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2004, la Grèce championne de l'Euro 2004, les feux de 2007, les émeutes
2008...
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années en cliquant sur les archives ci dessous
Une
bombe explose devant une compagnie d'assurances, pas
de victimes
Une
bombe a explosé dimanche soir à Athènes devant une
compagnie d'assurances privée grecque sans faire de
victimes mais provoquant d'importants dégâts
matériels, a-t-on appris de source policière.
La bombe
qualifiée de "grande puissance", par la police,
comprenait un mécanisme d'horlogerie de mise à feu.
Elle a explosé à environ 23HOO locales (21HOO GMT)
dans le quartier de Néos Kosmos, près du centre
d'Athènes, quinze minutes après un appel anonyme au
quotidien grec Eleftherotypia prévenant de
l'imminence de l'explosion.
L'attentat
visait l'immeuble de la compagnie d'assurances
privée "Ethniki asfalistiki", l'une de plus
importantes du pays, appartenant à la Banque
Nationale grecque, numéro un du secteur en Grèce.
Le bâtiment de
la compagnie ainsi que les immeubles avoisinants ont
subi de "sérieux dommages", selon les premières
estimations de la police, qui a déployé un cordon de
sécurité tandis que le service antiterroriste est
arrivé sur place pour ouvrir une enquête.
L'action n'a
pas été revendiqué dans l'immédiat, mais la police
privilégiait la piste des groupes extrémistes
locaux, qui ont déjà perpétrées dans le passé des
actes d'ampleur similaire contre des cibles
diplomatiques, des bâtiments d'intérêt public, des
banques ou des succursales automobiles.
Selon les
milieux proches de l'enquête cet acte pourrait être
l'oeuvre du groupe Lutte révolutionnaire (EA), actif
depuis 2003, qui figure sur la liste des
organisations terroristes de l'Union européenne, et
qui a revendiqué jusqu'ici plus d'une dizaine
d'attentats à Athènes.
Le dernier en
date avait été perpétré en septembre dernier contre
le bâtiment de la Bourse d'Athènes, dans le
centre-ville, et provoqué d'importants dégâts mais
pas de victimes.
Ce
groupe a multiplié les actions violentes depuis
décembre 2008, lors des affrontements entre
manifestants et policiers après la mort d'un
adolescent tué par un policier. Il est en
particulier responsable du mitraillage en janvier
2009 de policiers en faction devant un ministère et
dont l'un d'entre eux a été grièvement blessé.
Mercredi 23 Décembre 2009
Un budget de crise pour les
Grecs
Les 300 députés grecs s'apprêtent à voter, dans
la nuit de mercredi à jeudi, le budget de la
prochaine année sur fond de chaos dans les
finances publiques. Ce budget prévoit une
réduction du déficit de 3,6 %, qui représente
12,7 % du produit intérieur brut (PIB).
Ce budget
devrait être adopté sans problème puisque le
gouvernement socialiste, au pouvoir depuis
octobre, est majoritaire.
Il s'agit
néanmoins du budget « le plus difficile depuis
le retour de la démocratie » en 1974, a affirmé
le ministre grec des Finances, Georges
Papaconstantinou, lors du débat budgétaire. Face
à une situation « extrêmement défavorable », le
budget « doit appliquer des objectifs très
ambitieux », a-t-il ajouté.
La dette
du gouvernement grec devrait atteindre près de
500 milliards de dollars en 2010, soit 133 % du
PIB.
Depuis le début du mois, trois agences de
notation - Moody's, Standard & Poor's et
Fitch - ont abaissé la note des obligations de
l'État grec en raison des risques de solvabilité
à long terme
Jeudi
17 Décembre 2009
Manifestations à Athènes contre la réduction des dépenses
publiques en Grèce
Plusieurs milliers de salariés ont manifesté jeudi dans le centre
d'Athènes à l'appel de syndicats proches du parti communiste, pour
protester contre le plan d'austérité du gouvernement prévoyant une
réduction des dépenses publiques.
Enseignants, personnels des hôpitaux, fonctionnaires municipaux et
salariés du privés ont défilé séparément, dans le calme. Les
journalistes suivaient pour leur part un mouvement de grève de 24h
jeudi. Les dirigeants des deux principales centrales syndicales n'ont
pas appelé de leur côté à la grève, disant attendre des précisions du
gouvernement sur son programme d'austérité avant de décider
d'éventuelles actions.
Le Premier ministre grec Georges Papandreou a promis lundi de ramener le
déficit public sous la barre des 3% du PIB d'ici 2013. D'après les
projections actuelles, le déficit grec devrait atteindre les 12,7% en
2009, alors que les critères de Maastricht imposent un maximum de 3% du
PIB.
Lors d'un discours devant des entrepreneurs et des syndicalistes, lundi
soir à Athènes, le chef du gouvernement a annoncé une réduction
drastique des primes dans la fonction publique. Il a promis de réduire
les dépenses de la sécurité sociale et du gouvernement de 10% chacunes.
Les fonctionnaires gagnant plus de 2.000 euros par mois pourraient subir
un gel de leur salaire, qui habituellement est revalorisé en fonction du
coût de la vie.
Georges Papandreou a reconnu que la plupart de ces mesures étaient
douloureuses, mais il a souligné leur nécessité.
"La Grèce risque de couler sous sa dette", a-t-il averti, en notant que
le pays avait "perdu toute trace de crédibilité". "Nous sommes tous
blessés quand la Grèce est présentée comme l'exemple à ne pas suivre
dans l'Union européenne tout entière", a-t-il dit. La dette a atteint
les 300 milliards d'euros.
"Il n'est pas équitable de faire payer les salariés pour la crise", a
commenté jeudi un syndicaliste de l'enseignement, Dimitris Pepes. "Si
les gens ordinaires perdent leur pouvoir d'achat, il nous faudra plus de
temps pour sortir de la crise. Les grandes entreprises, qui esquivent
systématiquement le versement d'impôts, doivent être tenues pour
responsables", a-t-il fait valoir.
Lundi
07 Décembre 2009
Georges Papandréou prône un plan radical pour sauver la Grèce
Réduction de 10% des dépenses de santé, bonus bancaires taxés à 90%,
rigueur salariale dans la fonction publique: le Premier ministre grec
Georges Papandréou a dévoilé lundi soir son plan de réformes visant à
rétablir les finances publiques.
"Nous devrons tous perdre de
notre confort", a-t-il prévenu, ajoutant que des mesures douloureuses
seraient entreprises par son gouvernement pour que la Grèce, qui est
dans un état critique, dit-il, évite le naufrage. "Nous devons changer
ou sombrer."
Déjà confrontée à
d'importantes difficultés budgétaires, écrasée par le poids de sa dette
qui pourrait atteindre 125% de son PIB l'an prochain, la Grèce a subi la
semaine dernière un abaissement de la notation de sa dette souveraine
par l'agence Fitch. Cette décision a eu pour effet de renchérir son
accès aux marchés du crédit.
Papandréou, dont le
gouvernement socialiste est au pouvoir depuis octobre, a imputé les
déboires de son pays au gouvernement conservateur qu'il a remplacé et a
annoncé qu'il faudrait prendre "en trois mois" des décisions qui n'ont
pas été prises depuis plusieurs dizaines d'années.
L'objectif est d'engager un
recul de l'endettement d'ici 2012 au plus tard et de mettre en oeuvre
des mesures permanentes de réduction des déficits publics - le déficit
budgétaire de la Grèce sera cette année de 12,7% du PIB, ce qui en fait
le cancre de l'Union européenne.
"Il nous faut aller
immédiatement vers un nouveau contrat social", a-t-il dit dans un
discours d'une heure prononcé devant les partenaires sociaux et censé
rassurer les marchés et les partenaires européens de ce pays membre de
la zone euro.
Estimant que la souveraineté
grecque était touchée et que son pays était devenu une proie facile pour
les spéculateurs, Papandréou a indiqué que les principaux facteurs de la
crise étaient à chercher dans la mauvaise gestion des richesses
nationales, la corruption et l'évasion fiscale.
De même, a-t-il noté, le
déficit le plus lourd de la Grèce est un déficit de crédibilité. D'où sa
volonté de rendre l'Office national des statistiques indépendant de
l'Etat afin que les indicateurs macroéconomiques du pays soient
considérés comme fiables.
Parmi les mesures avancées,
qui seront discutées dans le détail avec les responsables des partis
politiques à partir de mardi, Papandréou a annoncé une baisse de 10% des
dépenses de santé en 2010.
Par ailleurs, seuls les
fonctionnaires gagnant moins de 2.000 euros par mois pourront prétendre
à des augmentations de salaire supérieures à l'inflation. Pour les
autres, la rigueur sera de mise.
Les banques publiques ne
verseront aucun bonus; les bonus bancaires du secteur privé seront
taxés, eux, à hauteur de 90%.
La Grèce va parallèlement
procéder à la privatisation d'actifs publics non essentiels à l'Etat et
introduire une taxe sur les bénéfices du capital et les compagnies
off-shore.
Lundi
07 Décembre 2009
Nouvelles
échauffourées en Grèce
A Athènes et Salonique, de nouveaux heurts ont accompagné des
manifestations d'étudiants marquant l'anniversaire des émeutes de 2008.
Des affrontements entre policiers et jeunes anarchistes ont de nouveau
eu lieu lundi à Athènes au départ d'une manifestation d'étudiants et
lycéens en mémoire d'un jeune lycéen de 15 ans, tué il y a un an par un
policier.
Le cortège des manifestants, environ 5000 selon la police, prenait la
direction du parlement quand d'autres groupes se sont infiltré dans le
défilé. Une centaines de jeunes, certains âgé de 12 à 13 ans, a jeté des
pierres contre un cordon de forces anti-émeute ou contre des vitrines,
avant d'être dispersé par une charge et des gaz lacrymogènes. Neuf
personnes ont été interpellées.
La manifestation s'est poursuivie dans un calme relatif, certains jeunes
lançant épisodiquement des cailloux vers les policiers des forces
anti-émeutes tandis que le service d'ordre de la manifestation et des
professeurs présents dans le cortège tentaient d'empêcher les
débordements.
Les manifestants se sont dispersés en milieu d'après-midi alors que
plusieurs centaines de policiers formaient un cordon autour du rectorat
de l'université d'Athènes afin d'empêcher tout éventuelle occupation des
locaux, comme ce fut le cas dimanche.
Plus tôt dans la matinée, une vingtaine de jeunes avaient caillassé la
façade d'un commissariat de police, dans le centre d'Athènes. Deux
adolescents de 15 et 18 ans ont été arrêtés. Deux autres commissariats
de la banlieue d'Athènes ont également été victimes de jets de pierres
de la part de groupes de jeunes en début d'après-midi, selon la police.
Environ 5000 personnes ont également manifesté lundi après-midi à
Salonique, la grande ville du nord de la Grèce où des incidents avaient
aussi eu lieu dimanche. Une dizaine de magasins ainsi que des véhicules
y avaient été vandalisés.
Quelque 6000 policiers ont été déployés depuis dimanche à Athènes pour
encadrer les manifestations de jeunes et d'organisations de gauche
commémorant la mort d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans.
La plupart des médias jugeaient lundi que le gouvernement avait réussi à
limiter les dérapages en faisant preuve de détermination et d'efficacité
opérationnelle. "Le message est qu'Athènes n'est pas une ville sans
défense" a pour sa part relevé le porte-parole du nouveau gouvernement
socialiste, Georges Pétalotis dans son point de presse quotidien.
Dimanche
06 Décembre 2009
Manifestations et incidents un an après la mort de
Grigoropoulos
ATHENES (AFP) - Des heurts entre groupes de jeunes et policiers ont
éclaté dimanche dans plusieurs grandes villes de Grèce après les
manifestations commémorant la mort d'un adolescent tué il y a un an par
un policier à Athènes, qui ont rassemblé des milliers de personnes.
Selon
des sources policières, près de 230 personnes - 130 à Athènes et une
centaine à Salonique - ont été arrêtées lors de ces rassemblements en
mémoire d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans, dont la mort avait déclenché
l'hiver dernier des violences urbaines inédites dans le pays.
A
Athènes, des heurts ont opposé des groupes de quelques dizaines de
jeunes et la police après la fin de la manifestation, selon la police et
les médias.
Aux
abords de la place Syntagma, dans le centre de la capitale, des jeunes
vêtus de noir et cagoulés ont lancé des pierres sur les forces de
l'ordre qui ont riposté à coups de gaz lacrymogènes et de matraques.
Une
vingtaine de personnes, dont une femme de 55 ans battue par la police,
ont été blessées lors de ces affrontements, selon les médias.
Avant le
début de la manifestation, le recteur de l'université d'Athènes,
Christos Kittas, a été légèrement blessé lorsqu'un groupe de jeunes a
occupé le bâtiment du rectorat. Il a été hospitalisé pour "irrégularité
du rythme cardiaque".
Des
drapeaux rouges et noirs de groupes de la mouvance anarchiste étaient
visibles sur le toit du rectorat, mais celui-ci a été evacué par les
occupants dans la soirée.
En fin
de soirée, dans le nord d'Athènes, une centaine de jeunes ont attaqué
des policiers devant le stade olympique où se jouait un match de
football de première division entre les équipes athéniennes
Panathinaikos et Atromitos, endommageant plusieurs véhicules.
Le match
a été interrompu pendant 30 minutes à la suite de tirs de gaz
lacrymogènes par la police.
Des
incidents ont également éclaté à Salonique, la grande ville du nord de
la Grèce, où quelques milliers de personnes ont manifesté. Une dizaine
de magasins ainsi que des véhicules ont été vandalisés.
Plusieurs milliers de manifestants, dont de nombreux jeunes, avaient
répondu à l'appel d'organisations d'étudiants et de lycéens et de partis
de gauche pour commémorer la mort jeune Alexis, tué par balles dans la
soirée du 6 décembre 2008 par un policier lors d'un contrôle dans le
quartier contestataire d'Exarchia, au centre de la capitale grecque.
Sa mort
avait déclenché des violences urbaines qui avaient duré près d'un mois,
radicalisant une frange de la mouvance contestataire.
L'un des
banderoles portées par les manifestants portait l'inscription "la
jeunesse n'oublie pas"; une autre tendue devant l'université affirmait:
"l'Etat et le capital assassinent tous les jours".
Lors
d'une cérémonie privée dimanche matin sur la tombe de l'adolescent, dans
la banlieue sud de la capitale, la mère de l'adolescent avait appelé les
manifestants à défiler dans le calme pour honorer la mémoire de son
fils.
Les
quelque 6.000 policiers déployés dimanche pour encadrer les défilés
devaient rester sur le qui-vive lundi dans l'attente d'autres
manifestations, organisées par des coordinations étudiantes et
lycéennes, des organisations de gauche et des syndicats.
Placé en
détention provisoire, le policier auteur des tirs fatals à Alexis
Grigoropoulos doit être jugé à partir du 20 janvier pour homicide
volontaire. Il affirme avoir tiré en l'air alors qu'il était assailli
par un groupe de jeunes gens.
Lundi 30 Novembre 2009
Somalie: des pirates convoient un superpétrolier grec vers leur
repaire
NAIROBI (AFP) - Des pirates somaliens ont capturé dimanche leur plus
belle prise depuis la reprise de leurs attaques début octobre, un
superpétrolier grec de 332 mètres de long chargé de brut qu'ils
convoyaient lundi vers un de leurs repaires sur la côte somalienne.
Le
Maran Centaurus "fait route vers la Somalie. Il pourrait arriver ce
(lundi) soir ou demain (mardi) matin", a expliqué à l'AFP le
représentant pour le Kenya d'une organisation non gouvernementale
appelée Programme d'assistance aux marins, Andrew Mwangura, basé à
Mombasa (sud-est).
