincre
bailleurs de fonds et marchés d'accorder un nouveau répit au pays pour
gérer, sans restructuration, une dette de 354 milliards d'euros,
caracolant à plus de 150 % du PIB.
Athènes négocie tant le versement de la cinquième tranche du prêt de 110
milliards que lui ont consenti zone euro et FMI en mai 2010, qu'une
éventuelle rallonge de cette perfusion, au vu des taux prohibitifs que
les marchés lui opposent pour se refinancer.
La maturité de la dette grecque pourrait être allongée si le pays met en
oeuvre toutes les réformes prévues et si les objectifs budgétaires sont
atteints, a déclaré hier le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude
Juncker. «Si ces conditions sont réunies, nous ne pouvons pas exclure un
reprofilage, c'est-à-dire un allongement de la période prévue pour le
remboursement des prêts», a-t-il dit de La Haye, où il rencontrait les
chefs de gouvernements belge et néerlandais.
Pour le journal Ethnos (socialiste), la cure, qui doit être précisée ces
prochains jours, provoque «choc et effroi». Son concurrent de droite,
Elefthéros Typos, dénonce «une recette de paupérisation, chant du cygne
du premier ministre».
«Il fallait privatiser et réformer plus vite, à force de traîner, le
gouvernement a alourdi l'addition fiscale, et il n'est pas dans une
position de force pour marchander avec les repreneurs», a estimé pour
l'AFP Angelos Tsakanikas, chercheur au centre de réflexion patronal Iove.
«Réservé» sur le succès du plan, il n'y voyait pourtant «pas
d'alternative»: «j'imagine que les Grecs vont le subir, mais au prix
cette fois d'un véritable coût politique pour la majorité socialiste».
Pourtant, pressé par sa famille politique européenne de soutenir
l'effort, le chef de l'opposition de droite, Antonis Samaras, a dénoncé
une «recette erronée», qui «paralyse» et englue l'économie dans la
récession, après un entretien avec le premier ministre, Georges
Papandréou. L'opposition communiste et de gauche radicale a également
réaffirmé son total refus de soutenir le plan gouvernemental, en dépit
des pressions de Bruxelles pour un consensus national sur le modèle
portugais.
«Je m'attends à des protestations, mais plutôt en forme de baroud
d'honneur, vu l'inefficacité et la corruption qui nous empêchent de
travailler, passer au privé peut-être une solution», tempérait toutefois
un cadre du port du Pirée. Mais il reconnaissait que, «pour les
techniciens et administratifs, en surnombre notoire, cela va être très
dur», le gouvernement n'excluant plus désormais des limogeages
d'employés publics.
Mercredi
25 Mai 2011
insulte grecque lors de la manifestation
Quinze mille Grecs répondent à l'appel des "indignés" d'Espagne
ATHENES (Reuters) - Quinze mille Grecs inspirés par les "indignés"
d'Espagne se sont rassemblés mercredi devant le siège du Parlement, à
Athènes, pour protester contre les mesures d'austérité aux cris de
"voleurs!".
"Dehors, la junte du FMI!", clamait l'une des banderoles brandies lors
de cette première manifestation apolitique depuis le début de la crise
liée à la dette publique.
Le rassemblement, organisé via Facebook, répondait à un slogan des
manifestants espagnols, invitant les Grecs à "se réveiller".
"Nous sommes réveillés! Quelle heure est-il? L'heure qu'ils s'en
aillent!", leur ont-ils répondu par banderole interposée, évoquant leurs
dirigeants.
"Ça me met en colère que les Espagnols disent que nous sommes endormis.
C'est le moment de se réveiller. On ne peut pas continuer comme ça",
s'est indignée Elsa Karanikola, une femme au foyer de 45 ans qui a pris
part à la manifestation d'Athènes, place Syndagma, où toutes les
catégories d'âge étaient représentées.
En quelques jours, le groupe Facebook "Colère à Syndagma" a rassemblé
30.000 membres. D'autres manifestations ont eu lieu à Thessalonique,
dans le Nord, et à Patras, dans l'Ouest.
Le gouvernement grec a annoncé lundi une série de privatisations et a
promis de nouvelles mesures d'austérité pour assainir les comptes
publics.
Mardi
24 Mai 2011
George Papandreou,
Antonis Samaras. Petros Giannakouris
ATHÈNES, Grèce - Malgré
l'insistance de Bruxelles en faveur d'un consensus politique, le chef du
principal parti d'opposition grec, Antonis Samaras, a refusé
catégoriquement mardi de soutenir les nouvelles mesures d'austérité
décidées par le gouvernement face à la crise financière du pays.
«Je n'accepterai pas cette recette dont on peut démontrer qu'elle est
mauvaise», a déclaré Antonis Samaras, chef des conservateurs de la
Nouvelle démocratie (ND), peu après une rencontre avec le Premier
ministre Georges Papandréou.
Au début du mois, il avait appelé à une renégociation de l'accord conclu
lors du plan de sauvetage international de 110 milliards d'euros,
accordé l'an dernier par le Fonds monétaire international (FMI) et la
zone euro.
Antonis Samaras a dans le passé soutenu certaines mesures, comme les
privatisations, mais il s'est élevé contre les hausses d'impôts qui ne
vont selon lui qu'aggraver la récession. Il défend des baisses d'impôts
pour relancer l'économie grecque.
«Le gouvernement n'a pas le courage de relancer l'économie et il
n'envisage pas une renégociation. Il répète la même erreur et il dépasse
les limites de l'économie grecque et de notre peuple», a-t-il estimé.
"Nous restons opposé" au plan.
Le Premier ministre grec Georges Papandréou rencontrait mardi les chefs
des principaux partis pour tenter de parvenir un consensus. La veille,
le gouvernement avait présenté de nouvelles mesures pour réduire le
déficit budgétaire, avec plus de six milliards d'euros d'économies pour
cette année et le début immédiat du programme de privatisations de 50
milliards d'euros annoncé précédemment.
Les mesures pour cette année comprennent des hausses d'impôts et des
réductions des coûts de la sécurité sociale. Le programme d'austérité
pour cette année doit s'étaler jusqu'en 2015, soit deux ans après
l'expiration du mandat actuel du gouvernement Papandréou.
Le programme a également essuyé des critiques de la gauche, Alexis
Tsipras de la Coalition de la gauche réclamant la démission du Premier
ministre. «Je ne suis pas venu discuter le pillage de la société grecque
avec M. Papandréou. Je suis venu lui dire qu'il ne doit pas (...)
continuer ce crime contre le peuple grec», a-t-il dit après son
entretien avec le chef du gouvernement socialiste.
Athènes a du mal à tenir les engagements pris dans le cadre du plan de
sauvetage et pourrait avoir besoin d'une aide supplémentaire pour
essayer de sortir de la crise.
Les responsables européens estiment que le programme d'austérité doit
bénéficier du soutien de tous les partis pour être mis en oeuvre
convenablement. S'ils n'ont pas conditionné l'octroi de la prochaine
tranche du prêt, prévue fin juin, à un accord entre les partis, ils ont
insisté sur l'importance du soutien de l'opposition.
Il est «très important pour nous que les formations politiques en Grèce
mettent leurs désaccords de côté et soutiennent clairement et sans
ambiguïté en public les objectifs et les principales mesures de la
politique et du programme économique pour la Grèce», avait rappelé lundi
Amadeu Altafaj Tardio, porte-parole du commissaire européen aux Affaires
monétaires Olli Rehn. Il avait expliqué que Bruxelles ne demande pas "un
accord détaillé" mais "un accord politique sur la nature politique du
programme" d'austérité.
Lundi
23 Mai 2011
Le gouvernement grec discute de nouvelles mesures d'austérité
ATHENES (Reuters) - Le gouvernement grec discute ce lundi de nouvelles
mesures d'urgence destinées à réduire le déficit, afin de convaincre les
créanciers de la Grèce qu'elle est capable de régler la crise sans
recourir à une restructuration de sa dette.
Athènes est sous pression après que Fitch a abaissé une nouvelle fois
vendredi la note souveraine attachée au pays, l'enfonçant un peu plus
dans la catégorie spéculative.
Une tranche d'aide de 12 milliards d'euros de la part du Fonds monétaire
international (FMI) et de l'Union européenne (UE) est en jeu avec ces
nouvelles mesures, de même que la possibilité d'un plan d'aide
additionnel à la Grèce, qui ne devrait pas être en mesure de se financer
sur les marchés en 2012.
