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Défilé d'anarchistes à Athènes, tirs sur un
car de police
Des centaines d'anarchistes ont défilé mardi à Athènes, tandis qu'un
inconnu a tiré sur un car de police, sans faire de blessé.
Le véhicule, qui transportait 19 policiers, était arrêté à un feu de
circulation vers 05h00 locales lorsqu'il a été visé.
Deux balles ont touché le véhicule, dont l'un des pneus a été crevé.
"Cela nous inquiète", a déclaré le porte-parole de la police sur Mega
TV, affirmant que sept douilles avaient été retrouvées sur les lieux.
Selon un responsable de la police, qui a requis l'anonymat, les tirs ont
été déclenchés avec une arme militaire du campus de l'université, où la
loi interdit aux forces de l'ordre de pénétrer sans permission.
Les autorités enquêtent sur un appel de revendication adressé à un site
internet d'information par un groupe obscur baptisé Action publique.
Dans la journée, un demi-millier d'étudiants anarchistes ont manifesté
dans la capitale au cri de "Flics, porcs, assassins".
Brandissant des drapeaux rouges et noirs, ils ont brûlé la réplique
d'une tête de porc affublée d'une casquette de policier. Il n'y a eu
aucun incident.
La mort, le 6 décembre, d'un adolescent de 15 ans, Alexandros
Grigoropoulos, abattu par des tirs de la police, a déclenché plus de
deux semaines de contestation contre le pouvoir, marquée par de violents
affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.
A la colère suscitée par cet événement se sont ajoutées des
revendications sociales liées notamment aux conditions d'emploi et de
précarité des jeunes.
Les rues d'Athènes ont toutefois retrouvé un certain calme depuis des
heurts samedi entre policiers et étudiants.
Jeudi
18
Décembre 2008
Etudiants et lycéens manifestent,
escarmouches à Athènes
De nouvelles escarmouches entre jeunes et policiers ont éclaté jeudi à
Athènes à l'issue d'une manifestation de près de 5000 lycéens et
étudiants, au 13e jour de mobilisation contre la mort de l'adolescent
tué le 6 décembre.
Un groupe de jeunes a tenté de briser un cordon des forces anti-émeutes
devant le parlement et la police les a repoussés par des tirs de gaz
lacrymogène. Les jeunes les ont bombardés d'oranges et les affrontements
ont rapidement cessé.
Mais peu après, un petit groupe d'une cinquantaine de jeunes masqués ont
mis le feu à des poubelles et à trois voitures, devant le siège de
l'Université d'Athènes, point de ralliement des manifestations.
La police, qui apparaissait débordée, a effectué de nombreux tirs de gaz
lacrymogène, rendant l'atmosphère suffocante dans tout le quartier.
Les fauteurs de troubles se sont ensuite dirigés vers la Faculté de
Droit, située à proximité, devant laquelle ils ont mis le feu à des
poubelles et à des chaises et tables prises sur des terrasses de cafés
proches.
Massées à plus d'une centaine de mètres, d'importantes forces
anti-émeutes les observaient sans intervenir.
Quelques mètres plus loin, les Athéniens faisaient leurs courses de Noël
dans les boutiques illuminées et achetaient des bouquets de houx et des
fleurs à des marchands ambulants.
Un autre petit groupe de jeunes a tenté en milieu d'après midi de s'en
prendre à un sapin de Noël installé sur la place Syntagma, devant le
Parlement, mais a été repoussé par la police. D'autres jeunes ont
ensuite accroché aux branches quelques tracts évoquant la mort d'Alexis
Grigoropoulos, l'adolescent de 15 ans tué par un policier.
L'arbre avait été réinstallé mardi par la mairie après la destruction
d'un premier sapin, incendié par des jeunes lors de heurts la semaine
dernière.
La manifestation de jeudi, organisée à l'appel des syndicats des
professeurs, des unions de lycéens et d'étudiants et d'organisations de
gauche a été précédée d'un défilé à l'appel du parti communiste grec (KKE),
qui s'est conclu dans le calme devant le Parlement.
Quelques centaines d'immigrés s'étaient par ailleurs massés en début de
soirée devant le parlement pour protester contre la politique européenne
d'immigration, sous une banderole appelant à la "citoyenneté pour tous
les migrants", à l'appel d'organisations anti-racistes et d'associations
d'immigrés.
En revanche les appels à des manifestations de solidarité en Europe avec
le mouvement des étudiants grecs n'ont recueilli qu'un faible écho: une
centaine de personnes ont défilé jeudi dans le centre de Berlin.