De
son côté, Atalante, l'opération européenne de lutte antipiraterie a
précisé dans un communiqué que le navire se dirigeait vers les
localités côtières somaliennes d'Harardhere ou d'Hobbyo, deux
repaires de pirates.
Selon M. Mwangura, le navire, qui appartient à la catégorie des
"Very Large Crude Carrier" (VLCC - superpétrolier transporteur de
brut), a été capturé à 585 milles nautiques au nord-est des
Seychelles, dans une zone où six attaques de pirates ont été
recensées ces sept derniers jours.
Le
navire, chargé de brut selon M. Mwangura, était parti de Jeddah en
Arabie Saoudite et devait gagner la Nouvelle-Orléans aux Etats-Unis.
Propriété de la compagnie grecque Maran Tankers Management Inc.,
basée à Athènes, le super tanker de 300.294 tonnes compte 28 membres
d'équipage: 16 Philippins, neuf Grecs, deux Ukrainiens et un
Roumain.
Un
représentant de la compagnie qui a requis l'anonymat a expliqué à
l'AFP qu'un navire grec de la force Atalante était dans la zone et a
précisé que depuis l'alerte donnée dimanche par le capitaine, aucun
contact n'avait été établi avec l'équipage ou les pirates.
Selon M. Mwangura, le superpétrolier constituait une proie
relativement aisée pour les pirates: "le navire est chargé, il va
lentement et il est bas sur l'eau", facilitant l'abordage.
Le
Maran Centaurus constitue de loin la prise la plus spectaculaire, et
potentiellement la plus rémunératrice, des pirates depuis la reprise
de leurs attaques début octobre.
Ces
derniers ont en effet profité de la fin de la mousson dans l'océan
Indien et de conditions de navigation plus clémentes pour multiplier
leurs attaques menées à bord d'embarcations rapides mises à l'eau
depuis des bateaux-mères.
Cette capture valide une fois de plus leur nouvelle tactique
consistant à s'éloigner des eaux du golfe d'Aden où se concentrent
les navires de guerre étrangers, au nord de la Somalie, pour aller
frapper plus loin dans l'océan Indien, près des Seychelles, mettant
à profit l'immensité de la zone.
Les
pirates somaliens n'en sont pas à leur premier superpétrolier: en
novembre 2008, ils s'étaient emparés du tanker saoudien Sirius Star,
qu'ils avaient libéré début janvier contre une rançon de trois
millions de dollars selon eux.
Des
sources proches de ces négociations ont depuis indiqué à l'AFP que
près de huit millions de dollars avaient en fait été déboursés,
incluant divers intermédiaires.
Mercredi 18 Novembre 2009
Mondial-2010 : la
Grèce qualifiée pour la Coupe du monde
La Grèce
s'est qualifiée pour la Coupe du monde 2010, grâce à son succès sur
l'Ukraine (1-0) en match retour des barrages des qualifications (zone
Europe), mercredi à Donetsk. Les deux équipes avaient fait match nul
(0-0) lors du match aller, le 14 novembre à Athènes.
La Grèce, qui s'est imposée grâce à un but de Salpingidis (31e), est la
28e équipe qualifiée pour le Mondial en Afrique du Sud. En revanche,
cette défaite constitue un sérieux revers pour l'Ukraine, qui organisera
l'Euro-2012 avec la Pologne. Privé de Coupe du monde, l'attaquant
ukrainien Andreï Shevchenko, 33 ans, Ballon d'Or 2004, pourrait mettre
un terme à sa carrière internationale.
Mardi
17 Novembre 2009
Débordements lors
d'une manifestation en Grèce
Une manifestation pour l'anniversaire du soulèvement étudiant réprimé
dans le sang par le régime des colonels en Grèce en 1973 a tourné à
l'affrontement entre jeunes et forces de l'ordre, mardi 17 novembre à
Athènes.
La police a tiré des grenades lacrymogènes pour disperser des centaines
de jeunes qui leur lançaient des pierres.
Quelque 12 000 personnes
avaient auparavant défilé dans le calme en direction de l'ambassade des
Etats-Unis pour marquer cet anniversaire.
Les émeutiers, entre 200 et 400 jeunes se réclamant de la mouvance
anarchiste, ont mis le feu à des poubelles et endommagé plusieurs
voitures sur l'avenue Alexandras, dans le centre de la capitale.
Quelque 6 500 policiers
avaient été mobilisés pour encadrer cette marche qui a lieu chaque année
et prévenir les incidents fréquemment provoqués en marge du défilé par
la mouvance anarchiste.
Cette commémoration constitue un test avant le premier anniversaire, le
6 décembre, de la mort d'un adolescent, tué par la police, qui avait
déclenché une vague de violences urbaines dans le pays. 'Policiers
traîtres, assassins, tortionnaires', 'les Américains dehors' scandaient
des jeunes dont certains tenaient une pancarte sur laquelle était
inscrit en anglais 'Remember December, the 6th December' (rappelle-toi
de décembre, le 6 décembre).
Le gouvernement socialiste,
qui a chassé la droite aux législatives du 4 octobre, a choisi d'éviter
la démonstration de force, avec 1 500 policiers de moins que l'année
dernière, mais a proclamé sa détermination à faire intervenir la police
au premier écart.
Dimanche
08 Novembre 2009
Découverte de la plus
ancienne ville engloutie
Grèce - Les ruines de la plus vieille ville submergée se trouveraient au
large de la Grèce. Il s'agit de Pavlopetri, un site découvert en 1967,
mais que les archéologues viennent seulement d'étudier de plus près.
Au large des côtes du Péloponnèse, en Grèce, des archéologues-plongeurs
ont exploré la ville engloutie de Pavlopetri.
Selon l'archéologue britannique Nic Flemming, du Centre océanographique
national, elle serait la plus ancienne ville submergée connue à ce jour.
Le site reste malgré tout bien conservé : rues, port, bâtiments,
tombes... Les scientifiques estiment que la ville s'étendrait sur
100.000 m2.
Découverte en 1967 par Flemming, Pavlopetri n'avait pas fait l'objet
d'études approfondies par les archéologues. Mais récemment, une équipe
de chercheurs menée par l'archéologue Jon Henderson de l'université de
Nottingham a exploré à nouveau le site. Résultat : la moitié de la ville
a pu être cartographiée.
Des éléments trouvés dans les ruines comme des poteries néolithiques
montrent que la ville aurait 5.000 à 6.000 ans. D'autres vestiges de
navires et de cargaisons prouvent que Pavlopetri était une ancienne
ville portuaire et commerciale.
Pour les archéologues, l'activité sismique serait à l'origine de la
disparition de cette cité. D'autres recherches sont en cours pour
évaluer notamment
Mercredi 04 Novembre 2009
Un accord à Copenhague
indispensable pour éviter les migrations forcées
ATHENES (AFP) - Un accord lors du sommet de Copenhague est indispensable
pour éviter une accélération des migrations forcées qui affectent déjà
l'Asie et l'Afrique en raison des changements climatiques, a indiqué
mercredi à Athènes le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon.
"Nous sommes dans une période critique", a ajouté M. Ban qui participait
à l'ouverture dans la capitale grecque du 3e Forum mondial sur la
migration et le développement (GFMD) sous l'égide de l'Onu.
"Les populations vont devoir se déplacer en raison de conditions
climatiques extrêmes, notamment des sécheresses prolongées, des tempêtes
et des incendies", a ajouté M. Ban.
Cette menace "est déjà visible dans des pays tels que le Bangladesh où
des inondations entraînent le déplacement de millions de personnes et
dans des pays d'Afrique où la sécheresse désertifie les zones rurales",
a-t-il dit.
"Nous avons besoin d'une action des gouvernements à Copenhague et nous
continuerons à promouvoir les buts les plus ambitieux et un accord le
plus ambitieux possible".
Le GFMD, réuni pour deux jours à Athènes regroupe des représentants de
40 organisations internationales et régionales qui discuteront de
l'impact économique des migrations et de propositions destinées à
améliorer l'intégration des migrants.
C'est la troisième édition de ce Forum crée en 2006 à l'initative de
l'ancien secrétaire général de l'Onu Kofi Annan.
Les espoirs de décrocher un accord contraignant sur la réduction des gaz
à effet de serre lors de la conférence de l'Onu sur le climat à
Copenhague, du 7 au 18 décembre, se sont amenuisés au cours des
dernières semaines et les diplomates semblent plutôt viser désormais un
accord politique.
L'accord de Copenhague devra pouvoir entrer en vigueur le 1er janvier
2013, à l'expiration des premiers engagements du Protocole de Kyoto.
Dimanche
31 Octobre 2009
Une députée européenne visée
par un attentat à Athènes,
aucune victime
ATHENES - Le domicile d'une députée européenne a
été visé tôt vendredi à Athènes par un attentat
à l'explosif qui a causé des dégâts, mais n'a
pas fait de victime, selon la police.
L'attaque n'a pas été revendiquée. Elle a visé
le domicile de la députée européenne Marietta
Giannakou, après des appels d'avertissement à un
journal et une chaîne de télévision.
La parlementaire grecque se trouvait chez elle
au moment de l'explosion, qui a endommagé une
voiture et brisé la porte en verre de son
immeuble. "La police nous a dit qu'un paquet
(suspect) se trouvait dans l'entrée du bâtiment.
L'explosion a été très bruyante", a-t-elle
raconté à la chaîne privée Mega.
Un engin explosif fabriqué avec des bonbonnes de
gaz a par ailleurs explosé devant le bâtiment du
consul général honoraire d'Espagne à
Thessalonique, selon la police. Cette attaque
n'a fait aucun blessé ni dégât, ajoute-t-on de
même source.
Ces actions sont les dernières en date d'une
série d'attaques lancées par des organisations
militantes d'extrême gauche depuis les émeutes
de décembre dernier qui avaient suivi la mort
d'un adolescent tué dans une bavure policière
dans le centre d'Athènes. Les forces de l'ordre
s'attendent à de nouvelles violences à
l'approche de l'anniversaire de sa mort, le 6
décembre.
"Je suis triste pour mon pays. Je suis triste
qu'il y ait autant de gens qui ressentent tant
de haine" et "qui n'ont aucune limite", a réagi
Marietta Giannakou, qui occupait le ministère de
l'Education dans le gouvernement conservateur
battu aux dernières élections.
Jeudi
29 Octobre 2009
40 amphores découvertes dans un épave en mer
Egée
ATHENES (AFP) - Une quarantaine d'amphores en
céramique ont été découvertes lors de recherches
sous-marines au large de l'île de Samos en mer
Egée (est), a indiqué jeudi le ministère grec de
la Culture et du Tourisme.
Découvertes dans l'épave d'un navire antique et
dans une profondeur de 25 à 40 mètres, "la
plupart des amphores sont en bon état et datent
du 3ème siècle avant notre ère", a dit à l'AFP
Aguéliki Simosi, la responsable du Service des
recherches archéologique sous-marines.
Toujours dans le nord de Samos, des recherches
sur la côte de Kokari, ont par ailleurs mis au
jour une muraille de l'époque byzantine dont une
partie se prolongeait dans la mer.
"Il s'agit probablement d'une localité byzantine
dont la date exacte sera prochainement
précisée", a dit Mme Simosi.
Les recherches au large de Samos ont été
effectuées "à l'occasion de transfert de l'épave
d'un bâtiment bombardé par les Allemands en
1943", lors de la fin de l'occupation de l'île,
a précisé un communiqué ministériel.
Mardi
27 Octobre 2009
Un bâtiment grec
patrouille dans la mer Egée, à la frontière maritime
entre la Grèce et la Turquie
Huit morts dans le naufrage d'un bateau d'immigrants en mer Egée
ATHENES (AFP) - Huit immigrants dont cinq
enfants sont morts mardi dans le naufrage de
leur barque, près de l'île de Lesbos (est de la
mer Egée), alors qu'ils tentaient de gagner
l'île proche des côtes turques, a-t-on appris de
source officielle.
"La barque, qui transportait 18 personnes, s'est
écrasée contre des rochers au nord est de l'île,
sous des vents violents", a indiqué à l'AFP une
porte-parole des garde-côtes.
"Cinq enfants et trois femmes ont trouvé la
mort. Les dix autres personnes, y compris le
passeur turc, ont été transférées à l'hôpital de
l'île", a-t-elle ajouté.
Les migrants ne disposaient pas de papiers
d'identité et venaient de Turquie, selon toute
vraisemblance. Ils ont affirmé qu'ils étaient
Afghans, a précisé la porte-parole.
Par ailleurs, 45 immigrants sans-papiers ont été
repérés sur un petit îlot rocheux au sud de
l'île d'Anafi, au sud de la mer Egée. Ils
doivent être conduits à Santorin, plus au sud.
Les garde-côtes ont entrepris des recherches
pour repérer le bateau qui les a déposés sur
l'îlot, a indiqué le service de presse des
garde-côtes.
La Grèce est un passage habituel des immigrants
venant d'Asie ou d'Afrique et souhaitant gagner
l'Europe occidentale. Les noyades des
clandestins en mer Egée, au large des îles
grecques proches des côtes turques, sont
fréquentes.
Selon l'agence européenne de surveillance des
frontières, Frontex, 59% du nombre d'arrivées
illégales dans l'UE par la mer viennent de l'est
de la mer Egée et les îles les plus touchées
sont Lesbos, Chios, Samos, Leros et Patmos, près
des côtes occidentales de la Turquie.
L'une des raisons est le refus par la Turquie
d'appliquer l'accord de réadmission de migrants,
repêchés en mer Egée par les autorités grecques,
selon Frontex.
"Chaque jour, les autorités grecques sont
appelées à gérer la sécurité de 300 à 400
personnes qui recherchent en Grèce un meilleur
avenir", a déclaré le ministre grec de la
Protection du citoyen, Michalis Chryssohoïdis.
"L'Europe doit comprendre qu'une crise
humanitaire dont elle est co-responsable se
déroule continuellement à ses frontières",
a-t-il souligné.
La Grèce, a-t-il dit, "pressera" ses partenaires
au prochain sommet de l'UE sur le problème de
l'immigration clandestine "pour une plus juste
répartition des poids et des responsabilités
entre les pays membres", ainsi que pour
l'application par la Turquie de l'accord de
réadmission des clandestins.
Mardi
27 Octobre 2009
Six policiers blessés dans
des tirs sur un commissariat
en Grèce
ATHENES - Six policiers ont été blessés, dont
deux grièvement, mardi soir dans des tirs d'arme
automatique sur un commissariat dans la banlieue
nord d'Athènes, selon les autorités.
Deux hommes à moto se sont arrêtés avant
d'ouvrir le feu sur des agents qui se trouvaient
devant le commissariat situé dans le secteur
d'Agia Paraskevi à 21h40 locales (18h40 GMT) et
de prendre la fuite, a rapporté la police. Une
cinquantaine de coups de feu auraient été tirés.
Six policiers ont été blessés, dont deux
grièvement.
Des agents de la division antiterroriste de la
police se sont rendus sur place pour rassembler
des preuves, tandis que des véhicules étaient
arrêtés et fouillés par les forces de l'ordre
dans le nord d'Athènes.
La responsabilité de l'attaque n'a pas été
revendiquée mais les soupçons se portent sur des
groupes d'extrême gauche qui ont intensifié
leurs attaques depuis les émeutes de décembre
dernier consécutives à la mort d'un adolescent
tué par la police.
En juin, des hommes armés ont abattu un policier
antiterroriste qui assurait la protection d'un
témoin dans le centre d'Athènes. Un groupe
baptisé Secte des révolutionnaires a revendiqué
l'assassinat, déclarant avoir voulu venger
l'adolescent décédé.