Parmi les réformes envisagées, le gouvernement socialiste de George
Papandréou examine pour la première fois des suppressions de postes de
fonctionnaires à temps plein, un tabou jusqu'à présent. Sont également
étudiées une baisse des rémunérations dans le secteur public et de
nouvelles hausses d'impôts.
La presse grecque rapporte lundi que le gouvernement songe à réduire des
exemptions fiscales sur l'impôt sur le revenu, les dépenses médicales et
les intérêts des prêts immobiliers, ce qui devrait réduire d'autant le
revenu disponible de millions de salariés et de retraités.
George Papandréou a promis ces derniers jours d'accélérer les réformes
et de faire tout son possible pour éviter un défaut sur la dette
grecque, ce qui a préparé le terrain à l'annonce de ce nouveau plan de
rigueur.
"Nous sommes au beau milieu d'une bataille. Nous ne nous rendrons pas.
Nous ferons tout ce qui sera nécessaire pour s'assurer que la Grèce
reste debout", a-t-il déclaré la semaine dernière.
Ce plan à moyen terme d'ajustement budgétaire et de privatisations doit
permettre au gouvernement de convaincre les inspecteurs de l'UE, de la
Banque centrale européenne (BCE) et du FMI actuellement en visite à
Athènes de débloquer la cinquième tranche du plan d'aide de 110
milliards d'euros consenti au pays l'an dernier.
Mais le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli
Rehn a semé le doute sur la capacité d'Athènes à privatiser pour 50
milliards d'euros d'actifs dans les années à venir, comme annoncé par le
gouvernement.
"Nous estimons que la Grèce ne peut pas privatiser de manière
significative pour 50 milliards d'euros d'actifs au cours des prochaines
années, ce qui représente plus de 20% de son PIB" (produit intérieur
brut), a dit le responsable lors d'une conférence de presse à Vienne.
Il a pressé les autorités de renforcer de manière urgente les mesures de
consolidation budgétaire et de mener le programme de privatisations au
plus vite.
Après le débat gouvernemental de ce lundi, George Papandréou devrait
consulter mardi les dirigeants de l'opposition sur le nouveau train de
mesures, et d'autres discussions avec les inspecteurs doivent intervenir
cette semaine.
Le gouvernement envisage notamment d'appliquer un taux de TVA uniforme
de 18 ou 19% pour tous les biens et services, contre un régime actuel
allant de 13 à 23% selon les produits.
Cette mesure, si elle est adoptée, renchérirait l'alimentation, les
factures d'électricité et le coût du transport mais abaisserait le prix
des automobiles ou du mobilier.
La politique de rigueur menée par George Papandréou lui vaut de perdre
progressivement le soutien de l'opinion grecque. Selon un sondage publié
samedi, 80% des Grecs ne sont pas prêts à accepter de nouvelles mesures
et pour la première fois depuis leur victoire électorale en 2009, les
socialistes sont donnés à égalité avec l'opposition.
"Une situation explosive est en train de se mettre en place, les gens
ont le sentiment que les choses deviennent très difficiles", a déclaré à
Reuters Dimitris Mavros, dirigeant de l'institut de sondage MRB qui a
conduit cette enquête.
Toutefois, tout accroc dans l'accélération des réformes pourrait
alimenter les spéculations autour d'une restructuration de la dette
grecque.
George Papandréou et des responsables de la BCE ont réaffirmé ce
week-end qu'une telle option était exclue et que la Grèce devait
persévérer dans son programme d'austérité et de privatisations pour
surmonter ses difficultés.
Lundi, Olli Rehn a lui aussi répété qu'une restructuration n'était pas
sur la table.
Dimanche
15 Mai 2011
L'arrestation de Dominique Strauss-Kahn ne change rien pour la Grèce
En Grèce, la fronde contre la politique des "étrangers"
En Grèce, alors qu'après l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn, les
autorités réaffirment leur détermination à prendre les mesures
d'austérité réclamées par le FMI et l'Europe, à la veille de la réunion
de l'Ecofin qui doit adopter un nouveau plan de soutien. Mais la révolte
gronde, dans la rue et même au sein du gouvernement.
"L'arrestation de Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds
monétaire international (FMI), aux États-Unis, n'influera en rien sur la
détermination de la Grèce à mettre en plan les mesures d'austérité
conditionnant le plan d'aide du FMI et de l'Union européenne".
Rassurer... Quelques heures à peine après la révélation du scandale qui
implique le président du FMI, et juste avant un sommet de l'Eurogroupe
qui doit ausculter aujourd'hui la crise des dettes souveraines en
Europe, et rééchaffauder un plan d'aide à la Grèce, les autorités
grecques n'avaient sans aucun doute pas d'autre choix. Mais cela
suffira-t-il ?
"Ce gouvernement est cliniquement mort » le constat est sans appel et
c'est un médecin, député socialiste grec qui le fait , « le problème,
poursuit-il, c'est qu il n'y a rien en face. Georges Papandréou est le
seul qui puisse sortir le pays de cette crise mais force est de
constater que les ministères ne communiquent pas entre eux .Il y a une
grande différence entre ce qui se dit au niveau ministériel, entre ce
que dit Papandreou avec ses ministres, et entre ce qui se dit dans les
groupes parlementaire .La politique en pâti. L'unité n'est plus au
rendez vous".
Il y a 18 mois, lorsque le gouvernement socialiste arrive au pouvoir,
l'équipe dirigeante était porteuse d'espoir et elle était unie. Elle
l'était toujours lorsque la crise économique a eclaté et elle l'est
resté lorsqu'il a fallu prendre les premières mesures d'austérité pour y
faire face .
Mais un remaniement ministériel plus tard , lorsque le constat d'échec
s'impose c'est la cacophonie la plus totale. La plupart des ministres
accusent leur camarade des finances, Georges Papaconstantinou, de
décider seul et d'imposer à tous sans consultation ses décisions. En
tête de la fronde, Tina Birbili ministre de l'environnement qui a refusé
de valider la politique de Georgos Papaconstantinou visant à légaliser
financièrement les constructions illégales, estimées à plus d'un million
dans tout le pays. L'opération devait ramener prés d'un milliard et demi
d'euros dans les caisses de l'Etat , mais pour Tina Birbili, "il n'est
pas question que les nécessités financières mettent de côté la politique
environnementale du pays". Le tollé fut tel que quelques jours plus
tard, au cours d'un conseil interministériel, les cameras furent , par
hasard , le témoin d'embrassades chaleureuses entres ces deux ministres.
Autre frondeuse, Louca Katselli, ministre du travail. Elle se verrait
bien à la place de Georges Papaconstantinou , mais cela fait deux fois
de suite qu'il lui souffle le poste. Du coup, elle lui fait une guerre
sans fin, sous couvert de préoccupations sociales réelles au demeurant.
Par exemple, Loucas Katselli veut des fonds pour faire face au plus de
16% de chômage du pays. "Trouvez-les toute seule", lui auraient répondu
en substance, selon la presse grecque, les contrôleurs du FMI et de
l'Union européenne, actuellement en mission en Grèce. Georges
Papaconstantinou n'a pas fait un geste pour la soutenir, ce qu'elle ne
lui pardonne pas. Autre point d'achoppement entre les ministres,
l'affaire des privatisations, d'un montant total de 50 milliards d'euros
d'ici 2015, réclamées en contrepartie du plan d'aide. Annoncée fort
maladroitement par les représentants du FMI et de l'Union européenne en
public, elle a provoqué un tollé général contre Georges Papaconstantinou
sur le mode , "ce sont les étrangers qui annoncent la politique de
l'Etat"». Le climat est tel que le 9 mai dernier un ténor socialiste a
menacé de démissionner du ministère du travail si le plan de
redressement des finances du pays n'était pas appliqué à la lettre ."Il
ne faut pas perdre plus de temps, a-t-il martelé, et appliquer le plan
de redressement du pays".
Le problème, confie un haut fonctionnaire sous couvert d'anonymat ,
"c'est qu'on a l'impression que le gouvernement se limite au ministère
des finances, que les autres politiques, dans tous les domaines, passent
après, on en a marre ". Selon la presse grecque, conscient de ce climat,
le Premier ministre Georges Papandréou aurait déclaré la guerre aux
sceptiques , "je continue avec ceux qui suivent , aurait il dit en
substance avant de conclure c'est ça ou les élections". Les élections
justement, Odisseas Boudouris les souhaite pour donner un nouveau
souffle : "ce gouvernement est le plus nombreux qu on ait jamais eu !