A Salonique (nord), la deuxième ville de Grèce, environ 300 personnes
ont manifesté en début d'après-midi, tandis que des groupes de jeunes
ont occupé pendant quelques minutes les locaux de deux radios privées.
Par ailleurs, la Fédération de la fonction publique (ADEDY) a observé un
arrêt de travail de trois heures en début d'après-midi pour protester
contre la politique "d'austérité" du gouvernement de droite, avant le
vote prévu dimanche au Parlement du projet de budget pour 2009.
Un lycéen a en outre été légèrement blessé mercredi soir par une balle
tirée par une personne non identifiée, près de son lycée à Péristeri,
dans la banlieue ouest d'Athènes.
Le lycéen, âgé de 16 ans, a été touché au poignet par une balle tirée
par une arme à feu de calibre de .22 ou .38 alors qu'il discutait avec
d'autres lycéens à environ 200 mètres de l'établissement, dans une rue
piétonnière du quartier. La police a affirmé qu'aucun policier ne se
trouvait dans cette zone au moment de l'incident.
Mercredi
17
Décembre 2008
Des étudiants déploient des banderoles sur
le rocher de l'Acropole
Deux banderoles ont été déployées mercredi par des étudiants sur le
rocher de l'Acropole d'Athènes, le monument historique le plus visité du
pays, au 12e jour consécutif de manifestations contre la mort d'un
adolescent tué par un policier, a-t-on appris de source policière.
Une cinquantaine de jeunes ont déployé dans un premier temps une grande
banderole sur laquelle était inscrit le mot "Résistance" en grec, en
français, en anglais, en italien et en allemand.
Une seconde banderole a été déployée quelques minutes plus tard, sur
laquelle était inscrit en anglais "December 18th, Demonstration of
solidarity in all Europe" ("18 décembre, manifestation de solidarité
dans toute l'Europe), a constaté une journaliste de l'AFP.
Cette action a été organisée par la coordination des étudiants
d'Athènes, qui prévoit pour jeudi une grande manifestation dans la
capitale grecque, dans le cadre de protestations quotidiennes contre la
mort d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans, tué le 6 décembre par un policier
dans le quartier d'Exarchia à Athènes.
Le porte-parole du gouvernement Evanguélos Antonaros a dénoncé dans un
communiqué cette action "inexcusable" et souligné "qu'elle ternissait
l'image du pays à l'étranger".
Un fourgon des forces anti-émeutes a par ailleurs été incendié mercredi
en début d'après-midi près de la Direction de la police à Athènes par
des cocktails Molotov lancés par un groupe de jeunes, sans provoquer de
blessés.
Soixante-dix personnes s'autoproclamant "Travailleurs révoltés", ont
déployé une banderole sur laquelle était inscrit "Occupation" devant la
plus importante centrale syndicale, la Confédération des travailleurs
grecs (GSEE), à Athènes, après avoir envahi ses locaux.
L'occupation de la mairie de Ioannina, chef-lieu de la région d'Epire
(nord-ouest), par un groupe de jeunes mercredi matin a pris fin en début
d'après-midi, selon une source policière locale.
Dimanche
14
Décembre 2008
Des manifestants attaquent un
poste de police et des banques en Grèce
Les jeunes manifestants dans la capitale grecque
s'en sont pris samedi à un poste de police, à des
boutiques et des banques, pourchassés par la police,
dans la soirée, d'après les autorités, au huitième
jour d'émeutes après la mort d'un jeune tué par les
forces de l'ordre.
Les affrontements ont éclaté pendant une veillée
funèbre pour le jeune de 15 ans tué par les
policiers. A 1H00 locale dimanche (23H00 GMT), la
police a soudainement chargé la veillée aux
chandelles pacifique sur la place Syntagma, dans le
centre d'Athènes. Une foule de plusieurs centaines
de personnes a refusé d'abandonner la position
qu'elle occupait devant le Parlement. Elle a
finalement fait retraite mais la confrontation se
poursuivait.
Des jeunes, certains à
pied, d'autres à moto, ont attaqué un commissariat à
coups de cocktails molotov dans le centre d'Athènes,
ainsi que trois banques au moins, plusieurs magasins
et un bâtiment public, selon la police.
La violence est devenu
quotidienne en Grèce depuis la mort de l'adolescent
Alexandros Grigoropoulos. Plus de 200 personnes ont
été arrêtées, au moins 70 blessées, et des centaines
de magasins détruits et pillés en quelques jours
dans ces manifestations en partie dues à la
dégradation de la situation sociale et à une réforme
des retraites.