Le nouveau gouvernement socialiste a promis de
sévir contre les groupes anarchistes et
d'extrême gauche à l'origine d'une
intensification des actions contre les forces de
police. Ces dernières se préparent à devoir
faire face à d'éventuelles violences au moment
de l'anniversaire, le 6 décembre, du tir
meurtrier des forces de police qui a déclenché
les émeutes à Athènes et dans d'autres villes
Dimanche 25 Octobre 2009
Vague de mauvais temps sur
la Grèce: inondations dans
plusieurs régions
ATHENES (AFP) - Une vague de mauvais temps
caractérisée par des vents violents, des orages
et des pluies torrentielles s'est abattue sur la
Grèce provoquant des inondations et de sérieux
dommages dans plusieurs régions du nord du pays,
au sud et à l'est d'Athènes, ont indiqué les
autorités dimanche.
Le skipper d'un catamaran, âgé de 41 ans, a
trouvé la mort lorsque son voilier s'est
retourné à la suite d'un coup de vent et d'une
forte houle au large de Volos (centre-est). Son
compagnon a pu regagner sain et sauf à la nage
la terre ferme et alerter les secours.
Un homme de 46 ans (bien 46 ans) est porté
disparu dans le département de Pierias, dans le
nord. Sa voiture a été retrouvée dans un torrent
en crue, ont indiqué les pompiers qui ont
entrepris des recherches.
Des inondations ont été signalées dans des
cultures, des maisons et des magasins dans
plusieurs villages des départements de Pierias
et d'Imathias mobilisant l'ensemble des services
de sapeurs-pompiers, des préfectures et des
municipalités des deux départements.
Les pompiers ont évacué à l'aide de barques,
dans la nuit de samedi à dimanche, dix personnes
réfugiées sur les toits de leurs voitures sur
une route de Dion en Pierias. Deux personnes
âgées ont aussi été récupérées dans une voiture
à Véria, dans le département d'Imathias.
Le site archéologique de Dion situé au pied du
mont Olympe n'a pas été endommagé, a précisé le
préfet de Pierias, Georges Papastergiou.
De violents orages ont également éclaté en fin
de matinée, dimanche, sur l'île d'Eubée et en
Attique, la région d'Athènes, entraînant des
coupures d'électricité et des problèmes de
circulation.
Dans le golfe Saronique, au sud d'Athènes, les
îles d'Egine et de Spetses ont également
touchées, ainsi que la presqu'île de Methana où
des maisons ont été inondées et deux voitures
projetées à la mer.
Le mauvais temps s'est poursuivi vers le
Péloponnèse dans les régions de Corinthe et en
Argolide. L'autoroute Athènes-Corinthe a été
coupée pendant plusieurs heures, en raison de la
crue d'un torrent. Des habitations ont aussi été
inondées dans la station balnéaire de Loutraki
près de Corinthe.
La météo nationale a indiqué que le mauvais
temps se poursuivrait toute la journée, et
lundi, sur le centre, le sud et l'est du pays,
dans le Dodécanèse, ainsi que sur le centre de
la mer Egée, dans l'archipel des Cyclades.
Jeudi
22 Octobre 2009
La flamme des Jeux
de Vancouver a été allumée en Grèce
OLYMPIE, Grèce - La flamme des Jeux d'hiver de
Vancouver a été allumée jeudi au cours d'une
cérémonie au coeur des ruines d'Olympie, en
Grèce, le domicile ancestral des Jeux
olympiques.
Lors de cette cérémonie, au Temple d'Héra, en
présence notamment du président du Comité
international olympique, Jacques Rogge, et du
directeur général du comité organisateur de
Vancouver, John Furlong, l'actrice grecque Maria
Nafpliotou, incarnant la grande prêtresse, a
capté l'énergie du soleil à l'aide d'un miroir
parabolique pour allumer un flambeau. Puis, à la
fin de la cérémonie, le skieur grec Vassilis
Dimitriadis, premier porteur du flambeau, est
sorti du stade pour entamer le segment grec du
relais de la flamme olympique de Vancouver 2010.
La flamme portée par M. Dimitrias est la même
qui allumera la vasque olympique le 12 février
2010, soit dans 113 jours, pour signaler le
début des Jeux olympiques d'hiver de 2010.
Avant d'arriver au Canada, la flamme olympique
sera portée sur 2180 kilomètres en Grèce. Pour
ce faire, le Comité Olympique Hellénique a
sélectionné quelque 600 porteurs de flambeau.
Puis, le vendredi 30 octobre, le relais de la
flamme olympique de Vancouver 2010 commencera
son voyage de 45 000 kilomètres d'un bout à
l'autre du Canada, à Victoria, en
Colombie-Britannique. Il s'agit du relais de la
flamme national le plus long de l'histoire
olympique. La flamme olympique arrivera en terre
canadienne à bord d'un aéronef affrété du
ministère de la Défense.
Rappelons que le flambeau olympique a été conçu
et fabriqué par la société canadienne
Bombardier. Les porteurs de flambeau porteront
porteront par ailleurs un costume conçu et
fabriqué par la Compagnie de la Baie d'Hudson,
une autre société canadienne.
Lundi
12 Octobre 2009
Le premier
Ministre George Papandreou a fait un discours devant l'Acropole pour la
cérémonie de l'anniversaire de la libération d'Athènes de l'occupation
Nazie. Athènes a été libérée le 12 Octobre 1944.
Mardi
06 Octobre 2009
Le
Premier ministre grec, George Papandréou, prête serment
Le nouveau Premier ministre
grec, le socialiste George Papandréou, a prêté serment mardi et devrait
annoncer dans les prochaines heures la composition de son gouvernement,
dont la priorité sera de sortir le pays de la crise économique.
La très solennelle cérémonie
de prestation de serment a eu lieu au palais présidentiel, deux jours
après la large victoire aux élections législatives du Parti socialiste,
le Pasok, qui a mis fin à cinq années de règne conservateur.
Le nouveau chef de
gouvernement a prononcé la formule rituelle la main posée sur les
Ecritures saintes, devant l'archevêque Hiéronyme II d'Athènes, chef de
l'Eglise orthodoxe grecque.
George Papandréou devrait
inclure dans une équipe resserrée des responsables de son parti et de
nouvelles personnalités dotées d'une solide expérience internationale.
Le ministère de l'Economie et des Finances devrait être scindé en deux,
mais ceux de l'Energie et de l'Environnement seront probablement
regroupés.
Les deux ministères de
l'Economie et des Finances devraient revenir, on ne sait dans quel
ordre, à la brillante économiste Louka Katseli et à George
Papaconstantinou, qui était porte-parole du Pasok, selon la presse.
Papaconstantinou, 47 ans, a
étudié l'économie à l'université de New York et à la London School of
Economics. Il a travaillé pour l'Organisation de coopération et de
développement économiques (OCDE) en France. Député européen depuis 2007,
il a été conseiller de l'ancien Premier ministre Costas Simitis en
1998-2000 avant de devenir en 2004 le spécialiste des affaires
économiques pour George Papandréou.
Katseli, 57 ans, était,
elle, conseillère économique d'Andreas Papandréou, le père de George,
Premier ministre de 1993 à 1996. Elle a fait ses études à Princeton et a
été professeur associé d'économie à Yale.
Le Pasok a remporté un
succès d'une ampleur inattendue aux élections législatives anticipées de
dimanche, raflant 160 des 300 sièges au parlement, alors qu'il n'en
détenait que 102 dans la précédente assemblée.
La défaite est sévère pour
les conservateurs de l'ancien Premier ministre Costas Caramanlis, qui
passent de 152 à 91 élus. La Nouvelle Démocratie réalise, avec 33,4% des
suffrages, le plus mauvais score de son histoire.
Pour Papandréou, il s'agit
en outre d'un triomphe personnel, lui qui avait échoué deux fois face à
Caramanlis depuis son accession en 2004 à la tête du Pasok, fondé par
son père Andreas.
George Papandréou est
confronté à une série de problèmes aussi urgents que profonds: déficit
budgétaire correspondant à six pour cent du PIB, chômage en forte
hausse, corruption endémique, crise de l'Education et de la Sécurité
sociale, tensions autour de l'immigration.
Le premier test pour le
nouveau chef du gouvernement interviendra début novembre, lorsqu'il
présentera au parlement son projet de budget qui doit être approuvé
avant la mi-décembre.
Dimanche
04 Octobre 2009
Les socialistes de retour au pouvoir en Grèce
Après cinq ans de règne conservateur, les socialistes du Pasok ont
largement remporté les élections législatives anticipées en Grèce,
s'engageant à combattre avec succès par la relance une crise économique
qui a provoqué la chute de leurs adversaires.
Après dépouillement des votes dans 50% des bureaux, les socialistes
remportent 43,6% des voix, contre 38,10% en 2007 et devraient ainsi
disposer de 160 sièges sur 300 au parlement.
Les conservateurs de la Nouvelle Démocratie, qui dirigeaient le
gouvernement sortant, recueillent 35% des suffrages, contre 41,84% il y
a deux ans, après avoir été attaqués sur leur gestion de la crise
économique et leur incapacité à lutter contre la corruption.
Le Premier ministre Costas Caramanlis a reconnu la défaite de son camp
et souhaité bonne chance à son rival socialiste.
"Je tiens à féliciter (le leader socialiste) George Papandréou pour sa
victoire.
Comme chaque Grec, j'espère qu'il réussira dans le grand défi qui
l'attend dans ces circonstances difficiles", a-t-il déclaré aux
journalistes.
"J'assume la responsabilité de la défaite et déclenche la procédure pour
l'élection d'un nouveau président du parti", a-t-il ajouté.
"Aujourd'hui, nous avons changé le cours des choses pour la Grèce et
pour nos vies. Aujourd'hui, nous entamons un grand effort national pour
remettre notre pays sur la voie du redressement, du développement et de
la création", a déclaré Papandréou aux journalistes, après avoir
revendiqué la victoire devant ses partisans enthousiastes.
L'extrême droite du LA.O.S passe de 3,8% des voix en 2007 à 5,5%, les
communistes de 8,15% à 7,2%, la coalition de gauche de 5,04% à 4,3% et
les écologistes de 1,05% à 2,3%.
Dans un concert d'avertisseurs, des milliers de militants socialistes en
liesse se sont rassemblés devant le siège du parti à Athènes en agitant
des drapeaux verts du Pasok.
Les analystes pensent que les marchés réagiront favorablement à l'issue
du scrutin.
"Non pas parce qu'ils avaient une préférence pour l'un des deux partis
mais parce que le nouveau gouvernement, avec une majorité absolue au
parlement, aura quatre années de visibilité pour appliquer son
programme", a expliqué Alexander Moraitakis, président de l'association
de courtiers en bourse Smeha.
Les chefs de file des deux formations, héritiers de dynasties
politiques, le socialiste George Papandréou et le conservateur Costas
Caramanlis, s'affrontaient pour la troisième fois.
Ils affichaient des programmes diamétralement opposés pour résorber un
déficit budgétaire béant et une dette publique qui échappe à tout
contrôle.
Caramanlis prônait deux années d'austérité, au nom de la
"responsabilité".
George Papandréou, pour sa part, plaidait pour un alourdissement de la
fiscalité sur les plus hauts revenus, proposant d'injecter trois
milliards d'euros dans l'économie pour relancer la croissance et
alimenter les recettes publiques.
La répartition des sièges se fait à la proportionnelle par grandes
circonscriptions, avec une prime qui attribue 40 députés supplémentaires
au parti arrivé en tête.
A son arrivée au pouvoir en 2004, Costas Caramanlis promettait de tirer
un trait sur une ère socialiste de plusieurs dizaines d'années émaillée
de nombreux scandales. De nouvelles affaires de corruption, auxquelles
la crise mondiale est venue s'ajouter, ont eu raison de l'enthousiasme
soulevé par les Jeux olympiques d'Athènes.
Après plusieurs années d'une croissance à 4%, l'évolution du PIB devrait
être nulle en 2009. La crise n'est pas aussi grave que dans certains
Etats membres de l'Union européenne, frappés par la récession, mais la
dette publique, évaluée à 103% du PIB cette année, accroît
considérablement la vulnérabilité de l'économie grecque.
Mercredi
23 Septembre 2009
Attentat à la bombe
dans le centre d'Athènes: pas de victime
Une bombe a explosé mercredi dans le centre d'Athènes près des locaux
d'un responsable
du Parti socialiste, provoquant des dégâts mais sans faire de victime.
Cet attentat visant un parti d'opposition survient un peu plus d'une
semaine avant les élections législatives anticipées grecques, convoquées
deux ans avant la date prévue.
Des appels anonymes à un quotidien et à une chaîne de télévision avaient
averti de la présence d'une bombe, permettant aux autorités d'évacuer le
secteur.
Selon les médias grecs, la déflagration s'est produite près des locaux
de Louka Katseli, le responsable du PS pour l'économie.
Dimanche 06 Septembre 2009
Les
socialistes en tête pour les législatives du 4
octobre
ATHENES (AFP) - Le parti socialiste grec PASOK,
dans l'opposition, devance de 6,7% points, le
parti conservateur au pouvoir Nouvelle
Démocratie (ND) en vue des élections
législatives du 4 octobre, selon un sondage
publié dimanche.
Il
s'agit du premier sondage publié depuis
l'annonce jeudi dernier des élections anticipées
par le Premier ministre conservateur et
président de la ND, Costas Caramanlis.
Selon ce sondage publié par le quotidien To Vima
(centre-gauche), le PASOK mené par Georges
Papandréou obtient 30,8% des intentions de vote
contre 24,1% pour la ND.
Suit le parti communiste grec (KKE) avec 7,1%
des intentions de vote, le parti
d'extrême-droite Laos avec 4,3% et le parti de
la gauche rénovatrice Syriza avec 3%. Plus de
26% des personnes interrogées n'ont pas fait de
choix.
Le sondage a été effectué par l'institut Kapa
research pour le compte de To Vima les 3 et 4
septembre auprès d'un échantillon national de
1.139 électeurs, par la méthode des quota, avec
une erreur maximum de 2,9%.
M. Caramanlis, qui dispose d'une seule voix de
majorité au parlement, a décidé de convoquer des
élections anticipées en raison de mesures
"indispensables" et "difficiles" à prendre pour
faire face à la crise mondiale qui frappe la
Grèce.
Samedi soir à Salonique (nord), M. Caramanlis a
affirmé dans un discours que "les conséquences
de la crise ne laissent aucun doute: deux années
difficiles nous attendent".
Il a souligné les mesures qu'il comptait prendre
pour sortir le pays de la crise: le contrôle
sévère des dépenses publiques prévoyant un gel
des salaires dans la fonction publique en 2010,
la "guerre" contre la fraude fiscale, et le
lancement de réformes structurelles.
Mercredi
02 Septembre 2009
Deux attentats à la bombe, la Bourse endommagée
Deux attentats à la bombe ont été commis mercredi en
Grèce, l'une devant la Bourse d'Athènes,
qui a été fortement endommagée, et l'autre dans le
nord, à Salonique, devant un bâtiment administratif,
rapporte la police.
L'attentat de Salonique n'a pas fait de victimes et
les dégâts y sont mineurs.
On
ignore pour l'heure si les deux explosions sont
liées. Ces actes n'ont pas été revendiqués, même si
les premiers éléments de l'enquête conduisent la
police à penser que l'auteur de l'attentat d'Athènes
pourrait être le groupuscule d'extrême gauche Lutte
révolutionnaire, apparu en septembre 2003 après le
démantèlement de l'organisation du 17-Novembre.
Dans
la capitale, la bombe, de 15 kg, avait été placée à
l'intérieur d'un véhicule. Outre les dégâts à la
Bourse, elle a mis le feu à huit véhicules et fait
un blessé léger. Un correspondant avait averti un
journal
grec de l'imminence de l'explosion.
La
Bourse a néanmoins ouvert comme d'habitude.