Les réformes sont prises mais l'appareil d'Etat ne suit pas pour les
appliquer et les gens au final ne sont pas convaincus qu'ils ont un Etat
et qu'il va dans la bonne direction".
Mercredi
11 Mai 2011
Grève
contre les mesures d'austérité
ATHÈNES, Grèce - Des incidents ont éclaté mercredi à Athènes en marge de
manifestations rassemblant quelque 20 000 personnes selon la police dans
le cadre d'une grève générale qui a paralysé services et transports
publics à travers toute la Grèce. Le mouvement vise à protester contre
les mesures d'austérité prises par le gouvernement du premier ministre
socialiste Georges Papandreou.
D'après un bilan des hôpitaux et de la police, 27 personnes ont été
soignées pour diverses blessures et problèmes respiratoires dus aux gaz
lacrymogènes. Un passant a été gravement été blessé à la tête.
Plombée par sa dette, la Grèce a évité la faillite l'an dernier grâce à
un plan de sauvetage international de 110 milliards d'euros. En
contrepartie, le gouvernement grec a mis en œuvre des mesures
d'austérité très impopulaires, dont une réduction des pensions et
salaires, et une augmentation des impôts et de l'âge de départ à la
retraite. Le Parlement doit voter au cours du mois de mai un nouveau
train de mesures, destinées à économiser 23 milliards d'euros d'ici
2015.
La grève générale de mercredi traduit la colère devant une politique
«injuste et cruelle qui a provoqué un bond du chômage, enfreint les
droits des travailleurs, dilapidé les ressources publiques, sans
permettre de sortir de la récession», souligne la GSEE, principale
centrale syndicale grecque. «Les salariés, les retraités et les chômeurs
sont les seuls à payer la note. Les nantis, qui sont les principaux
responsables de la crise, continuent» eux à s'enrichir, a déclaré le
secrétaire général du syndicat, Yiannis Panagopoulos.
Il a appelé à poursuivre la mobilisation. «Si notre pays est engagé dans
un marathon, les travailleurs doivent répondre par une lutte marathon»,
a-t-il dit. À l'appel de la GSEE et du PAME, l'autre grand syndicat en
Grèce, quelque 10 000 personnes ont manifesté dans la matinée dans le
centre d'Athènes. «Nous rejetons et condamnons les nouvelles mesures
d'austérité. Nous intensifions la lutte», pouvait-on lire sur les
banderoles.
«Chaque jour qui passe, le gouvernement reprend ce que la classe
ouvrière a mis des années à conquérir. Maintenant, ils ont trouvé
l'occasion de tout reprendre», a déploré John Pavlidis, retraité et
ancien employé du ministère des Finances.
Des incidents ont éclaté en marge d'une autre manifestation mercredi,
rassemblant également quelque 10 000 personnes selon les chiffres de la
police. Des jeunes ont jeté des pierres et cocktail incendiaires sur les
policiers qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes. La police a
annoncé avoir interpellé 30 personnes soupçonnés de violences et
dégradations.
Environ 8000 personnes ont par ailleurs manifesté à Thessalonique
(nord), deuxième ville du pays. La grève de 24 heures a provoqué un
arrêt du trafic ferroviaire et maritime, ainsi que d'une grande partie
des transports publics à travers tout le pays. De nombreux vols ont été
annulés à l'aéroport international d'Athènes. Aucun journal n'est paru,
et les journalistes de la presse audiovisuelle étaient en grève.
Face aux difficultés persistantes de la Grèce, les ministres européens
des Finances qui se réunissent lundi prochain à Bruxelles pourraient
annoncer un nouveau soutien pour Athènes, selon un responsable d'un pays
de la zone euro. Mais aucune mesure concrète ne sera prise avant que ne
soient connus les résultats de l'inspection du programme d'ajustement
économique de la Grèce, a ajouté ce responsable.
Les délégations de la Banque centrale européenne (BCE), du FMI et de la
Commission européenne arrivaient mardi à Athènes pour leur inspection
trimestrielle des efforts engagés par la Grèce. Ils doivent terminer
leur évaluation d'ici une semaine ou deux. Si les inspecteurs concluent
que la Grèce remplit les critères définis, elle recevra la cinquième
série de prêts prévus par le plan d'aide. Un rapport doit être rendu en
juin.
Les gouvernements de la zone euro, selon un autre responsable européen,
veulent voir davantage de preuves concrètes que les mesures promises par
Athènes, comme la lutte contre la fraude fiscale et la privatisation
d'avoirs publics, sont effectivement mises en œuvre.
La chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays est le plus gros
contributeur au plan de sauvetage, a déjà dit qu'elle attendrait
l'évaluation des inspecteurs avant de prendre une décision. «Ce n'est
qu'alors que je pourrai décider si quelque chose doit être fait et
quoi», a-t-elle expliqué mardi à des journalistes de la presse étrangère
à Berlin.
«Avant de parler d'une nouvelle aide, la Grèce doit s'assurer que toutes
les mesures d'austérité et réformes sont dûment mises en œuvre.
J'aimerais avoir le signe que c'est bien le cas», a renchéri Michael
Meister, membre des instances dirigeantes du CDU, le parti conservateur
d'Angela Merkel.
Lundi
09 Mai 2011
Le nouveau plan d'aide finalisé courant juin
Le pays a besoin d'environ 50 milliards d'euros d'ici la mi-2013, estime
Royal Bank of Scotland. Mais l'essentiel de l'effort doit venir de la
Grèce elle-même, martèle-t-on à Paris et à Berlin, où l'on exclut un
aménagement du taux ou de la maturité de la dette.
Une mission des Européens de la Commission de Bruxelles et de la BCE
ainsi que du FMI est à Athènes depuis la semaine dernière pour examiner
les comptes publics du pays. Son ordre de mission est de chiffrer les
éventuels besoins additionnels de financement de la Grèce et de définir
les moyens pour y parvenir.
Un pré-rapport sera rédigé pour informer les Ministres de l'Eurogroupe
qui se réuniront à Bruxelles en début de la semaine prochaine en
présence du directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.
Mais le document détaillé de plus de 100 pages sera livré plus tard.
Mardi 10 mai, Angela Merkel a déclaré qu'aucune décision sur le nouveau
plan d'aide ne sera prise avant que le rapport final ne soit rendu. Il
ne faut donc pas attendre grand chose de concret sur ce point des
sommets européens de la semaine prochaine, explique une source
diplomatique européenne. « Le nouveau programme de soutien à la Grèce
sera complété courant juin, pas avant », assure une autre source
qualifiée. Comme pour celui en cours conçu en mai 2010, il s'étalera sur
plusieurs années avec l'objectif déclaré de chiffrer les besoins
financiers d'Athènes pour surmonter définitivement ses difficultés.
« La Grèce a besoin d'environ 50 milliards d'euros d'ici la mi-2013 »,
estime Jacques Cailloux, chef économiste chez Royal Bank of Scotland.
Mais il est peu probable qu'il s'agisse de la somme effective que les
prêteurs internationaux vont mobiliser. Un montant moitié moindre a été
évoqué à titre indicatif lors de la réunion informelle de vendredi
dernier au Luxembourg des quatre Ministres des Finances des pays du G20
de la zone euro avec Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, le
Commissaire européen Olli Rehn et Jean-Claude Juncker, le président de
l'Eurogroupe.
« Le retour de la Grèce sur le marché primaire de la dette de long terme
est improbable en 2012 mais pas impossible », indique une source
diplomatique. Depuis mars, le Fonds européen de stabilité financière (FESF)
est autorisé à acheter des obligations émises par les pays en difficulté
de la zone euro. Théoriquement, il pourrait ainsi participer à des
éventuelles opérations de cette nature lancées par le gouvernement du
pays méditerranéen.
Mais l'essentiel de l'effort doit venir de la Grèce, martèle-t-on à
Paris et à Berlin. « Toute éventuelle aide supplémentaire à la Grèce ne
sera donnée qu'en échange d'un réel engagement des autorités d'Athènes à
faire tout le possible pour résoudre leur crise », affirme un acteur du
dossier.