Si la plupart des
manifestants sont pacifiques, le ton des
manifestations est donné par une frange plus
violente. Et de plus en plus de jeunes sont prêts à
les rejoindre.
Des centaines d'enfants des
écoles portant des bougies s'étaient rassemblés
pacifiquement samedi à proximité du Parlement, et à
l'endroit où l'adolescent a été tué. Devant le
Parlement, ils ont tenu tête aux forces de police en
scandant le nom d'"Alex".
Les manifestants ont promis
de rester dans la rue jusqu'à ce que leurs
préoccupations économiques soient prises en compte.
Le Premier ministre de
droite Costas Caramanlis a pourtant exclu
d'organiser des élections anticipées et appelé
l'opposition à condamner la violence plus
sévèrement.
Samedi
13
Décembre 2008
Manifestation dans le calme à Athènes après
sept jours d'émeutes
Vêtus de T-shirts blancs et portant des fleurs, quelques centaines de
manifestants ont défilé dans le calme samedi à Athènes pour rendre
hommage à l'adolescent tué par la police il y a une semaine, drame à
l'origine de sept jours d'émeutes dans plusieurs villes grecques. Lire
la suite l'article
Le cortège, qui rassemblait des camarades de classe d'Alexandros
Grigoropoulos et des familles ordinaires, s'est rendu sur la place
Syntagma, devant le parlement grec, au coeur de la ville.
"Nous sommes venus ici pour rendre hommage à Alexandros", a déclaré une
femme de 37 ans, technicienne à la télévision, accompagnée de son mari
et de leur petit garçon de huit ans.
Des banderoles affirmaient "L'Etat tue" ou encore "A bas le gouvernement
d'assassins".
D'autres rassemblements pacifiques se sont déroulés dans d'autres
quartiers d'Athènes ainsi que dans deux autres villes du pays, a précisé
la police.
La mort de l'adolescent de 15 ans, abattu par un policier dans le
quartier populaire d'Exarchia le 6 décembre, a provoqué plusieurs
journées de violences, les plus importantes depuis la fin du régime
militaire en 1974.
Des milliers de jeunes, dont des étudiants et des militants anarchistes,
se sont heurtés pendant sept jours aux forces de police, brisant des
vitrines, incendiant des magasins, des banques et des voitures dans
plusieurs villes.
Le coût des déprédations est estimé à 200 millions d'euros rien qu'à
Athènes.
La police, qui a procédé à 423 interpellations depuis le début des
troubles, redoute de nouveaux débordements la semaine prochaine.
Samedi, le centre d'Athènes a retrouvé son calme et les magasins ont
rouvert. Des commerçants ont commencé à remettre en état leurs vitrines
et des employés municipaux ont réparé les décorations de Noël
endommagées par les émeutiers.
L'inculpation et l'incarcération du policier qui a tué le jeune
Grigoropoulos et d'un de ses collègues n'ont pas totalement apaisé les
esprits.
Les manifestants réunis samedi devant le parlement étaient partagés,
certains reprochant à la police un recours excessif à la force, d'autres
affirmant en avoir assez des violences.
"Nous sommes ici pour exprimer notre chagrin parce que personne ne nous
comprend. Ils tuent des enfants sans raison", a dit Irini, 16 ans, qui
fréquentait la même école que Grigoropoulos.
Pour Elias Alkies, un étudiant de 20 ans, il n'est pas question de
condamner les débordements de la semaine écoulée mais d'autres formes de
manifestation sont possibles.
"Nous portons du blanc parce que nous voulons montrer que nous ne sommes
pas comme ceux qui cassent", a-t-il précisé.
La police a signalé un incident sans gravité au stade olympique
d'Athènes. Un policier a été légèrement blessé.
Un sondage, réalisé avant le début des émeutes mais publié seulement
samedi dans le journal Ethnos, montre que le parti Nouvelle Démocratie
du Premier ministre Costas Caramanlis est en nette perte de vitesse dans
l'opinion publique.
Nouvelle Démocratie dispose d'une majorité d'un seul siège au parlement
et son recul dans les sondages profite à l'opposition socialiste.
"Ce pays doit actuellement faire face à une crise financière
internationale de grande ampleur (...) Cela requiert une politique
responsable et une main ferme pour tenir la barre", avait déclaré
vendredi Caramanlis qui participait au Conseil européen à Bruxelles.
"C'est ça mon principal souci, c'est aussi la priorité du gouvernement,
et non pas d'échafauder des scénarios à propos d'élections."