«
Malgré les dégâts matériels très importants
provoqués par l'explosion d'aujourd'hui, les Bourses
d'Athènes et de Chypre fonctionneront normalement »,
ont déclaré en début de matinée les autorités
boursières dans un communiqué. Ces deux Bourses
partagent une plateforme d'échanges commune
dans la capitale grecque.
Selon
la police, la composition de l'explosif utilisé à
Athènes était comparable à celle d'autres bombes
posées par le passé par Lutte révolutionnaire.
En 2007, cette organisation de
guérilla urbaine avait lancé une grenade contre
l'ambassade des
États-Unis
à Athènes, endommageant sa façade. Cette année, elle
a grièvement blessé un policier devant le ministère
de la Culture, au cours d'une fusillade.
Les
violences – coups de feu et explosions – se
multiplient en Grèce depuis les émeutes de décembre
dernier, provoquées par la mort d'un adolescent tué
par la police. Elles ont été revendiquées par des
groupuscules
d'extrême gauche et anarchistes.
Mardi
25 Août 2009
Incendies maîtrisés en
Grèce, le gouvernement pointé du doigt
Les
incendies qui ont ravagé les environs d'Athènes
des jours durant sont éteints. Une porte-parole
des pompiers grecs l'a officiellement annoncé,
mardi soir 25 août, au grand soulagement d'une
population traumatisée :
"Il n'y a aucun
incendie actuellement en Grèce." Les
pompiers, a-t-elle ajouté, restaient cependant
mobilisés "pour
parer à toute éventuelle reprise de feu" en
Attique, la région d'Athènes où les incendies
ont dévasté depuis vendredi plus
de 20 000 hectares de forêts et terres
agricoles.
Les feux maîtrisés, la polémique peut démarrer
sur les "erreurs"
dont la presse et nombre d'habitants accusent le
gouvernement dans la gestion du désastre. Deux
ans après les graves incendies de l'été 2007,
qui avaient fait 77 morts, la presse taxe le
gouvernement d'incompétence, pointant des
"erreurs fatales".
"Il n'existe pas
d'alibi pour l'incroyable désastre de la région
d'Athènes", estimait mardi le journal
To Vima,
accusant le gouvernement d'avoir maintenu les
pompiers en sous-effectif de 3 000 personnes.
To Vima a
publié en première page une liste de dix
incendies importants depuis 1981, qui auraient
dû servir de leçon aux responsables.
"Ces incendies doivent sonner le glas de
l'inefficacité de l'Etat, qui frise
l'illégalité", s'est
aussi insurgé le chef de l'opposition
socialiste,
George
Papandreou,
alors que des élections législatives doivent
être organisées avant le
mois de mars.
Les maires de la dizaine de communes touchées
par le feu n'ont cessé de réclamer pendant
l'incendie l'aide de moyens aériens et de
nombreux résidents se sont plaints d'être
abandonnés seuls face au feu par les pompiers,
dénonçant des secours tardifs et mal coordonnés.
Mais un pompier avait rétorqué qu'ils ne
pouvaient "pas
faire de miracle".
"Nous ne sommes
pas rentrés chez nous depuis vendredi, nos
familles sont inquiètes", avait-il ajouté
sur une radio, demandant
"aux gens de ne
pas (les) insulter".
Le journal
Ethnos a
pour sa part tourné en dérision le porte-parole
du gouvernement,
Vanguélis
Antonaros,
pour avoir "rendu
les pins responsables de l'incendie".
"Les pins sont de
jolis arbres mais dans un certain sens ils sont
un facteur aggravant dans la propagation des
incendies", avait déclaré lundi M.
Antonaros.
Le débat se concentre en outre sur l'origine des
incendies. Un procureur a demandé l'ouverture
d'une enquête pour vérifier si plusieurs des
sinistres n'étaient pas d'origine criminelle.
Plusieurs incendies ont par le passé été
déclenchés dans cette région par des promoteurs
immobiliers avides de récupérer des terrains
pour les rendre constructibles.
Athènes, capitale surpeuplée de cinq millions
d'habitants, s'est étendue dans la région de
l'Attique à la faveur d'un système anarchique
qui finit par légaliser des constructions
pourtant bâties en zone inconstructible. La
presse et certains partis politiques pointent
ainsi du doigt le vide juridique qui encourage
les promoteurs à faire brûler des zones
inconstructibles pour y faire pousser de façon
illégale des villas.
Mardi soir, le
gouvernement a annoncé un vaste plan de
dédommagement pour les victimes, les
agriculteurs, les préfectures et les
municipalités touchées. Il a affirmé que
l'environnement serait rétabli dans son état
initial. "Là ou
se trouvait une forêt, la forêt sera rétablie,
sans exception", a assuré
Vanguélis
Antonaros.
Dans un premier
bilan provisoire pour l'Attique, le ministère de
l'environnement et des travaux publics a chiffré
lundi à environ 150 le nombre d'habitations
endommagées. Les assureurs, eux, pensent que le
montant des dommages réclamés par les
propriétaires des maisons détruites sera limité,
nombre de propriétés n'étant pas assurées dans
cette région. "En
Grèce, seulement 10 % des maisons sont assurées
contre les dégâts dus aux incendies et dans le
nord-est de l'Attique, cela pourrait tourner
autour de 20 %", souligne
Nikos
Halkiopoulos,
de l'assureur
European
Reliance.
Dimanche
23 Août 2009
Des habitants regardent les flammes de la banlieue
d'Anthousa, près d'Athènes
Situation "tragique", selon
le gouverneur du Grand
Athènes
Les pompiers recensaient
dimanche soir un total de
quelque 90 feux sur tout le
territoire, notamment sur
les îles
d'Evia et Skyros en mer Egée
et celle de Zakynthos dans
l'ouest du pays.
L'incendie le plus violent
s'étendait sur des dizaines
de kilomètres carrés dans la
région Attique (nord-est
d'Athènes), où l'état
d'urgence a été déclaré
samedi. Yiannis Sgouros,
gouverneur du Grand Athènes,
a évoqué une situation
"tragique". Les feux brûlent
de façon incontrôlée "sur de
nombreux fronts". Athènes
"avait une zone de verdure
qui maintenant a disparu",
a-t-il ajouté. Au moins
15.000 hectares de pinèdes
et de broussailles ont été
carbonisés,
selon les estimations
officielles.
Dans la région de Marathon,
au nord-est d'Athènes, les
flammes se rapprochaient du
site archéologique de
Rhamnus, comportant des
temples datant de 2.500 ans.
Le maire de Marathon, Spyros
Zagaris, a déclaré à la
télévision grecque "supplier
le gouvernement d'envoyer
des avions et hélicoptères".
M. Zagaris et d'autres
responsables locaux ont
reproché au gouvernement de
ne pas avoir de plan de
lutte anti-incendie.
"Ce n'est pas le moment de
la critique, dans ces
conditions tragiques. Nous
livrons un combat
difficile", a répondu le
ministre des Finances
Yiannis Papathanassiou.
Les autorités ont ordonné
dimanche l'évacuation des
10.000 habitants d'Agios
Stefanos, ville située à
23km au nord d'Athènes.
Certains ont désespérément
tenté de sauver leurs
maisons, luttant contre les
flammes à coups de branches
d'arbres ou déversent de
l'eau à l'aide de seaux ou
tuyaux d'arrosage. Mais le
feu a gagné du terrain,
détruisant habitations et
véhicules.
Avions et hélicoptères
bombardiers d'eau ont repris
dimanche à l'aube leurs
rotations suspendues pendant
la nuit. Les incendies,
favorisés par les vents
violents et le climat sec,
sont repartis pourtant après
leur passage, comme dans la
forêt autour d'Agios
Stephanos. "Les cônes de pin
sont comme des projectiles,
ils couvrent aussi de
longues distances, et
disséminent les flammes",
explique Avraam
Passipolaridis, maire de
Drossia, au nord d'Athènes.
"Tout brûle autour de moi",
a-t-il expliqué.
Au milieu des coupures
d'électricité et d'eau, les
habitants des zones menacées
ont fui à pied, à moto et en
voiture, à la dernière
minute pour nombre d'entre
eux. "Nous appelons tout le
monde à suivre les
instructions des
responsables", a lancé le
Premier ministre grec Costas
Karamanlis. "Les autorités
fournissent un effort énorme
pour relever ce défi très
difficile", a-t-il dit. "Les
pompiers, les soldats et
volontaires sont fatigués,
et leur équipement aussi", a
de de son côté déclaré le
vice-ministre de l'Intérieur
Christos Markoyiannakis.
Selon le porte-parole des
pompiers Yiannis Kapakis,
"14 avions, dont deux
viennent d'Italie et neuf
hélicoptères combattent les
flammes, aux côtés de
centaines de pompiers, de
volontaires et de soldats.
Ils seront bientôt rejoints
par deux avions de France
(des Canadair, NDLR) et un
hélicoptère de Chypre, qui
va également envoyer quatre
véhicules et 60 pompiers",
a-t-il précisé. Six avions
et hélicoptères autrichiens
sont par ailleurs attendus,
a précisé le ministère grec
de la Défense.
Il s'agit des plus violents
incendies en Grèce depuis
ceux qui avaient fait plus
de 70 morts dans le sud du
pays en 2007. Le chef du
Parti communiste Aleka
Papariga et celui du
Rassemblement populaire
orthodoxe (droite populiste)
Giorgos Karatzaferis ont
accusé le gouvernement de ne
pas avoir tiré les leçons de
la catastrophe d'il y a deux
ans.
Samedi
22 Août 2009
Etat d'urgence en Grèce en raison d'un
violent incendie
Les autorités grecques ont déclaré
samedi l'état d'urgence devant la
progression d'un important incendie
qui s'est déclaré dans la matinée
près de la ville de Marathon, à une
quarantaine de kilomètres au
nord-est d'Athènes, et fait
désormais rage sur trois fronts.
Samedi soir, l'incendie menaçait des
faubourgs nord de la capitale,
Rodopolis et Stamata.
«Au total, 65 feux se sont déclarés
à travers la Grèce depuis vendredi
soir», a affirmé un porte-parole des
pompiers, Yiannis Kalpakis
Malgré les moyens mis en oeuvre -
neuf avions, cinq hélicoptères et 35
véhicules -, le feu continuait à se
développer en direction des
localités de Grammatiko, Kalentzi et
Varnavas. Habitants et volontaires
tentaient désespérément d'empêcher
les flammes d'embraser les
habitations.
«C'est l'un des pires incendies à
avoir jamais frappé la partie est de
la capitale», a estimé samedi un
responsable de la protection civile,
Dimitris Karamessinis.
Le sinistre était attisé par des
vents violents et les pompiers
redoutaient une extension des
flammes vers l'ouest.
Policiers et pompiers ont enjoint
aux habitants de partir
immédiatement et des évacuations se
déroulaient, en voiture, à moto ou à
pied. «La nuit qui vient [de samedi
à dimanche] s'annonce
particulièrement difficile, a
souligné un porte-parole des
pompiers.
Nous appelons toutes les personnes
proches de la zone où a éclaté
l'incendie à quitter rapidement les
lieux pour leur propre sécurité et
afin de ne pas interférer avec le
travail des pompiers.»
Le feu a
parcouru des zones boisées, des broussailles et des
terres agricoles, détruisant des oliveraies, mais aucune
victime n'était jusque là à déplorer. L'armée grecque a
en outre confirmé le déménagement de missiles et de
munitions d'une base militaire située à proximité de
Marathon.
Avec des
températures souvent supérieures à 40° centigrades
et des vents saisonniers puissants, la Grèce est
particulièrement vulnérable aux incendies de l'été
qui ont déjà ravagé des milliers d'hectares de
forêts et de terres agricoles. Les pompiers grecs
font quotidiennement face depuis le début de l'été à
des dizaines de départs de feu, mais ont réussi
jusque là à prévenir toute catastrophe.
Le pays avait été sinistré en août 2007 par une
vague d'incendies, qui avait fait 77 morts et
détruit plus de 250.000 hectares, principalement
dans le Péloponnèse et sur l'île d'Eubée.
Jeudi
20 Août 2009
Les services de lutte contre les incendies en état d'alerte
Au moins
un entrepôt a été détruit à Magoula, à une trentaine
de kilomètres au nord-ouest de la capitale. Selon
des responsables des services de lutte contre les
incendies, cinq hélicoptères bombardiers d'eau
étaient mobilisés pour empêcher le feu d'atteindre
des habitations. Mais des vents violents gênaient
les opérations de largage d'eau sur la zone et les
flammes se trouvaient à moins d'une centaine de
mètres de maisons.
"Les
conditions resteront difficiles pendant 24 heures
supplémentaires et le service de lutte contre les
incendies a été placé en état d'alerte nationale", a
annoncé un porte-parole Yiannis Kappakis en
exhortant les habitants à faire preuve de prudence
et à "ne pratiquer aucune activité qui pourrait
augmenter le risque d'incendie".
Dans
l'ouest de la Grèce, des responsables ont précisé
qu'une maison avait été endommagée alors qu'un
incendie faisait rage aux abords d'Astakos, une
ville côtière à quelque 320km au nord-ouest
d'Athènes.
Trois
autres incendies ont également été rapportés, un sur
l'île de Céphalonie, un au nord-est d'Athènes et un
troisième près de la frontière de la Grèce avec
l'Albanie.
Les
incendies de forêt font des ravages en Grèce tous
les étés. En 2007, année particulièrement
meurtrière, ils avaient causé la mort de plus de 70
personnes.
Lundi
17 Août 2009
Un village menacé par un incendie dans le
centre de la Grèce
Un village du centre de la Grèce se trouvait lundi
sous la menace d'un incendie de forêt qui a détruit
des fermes isolées et des champs d'oliviers, ont
annoncé les autorités locales.
Des habitants de Prodormos, localité située à une
centaine de kilomètres à l'ouest d'Athènes,
participaient à la lutte contre les flammes à l'aide
tuyaux d'arrosage et de bêches.
Les
enfants et les personnes âgées ont été conduits sur
la principale place du village par mesure de
précaution, a précisé le maire de la localité à la
radio.
"Je
ne vois pas comment le feu va cesser si le vent ne
faiblit pas", a commenté Constantine Kovanis.
Un
avion Canadair, quatre hélicoptères, 26 engins de
secours et 90 pompiers ont été dépêchés sur place.
Toutefois, un porte-parole a précisé que les forts
vents rendaient difficiles les sorties aériennes.
Mercredi
5 Août 2009
Mort de Makarezos, l'un des membres de la
dictature des colonels
ATHENES - Nikolaos Makarezos, l'un des officiers
à la tête de la Grèce pendant la dictature des
colonels, entre 1967 et 1974, est mort à l'âge
de 90 ans, rapportent mercredi les médias grecs.
Le colonel Makarezos, en charge de la politique
économique du régime, ministre de la
Coordination puis vice-Premier ministre de la
junte dominée par George Papadopoulos, est mort
lundi et a été enterré mardi, selon les médias.
Il avait été arrêté à la chute du régime en 1974
et condamné à mort pour trahison, une peine
commuée ensuite en prison à vie. Il a été libéré
en 1990 en raison de son état de santé.
Avec le colonel Papadopoulos et le brigadier
Stylianos Pattakos, il avait mené un coup d'Etat
pour s'emparer du pouvoir le 21 avril 1967. La
démocratie a été restaurée en 1974 après la
crise chypriote, qui a conduit la Turquie a
occuper l'île.
Samedi
1er Août 2009
Grèce: incendies de forêt à
Corinthe, dans le
Péloponnèse
ATHENES (AFP) - Un violent incendie de forêt
s'est déclaré samedi après-midi près du village
de Kehries, dans le département de Corinthe
(Péloponnèse, sud), a-t-on appris auprès des
sapeurs-pompiers.