Aucune hésitation dans la mise en œuvre rapide des privatisations ne
sera tolérée. « Après tout, la crise grecque est totalement endogène »,
rappelle-t-on dans les cabinets ministériels européens. Athènes devra
encore user de son pouvoir de conviction auprès des Européens mais aussi
du FMI, dont plusieurs actionnaires asiatiques déplorent l'exposition
excessive du Fonds au Vieux continent. Enfin, le prochain « paquet »
pour la Grèce ne devrait pas contenir de réduction des taux d'intérêt ou
d'allongement des maturités de la dette souveraine de ce pays. « Cela
reviendrait de facto à restructurer la dette.
Eventualité que nous excluons complètement », commente-t-on à Paris.
Ce mercredi 11 mai, le pays devait tourner au ralenti, les principaux
syndicats ayant décidé d'une nouvelle journée de grève générale contre
les mesures d'austérité décidées par le gouvernement socialiste en
échange de l'aide européenne et internationale.
Dimanche
24 Avril
2011
Après les 40 jours du Carême, les grecs orthodoxes ont célébré,
ce week-end, la mort, puis la résurrection du Christ. Cette fête, la
plus importante du calendrier orthodoxe, révèle une population
profondément chrétienne et attachée à ses traditions.
La "Megali Evsomada", ou Semaine Sainte est, en Grèce, plus importante
encore que les fêtes de Noêl. Elle correspond, en outre, à l’arrivée du
printemps. A Athènes, comme dans la plus reculée des îles grecques, se
dérouleront des cérémonies et processions réunissant une grande partie
de la population.
Les rituels sont immuables et débutent le vendredi saint, par le
rassemblement des fidèles commémorant l’enterrement du Christ.
Le samedi, à minuit, éclate le "Christos Anesti", l’annonce de la
résurrection du Christ. Chacun rejoint ensuite son foyer, une bougie
allumée à la main dont la flamme permettra de bénir du signe de croix
l’embrasure de la porte. Vient alors l’heure de déguster la délicieuse
maghiritsa, soupe traditionnelle à base d’abats de volailles et de
citron.
Dimanche, grande fête familiale autour de l’agneau pascal cuit à la
broche. Un festin qui se déroule, bien sûr, au rythme des danses, de la
musique et des chants !
Xristos Anesti ! Alifeos Anesti !
Le Patriarche Bartholomé Ier à la
Cathédrale St. George à Istanbul le
23/04/2011
Vendredi
15 Avril
2011
Le Premier ministre annonce une nouvelle série de réformes structurelles
Le Premier
ministre grec Georges Papandréou a dévoilé vendredi les
grandes lignes d'un plan pluriannuel d'économies prévoyant
notamment des privatisations, affirmant que les mesures
d'austérité déjà mises en place n'étaient que le début des
grandes réformes structurelles nécessaires pour solder la
dette du pays.
Alors que les marchés craignent de plus en plus une
restructuration de la dette grecque, M. Papandréou a
expliqué que ce plan permettrait 23 milliards d'euros
d'économies d'ici 2015. S'exprimant lors d'un conseil des
ministres retransmis en direct à la télévision, il a estimé
qu'il s'agissait d'un "devoir patriotique" qui conduirait à
un "changement radical" dans tous les services de l'Etat.
Ces mesures ne seront expliquées dans le détail qu'après
Pâques, mais le Premier ministre en a dévoilé les grandes
lignes. L'Etat devrait ainsi réduire sa participation dans
le groupe d'électricité Public Power Company (PPC) de 51 à
34%, et vendre des parts dans l'opérateur téléphonique OTE
et 29 aéroports régionaux. Le gouvernement compte également
retirer 15 millions d'euros de la location de terrains
propriétés de l'Etat, dont les sites des Jeux olympiques
2004.
Georges Papandréou a expliqué que l'objectif du gouvernement
était de réduire les dépenses publiques à 44% du produit
intérieur brut (PIB) d'ici 2015 -la moyenne dans l'UE-,
contre les 53% de 2009. Il a dit prévoir une augmentation
des revenus pour l'Etat jusqu'à 43% du PIB en 2015, contre
38% en 2009. Ces chiffres correspondent au niveau des
revenus et dépenses de l'Etat grec d'il y a quelques années,
avant que n'éclate sa crise de la dette.
Répondant aux craintes des marchés, le Premier ministre a
souligné que la Grèce ne restructurerait pas sa dette. Les
problèmes du pays, a-t-il assuré, "seront traités en
profondeur. Pas en restructurant la dette, mais lorsque nous
restructurerons le pays".
"Je suis entièrement résolu à poursuivre cet effort et j'ai
une confiance totale en sa réussite", a-t-il encore déclaré
Georges Papandréou. "Nous avons pris le départ, et nous
avons désormais une feuille de route pour la prochaine
étape".
Incapable de faire face à ses échéances de remboursement, la
Grèce a reçu l'année dernière une aide de 110 milliards
d'euros sous forme de prêts de la part du Fonds monétaire
international (FMI) et de l'Union européenne. En échange,
Athènes a mis en place un plan d'austérité très strict
visant à ramener les déficits publics de 15,4% du PIB en
2009 à 1% en 2015. Il s'est notamment traduit par des
baisses de salaires et de pensions de retraite pour les
fonctionnaires, ainsi que des augmentations d'impôts.
Reconnaissant l'ampleur de la tâche, le directeur général du
FMI Dominique Strauss-Kahn a toutefois affirmé jeudi soir
que la Grèce pourrait réussir dans son entreprise, à
condition d'appliquer strictement les mesures annoncées.
"C'est douloureux, et je comprends combien c'est douloureux
pour la population grecque", a-t-il déclaré. "Mais je pense
que la Grèce va y arriver. Pour cela, nous bâtissons un
programme. Bien sûr, ce programme doit être appliqué".
Lundi
11 Avril
2011
Le musée de l'Acropole a ravi en 2010 la vedette au Parthénon
Le nouveau musée de l'Acropole, ouvert en juin 2009, a ravi la vedette au site
d'Athènes antique dont il expose les sculptures et reliefs, devenant en 2010
l'établissement culturel le plus visité de Grèce, a indiqué lundi l'Autorité
statistique grecque (Esa). Lire la suite l'article
Conçu par l'architecte franco-suisse Bernard Tschumi et situé en contrebas du
rocher de l'Acropole, ce musée a vu sa fréquentation l'année dernière augmenter
de 66,5%, avec un total de 1,355 million de visiteurs.
Il éclipse du coup l'Acropole lui même, où se dresse notamment le temple
classique du Parthénon, dont les visiteurs, en chute de 8,7%, passent en dessous
de la barre du million, à 993.469.
Le site de l'Acropole avait été fermé à plusieurs reprises l'année dernière en
raison des grèves des gardiens et des employés à contrat à durée déterminée
(CDD) du ministère de la Culture, qui protestaient contre les mesures
d'austérité imposées par le gouvernement pour faire face à la crise.
Le musée archéologique national, dont le bâtiment désuet abrite des chefs
d'œuvres de l'antiquité minoenne, mycénienne et classique, enregistre aussi une
chute de 23,8% de sa fréquentation en 2010 à quelque 200.000 visiteurs.
L'effet musée de l'Acropole a entraîné en 2010 une hausse de 11,5% de la
fréquentation de l'ensemble des musées archéologiques grecs, et un bond de 31,7%
des recettes.
Cela a permis de limiter à 1,9% la chute des recettes, qui s'établissent à
46,151 millions d'euros, pour l'ensemble des établissements dépendant du
ministère de la Culture, en dépit d'une baisse de 7,1% des entrées et de 8,8%
des recettes sur les sites antiques et historiques.
En province, les deux principales attractions touristiques ont enregistré un
recul de fréquentation de 6% pour l'Acropole de Lindos à Rhodes, et de 7% pour
le palais minoen de Cnossos en Crète.
Mercredi
06 Avril
2011
Une tablette d’argile
révèle le plus vieux texte d’Europe
Une plaquette d'argile âgée de 3000 ans a été retrouvée sur une colline d'Ikléna,
au sud-ouest d'Athènes. L'objet correspond au plus vieux texte écrit et
déchiffrable en Europe.
Le plus vieux texte d'Europe est inscrit sur cette plaquette d'argile vieille de
plus de 3000 ans. Michael Cosmopoulos, enseignant à l'Université de Missouri,
dirige l'opération des fouilles qui ont mené à la découverte. Contacté par
l'AFP, il témoigne sur l'extraordinaire trouvaille décelée dans une oliveraie à
300 kilomètres au sud-ouest d'Athènes.