Vendredi
12
Décembre 2008
Nouveaux heurts à Athènes pour le 7e jour
consécutif
Des étudiants ont lancé des bombes incendiaires et des pierres en
direction des forces de police aux abords du parlement grec, dans le
centre d'Athènes, vendredi, au septième jour d'émeutes.
Pour empêcher que leurs cordons ne soient enfoncés, les policiers
antiémeutes ont fait usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants,
qui avaient déployé des banderoles frappées de slogans comme "L'Etat
tue" et "Le gouvernement est coupable de meurtre".
"Chacun pense que ce gouvernement qui assassine doit tomber. Le
gouvernement, en quatre ans, n'a fait qu'adopter des réformes allant à
l'encontre des étudiants", expliquait une manifestante de 22 ans, Maria
Tsoupri. "On ne voit aucun avenir devant nous. Nous n'avons un avenir
que par la lutte".
Les étudiants étaient autour de 5.000 dans les rues d'Athènes, vendredi,
et sans doute en raison d'une pluie torrentielle les manifestations
n'ont pas retrouvé l'ampleur des jours précédents.
La police a indiqué que 432 personnes, dont nombre d'immigrants
étrangers, avaient été interpellées, et que 176 d'entre elles avaient
été inculpées de violences et de pillages.
De source proche de la police, on rapporte que les forces de l'ordre
commencent à être à court de grenades lacrymogènes - en ayant tiré plus
de 4.600 au cours de la semaine écoulée - et qu'elles ont contacté
d'urgence Israël et l'Allemagne pour reconstituer leurs stocks.
A Bruxelles, Le Premier ministre conservateur Costas Caramanlis, qui
assistait au Conseil européen, a assuré que son pays était en mesure de
garantir la sécurité de la population en dépit des troubles en cours.
"La Grèce est un pays sûr", a-t-il dit lors d'une conférence de presse,
en s'engageant à assurer "la sécurité de sa population".
Le gouvernement minimise la portée des troubles, qui surviennent sur
fond de tensions politiques et sociales, en disant qu'ils sont l'oeuvre
de quelques centaines d'extrémistes de gauche.
Costas Caramanlis, dont la formation politique, la Nouvelle démocratie (ND),
n'a qu'une voix de majorité au parlement, a fait part de sa tristesse
après la mort le 6 décembre de l'adolescent Alexandros Grigoropoulos,
qui avait 15 ans.
Nombre de Grecs sont furieux de voir que le policier auteur du tir n'a
pas fait montre de remords. Ce policier de 37 ans, Epaminondas Korkoneas,
a témoigné avoir tiré des coups de semonce, en situation d'autodéfense,
et dit que les balles ont ricoché.
"Les pierres peuvent ricocher elles aussi", ont scandé des manifestants
face aux policiers antiémeutes.
Plusieurs écoles et universités demeurent occupées par les étudiants, et
des professeurs ont formé vendredi une chaîne humaine autour du
principal bâtiment de l'université d'Athènes, pour la préserver de
nouveaux dégâts.
"Le glas sonne pour Caramanlis", écrit en page de une le journal Ta Nea.
"Le gouvernement assiégé : les manifestations gagnent de l'ampleur dans
l'éducation", écrit de son côté Ethnos.
Jeudi
11
Décembre 2008
Sixième jour de violences entre police et
manifestants en Grèce
La tension
ne retombe pas en Grèce. A coups de pierres et de jets de bouteilles,
des étudiants ont attaqué une vingtaine de commissariats jeudi dans le
centre d'Athènes, après cinq jours de troubles consécutifs à la mort
d'un adolescent tué par la police, les plus graves depuis des décennies
en Grèce. Les forces de l'ordre ont riposté au moyen de gaz lacrymogènes
et interpellé quatre personnes. Au moins un blessé a été hospitalisé,
selon les autorités.
Ces nouvelles violences ont éclaté alors que les parlementaires
observaient une minute de silence à la mémoire de l'adolescent de 15
ans, dont la mort a mis le feu aux poudres.
Au moins 70 personnes ont été blessées et une centaine arrêtées depuis
samedi et le début des émeutes, dans les heures qui ont suivi le décès
du jeune Alexandros Grigoropoulos.
Des centaines de magasins ont été endommagés ou détruits, des groupes de
jeunes cagoulés et d'anarchistes présumés brisant les vitres à l'aide de
barres métalliques, pillant des commerces et érigeant des barricades
dans les rues de plusieurs villes.