Six avions, un hélicoptère et 21 véhicules avec
80 hommes ont été dépêchés sur place pour
maîtriser le feu, qui brûlait une pinède.
Peu auparavant, un autre feu, qui s'était
déclaré dans le même département, a été
circonscrit par les pompiers, après avoir ravagé
des cultures et des broussailles.
La Protection civile a placé samedi la région
d'Athènes, le nord-ouest du Péloponnèse et
l'Eubée, au niveau 4 des risques d'incendies sur
une échelle de 5, en raison des températures
élevées (35° Celsius), de la sécheresse et de
forts vents.
Depuis le début de la semaine, plus de 60 feux
ont éclaté dans le pays, les plus importants
étant ceux qui ont frappé l'île touristique de
Skopélos, dans les Sporades (nord de l'Egée), et
l'île d'Eubée, au nord-est d'Athènes.
Vendredi 31
Juillet 2009
La
Grèce décidée à vacciner toute sa population
contre la grippe A
ATHENES (AFP) - La Grèce a été le premier pays à
annoncer vendredi sa volonté de vacciner cet
automne toutes les personnes résidant sur son
territoire contre la grippe A (H1N1) alors que
plusieurs pays se préparent à des vaccinations
massives de leur population ou ciblées sur les
personnes sensibles.
Le ministre de la Santé, Dimitris Avramopoulos,
a déclaré à la presse que "sur instruction du
Premier ministre (Costas Caramanlis), il a été
décidé de vacciner tous les ressortissants et
résidents du pays, sans exception".
Il a précisé que la décision comprenait tous les
citoyens grecs et tous les résidents y compris
les immigrés même clandestins. Les personnes
devront en accord avec la loi déposer une
demande de vaccination.
Les vaccinations porteront en priorité sur le
personnel hospitalier et soignant.
Le ministre a précisé que le gouvernement avait
commandé 24 millions de doses dont la première
partie arrivera en Grèce le 15 septembre. Les
autorités sanitaires grecques attendront le feu
vert des responsables européens et de
l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour
commencer les vaccinations.
Plus de 700 cas de grippe A(H1N1) ont été
enregistrés en Grèce, dont 95% ont été bénins.
Quinze personnes sont actuellement hospitalisées
dont trois cas sont graves, notamment celui
d'une adolescente britannique de 16 ans.
Dans le monde, plusieurs pays ont annoncé des
campagnes massives de vaccination mais jamais
comme la Grèce sur l'ensemble de leur
population.
Aux Etats-Unis, pays durement touché avec plus
de 250 morts, les responsables ont annoncé une
vaste campagne concernant quelque 160 millions
de personnes, de sujets à risques ou à
complications, qui seront vaccinées en priorité
cet automne.
Les autorités sanitaires américaines ont
également identifié un groupe prioritaire de 41
millions d'individus qui seront vaccinés en
premier lieu si les doses n'étaient pas prêtes
en nombre.
En Europe, la Grande-Bretagne, où plus de
100.000 personnes étaient infectées la semaine
dernière et où 31 malades sont morts, a commandé
132 millions de doses de vaccin.
L'Espagne, qui compte plus de 1.800 cas
confirmés et sept décès liés au virus, a
commandé 37 millions de vaccins. Madrid a
annoncé que 40% de la population devrait être
vaccinée.
En France, qui a dépassé le cap des mille
patients et qui a enregistré jeudi son premier
décès lié au virus, les services de santé ont
stocké quelque 33 millions d'antiviraux. 94
millions de doses de vaccin ont été commandées,
avec une option de 36 millions supplémentaires.
Elles seront disponibles d'ici octobre.
Les autorités autrichiennes préparent aussi une
campagne de vaccination de masse dans le pays où
73 cas de grippe porcine ont été recensés.
En Hongrie, un décès lié à la grippe porcine a
été enregistré et les responsables ont commandé
quatre millions de vaccins.
En Israël, le Premier ministre Benjamin
Netanyahu a ordonné mercredi dernier d'acheter
suffisamment de vaccins pour couvrir l'ensemble
de la population. Israël a enregistré lundi un
premier cas mortel, tandis que près de 900
personnes sont atteintes du virus.
Selon le dernier bilan de l'OMS, publié lundi
dernier, le virus A(H1N1) de la grippe porcine a
fait 816 morts confirmés par des analyses de
laboratoire à travers le monde. L'Amérique du
Nord et du Sud sont de loin les régions les plus
touchées, avec 707 morts.
Mardi
28 Juillet 2009
Le feu aux portes d'Athènes
Deux incendies se sont déclarés mardi dans la
banlieue nord d'Athènes, obligeant les autorités à
fermer partiellement l'autoroute reliant la capitale
grecque à son aéroport international.
Trois avions bombardiers d'eau et deux hélicoptères
combattaient les flammes, attisées par de forts
vents, dans les secteurs d'Aspropyrgos et d'Ano
Liosia, ont précisé les pompiers.
Le
Département des pompiers avait lancé une mise en
garde en raison d'un risque élevé d'incendies pour
le Grand Athènes, plusieurs autres régions de l'est
du pays ainsi que l'île de Crête.
Dimanche, déjà, une cinquantaine de feux de forêt
s'étaient déclarés à travers la Grèce. Le plus
important, sur l'île de Zakynthos (ouest), a pris au
piège environ 70 vacanciers grecs et étrangers qui
ont dû être évacués par bateau. AP
Dimanche 26 Juillet 2009
Plus de 50 feux de forêt à
travers la Grèce
Attisés par de forts vents, plus de 50 incendies de
forêt se sont déclarés ce dimanche à travers la
Grèce.
Le plus
important, un feu de broussailles sur l'île de
Zakynthos (ouest), a pris tôt dans la soirée et
continuait à se propager en début de nuit. Il a pris
au piège environ 70 vacanciers grecs et étrangers
qui ont dû être évacués par bateau. Il menace par
ailleurs l'habitat naturel des tortues marines
caouannes.
Les
vents devraient se renforcer lundi pour atteindre
jusqu'à 74km/h. Les autorités craignent que de
nouveaux foyers n'apparaissent.
Mercredi
15 Juillet
2009
ATHÈNES (AFP) - campagne pour le sauvetage des
oliviers centenaires en Crète
Une campagne pour recenser et sauver des
oliviers "multi-centenaires" de l'île de Crète a
été lancée par l'Ecole technologique d'Agronomie
de Crète (sud) et plusieurs associations
locales, a-t-on appris mercredi auprès de cet
établissement.
"Notre établissement participe à cette
initiative entreprise par des associations
culturelles et environnementales locales afin de
protéger ces +monuments naturels+ et recenser
ces arbres en déterminant leur âge avec des
méthodes de calcul fiables", a dit à l'AFP
Dimitris Lidakis, directeur de l'Ecole
d'Agronomie de Crète.
En raison de la crise dans le secteur du
commerce des olives et de l'huile d'olive, de
nombreuses plantations d'oliviers sont laissées
à l'abandon sur l'île, "ce qui risque de faire
disparaître des arbres ayant une valeur
+archéologique+", estime de son côté Bella
Lasithiotaki, une journaliste crétoise, à
l'origine de cette initiative.
A
titre d'exemple, Mme Lasithiotaki fait état d'un
olivier dans le village de Vrysses, près de
Rethymno (nord de l'île), dont le tronc a une
circonférence d'environ 20 mètres et qui aurait
plus de mille ans.
Mais si le périmètre du tronc des vieux
oliviers, dépassant souvent les six mètres,
reste "souvent l'un des éléments le plus
impressionnant, cela n'est pas toujours le
critère prépondérant pour déterminer l'âge de
l'arbre", explique M. Lidakis.
"Nous allons profiter de ce recensement pour
faire avancer nos recherches sur les méthodes de
calcul de l'âge des oliviers et trouver
l'équipement adéquat", a-t-il ajouté
Dimanche 05 Juillet
2009
Un
journaliste Grec libéré en Iran
La
télévision officielle iranienne a annoncé
dimanche que le journaliste gréco-britannique du
Washington Times
Iason Athanasiadis, arrêté il y a deux semaines
à Téhéran pour « activités illégales », avait
été libéré.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne,
Hassan Qashqavi, a dit à l'agence ISNA qu'il
avait été arrêté « pour des activités
contradictoires avec le journalisme et en
relation avec les récentes émeutes de rue ».
Il a précisé à la télévision que le journaliste
grec avait été libéré « grâce aux efforts
humanitaires réalisés par l'émissaire iranien en
Grèce ».
L'ambassade de Grèce à Téhéran avait identifié
le journaliste comme Iason Athanasiadis-Foden,
qui possède la double nationalité grecque et
britannique.
Le Washington Times l'avait envoyé en Iran pour
couvrir les événements qui ont suivi les
élections présidentielles
Vendredi 03 Juillet
2009
Grèce: un haut magistrat et
le fisc visés par des
attentats à Athènes
ATHENES (AFP) - Des attentats attribués par la
police à l'extrême gauche ont visé à Athènes
vendredi le fisc et un institut sur
l'immigration, au lendemain de l'explosion d'une
charge sous le véhicule du président du Conseil
d'Etat, la plus haute autorité administrative en
Grèce.
Une bombe a explosé vendredi matin à l'aube
devant un bureau des services fiscaux dans le
quartier d'Ambélokipi, proche du centre
d'Athènes, provoquant d'importants dégâts
matériels et un début d'incendie vite maîtrisé
par les pompiers, a indiqué la police grecque.
Une demi-heure avant l'explosion, survenue à
environ 04H37 locales (01H37 GMT), marquée par
une forte déflagration, des inconnus avaient
téléphoné à deux quotidiens grecs pour prévenir
de l'imminence de cette explosion, selon la même
source.
Les services antiterroristes de la police ont
été chargés de l'enquête, et la police
"soupçonne le groupe d'extrême gauche Lutte
révolutionnaire d'être responsable de cet
attentat", a indiqué une source policière. Lutte
révolutionnaire (EA) avait notamment lancé une
roquette sur l'ambassade des Etats-Unis à
Athènes en 2007.
Considéré comme le groupe local le plus
dangereux et inscrit sur la liste des
organisations terroristes de l'Union européenne,
EA avait notamment attaqué à la mitraillette et
à coup de grenades un commissariat en février à
Korydallos, dans la banlieue ouest d'Athènes. Le
groupe a également revendiqué récemment des
attentats à la bombe, dont l'un raté, contre une
succursale et le siège athénien de la banque
américaine Citibank
La police a également indiqué qu'une charge
avait explosé jeudi en milieu de journée sous la
voiture de service du président du Conseil
d'état, le juge Panagiotis Pikrammenos qui a
pris ses fonctions le jour même. La voiture
était garée sur un parking proche du Conseil
d'Etat, au centre d'Athènes, et l'explosion qui
a détruit le véhicule n'a pas fait de blessé, a
ajouté la même source.
Par ailleurs, de l'essence enflammée a été jetée
tôt vendredi matin sur les bureaux athéniens
d'un institut de recherche sur l'immigration,
l'Imepo, dépendant du ministère de l'Intérieur,
provoquant des dégâts mineurs, a ajouté la
police.
La vitrine de l'Imepo a été brisée et du
mobilier détruit par les flammes. Ces deux
dernières attaques sont sans doute également "le
fait de petits groupes d'extrême gauche
autonomes, mais sans lien avec le groupe Lutte
révolutionnaire", a indiqué à l'AFP le
porte-parole de la police, Panagiotis Stathis.
"Nous pensons que l'Imepo a été visé car cet
institut fait partie des rouages de l'Etat et
que sa politique ne correspond pas aux idées (de
l'extrème gauche) selon lesquelles tous les
réfugiés devraient se voir accorder l'asile en
Grèce", a ajouté M. Stathis. "L'extrême gauche
ne désarme pas et en s'en prenant à l'Imepo,
elle entend sans doute dénoncer le peu
d'activité de ce think-tank et le peu de
résultats obtenus par le gouvernement grec en
matière d'intégration des immigrés", a estimé de
son côté une source diplomatique européenne.
Des attentats à l'explosif sont fréquents à
Athènes et à Salonique (nord) et sont souvent
imputés à des groupes d'extrême gauche ou à la
mouvance anarchiste.
Les actes de violence contestataire et les
attentats se sont multipliés en Grèce depuis la
mort en décembre dernier d'un adolescent, tué
lors d'une bavure policière dans le quartier
d'Exarchia, dans le centre de la capitale. Sa
mort a provoqué des troubles urbains pendant
plusieurs semaines.
Vendredi 19 Juin
2009
Le
nouveau musée de l'Acropole inauguré samedi
Le
nouveau musée de l'Acropole sera inauguré en grande
pompe samedi à Athènes. Le bâtiment aéré de verre,
de marbre et de béton, qui s'élève sur trois niveaux
au pied de la célèbre colline, est prêt à recevoir
sa pièce maîtresse: les fragments de frise du
Parthénon que le British Museum refuse toujours de
restituer à la Grèce.
Depuis plus de 25 ans, la Grèce réclame le retour de
ces sculptures du Ve siècle avant Jésus-Christ,
appelées les "marbres d'Elgin", du nom de
l'ambassadeur britannique qui les fit démonter au
début du XIXe siècle. Le musée doit servir de
"catalyseur pour le retour des marbres du
Parthénon", a expliqué le ministre de la Culture
Antonis Samaras mercredi, alors que des prêtres
orthodoxes bénissaient les lieux.
L'établissement imaginé par l'architecte
franco-suisse Bernard Tschumi, conçu comme un écrin
pour les frises, est aussi "le symbole d'une Grèce
moderne (...) qui rend hommage à son passé avec des
oeuvres comparables à celles de nos ancêtres", a
ajouté le ministre. Un symbole à 130 millions
d'euros qui était initialement censé ouvrir ses
portes pour les Jeux olympiques à Athènes en 2004.
Plusieurs chefs d'Etat et de gouvernements sont
attendus pour l'inauguration samedi, avant l'entrée
du public à partir de dimanche.
Le
nouveau musée, perché sur pilotis à 400 mètres
environ en contre-bas du Parthénon sur lequel il
ouvre de vastes baies vitrées, joue avec la lumière
du soleil et les éclairages artificiels selon les
heures du jour ou de la nuit, au pied des temples
illuminés de l'Acropole. Après de longs mois de
déménagement des oeuvres de l'Acropole et d'autres
musées, il accueille désormais plus de 4.000 oeuvres
dans un espace de quelque 14.000m2.
Bâtir
dans ces lieux représentait une gageure. Construit
entre 447 et 432 avant JC, au faîte de la gloire
d'Athènes, pour honorer la déesse Athéna patronne de
la cité antique, le Parthénon, un temps converti en
église chrétienne, a traversé les âges, jusqu'à un
tir de canon vénitien dévastateur en 1687. Environ
la moitié des sculptures restantes au XIXe siècle
ont été démontées par Lord Elgin alors que la Grèce
appartenait à l'empire Ottoman.
Le
Parthénon, estime Bernard Tschumi, "est l'une des
constructions les plus parfaites, qui a inspiré des
générations pendant des siècles d'architecture
occidentale". "En même temps, comme je le dis
souvent, en tant qu'architecte vous devez être,
surtout dans ce cas précis, à la fois humble et très
arrogant", poursuit-il.
"Ce
que nous avons essayé de faire, c'est d'être aussi
simples, aussi clair et aussi précis que possible en
établissant un lien visuel entre le Parthénon, le
musée et ses magnifiques sculptures, et les fouilles
archéologiques", explique l'architecte. "Je suis
convaincu que tôt ou tard les marbres du British
Museum reviendront à Athènes."
Mercredi 17 Juin
2009
Grèce: un policier du
service anti-terroriste tué
à Athènes
ATHÈNES (AFP) - Un policier grec du service
anti-terroriste a été tué par balles mercredi
par des inconnus dans une banlieue d'Athènes,
nouvelle attaque contre la police depuis les
émeutes de décembre en Grèce.