De tout les objets retrouvés au cours de la recherche, la petite tablette
d'argile est la plus vieille d'environ un siècle. Le professeur déclare : "Il
s'agit de la plus ancienne plaquette découverte en Grèce, donc la plus ancienne
en Europe". Les archéologues estiment qu'il s'agit d'un document créé entre 1450
et 1350 avant J.-C.
Selon National Geographic, les inscriptions notées ont été réalisées par un
scribe dans la langue des Mycéniens de l'âge de bronze. Le type d'écriture
utilisé est le Linéaire B comprenant 87 signes dont chacun renvoie à une
syllabe. Cette écriture était généralement utilisée pour des textes économiques.
"Sur l'une des faces de la plaquette figurent des noms et des chiffres et sur
l'autre un verbe qui renvoie au verbe confectionner", précise Michael
Cosmopoulos.
Le feu a permis à la tablette de se conserver au fil du temps
Ce type de document, généralement réalisé pour une seule année budgétaire,
n'était pas fait pour être conservé. Les tablettes n'étaient généralement ni
cuites au four, ni séchées au soleil et étaient donc extrêmement fragiles. Si le
vestige à pu traverser les âges, c'est probablement grâce à l'exposition au feu
qui a permis de cuire la terre et le solidifier. Les archéologues supposent que
quelqu'un à l'époque aurait jeté la tablette dans une fosse avant de brûler ses
ordures.
Bien que la plaquette présente un des plus vieux modèle d'écriture d'Europe, à
l'échelle du monde d'autres écrits sont beaucoup plus anciens. Des inscriptions
trouvées en Chine,
en Mésopotamie et en Egypte sont considérées à ce
jour comme les plus vieilles traces d'écriture. Elles sont datées à environ 3000
ans avant J.-C.
Dimanche
03 Avril
2011
Abdelati al-Obeïdi
Un émissaire libyen attendu à Athènes
Le ministre libyen des Affaires étrangères par intérim, Abdelati al-Obeïdi, est
attendu à Athènes où il remettra ce dimanche au Premier ministre grec Georges
Papandréou un message du dirigeant libyen Moammar Kadhafi, a confirmé
l'entourage de M. Papandréou.Lire
la suite l'article
M. Obeïdi avait franchi dans la matinée le poste
frontalier de Ras Jédir, dans le sud tunisien, en compagnie de six personnes,
vraisemblablement des diplomates libyens, a-t-on appris de sources concordantes.
D'après l'agence officielle TAP, M. Obeïdi s'est rendu directement à Djerba, une
île distante d'environ 150km, d'où il a pris l'avion pour Athènes en début
d'après-midi.
M. Obeïdi était venu la semaine dernière à Djerba
avec son prédécesseur, Moussa Koussa, qui a fait défection en se rendant à
Londres, alors que lui-même avait regagné Tripoli.
Grigoris Delavekouras, porte-parole du ministère
grec des Affaires étrangères, a assuré que la Grèce ne connaissait pas la teneur
du message dont M. Obeïdi était porteur. Les services de M. Papandréou ont
simplement indiqué que le Premier ministre libyen Baghdadi al-Mahmoudi avait
sollicité cette visite lors d'un entretien téléphonique samedi.
La Grèce entretient depuis toujours de bonnes
relations avec la Libye, où Georges Papandréou s'est rendu l'été dernier. Un
autre émissaire libyen s'est rendu à Athènes en mars dernier où il a été reçu au
ministère des Affaires étrangères. Selon ses services, M. Papandréou a discuté
de la crise libyenne avec ses homologues britannique David Cameron vendredi,
qatari Hamad ben Jabr al-Thani samedi et turc Recep Tayyip Erdogan ce dimanche.
Vendredi
01 Avril
2011
Un séisme de
magnitude 6,2 ressenti en Grèce et en Egypte
Selon les services sismologiques
grecs, un séisme de magnitude 6,2 a secoué les îles de Rhodes et
de Crète aujourd'hui. Aucun dégât n'a été signalé pour le
moment.
La secousse
aurait été ressentie jusqu'en Egypte, conséquence d'un
tremblement de terre de magnitude 6,2 enregistré au sud-est
de la mer Egée à 13h29 GMT, par les Instituts géodynamiques
des observatoires d'Athènes et de Salonique. Pour sa part,
rapporte Romandie.com, l'Institut de géophysique américain (USGS)
a évalué sa magnitude à 5,9.
D'après les
instituts grecs, l'épicentre du séisme a été localisé à 20
kilomètres à l'ouest de l'île de Karpathos, elle même située
à environ 360 kilomètres au sud-est d'Athènes.
Pour l'heure,
aucune victime ni aucun dégâts n'ont été signalés, ont
indiqué à l'AFP les services de la police de Karpathos, de
Crète et de Rhodes.
ATHÈNES, Grèce - Les forces de l'ordre grecques ont abondamment eu recours aux
gaz lacrymogènes pour repousser des manifestants armés de bombes incendiaires,
mardi, lors du plus récent épisode de violences liées à un projet d'aménagement
d'un dépotoir.
L'affrontement, qui a lieu à Keratea, une ville situé à quelque 40 kilomètres au
sud d'Athènes, a éclaté mardi matin, lorsque des manifestants ont incendié un
bouteur envoyé pour dégager les routes qu'ils bloquaient avec des débris depuis
plus d'un jour.
Alors que la nuit s'apprêtait à tomber, dans un affrontement qui ressemblait à
une bataille rangée menée de part et d'autre de routes rurales et dans des
champs aux abords de la ville, des manifestants masqués ont lancé des pierres et
des bombes incendiaires aux policiers antiémeute. Ils ont également menacé les
quelques journalistes qui se trouvaient sur place.
La police a indiqué que quatre agents avaient été blessés durant l'affrontement.
Les autorités ont utilisé des bouteurs pour libérer les routes des barricades
érigées par les manifestants.
Ces affrontements à Keratea sont les plus récents à survenir dans le cadre d'une
série de violentes manifestations contre un projet d'aménagement d'un site
d'enfouissement dans la région.
Au cours des trois derniers mois, des résidents de Keratea ont pris part à des
affrontements avec la police antiémeute. Ils soutiennent que le futur dépotoir
nuira à leur région et causera des dommages aux lieux historiques locaux.
Mardi
15 Mars
2011
Perquisition antiterrorisme en Grèce
ATHÈNES, Grèce - Des perquisitions menées lundi
et mardi par la police grecque ont mené à l'arrestation de six suspects et à la
saisie de matériel qui aurait pu être utilisé pour perpétrer des attentats
terroristes.
Trois des six personnes interpellées lundi étaient déjà recherchées en lien avec
l'envoi de plusieurs colis piégés en novembre dernier. Un de ces colis s'était
rendu jusqu'au bureau de la chancelière allemande Angela Merkel, àBerlin,
tandis qu'un autre expédié au premier ministreitalienSilvio
Berlusconi avait pris feu à bord d'un avion.
Les perquisitions menées lundi dans les villes de Volos et d'Athènes avaient
permis aux policiers de mettre la main sur des armes automatiques et des
pistolets. La poursuite des fouilles a mené à la découverte de 600 grammes
d'explosifs, de carnets expliquant comment commettre des braquages, de fausses
cartes d'identité, de fausses plaques d'immatriculation et de caméras de
surveillance.
Les six suspects appréhendés ont commencé à comparaître devant la justice mardi.
Mardi
15 Mars
2011
La bourde de DSK qui fâche la
Grèce
Canal + diffusait dimanche dernier un documentaire sur le directeur général de
FMI : Dominique Strauss-Kahn.
Bien que ressemblant à un publi-reportage où la
main des communicants semble omniprésente, DSK commet une bourde qui scandalise
aujourd'hui les Grecs.
Confronté aux images de manifestantes très en
colère contre le FMI après que l'institution, par la voix de Dominique
Strauss-Kahn, a demandé aux dirigeants grecs de mettre en place un plan de
rigueur en échange d'une aide financière, DSK tente de se montrer humain et...
de se dédouaner des difficultés financières rencontrées par le peuple grec.
"La réalité, c'est que ces gens-là, ils sont dans
la merde. Et y sont gravement, déclare le patron du FMI. Ils ont beaucoup
bricolé, ils savent très bien qu'ils ne paient pas d'impôts, que c'est un sport
national de ne pas payer d'impôts en Grèce, que ça truande un maximum. Mais d'un
autre côté, si on n'était pas venu à la dernière minute quand ils nous ont
demandé de venir, ils seraient tombés au fond du gouffre."
Après tout on n'obtient que ce que l'on mérite,
dit-on...
Evidemment, les Grecs qui avaient déjà peu
apprécié le plan de rigueur, ne digèrent pas ces propos et c'est bien
compréhensible.
Ces déclarations "passent en boucle depuis 24
heures sur les télévisions grecques" et "déchaînent l'opinion publique", selon
la correspondante en Grèce du Figaro.
"Venant d'un socialiste, qui en plus, veut être
président de la République française, c'est trop ! Il dénigre les sacrifices du
peuple grec face à la sévérité du plan de rigueur imposé par le FMI", s'indigne
le directeur de la rédaction d'un journal grec, rapporte encore Le Figaro.
Selon TVMag, DSK qui a visionné le film avant sa
diffusion savait qu'il avait commis une erreur avec ses propos car il
s'attendait que ses propos sur la Grèce soient très mal perçus par ce pays.
Toujours selon TV mag, "Dominique Strauss-Kahn a envisagé de demander" que ces
images "soient retirées mais il ne l'a pas fait pour ne pas apparaître comme un
censeur. Ayant donné carte blanche, il ne pouvait plus intervenir"...
Perso, j'ai des difficultés à imaginer que DSK ne
puisse intervenir sur un si beau publi-reportage qui ne contient qu'une scène
embarrassante, précisemment celle des manifestants grecs, et sur laquelle il a
eu la possibilité de s'expliquer, mais puisqu'on me dit qu'il n'est pas
intervenu...
Alors, je crois que DSK s'est rapidement rendu compte de sa bourde, en grand
homme d'Etat qu'il est, mais qu'il n'avait plus aucun moyen de revenir en
arrière, en grand démocrate qu'il est.
De son côté,
Nicolas
Sarkozy assure ne pas avoir pris la peine de regarder ce documentaire,
rapporteL'Express.fr.
Mercredi
09 Mars
2011
Grèce: des outils néanderthaliens en
altitude
ATHÈNES, Grèce - Des archéologues ont mis à jour
l'été dernier des outils qui pourraient avoir été utilisés par les derniers
Néanderthaliens à avoir habité l'Europe avant leur extinction.
Les outils ont été découverts dans les morts Pindos, près du village de Samarina,
à plus de 1700 mètres d'altitude. Les deux sites excavés semblent avoir été
habités il y a de 35 000 à 50 000 ans.
L'archéologue Nikos Efstratiou a expliqué mercredi qu'il s'agit des deux sites
néanderthaliens les plus élevés jamais retrouvés dans le sud-est de l'Europe —
une situation qu'il attribue au fait que les archéologues n'avaient jamais pensé
à fouiller à une telle altitude auparavant.
M. Efstratiou et des collègues italiens ont entrepris leurs fouilles dans les
monts Pindos en 2003. Les deux sites découverts l'été dernier ont remis en
question le croyance voulant que les Néanderthaliens étaient confinés aux zones
de basse altitude.
Les chercheurs y ont trouvé des centaines d'outils, a dit M. Efstratiou, ce qui
signifie que les Néanderthaliens ont visité les sites continuellement pendant
des centaines ou des milliers d'années. Ils auraient aussi fréquenté des
altitudes atteignant 2200 mètres.
Les outils trouvés étaient surtout utilisés pour la chasse et le dépeçage. M.
Efstratiou croit que les derniers Néanderthaliens pourraient s'être réfugiés
dans cette région quand les conditions climatiques d'Europe centrale se sont
détériorées, une hypothèse qui ne fait toutefois pas l'unanimité.
Les Néanderthaliens sont disparus du sud et du centre de l'Europe et de l'ouest
de l'Asie il y a environ 30 000 ans. Ils ont cohabité avec les humains modernes
pendant environ 20 000 ans, et de récentes recherches génétiques laissent croire
à des accouplements entre les deux espèces.
Mercredi
09 Mars
2011
Grèce: fin de la grève de la faim de
286 immigrés sans-papier après 44 jours
Les 286 immigrés sans-papiers, en grève de la
faim depuis 44 jours à Athènes et Salonique, ont arrêté leur mouvement mercredi
soir, après qu'une partie de leurs revendications eurent été satisfaites par le
ministre de l'Intérieur Yannis Ragoussis, ont-ils annoncé mercredi.
"A la suite d'un entretien avec le ministre, les immigrés ont arrêté leur grève
de la faim", a indiqué à l'AFP, Ali Abrkaak, un Algérien du comité du soutien.
Les 286 grévistes de la faim, dont 236 à Athènes, étaient tous des hommes pour
la plupart originaires du Maghreb. Plusieurs d'entre eux travaillaient depuis
des années dans le secteur agricole en Crète mais avaient récemment perdu leur
travail en raison de la crise.
Ils ont finalement obtenu qu'il soit sursis à leur expulsion ainsi qu'une
promesse du gouvernement de réduire le nombre d'années requis pour l'octroi de
la carte de séjour, de 12 ans actuellement à huit ans.
Ces derniers jours, plusieurs d'entre eux avaient été hospitalisés en raison de
la détérioration de leur état de santé.
Leur mouvement a reçu un soutien important des syndicats, des organisations de
gauche et de personnalités de Grèce et de l'étranger.
Lundi
07 Mars
2011
Moody's abaisse la note de la
Grèce de trois crans
La
décision est particulièrement sévère. L'agence de notation Moody's Investors
Service a indiqué, lundi 7 mars, avoir abaissé de trois crans la note souveraine
de la Grèce, à B1 contre Ba1 auparavant, et n'a pas exclu une nouvelle
dégradation au vu des difficultés économiques persistantes dans le pays.
L'agence de notation estime que le processus
d'assainissement budgétaire en Grèce reste 'très ambitieux', en dépit des
progrès réalisés, et que l'Etat grec éprouve toujours 'des difficultés
considérables' à collecter des recettes, ce qui justifie un nouvel abaissement
de la note souveraine du pays. La note B1 est attribuée par Moody's à des
émetteurs ne présentant qu'une 'faible sécurité de remboursement sur le long
terme'.
Par ailleurs, Moody's juge que le risque d'une
restructuration de la dette grecque n'est pas à exclure après 2013, en raison de
conditions supplémentaires que pourraient décider le Fonds monétaire
international (FMI) et les partenaires européens de la Grèce pour lui renouveler
leur aide. 'La possibilité d'un défaut ou d'un échange de dette a augmenté
depuis le dernier abaissement de la note souveraine [de la Grèce] en juin 2010',
estime Moody's.
Face à ces risques, l'agence a donc décidé
d'assortir sa notation d'une perspective négative, ce qui signifie que le risque
d'une nouvelle dégradation dans l'année qui vient n'est pas à exclure. 'Les
risques entourant l'application du programme économique de réformes pourraient
augmenter, et une solution prévoyant que les créanciers privés [de la Grèce]
supportent une partie des pertes pourrait devenir plus attractive' pour Athènes
et les Européens, estime ainsi l'agence dans son communiqué
Le gouvernement socialiste d'Athènes a prévu de
redoubler d'efforts en 2011 pour revenir dans les clous du plan mis au point
avec l'UE et le FMI, prévoyant notamment des économies budgétaires de 14
milliards d'euros pour réduire le déficit à 7,4 % du PIB fin 2011, tandis qu'un
recul de la dette, qui doit culminer à 152,6 %, n'est attendu qu'à partir de
2012. La note de Moody's pour la Grèce est la plus basse des trois principales
agences de notation, et la première à faire basculer le pays dans la catégorie
"hautement spéculative".
Le ministère des finances grec a fait part de sa consternation après cette
annonce.
"A
un moment où l'économie mondiale est fragile et où le marché est sensible, des
décisions injustifiées et déséquilibrées en matière de notation, comme l'est
celle de Moody's(...),
renforcent les arguments en faveur d'une plus étroite régulation des agences
elles-mêmes",
déclare le ministère dans un communiqué."Des
décisions comme celle de Moody's aujourd'hui peuvent mettre en branle des
prophéties autoréalisatrices dommageables."
Pour le court terme, la décision de Moody's ne devrait pas affecter le
financement de l'Etat grec, qui doit émettre mardi pour 1,250 milliard d'euros
d'obligations à six mois, émission dont la durée est couverte par l'actuel
système de soutien à la Grèce.
Mercredi
02 Mars
2011
Athènes nommée la << ville la plus flirteuse >>
au monde ; Paris finit 38ème
LONDON , March 2, 2011 -
Athènes a été désignée aujourd'hui la << ville la plus flirteuse >> au
monde par les rédacteurs de la plus grande étude sur le flirt en ligne.