Le policier Nektarios Savas, qui se trouvait
dans une voiture banalisée à l'arrêt, a été la
cible de tirs d'armes automatiques alors qu'il
gardait le domicile d'un témoin dans une affaire
de terrorisme.
Il a été atteint d'une quinzaine de balles
tirées à bout portant par trois inconnus qui
circulaient à moto. Il a été transféré peu après
dans un hôpital où les médecins ont constaté son
décès.
M. Savas, 41 ans, était marié et père d'un
enfant. L'enquête a été confiée au service
anti-terroriste auquel appartenait la victime.
L'attaque a eu lieu à 06h20 locales (03h20 GMT).
Le policier venait de prendre son service pour
protéger le domicile de Sofia Kyriakidou, témoin
dans le procès en 2004 du groupe terroriste grec
Lutte révolutionnaire populaire (ELA) contre son
ex-mari Angeletos Kanas, un membre du groupe.
Arrêtés en février 2003, quatre membres du
groupe ELA avaient été condamnés en octobre 2004
en première instance à 25 ans de prison, avant
d'être tour à tour remis en liberté
conditionnelle, la plupart pour raisons
médicales.
Apparu en 1974, après la chute de la dictature
des colonels, ELA a cessé ses activités en 1995,
après quelque 250 attentats, visant pour
l'essentiel des cibles américaines, policières,
des banques et des organismes publics.
"Aucun groupe n'a revendiqué pour l'instant
l'attentat", a précisé le porte-parole de la
police, Panagiotis Stathis.
Il s'agit de la troisième attaque contre des
policiers depuis décembre, a souligné M.
Stathis.
Deux groupes terroristes locaux issus de
l'extrême gauche, "Lutte révolutionnaire" (EA),
actif depuis 2003, et la "Secte des
révolutionnaires", apparue en février dernier,
ont multiplié les actions violentes depuis les
émeutes qui ont secoué le pays en décembre après
la mort d'un adolescent tué par un policier à
Athènes.
Ils ont notamment mitraillé un ministère où ils
ont grièvement blessé un policier, et le
commissariat de Korydallos dans la banlieue de
la capitale, faisant des dégâts matériels.
EA, qui figure sur la liste des organisations
terroristes établie par l'Union européenne, a
revendiqué jusqu'ici onze attentats à Athènes.
Le groupe s'en prend régulièrement aux forces de
l'ordre, avec un retentissant attentat contre un
commissariat à Athènes à 100 jours des jeux
Olympiques de 2004, et un attentat raté à la
bombe en 2006 contre un ancien ministre de
l'Intérieur, Georges Voulgarakis. EA avait alors
affirmé avoir voulu l'"exécuter".
Le groupe a aussi perpétré en janvier 2007 un
attentat à la roquette contre l'ambassade
américaine à Athènes, sans faire de victime.
Selon les experts, EA se pose en successeur du
groupe grec du 17-Novembre, responsable de 23
assassinats entre 1975 et 2000 et démantelé en
2002. Ce groupe avait notamment tué des
policiers, un en 1986 et un autre en 1991.
"Secte des révolutionnaires" est apparu le 5
février avec le mitraillage du commissariat de
Korydallos, dont l'objectif revendiqué était de
tuer les policiers présents.
Dans un texte extrêmement violent, le groupe
avait par ailleurs menacé "d'exécuter"
aveuglément des policiers grecs.
Mardi 16 Juin
2009
Nouveaux incendies près d'Athènes
ATHENES - Plusieurs nouveaux incendies se sont
déclarés mardi près d'Athènes, selon les
autorités qui ont précisé qu'un feu important
était quasiment éteint dans la banlieue de la
capitale après avoir fait rage pendant 24 heures
et menacé plusieurs maisons.
Les sapeurs-pompiers ont réussi à maîtriser
partiellement un sinistre qui a éclaté mardi
près du cap Sounion, situé à quelque 70km au sud
d'Athènes. Trois autres petits foyers se sont
déclarés peu après à proximité de la capitale.
Un peu plus tôt dans la journée, les
sapeurs-pompiers sont pratiquement parvenus à
maîtriser totalement un incendie qui avait
éclaté la veille. Une exploitation agricole a
été incendiée tandis que le feu a atteint les
abords de maisons dans deux banlieues d'Athènes.
Des centaines de feux de forêt éclatent chaque
été en Grèce. En 2007, plus de 70 personnes ont
péri dans des incendies qui ont ravagé le sud et
le centre de la Grèce.
Dimanche 07 Juin
2009
Vote sanction en Grèce, où
le Pasok devance la droite au pouvoir
Le Pasok, principal parti de l'opposition de gauche en Grèce, devance
aux élections européennes d'environ deux points la Nouvelle démocratie
(ND, conservateurs au pouvoir), avec respectivement 36,2% et près de 34%
des suffrages, au vu des résultats disponibles
La Grèce envoie 22 députés au parlement européen. Dans le
parlement européen sortant, le Pasok comptait huit députés et la
Nouvelle démocratie 11. Ils devraient désormais être à égalité avec huit
chacun.
Le KKE (parti communiste de Grèce) obtient près de 8%. Le
parti d'extrême droite Laos recueille 7% et la Coalition de gauche 4,5%.
Le vote des électeurs grecs, loin de représenter un succès
pour la Nouvelle démocratie, devrait conforter le Pasok (socialistes)
dans ses appels en faveur d'élections législatives anticipées.
"Le peuple a parlé et notre victoire est ample", a estimé le
leader du Pasok, Georges Papandréou, ancien ministre des Affaires
étrangères. "Les Grecs se sont prononcés pour un changement radical dans
notre pays", a-t-il ajouté.
La ND est arrivée au pouvoir en 2004 en s'engageant à mettre
fin à la corruption, mais elle a été elle-même rattrapée par une série
de scandales de pots-de-vin.
"Ces élections fragilisent un peu plus un gouvernement déjà
chancelant", a estimé le politologue Georges Papachristos sur la chaîne
Mega TV.
Dans les rues d'Athènes, les partisans du Pasok ont klaxonné
et agité des drapeaux aux couleurs de leur parti. L'atmosphère était
sombre au siège de la Nouvelle démocratie.
La participation a été remarquablement faible pour la Grèce,
où théoriquement le vote est obligatoire. Seuls 50 à 55% des électeurs
se sont déplacés, contre 63% aux précédentes européennes en 2004.
Vendredi 29
Mai 2009
Grèce: 3eme manifestation d'immigrés
musulmans, incidents à Athènes
Nouvelle
manifestation à athènes, des immigrés musulmans (1000 personnes) afin de
protester contre le policier qui avait arraché un Coran et piétiné.
Mardi
26 Mai 2009
Crète - 17
footballeurs arrêtés pour s'être déguisés en nonnes
17 membres d'une équipe de football anglaise ont été arrêtés dans un
hôtel pour offense à l'Église catholique après s'être déguisés en
religieuses. Mick Underhill, le président du club, et 16 joueurs et
anciens joueurs des équipes Hanham Athletic et Hanham Sunday, basées à
Bristol, ont été arrêtés dans un bar à Hania (Crète) samedi dernier,
déguisés en nonnes.
Ils ont passé la nuit en cellule dans le commissariat de police suite à
une plainte pour offense à l'Église catholique. Selon M. Underhill, lui
et ses coéquipiers, âgés de 18 à 65 ans, ont été conduits au tribunal
d'Héraklion lundi matin, toujours vêtus des habits et sous-vêtements de
religieuses après avoir passé 40 heures dans une cellule "dégoûtante" et
"exiguë".
Toutes les charges ont finalement été abandonnées quand personne n'est
venu au tribunal pour attester avoir été offensé par cette performance.
Les 17 hommes ont donc été relâchés, et envoyés directement à leur hôtel
pour changer de tenue. Il sont rentrés à Bristol dans la nuit de lundi à
mardi
Samedi 23 Mai 2009
Grèce: nouvelle manifestation d'immigrés musulmans, incidents à Athènes
ATHÈNES (AFP) - Des affrontements ont eu lieu vendredi après-midi entre
policiers et immigrés musulmans, à l'issue d'une manifestation contre
"le racisme et l'islamophobie", a-t-on appris de source policière.
La police a procédé à quarante interpellations tandis que deux magasins
du centre-ville et deux voitures ont subi des dégâts matériels provoqués
par les manifestants, selon la même source.
Les incidents ont commencé après un défilé d'un millier d'immigrés
musulmans dans le centre de la capitale, qui protestaient contre la
manière dont quatre immigrés syriens avaient été interpellés par la
police mercredi au cours d'une opération de contrôle d'identité. Selon
des manifestants, un des policiers a alors arraché un Coran et l'a
piétiné.
La direction de la police a indiqué avoir ouvert une enquête sur cette
affaire.
Scandant des slogans en langue arabe et criant "Allah, Allah", les
manifestants pour la plupart âgés entre 20 et 30 ans, originaires
notamment d'Afghanistan, du Bangladesh, du Pakistan, de Syrie et de
Somalie, ont défilé jusqu'au Parlement et au siège du ministère de
l'Intérieur.
D'importantes forces de police étaient présentes et les principales rues
de la capitale étaient bouclées.
A la fin du défilé, des échauffourées se sont produites, une centaine de
manifestants jetant divers projectiles contre les forces de l'ordre qui
les ont dispersé en utilisant des gaz lacrymogènes.
"Les immigrés sont indignés, l'incident de mercredi a été la goutte qui
a fait déborder le vase", a déclaré à l'AFP Vasso Akrivou, membre de
l'organisation "Expulsez le racisme", qui a participé à cette
manifestation.
Jeudi soir, des incidents avaient également eu lieu dans le centre
d'Athènes entre les forces de l'ordre et plus d'un millier d'immigrés
musulmans descendus dans la rue spontanément pour protester contre
l'incident de mercredi. Une voiture avait été endommagée tandis que les
policiers avaient dispersé les manifestants à l'aide de gaz
lacrymogènes.
Les problèmes d'immigration sont récurrents en Grèce, pays confronté à
des arrivées quotidiennes de migrants venus d'Asie via la Turquie, qui
veulent rejoindre l'Europe de l'ouest. Les ONG grecques dénoncent
régulièrement des brutalités policières à l'encontre des migrants.
Mardi
05 Mai 2009
La justice annule les deux premiers mariages
homosexuels
ATHENES - Le tribunal de Rhodes a annulé les
deux seuls mariages de couples homosexuels
célébrés en Grèce, ont annoncé mardi les
autorités grecques.
Les deux couples - deux hommes et deux femmes se
sont servis d'une imprécision dans une loi votée
il y a 26 ans, qui ne spécifiait pas le sexe des
mariés dans les unions civiles. Les cérémonies
ont été célébrées en juin 2008 par le maire de
la petite île de Tilos, dans la mer Egée.
L'affaire a provoqué la colère des représentants
de l'Eglise orthodoxe, très puissante en Grèce,
un évêque conservateur allant jusqu'à dénoncer
des mariages de "couples humanoïdes".
Le gouvernement a immédiatement déclaré
illégales les deux unions, et un procureur a
porté l'affaire devant le tribunal de Rhodes
pour les faire annuler.
"Malheureusement, nous ne connaissons pas encore
les arguments du tribunal", a déclaré l'une des
personnes concernées, Evangelia Vlami, à
l'Associated Press. "Mais nous ne prêtons pas
tant d'attention que ça aux motifs, le point
essentiel est que la décision du tribunal ne
protège pas nos droits", a-t-elle poursuivi.
Les deux couples ont décidé de faire appel, a
indiqué mardi leur avocat, Vassilis Heirdaris.
"Nous pensons (que la cour d'appel) jugera des
relations humaines basées non sur des formalités
mais sur une réalité contemporaine", a ajouté
Evangelia Vlami, se disant prête à porter
l'affaire devant la Cour européenne des droits
de l'homme. "Nous pensons que notre mariage est
valide", a-t-elle insisté. "Nous savions que ce
serait un long combat, mais nous avons de la
patience".
En Europe, les mariages de couples homosexuels
sont autorisés en Suède, aux Pays-Bas, en
Norvège, en Belgique et en Espagne.
Dimanche 26
Avril 2009
Le nouveau musée de l'Acropole ouvrira le
20 juin
ATHENES (AFP) - Le nouveau musée de l'Acropole,
situé dans le centre historique d'Athènes,
ouvrira le 20 juin, a annoncé dimanche le
ministre grec de la Culture, Antonis Samaras,
après avoir fait visiter l'édifice au président
de la Commission européenne, Jose Manuel
Barroso.
M.
Samaras a assuré que l'ouverture le 20 juin de
ce musée, "un joyau", serait un "événement
majeur".
"Les Grecs devraient être fiers de cet excellent
musée", a déclaré de son côté M. Barroso. "C'est
l'un des plus importants dans le monde pour ce
qui concerne notre héritage, l'héritage des
Européens mais aussi celui de la culture
mondiale."
D'une superficie de 25.000 m2, le musée comporte
trois niveaux, dont une salle au dernier étage
où une place a été réservée pour accueillir la
frise orientale du Parthénon qui se trouve
actuellement au British Museum de Londres et
dont la Grèce réclame en vain le retour depuis
plusieurs années.
Le British Museum refuse toujours de restituer à
la Grèce les frises du Parthénon qui avaient été
démontées en 1806 par Lord Elgin, ambassadeur
britannique à Constantinople à l'époque de
l'empire ottoman qui englobait alors la Grèce.
Le musée, conçu par l'architecte franco-suisse
Bernard Tschumi, devait initialement être prêt
pour les Jeux olympiques d'Athènes de 2004. Mais
le projet avait subi des retards en raison d'une
série de problèmes techniques et bureaucratiques
qui avaient entraîné le report de la signature
du contrat de construction de 129 millions
d'euros.
Après avoir reporté à plusieurs reprises
l'ouverture du musée, le gouvernement a renoncé
à l'organisation d'une coûteuse cérémonie
d'inauguration controversée et d'une campagne
promotionnelle d'un coût estimé à 6 millions
d'euros.
Vendredi 17 Avril 2009
Après une semaine de jeûne, les grecs orthodoxes s’apprêtent à
célébrer, ce week-end, la mort, puis la résurrection du Christ. En
décalage par rapport à la Pâques catholique, cette fête, la plus
importante du calendrier orthodoxe, révèle une population profondément
chrétienne et attachée à ses traditions.
La "Megali Evsomada", ou Semaine Sainte
est, en Grèce, plus importante encore que les fêtes de Noêl. Elle
correspond, en outre, à l’arrivée du printemps. A Athènes, comme dans la
plus reculée des îles grecques, se dérouleront des cérémonies et
processions réunissant une grande partie de la population.
Les rituels sont immuables et débutent le vendredi saint, par le
rassemblement des fidèles commémorant l’enterrement du Christ.
Le samedi, à minuit, éclate le "Christos Anesti", l’annonce de la
résurrection du Christ. Chacun rejoint ensuite son foyer, une bougie
allumée à la main dont la flamme permettra de bénir du signe de croix
l’embrasure de la porte. Vient alors l’heure de déguster la délicieuse
maghiritsa, soupe traditionnelle à base d’abats de volailles et de
citron.
Dimanche, grande fête familiale autour de l’agneau pascal cuit à la
broche. Un festin qui se déroule, bien sûr, au rythme des danses, de la
musique et des chants !