Paris ne parvient pas à se hisser dans le top 30, finissant 38ème du
classement.
L'étude du comportement
<< flirteur >> dans le monde analyse 12 millions de flirts effectués
pendant un mois sur Badoo.com (www.badoo.com), le plus grand site de
réseautage social au monde pour rencontrer de nouvelles personnes, avec
108 millions d'utilisateurs discutant et flirtant dans 180 pays.
Athènes finit 1ère de la
<< Ligue mondiale du flirt >> de Badoo, qui classe près de 200 villes en
fonction du nombre de flirts en ligne initiés par mois par utilisateur
moyen dans chacune d'entre elles.
Moscou finit seconde,
Rome 8ème, Londres 57ème et New York 89ème.
L'utilisateur moyen de
Badoo à Athènes initie 25,7 flirts en ligne par mois - deux fois plus
qu'à Rio (12,4) ou Prague (12,6) et bien plus qu'à Paris (20,7), Londres
(19,0) ou New York (16,1).
Tunis , lieu de naissance
de la << Révolution du jasmin >>, fait partie des trois villes arabes
(Koweït, Tunis , Beyrouth) à se hisser dans le top 10 mondial, avec
trois anciennes villes soviétiques (Moscou, Kiev , Bakou) et trois
villes italiennes ( Turin , Rome , Bari).
<< Athènes a vu naître
Socrate, Aristote, Platon et la philosophie occidentale >>, a déclaré
Lloyd Price , Directeur marketing de Badoo. << Une fois encore, elle
mène le monde. >>
Le Dr Simon Hardy ,
auteur de << The Greeks, Eroticism and Ourselves >> (les Grecs,
l'érotisme et nous), remarque : << Il est probablement juste de dire que
les Athéniens ont perfectionné l'art du flirt dans les anciens temps,
lors des symposia [des fêtes mêlant boissons et flirts] décrites par
Platon >>.
<< Les Athéniens modernes
perpétuent la tradition >>, déclare Victoria Kyriakopoulous, auteure de
The Lonely Planet Guide to Athens . << Athènes est une ville séduisante,
avec un style de vie hédoniste. Le flirt et le badinage sexuel font
partie de l'interaction sociale. >>
<< Les vieux Athéniens
flirtent. Les Athéniens mariés flirtent. Et maintenant, les jeunes
Athéniens utilisent simplement la technologie pour faire ce que les
Athéniens ont toujours fait. >>
Mardi
01 Mars
2011
Hospitalisation
d'une
cinquantaine de
migrants en
grève de la faim
ATHÈNES, Grèce - Quarante-neuf migrants
nord-africains, qui observent une grève
de la faim depuis plus d'un mois dans le
centre d'Athènes en vue d'obtenir un
titre de séjour, ont été hospitalisés
pour des problèmes cardiaques et rénaux,
a-t-on appris mardi de sources
médicales.
Des médecins ont précisé que 20 autres
hommes devraient bénéficier très
rapidement d'un traitement.
Au total, ce sont plus de 200 migrants
nord-africains qui ont cessé de se
nourrir dans la capitale grecque. Mardi,
au 36e jour du mouvement, des dizaines
avaient cesser d'absorber tout liquide,
selon des sources médicales. «La vie des
grévistes est en danger, a expliqué
Thanassis Karabelis, un médecin qui suit
les migrants. D'autres personnes doivent
être transportées à l'hôpital».
À Thessalonique (nord), une cinquantaine
d'hommes observent un mouvement
similaire et 14 d'entre eux ont dû être
hospitalisés.
La plupart des migrants sont originaires
du Maroc, mais quelques uns sont de
nationalité tunisienne, alors que
plusieurs milliers de clandestins
arrivent chaque année en
Grèce. Le pays en proie à la
récession depuis deux ans et à un taux
de chômage d'environ 14 pour cent, a dû
prendre des mesures d'austérité
impopulaires en échange d'un plan d'aide
international de 110 milliards d'euros.
L'an dernier, quelque 128 000 migrants
sont entrés dans le pays, causant de
nouvelles tensions dans le système de
protection sociale et avivant le
sentiment nationaliste.
Mercredi
23 Février
2011
Grève contre les mesures
d'austérité
ATHÈNES, Grèce -
Des incidents
ont éclaté
mercredi à
Athènes en marge
d'une
manifestation
rassemblant plus
de 30 000
personnes dans
le cadre d'une
grève générale
qui a paralysé
services et
transports
publics à
travers toute la
Grèce.
Le
mouvement, à
l'appel des
syndicats du
public et du
privé, visait à
protester contre
les mesures
d'austérité
prises par le
gouvernement du
premier ministre
socialiste
Georges
Papandreou.
Des jeunes
gens ont jeté
des pierres et
des cocktails
Molotov sur des
policiers
anti-émeute,
qui ont fait
usage de gaz
lacrymogènes et
de grenades
assourdissantes,
plongeant des
secteurs du
centre-ville
dans la fumée.
Des milliers de
manifestants qui
défilaient dans
le calme sont
allés s'abriter
dans des rues
voisines.
Un policier a
été attaqué et
son uniforme a
pris feu, avant
que ses
collègues ne lui
viennent en aide
place de la
Constitution. Sa
moto a brûlé.
Au moins 15
policiers ont
été blessés,
pendant que neuf
émeutiers
présumés étaient
épinglés. Un des
manifestants
était
apparemment armé
d'un arc, de
flèches et d'une
hache, selon les
policiers.
Plus de 30
000 manifestants
avaient
participé dans
le calme au
rassemblement
avant les
troubles. Les
protestataires
ont marché en
direction du
Parlement alors
qu'une forte
présence
policière était
visible dans le
centre
d'Athènes.
Les
affrontements
sporadiques ont
duré plus de
trois heures.
Quelque 500
protestataires
se sont
rassemblés
devant le
Parlement après
le défilé et ont
juré d'y rester
jusqu'à ce que
le gouvernement
accepte de faire
des concessions.
Les
organisateurs
ont déclaré que
ce rassemblement
était inspiré
par les
soulèvements en
Afrique du Nord.
Une
soixantaine de
manifestations
étaient prévues
dans tout le
pays, à
l'occasion du
premier grand
mouvement social
de l'année.
À
Thessalonique,
la deuxième
ville du pays,
quelque 15 000
personnes se
sont rassemblées
et des
échauffourées
ont été
signalées.
La grève de
24 heures a
provoqué un
arrêt des
trafics
ferroviaires et
maritimes ainsi
que d'une grande
partie des
transports
publics à
travers tout le
pays. Elle a
entraîné
l'annulation de
plus de 100 vols
à l'aéroport
international
d'Athènes.
Médecins des
hôpitaux
publics,
chauffeurs
d'ambulances,
pharmaciens,
administrations,
petites
entreprises et
enseignants ont
participé au
mouvement. La
plupart des
commerces
d'Athènes
étaient fermés,
tout comme
l'Acropole et
d'autres hauts
lieux du
tourisme.
Plombée par
sa dette, la
Grèce a évité la
faillite l'an
dernier grâce à
un plan de
sauvetage
international de
110 milliards
d'euros. En
contrepartie, le
gouvernement
grec a mis en
œuvre des
mesures
d'austérité très
impopulaires.
Elles sont
«dures et
injustes», a
souligné Stathis
Anestis, numéro
deux de la GSEE,
la principale
centrale
syndicale
grecque.
On ne peut
pas demander à
la population de
nouveaux
sacrifices alors
que le pays
entre dans sa
troisième année
consécutive de
récession,
a-t-il fait
valoir dans un
entretien à l'Associated
Press. «Nous
sommes
confrontés à des
mesures
d'austérité à
long terme avec
un chômage
élevé, qui
déstabilisent
notre structure
sociale (et)
accroissent la
colère et le
désespoir» de la
population,
a-t-il ajouté.
En visite en
Finlande,
le premier
ministre
Papandréou a
exprimé sa
sympathie envers
les Grecs qui
manifestaient
dans le calme.
«La situation
économique est
très difficile
et parfois, je
ressens moi-même
le désir de
rejoindre les
rangs des
protestataires,
a-t-il déclaré à
YLE. (Mais) nous
avons besoin de
décision qui
puissent
véritablement
contribuer à
régler les
problèmes».