Calendrier julien et grégorien
Les dates des célébrations religieuses orthodoxes sont calculées
sur la base du calendrier julien. Calendrier solaire romain sur 12 mois
du nom de Jules César, il enregistre un décalage par rapport à la
révolution de la terre autour du soleil. Grégoire XIII y remédie en
1852, donnant naissance au calendrier grégorien, adopté par les
catholiques et par la majorité des pays du monde
Vendredi 10 Avril 2009
Fusillade en Grèce: un
étudiant blesse trois personnes avant de se suicider
ATHENES - Un étudiant a ouvert le feu dans un centre de formation
professionnelle à Athènes vendredi, blessant trois personnes avant de se
tirer une balle dans la tête, ont annoncé les autorités.
L'adolescent de 19 ans a succombé à ses blessures après avoir été
conduit à l'hôpital. "Il a succombé durant l'opération destinée à le
sauver", a précisé Panayiotis Efstathiou, un responsable du ministère de
la Santé.
Selon la police, le tireur a grièvement blessé un étudiant de 18 ans
dans l'établissement, situé dans l'ouest d'Athènes, ainsi que deux
hommes à l'extérieur de l'enceinte. Les trois victimes ont été
hospitalisées. Cette fusillade dans une école est sans précédent en
Grèce.
La police a identifié l'assaillant comme un immigré originaire de
l'Abkhazie, une province séparatiste géorgienne. Il a laissé une note
dans laquelle il accuse les autres élèves de s'en être pris à lui.
Son message affirme "qu'il n'en pouvait plus", a indiqué le porte-parole
de la police Panayiotis Stathis. "Il semble que son mobile était la
vengeance." Selon M. Stathis, l'adolescent s'était muni de deux armes à
feu de poing, et un couteau a été découvert dans son sac.
Selon la police, l'étudiant a tiré à quatre reprises sur son camarade
d'école dans un escalier de l'établissement avant de prendre la fuite.
Puis il a ouvert le feu sur deux ouvriers dans un magasin voisin qui
tentaient de l'arrêter: l'un a été blessé à la jambe et l'autre au bras.
Le tireur, décrit par ses camarades comme solitaire, s'est ensuite rendu
dans un parc et s'est tiré une balle dans la tête.
Vendredi 3 Avril 2009
Deux policiers
gravement blessés après des tirs en Grèce
Deux policiers ont été gravement blessés par des tirs dans le centre
d'Athènes jeudi soir, a annoncé la police.
Les forces de l'ordre sont la cible de groupes d'extrême-gauche depuis
la mort d'un adolescent de 15 ans tué par un policier en décembre qui
avait déclenché de graves émeutes et ébranlé le gouvernement.
Un responsable policier, qui a requis l'anonymat, a estimé qu'il n'était
pas possible de dire si les tirs de jeudi soir étaient politiquement
motivés.
En janvier, un policier en faction au ministère de la Culture dans le
centre de la capitale avait été gravement blessé. Le groupe armé
d'extrême-gauche Lutte révolutionnaire avait revendiqué cette action.
Le mois dernier, une bombe avait explosé devant le bâtiment d'une agence
de gestion des biens publics, près du siège de la police dans la
capitale.
Le gouvernement conservateur, dont la majorité ne tient qu'à un siège au
parlement, a demandé à la police britannique de l'aider à enquêter sur
une série d'attaques à l'encontre des forces de l'ordre, de banques et
d'entreprises
Jeudi 2 Avril 2009
La Grèce paralysée par
une grève nationale de 24 heures
ATHENES (AFP) - L'activité économique et les transports étaient
paralysés jeudi en Grèce en raison d'une grève générale de 24 heures
très suivie contre la politique sociale du gouvernement conservateur,
sur fond de crise économique et financière.
Les compagnies aériennes
grecques Olympic Airlines et Aegean ont annulé une centaine de vols dont
une douzaine internationaux, et reporté 35 autres. Les compagnies
étrangères ont replanifié leurs horaires en raison d'un arrêt de travail
de quatre heures (de 09H00 GMT à 13H00 GMT) des contrôleurs aériens.
Tous les bateaux sont
restés à l'ancre en raison du ralliement à la grève de la puissante
Fédération panhellénique des marins (PNO). Seuls une dizaine de trains
ont circulé "pour des besoins sociaux", a indiqué l'Office national des
chemins de fer, Trainose.
Des arrêts de travail de
six heures ont fortement perturbé les transports urbains, métro,
trolleys, et bus qui ont circulé uniquement "pour aider les grévistes à
se rendre aux manifestations prévues", selon les syndicats.
Les administrations
publiques et les écoles ont été fermées.
La presse était aussi en grève totale: aucun bulletin radio, aucun
journal télévisé n'a été diffusé tandis que l'agence de presse nationale
a interrompu le fil de ses dépêches et que la presse écrite ne paraîtra
pas vendredi.
La grève a été organisée
par la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE, 600.000
adhérents) et la Fédération des fonctionnaires (Adedy, 200.000 membres)
qui entendent dénoncer les licenciements, la flambée du chômage, et la
dégradation des relations du travail.
Le gouvernement a gelé en
mars les salaires dans la fonction publique et lancé un impôt
exceptionnel pour les revenus supérieurs à 60.000 euros par an pour
faire face au déficit et à la dette publics.
"Par cette grève, les
travailleurs réagissent à la politique suivie par le gouvernement, aux
comportements illégaux et abusifs des patrons qui s'opposent au travail
avec des mises en disponibilité, du chômage technique, des diminutions
de salaires et des licenciements", a déclaré dans un communiqué le
président de la GSEE, Yannis Panagopoulos.
Plusieurs dizaines de
milliers de personnes se sont rassemblées dans les principales villes du
pays avant de défiler dans la rue. A Salonique, la grande métropole du
nord du pays, quelque 8.000 personnes ont manifesté dans le centre
ville.
Dans la capitale Athènes,
quelque 10.000 personnes ont protesté derrière une grande banderole de
la GSEE et de l'ADEDY affirmant "On n'a pas provoqué la crise, on ne la
paiera pas".
Les manifestants se sont
rendus devant le siège du patronat et le parlement en scandant divers
slogans dont "Non à l'austérité, à la vie chère, au chômage", "Aucun
sacrifice sur l'autel de la crise", "Les patrons doivent payer la crise,
pas de licenciements", ou "On ne partage pas vos bénéfices, on ne
partagera pas vos pertes".
Vendredi
20 Mars 2009
Attentat dans le
centre d'Athènes, pas de blessé
Une bombe artisanale a explosé jeudi soir dans le centre d'Athènes,
causant des dégâts importants à un bâtiment public et à plusieurs
magasins mais ne faisant aucun blessé, rapporte la police grecque.
L'engin avait été déposé devant un office de logements publics, à 250
mètres du quartier général de la police.
Cet attentat n'a pas été revendiqué.
La Grèce connaît une vague de violences depuis la mort, en décembre,
d'un adolescent de quinze ans tué par des tirs de la police.
Il y a huit jours, le groupe Lutte Révolutionnaire a revendiqué deux
attentats à la bombe commis contre des agences athéniennes de Citibank.
Vendredi
13 Mars 2009
Descente de jeunes
casseurs dans le centre chic d'Athènes
Une cinquantaine de jeunes cagoulés ont brisé vendredi vers midi des
vitrines de banques et de commerces, et endommagé des voitures dans
plusieurs rues commerçantes du quartier chic de Kolonaki, au centre
d'Athènes.
Cette opération, menée à une heure de grande affluence, a duré quelques
dizaines de minutes, selon des commerçants dont les magasins ont été
endommagés. Le groupe, armé de barres de fer et de masses, a dévalé les
rues en brisant les vitrines puis a pris la fuite avant que la police
n'arrive sur les lieux.
Les assaillants ont laissé sur leur passage des tracts demandant la
libération d'un jeune, arrêté en 2007 pour un braquage de banque à
Athènes et se revendiquant anarchiste. Il est le fils d'un dirigeant du
petit parti parlementaire de gauche radicale Syriza.
Le groupe a notamment brisé les vitrines de plusieurs succursales
bancaires, dont une de la Banque nationale de Grèce, et d'une
cinquantaine de commerces, parmi lesquels des enseignes de luxe.
Il a également cassé les vitres d'une vingtaine de voitures et endommagé
les devantures de plusieurs autres banques et magasins du quartier. Deux
distributeurs de billets ont aussi été mis hors service.
Selon des commerçants, il n'y a pas eu de pillage.
En début d'après-midi, des groupes de policiers anti-émeute
patrouillaient dans le quartier de Kolonaki, dont plusieurs rues avaient
été fermées à la circulation.
Selon une source policière, le groupe s'est réfugié à l'intérieur de la
faculté de droit dans le centre d'Athènes. Les interventions policières
sont soumises à de très strictes conditions dans ce foyer contestataire
de la capitale.
Les autorités grecques sont confrontées à une intensification de la
violence contestataire depuis les troubles urbains déclenchés à travers
le pays par la mort d'un adolescent de 15 ans tué à Athènes le 6
décembre dernier par les balles d'un policier.
Lundi 09 Mars 2009
Une agence de Citibank
visée par une bombe
Une bombe a explosé contre une agence de la Citibank à Athènes,
provoquant des dégâts matériels, mais sans faire de victime, selon la
police grecque.
La bombe a explosé à 3h00
locale (1h00 GMT) lundi, dans le quartier Nea Ionia de la capitale
grecque. L'explosion a endommagé plusieurs véhicules garés derrière
l'agence bancaire.
L'attaque n'a pas été
revendiquée, et aucune alerte n'a été lancée avant la mise à feu. Mais
la police soupçonne l'extrême gauche, qui est devenue de plus en plus
agressive envers les forces de l'ordre depuis la mort d'un jeune abattu
en décembre. L'événement avait entraîné des émeutes sans équivalent
depuis des dizaines d'années dans le pays.
Les autorités
s'inquiètent d'une stratégie qui consiste à frapper de manière aveugle
au risque de tuer.
Le mois dernier, la police avait détruit un véhicule piégé abandonné
près des bureaux de Citibank à Athènes, qui contenait assez d'explosifs
pour faire s'effondrer un immeuble de quatre étages. La tentative
n'avait pas été revendiquée.
Vendredi
27 Février 2009
Aucune trace du duo criminel après l'évasion spectaculaire en
hélicoptère
Près d'une semaine après l'évasion rocambolesque par hélicoptère des
deux plus célèbres criminels de Grèce, les autorités se trouvent dans
l'embarras, ne disposant jusqu'ici d'aucune trace des fuyards malgré une
vaste opération policière lancée à travers le pays.
Estimant que Vassilis Paléokostas et Alket Rizai sont toujours en Grèce,
la police sillonne le pays, en particulier le nord et le centre, pour
retrouver le duo qui s'est enfui dimanche de la même manière qu'il
l'avait déjà fait il y a trois ans.
C'est surtout en Thessalie (centre), région d'origine de Paléokostas, et
en Salonique (nord), où il avait été arrêté en août, que les forces
spéciales de la police se sont déployées cette semaine, sans résultat,
selon une source policière.
L'évasion spectaculaire des deux hommes de la section de haute sécurité
de la plus grande prison du pays a provoqué les sarcasmes de
l'opposition et de la presse nationale, qui ont fustigé "l'incapacité"
de la police et "les dysfonctionnements" du gouvernement de droite, déjà
dans le collimateur ces derniers mois en raison d'une série de
scandales.
Lors de la première évasion en 2006, l'hélicoptère avait carrément
atterri dans la cour de Korydallos. Cette fois, il s'est posé sur la
terrasse de la prison, d'où, à l'aide d'une échelle de corde jetée de
l'appareil, les deux criminels, qui effectuaient leur promenade
habituelle dans la cour, ont réussi à fuir.
Le pilote, découvert attaché et bâillonné quelques heures plus tard à
une trentaine de km au nord d'Athènes, affirme avoir agi sous la menace
de deux complices qui avaient loué l'appareil.
Condamné à plusieurs reprises pour enlèvement et une série d'attaques de
banques, Paléocostas, 43 ans, jouit d'une réputation de "héros
populaire" dans le pays, surnommé "Robin des bois" par certains
quotidiens locaux qui évoquent "la redistribution du butin à ses amis"
lors de ses premiers hold-up.
Il a été arrêté dans sa cache près de Salonique en août 2008, après
l'enlèvement d'un important industriel grec qui lui avait rapporté 12
millions d'euros, dont la moitié a été dépensée.
Son complice Rizai, 32 ans, d'origine albanaise, condamné pour un
homicide commis en 2003, avait été rattrapé en 2006 et accusé d'être le
principal organisateur de l'évasion.
Soucieux d'afficher leur fermeté, le gouvernement et la justice ont
aussitôt pointé du doigt les responsabilités des gardiens et des
employés pénitentiaires.
Le directeur de la prison et deux haut fonctionnaires du ministère de la
Justice ont été immédiatement limogés tandis que quatre gardiens, dont
le chef de l'aile des évadés, et le pilote de l'hélicoptère, ont été
jugés en flagrant délit "pour négligence".
Au terme d'un procès de deux jours, tenu dans un climat houleux, le chef
des gardiens a été condamné à trois ans de prison avec sursis, un autre
gardien à six mois avec sursis et les trois autres inculpés ont été
acquittés. Ce qui a nourri de nouvelles critiques de la presse de
l'opposition qui évoque "le fiasco" du procès et souligne "les
responsabilités politiques" pour l'incurie dans les prisons et la
police.
Le quotidien Ethnos (gauche) soulignait vendredi "la ridiculisation du
système pénitentiaire" tandis qu'Eleftheros Typos (droite) relevait
"l'urgence de restructurer et moderniser la police", dont certaines
méthodes "remontent à la décennie des années 50".
Jeudi
26 Février 2009
Heurts entre policiers
et jeunes dans le centre d'Athènes
Une trentaine de jeunes gens
ont affronté la police et endommagé des voitures et des vitrines, jeudi
dans le centre d'Athènes, quelques heures après une manifestation devant
le parlement. Lire la suite l'article
Depuis la mort d'un adolescent de quinze ans tué par le tir d'un
policier, en décembre, les manifestations, attisées par les difficultés
économiques et par les scandales qui ont éclaboussé le gouvernement
conservateur se sont multipliées en Grèce.
Des centaines de manifestants scandant "le terrorisme d'Etat ne passera
pas" et brandissant des drapeaux rouges se sont rendus en cortège du
quartier d'Exarchia, là où l'adolescent a été tué il y a trois mois,
jusqu'au parlement.
A l'issue de la manifestation, des jeunes gens ont mis le feu à des
poubelles et jeté des pierres et des cocktails molotov sur les policiers
et endommagé une vingtaine de voitures et quatre magasins dans le centre
de la capitale.
La police anti-émeutes a riposté en tirant des gaz lacrymogènes.
Les fonctionnaires grecs ont observé cette semaine une grève de 24
heures de protestation contre les bas salaires et la réforme des
retraites
Dimanche
22 Février 2009
L'hélicoptère à bord duquel le duo s'est évadé
Traque policière et sursaut officiel après une évasion rocambolesque
La police grecque a lancé lundi une vaste traque aux deux plus célèbres
détenus du pays, dont l'évasion rocambolesque dimanche de la prison
d'Athènes, la deuxième en trois ans, a suscité un sursaut de fermeté du
gouvernement, accusé d'incurie par les médias et l'opposition.
Les forces de l'ordre ont été placées en état d'alerte dans l'ensemble
du pays, tandis que commandos et enquêteurs étaient déployés dans les
montagnes du centre et du nord, anciennes caches des fuyards, Vassilis
Paléocostas, 43 ans, et son complice albanais, Alket Rizaï, 32 ans, a
indiqué une source policière.
Contrôles routiers et fouilles de bâtiments abandonnés étaient menés
dans ces zones, tandis que des consignes très strictes étaient observées
aux frontières, les enquêteurs estimant que les malfaiteurs sont
toujours dans le pays.
L'hélicoptère à bord duquel le duo s'est évadé, lors d'une promenade
dans une cour de la prison de haute-sécurité de Korydallos, dans la
banlieue d'Athènes, a été retrouvé dimanche soir à une trentaine de km
au nord de la capitale.