Mardi
15 Février
2011
Grève dans les transports à Athènes
Les employés des
transports en commun d'Athènes observaient une grève de 24 heures mardi
pour protester contre un projet de réformes, et devaient manifester dans
l'après-midi devant le Parlement.
La grève
a provoqué des embouteillages dans la capitale
grecque aux heures de pointe du matin. Les employés
des transports, qui mènent des débrayages
quasi-quotidiens, se disent déterminer à poursuivre
leur mouvement.
Ils
protestent contre un projet de réformes visant à
réduire les coûts dans les compagnies de transport
publiques. Le texte devait être soumis au vote des
parlementaires dans l'après-midi. Le prix du ticket
dans les transports publics a déjà été augmenté
jusqu'à 80% début février pour réduire les pertes
des compagnies.
Plombée par sa dette, la Grèce a évité la faillite
l'an dernier grâce à un plan de sauvetage
international de 110 milliards d'euros. En
contrepartie, le gouvernement grec a mis en œuvre
des mesures d'austérité très impopulaires.
Par
ailleurs, la banque centrale grecque a annoncé mardi
que l'économie grecque devrait se contracter d'au
moins 3% en 2011, qui serait alors la troisième
année consécutive de récession pour le pays.
Vendredi
11 Février
2011
George
Papandreou et le Premier Ministre du Luxembourg Jean-Claude Juncke
La Grèce juge «inacceptables» les nouvelles réformes exigées par l'UE et
le FMI
EUROPE Le gouvernement grec dénonce l'ingérence des inspecteurs du Fonds
monétaire international dans la mise en œuvre de son plan d’austérité...
«Nous sommes dans le
besoin, mais nous avons aussi des limites. Et les limites de notre
dignité ne sont négociables avec personne. Nous ne prenons nos ordres
que du peuple grec.»
Le gouvernement grec
s'est vivement opposé samedi, aux exigences de l'Union européenne (UE)
du Fonds monétaire international (FMI). «Nous ne demandons à personne
de s'ingérer dans les affaires intérieures (...) Nous ne prenons nos
ordres que du peuple grec», a même averti le gouvernement de Georges
Papandréou dans un communiqué.
Cette réaction fait suite
à la visite, vendredi à Athènes, des inspecteurs de l'UE et du FMI.
Ceux-ci sont venus en Grèce examiner la mise en œuvre du plan de
sauvetage qui a permis à Athènes d'échapper à la faillite. Ils ont
reconnu que le programme de consolidation budgétaire de 110 milliards
d'euros était «sur les rails» et ils ont débloqué une nouvelle tranche
de 15 milliards d'euros, mais ils ont été plus critiques que lors de
leurs précédentes visites et ont exigé de nouvelles mesures de la part
du gouvernement grec.
Les prêteurs ont estimé
que les privatisations devraient permettre de recueillir 50 milliards
d'euros entre 2011 et 2015. Le précédent objectif du gouvernement était
de sept milliards d'euros entre 2011 et 2013. Un plan jugé irréaliste
par le ministre des Infrastructures, Dimitris Reppas. «Recueillir 50
milliards d'euros d'ici à 2015 grâce à la privatisation de biens de
l'Etat n'est pas possible», a-t-il affirmé samedi à la télévision
publique TV Net.
Un responsable du
ministère des Finances avait néanmoins assuré vendredi que la Grèce
avait accepté le nouvel objectif de 50 milliards d'euros. Les
révélations du quotidien To Vima, indiquant que le nouveau plan prévoit
la privatisation des plages touristiques du pays, a notamment déclenché
la colère de la
population.
Lors de la conférence de presse, Poul Thomsen,
chef de la délégation du FMI, a également invité les Grecs à ne pas
laisser «ceux qui ont des intérêts» personnels empêcher le plus grand
nombre de profiter des privatisations. Evoquant des groupes opposés à
l'ouverture de professions strictement règlementées, il a dit: «Certains
des groupes qui descendent dans les rues, les chauffeurs routiers, les
pharmaciens (...) se cachent derrière leurs privilèges qui leur
permettent d'extorquer des prix élevés, d'imposer un lourd fardeau au
reste de la société». Des accusations qui ont également déclenché l’ire
de la population.
Le gouvernement grec a déjà sabré dans ses
dépenses, gelé les pensions de retraite et augmenté les impôts afin
d'honorer les engagements pris lorsque le partenariat UE/FMI lui a
octroyé en mai dernier une aide de 110 milliards d'euros. Bon nombre
d'analystes estiment que la Grèce ne sera pas en mesure de faire face à
sa lourde dette à l'issue du plan de sauvetage de trois ans et qu'elle
devra la restructurer à un moment ou un autre.
Mercredi
09 Février
2011
Le secteur de la santé manifeste en Grèce contre
l'austérité
Un millier de médecins, pharmaciens
et employés du secteur médical en
Grèce ont manifesté mercredi en
direction du parlement à Athènes
afin de protester contre une
réduction des dépenses de santé.
Cette
réforme est réclamée par l'Union européenne et le
Fonds monétaire international (FMI), qui ont accepté
en mai 2010 le principe d'une aide de 110 milliards
d'euros pour sauver les finances publiques grecques.
La
Grèce consacre chaque année 25 milliards d'euros,
soit environ 10% de son PIB, aux dépenses de santé,
qui, selon les créanciers du pays, sont gonflées par
la corruption et le gaspillage.
D'après des responsables du ministère de la Santé,
la Grèce va atteindre cette année son objectif
d'économiser 1,4 milliard d'euros dans ses dépenses
de santé.
La
réforme présentée mercredi au parlement vise à
fusionner les régimes de retraite des différents
secteurs de la santé et à assouplir les conditions
d'exercice de la profession de pharmacien.
Les
manifestants vêtus de blouses blanches ont scandé
"Honte" et brandi des banderoles sur lesquelles on
pouvait lire "N'éliminez pas les médecins" ou
"Médecine gratuite pour tous".
Une
centaine de médecins campent depuis une semaine
devant le ministère de la Santé à Athènes et
certains syndicats ont menacé de lancer une grève
illimitée. Les pharmaciens observent pour leur part
des grèves perlées depuis plusieurs semaines.
Dans
le cadre du plan d'aide de l'UE et du FMI, la Grèce
a réduit les salaires des fonctionnaires, gelé les
retraites, augmenté les impôts et lancé des réformes
d'inspiration libérale.
Des
experts de l'UE et du FMI se trouvent depuis lundi à
Athènes pour évaluer la mise en oeuvre du plan de
consolidation fiscale de la Grèce, notamment la
réforme du système de santé, avant de donner leur
feu vert au versement de la quatrième tranche du
prêt, pour un montant de 15 milliards d'euros.
Lundi
07 Février
2011
Grèce : le mouvement «Je ne paie pas» s’étend
Alors que la «troïka» d'experts européens et du
FMI revient à Athènes pour vérifier les comptes,
de plus en plus de Grecs, qui voient leurs
finances se dégrader, refusent de payer dans les
transports et les hôpitaux.
Alors qu'une nouvelle mission de la Commission
européenne, de la Banque centrale européenne et
du Fond monétaire international est à Athènes,
le mouvement de citoyens s'opposant à la hausse
des prix prend une ampleur nationale. Tous les
matins, ils soulèvent les barres des péages sur
les principaux axes routiers nationaux ; ils
recouvrent de sacs en plastique les composteurs
à l'entrée des stations de métro et distribuent
des tracts dans les hôpitaux publics pour ne pas
payer les soins octroyés : ce sont les citoyens
du mouvement «Je ne paie pas».
Depuis le 1er février et la mise en vigueur de
la nouvelle hausse des prix, ils sont de plus en
plus nombreux - plusieurs centaines déjà - à
préférer enfreindre la loi plutôt que de
manifester. Une tendance qui suscite la
sympathie de l'opinion publique. «La plupart
d'entre nous n'ont plus les moyens de payer et
ne veulent plus manifester», explique Giorgos
Kosmopoulos, l'un des membres du mouvement.
La Grèce, sous tutelle budgétaire depuis près
d'un an mène des réformes drastiques pour
assainir ses comptes. Après l'augmentation de la
TVA de 19 à 23 % en quelques mois, d'autres
suivent. Ainsi, le ticket de bus et de métro est
passé de 1 euro à 1,40 euro, alors que le
salaire minimum plafonne à 592 euros. Pour les
péages, «la
situation est aberrante», souligne Giorgos
Kosmopoulos, « les
routes, qui datent de 1950, sont lamentables et
dangereuses et on nous demande de payer pour
leur futur