Le pilote, découvert attaché et bâillonné, a affirmé avoir agi sous la
menace d'un couple de complices qui avait loué l'appareil.
Paléocostas, condamné pour enlèvement et attaques de banque, et Rizaï,
un mafieux condamné pour un homicide commis en 2003 ont ainsi réussi une
réplique à l'identique d'une précédente évasion en 2006, pour laquelle
ils devaient commencer à être jugés lundi.
Cible des critiques et des sarcasmes des médias et de l'opposition, qui
le rendent responsable de ce fiasco et l'accusent d'incurie dans la
gestion de l'appareil d'Etat, le gouvernement conservateur a choisi
d'afficher la fermeté.
Cette affaire constitue un nouvel épisode d'une série noire pour la
droite grecque, confrontée à une série de scandales et une agitation
sociale à l'origine de troubles urbains en décembre.
Le ministre de la Justice Nicos Dendias, a limogé le directeur de la
prison et deux haut-fonctionnaires du ministère, tout en suspendant le
responsable de la politique pénitentiaire, également visé par des
poursuites disciplinaires.
La police a de son côté arrêté le pilote de l'hélicoptère, l'officier de
police de garde et trois employés pénitentiaires, accusés de négligences
dans l'exercice de leurs fonctions.
Estimant que les fuyards avaient bénéficié de complicités internes, le
ministre a par ailleurs ordonné la levée du secret bancaire sur les
comptes des gardiens de l'aile de la prison où étaient enfermés les deux
hommes.
A l'issue d'une réunion ministérielle de crise, il a encore annoncé dix
mesures pour rendre les prisons moins perméables, centrées sur une
meilleure sélection et formation du personnel, le contrôle de l'usage
des téléphones portables par les détenus et la lutte contre la
corruption.
Rizaï avait été rattrapé dès 2006, mais Paléocostas, auréolé d'une
réputation de bandit d'honneur, n'avait lui été repris qu'en août 2008,
après l'enlèvement d'un gros industriel grec qui lui avait rapporté une
rançon, non retrouvée, de 12 millions d'euros.
Mercredi 04 Février 2009
Attentat contre un
commissariat dans la banlieue ouest d'Athènes
ATHENES (AFP) - L'attentat perpétré contre un commissariat dans la
banlieue ouest d'Athènes a été revendiqué par le groupe "Secte des
révolutionnaires", a annoncé mercredi la police grecque.
A la suite d'un appel anonyme à la police et à un quotidien grec, les
policiers ont trouvé un CD qui contenait la revendication de ce groupe,
jusqu'à présent inconnu dans le pays, selon un communiqué de la police.
Mardi matin, trois inconnus avaient mitraillé le commissariat de
Korydallos, dans l'ouest d'Athènes, et lancé une grenade qui n'a pas
explosé, ne faisant que des dégâts matériels.
Les enquêteurs estimaient jusqu'ici que cet attentat était l'oeuvre du
groupe terroriste Lutte Révolutionnaire (EA), responsable de onze
attentats depuis 2003 et inscrit sur la liste des organisations
terroristes de l'Union européenne.
L'attentat perpétré contre un commissariat dans la banlieue ouest
d'Athènes a été revendiqué par le groupe 'Secte des révolutionnaires', a
annoncé mercredi dans un communiqué la police grecque.
Mercredi 28 Janvier 2009
Les agriculteurs grecs
bloquent la circulation routière
Des milliers d'agriculteurs ont manifesté en Grèce pour la 10e journée
consécutive mercredi, installant des barrages routiers et bloquant des
postes-frontières pour protester contre la baisse des prix agricoles.
Une soixantaine de barrages ont été dressés sur différentes routes du
pays, interrompant notamment la circulation entre la capitale Athènes et
Salonique, la deuxième ville du pays.
La frontière avec la Bulgarie était fermée, provoquant des
embouteillages longs de plusieurs kilomètres.
Dans le Péloponnèse, en revanche, plusieurs barrages ont été levés. "Les
gens sont fatigués, ils voient que leur campagne faiblit, ils sont
désespérés (...) participer à un tel mouvement cela signifie une perte
de revenus", a déclaré le chef de la Fédération des exploitants
agricoles, George Goniotakis.
A Athènes, des centaines de salariés du secteur public ont défilé vers
le ministère des Finances pour protester contre la réforme des retraites
et du système de santé.
Des affrontements ont opposé à la fin de la manifestation des policiers
à un groupe d'anarchistes qui ont endommagé une banque et des magasins.
Les agriculteurs exigent une revalorisation des aides publiques et une
baisse des impôts pour pallier le ralentissement de l'activité
économique.
Ils ont rejeté l'offre d'un plan gouvernemental de 500 millions d'euros,
le jugeant insuffisant.
Les agriculteurs affirment que les prix des denrées ont baissé de 50%
tandis que la hausse du prix des carburants l'an passé a augmenté d'un
tiers les coûts qu'ils doivent supporter.
"Ce plan ne va pas soigner nos douleurs, c'est comme s'ils nous
donnaient de l'aspirine", a déclaré un céréalier présent au
poste-frontière de Promachonas, point de passage vers la Bulgarie.
La Chambre de commerce et d'industrie d'Athènes a appelé à la fin des
blocages, soulignant qu'ils entrainaient des difficultés
d'approvisionnements en matières premières et en produits manufacturés.
Après les violences urbaines qui ont touché le pays au mois de décembre,
ces manifestations constituent un nouveau défi pour le gouvernement
conservateur du Premier ministre Costas Karamanlis, qui dispose d'une
majorité d'un siège au parlement.
"Le gouvernement a tout fait pour satisfaire les demandes des
agriculteurs", a dit le porte-parole du gouvernement, Evangelos
Antonaros. "Maintenant, c'est aux agriculteurs de réagir (...) Il ne
sert à rien de bloquer les routes."
Les perturbations ont également touché le transport aérien. Un arrêt de
travail de trois heures, à l'appel de l'ADEDY, le syndicat du service
public, a contraint la compagnie Olympic Airlines à annuler au moins 16
vols.
Les perturbations dans les transports publics devraient gagner les
services de bus et de métro des grandes villes au cours de la journée,
l'ADEDY ayant appelé à des débrayages
Jeudi 15 Janvier 2009
Rassemblement de
policiers à Athènes
Rassemblement de policiers à Athènes après les émeutes de décembre et
des attaques contre les forces de l'ordre
Plus de 300 policiers se sont retrouvés jeudi à Athènes pour participer
à une manifestation contre la violence, après les émeutes du mois
dernier dans plusieurs villes du pays et des attaques contre les forces
de l'ordre récemment revendiquées par un groupe d'extrême gauche.
Nombre des protestataires étaient en uniforme pour ce rassemblement sur
la place Syntagma, dans la capitale grecque.
La manifestation faisait suite aux violents incidents déclenchés par la
mort d'un adolescent tué le 6 décembre par des policiers à Athènes.
A la suite des émeutes, des policiers ont été la cible d'attaques. Le 5
janvier notamment, un fonctionnaire a été grièvement blessé. La
responsabilité de ces attaques a été revendiquée cette semaine par le
groupe grec d'extrême gauche Lutte révolutionnaire.
Mercredi 14 Janvier 2009
Le
groupe Lutte révolutionnaire revendique la responsabilité de récentes
attaques contre la police
Le groupe grec d'extrême gauche Lutte révolutionnaire a revendiqué la
responsabilité d'une série de récentes attaques contre les forces de
police à Athènes, selon les autorités.
La police a précisé mercredi que le groupe avait envoyé un communiqué à
l'hebdomadaire Pontiki pour revendiquer une attaque commise le 23
décembre contre un véhicule de policiers anti-émeutes ainsi que la
responsabilité de tirs dans lesquels un policier a été grièvement blessé
le 5 janvier.
Ces attaques ont fait suite aux pires émeutes qu'ait connues la Grèce
depuis des décennies. La mort d'un adolescent tué par la police le mois
dernier en a été l'élément déclencheur.
Lutte révolutionnaire avait perpétré une attaque au RPG il y a deux ans
contre l'ambassade des Etats-Unis dans la capitale grecque.
Mercredi, la police a annoncé que Lutte révolutionnaire avait également
revendiqué la responsabilité d'une troisième attaque: une tentative
d'attentat à la bombe, le 24 octobre, contre les bureaux grecs De Royal
Dutch Shell à Athènes.
Mercredi 07 Janvier 2009
Nouveau ministre des Finances Yannis
Papathanassiou
large remaniement
ministériel, départ du ministre des Finances
Le Premier ministre conservateur grec Costas Caramanlis a procédé
mercredi à un remaniement ministériel pour redorer son blason dans un
contexte difficile marqué par une grogne grandissante après les émeutes
urbaines du mois dernier et la crise économique qui menace le pays.
Remaniement est le départ du ministre de l'Economie et des Finances,
Georges Alogoskoufis, en place depuis 2004. Il a été remplacé par un
proche du Premier ministre, Yannis Papathanassiou, jusqu'alors
secrétaire d'Etat à l'Economie.
Les ministres des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis, et de la
Défense, Evanguélos Meïmarakis, conservent leur portefeuille, ainsi que
Prokopis Pavlopoulos, ministre de l'Intérieur et bras droit de Costas
Caramanlis, et d'autres ténors de la majorité.
"Il est clair que Caramanlis a voulu changer son équipe pour répondre au
sentiment populaire choqué par la révolte de la jeunesse et aussi pour
répondre aux derniers sondages qui manifestent un désir de changement de
la politique économique", a déclaré à l'AFP Théo Livanios, responsable
de l'Institut Opinion.
Après avoir été contraint de se séparer de poids lourds de son équipe
impliqués dans un important scandale immobilier mêlant le monastère de
Vatopédi du Mont Athos et l'Etat, M. Caramanlis a dû affronter un
profond ressentiment national provoqué par la mort de l'adolescent
Alexis Grigoropoulos, tué le 6 décembre à Athènes par un policier.
Son image est alors tombée au plus bas, permettant à l'opposition
socialiste de passer en tête dans les sondages pour la première fois
depuis la réélection du Premier ministre en 2007.
La crise financière internationale a compliqué la situation en raison de
la très forte dette publique. Celle-ci a atteint 93,1% du PIB en 2008 et
asphyxie les finances publiques
M. Caramanlis a précisé que le pays devra payer 12 milliards d'euros en
2009 pour le service de sa dette, autant que les recettes fiscales
provenant de l'impôt sur le revenu, près de 5% du PIB.
L'autre point fort du remaniement est le changement du ministre de
l'Education, au centre l'actualité après le soulèvement de la jeunesse
grecque provoqué par la mort du jeune Grigoropoulos.
Euripide Stylianidis a cédé la place à Aris Spiliotopoulos, auparavant
au Tourisme. Agé de 43 ans, M. Spiliotopoulos est considéré "comme
l'homme de la situation avec un discours branché plus proche des
jeunes", explique à l'AFP le politologue Georges Séfertzis.
M. Caramanlis a également changé de secrétaire d'Etat à l'Ordre public,
Panagiotis Chinofotis, en première ligne lors des émeutes, remplacé par
Christos Markoyannakis.
"On attendait ce remaniement depuis des semaines, il fallait rehausser
l'image du gouvernement après le scandale de Vatopédi et les émeutes de
décembre mais il apparaît décevant, manquant de souffle et de
radicalité", a indiqué à l'AFP Yannis Mavris le directeur de l'Institut
de sondages Public Issue.
Et pour Georges Séfertzis, "ce remaniement est un aveu de faiblesse car
il s'attache avant tout à conserver les équilibres au sein de la
majorité. C'est un gouvernement de gestion qui veut gagner du temps
jusqu'aux élections européennes de juin", a-t-il confié à l'AFP.
Outre le ministère de l'Economie et des Finances, et celui de
l'Education, sept autres ministères changent de titulaire, la plupart
des nouveaux ministres ayant déjà participé au précédent gouvernement.
M. Caramanlis a également ramené au gouvernement Antonis Samaras, ancien
ministre des Affaires étrangères dans les années 90, et représentant de
la droite nationaliste, nommé ministre de la Culture.
Mardi 06 Janvier 2009
Épiphanie
Traditionnelle cérémonie de la croix
lancée dans la mer pour bénir les
eaux, et célébrer l'Épiphanie. Georgios
Mihailidis a récuperé la croix dans
une eau glacée à
Istanbul, en Turquie. Le Patriarche
Bartholomé I, lors de la
cérémonie, à Istanbul.
Lundi 05 Janvier 2009
Un policier grièvement
blessé par balles à Athènes
Un policier grec a été grièvement blessé lundi matin à Athènes par des
inconnus, qui ont tiré sur lui et deux de ses collègues "avec des armes
de guerre", a indiqué le chef de la police, Vassilis Tsiatouras.
"Trois policiers qui étaient de garde au ministère de la Culture ont été
attaqués et l'un d'eux a été blessé par deux balles à la poitrine et à
la cuisse", a indiqué M. Tsiatouras lors d'une conférence de presse en
début d'après-midi.
Il a précisé que les agresseurs avaient utilisé une kalachnikov et une
arme à feu de calibre 9mm, tandis que les restes d'une grenade ont été
retrouvées sur place.
Le policier, âgé de 21 ans, a été hospitalisé et opéré. Son état de
santé "est particulièrement sérieux", selon un communiqué de l'hôpital
athénien où il a été transféré mais, selon une source policière, ses
jours ne sont pas en danger.
Le Premier ministre conservateur grec Costas Caramanlis s'est rendu au
chevet du policier, selon ses services.
L'attaque, à la suite de laquelle les agresseurs ont pris la fuite,
s'est produite à 03h05 locales (01h05 GMT) au centre d'Athènes, dans le
quartier d'Exarchia, où Alexis Grigoropoulos, un adolescent de 15 ans,
avait été tué le 6 décembre par une balle tirée par un policier.
Cette bavure avait déclenché une série de manifestations sans précédent
dans le pays, marquées par de violents affrontements entre jeunes et
policiers.
"Nous ne connaissons pas le nombre exact des auteurs de l'attaque"
contre les policiers, a souligné le chef de la police.
Il a déploré cet "incident tragique" et souligné qu'"un groupe de
personnes essaie directement d'assassiner des policiers, qui font leur
travail".
"Ceux qui ont attaqué Diamantis Mantzounis (le policier) ont pris comme
cible la démocratie et la normalité (mais) ils vont comprendre que la
démocratie est forte et notre société bien protégée", a déclaré dans un
communiqué le ministre de l'Intérieur Prokopis Pavlopoulos quelques
heures après l'attaque, la qualifiant de "tentative d'homicide".
Une vaste opération pour rechercher les coupables a été lancée dans
Exarchia et plus de 70 personnes ont été interpellées dans le cadre de
cette opération.
Une quarantaine de douilles, dont 27 proviennent de la Kalachnikov et
une dizaine de l'arme à feu de 9 mm ont été retrouvées sur place, selon
la police.
"Certaines des douilles retrouvées sont identiques à celles d'une de
deux Kalachnikov utilisées lors d'une attaque commise le 23 décembre"
contre un fourgon des forces anti-émeutes dans un quartier proche du
centre d'Athènes, a précisé M. Tsitouras.
Des inconnus avaient alors tiré des coups de feu sur ce fourgon, crevant
un pneu du véhicule, sans faire de victimes. Cette attaque avait été
revendiquée le lendemain par "Action populaire", un groupe inconnu, dans
un appel téléphonique anonyme à un site internet grec d'information.
Depuis la mort d'Alexis Grigoropoulos, la jeunesse grecque est toujours
très mobilisée, tandis que plusieurs écoles et universités restent
occupées pour protester contre "la violence et l'arbritraire de la
police".