Les actions de protestation ont débordé les frontières, avec des
manifestations de soutien dans plusieurs pays européens, dont l'Italie,
l'Espagne et le Danemark. Des missions diplomatiques grecques ont été la
cible d'actes de vandalisme à Istanbul et New York. En France, deux
véhicules ont été incendiés dans la nuit devant le consulat de Grèce à
Bordeaux à proximité duquel ont été découvertes des inscriptions de
soutien aux protestataires grecs.
Le gouvernement conservateur grec est en butte à des critiques acerbes
pour la gestion de la crise, mais les autorités disent avoir s'abstenir
de recourir à la manière forte pour prévenir toute effusion de sang.
Le Premier ministre Costas Caramanlis n'a pas tenu compte des appels
croissants de l'opposition à la tenue d'élections anticipées. Il a
néanmoins promis aux commerçants dont les magasins ont été endommagés
des aides de 10.000 euros pour couvrir les besoins à court terme.
Selon un sondage d'opinion diffusé mercredi, 68% des Grecs ont exprimé
leur désapprobation face à la gestion de la crise par les autorités.
Bien avant les émeutes, le gouvernement grec était déjà confronté à un
mécontentement de l'opinion publique sur l'état de l'économie, les
médiocres perspectives d'emploi pour les étudiants et une série de
scandales financiers.
Les protestataires ont commencé à adopter les revendications de
l'opposition en faveur d'un soulagement financier pour les bas revenus.
Le salaire minimum en Grèce s'élève à 658 euros par mois.
"Nous demandons que ce gouvernement démissionne et que cette farce
prenne fin", a déclaré Spyros Potamias, étudiant en architecture de 28
ans, qui a participé à un mouvement d'occupation d'un établissement
d'enseignement supérieur à Athènes, où des émeutes ont eu lieu en cours
de nuit. "Cela concerne notre avenir".
Des commerçants se sont déclarés choqués par la violence de certains
manifestants et par l'ampleur de la destruction. "Je peux accepter la
colère, je ne peux pas accepter le pillage", soulignait Michael
Lavdiotis, gérant d'un café-restaurant pillé de la capitale, où des
produits alimentaires et du mobilier ont été volés. "Ils ont tout
pris... Nous ne méritions pas ce comportement".
L'influente église orthodoxe grecque s'est jointe aux autorités pour
lancer un appel au calme. "Cette tragédie ne peut pas être réglée en
brûlant et en détruisant les biens de gens qui eux-mêmes ont des
problèmes", a souligné l'archevêque Ieronymos.
De nouvelles manifestations étudiantes sont prévues vendredi dans le
pays.
A Paris, l'UNEF, principal syndicat d'étudiants, appelle à un
rassemblement vendredi 12 à 17.30 devant l'ambassade de Grèce "en
solidarité avec la jeunesse de Grèce". Dans un communiqué,
l'organisation "condamne la répression exercée par les forces de police,
et le mépris du gouvernement grec", dont elle réclame la démission.
Mercredi
10
Décembre 2008
Grève générale en Grèce, émaillée de
nouvelles violences
Dans un
climat explosif, la Grèce vivait mercredi une grève générale prévue de
longue date qui a été émaillée de nouvelles violences, au cinquième jour
des émeutes qui ont plongé le pays dans une profonde crise sociale et
politique.
La mort d'un adolescent de 15 ans, abattu samedi à Athènes par un
policier, s'installait dans la durée, malgré les appels au calme du
Premier ministre Costas Caramanlis.
Mercredi, de nouveaux affrontements ont opposé manifestants et police à
Athènes et Salonique, la deuxième ville du pays, les forces de l'ordre
répondant par des jets de gaz lacrymogènes aux tirs de cocktails Molotov
et projectiles divers.
Les syndicats grecs, dont la Confédération générale des travailleurs
grecs (GSEE, 600.000 adhérents) et la Fédération des fonctionnaires (Adedy,
200.000 membres), avaient convoqué de longue date une grève générale de
24 heures pour dénoncer la politique d'austérité du gouvernement
conservateur et appelé à un rassemblement "paisible" devant le Parlement
grec, dans le centre d'Athènes.
Des échauffourées ont éclaté en marge de ce rassemblement qui a réuni
plusieurs milliers de personnes, a rapporté un journaliste de l'AFP.
D'autres affrontements ont émaillé une manifestation à Salonique, dans
le nord de la Grèce, à laquelle participaient environ 2.000 personnes,
dont de nombreux jeunes, a indiqué une source policière locale.
Le Premier ministre avait souhaité mardi, dans un discours à la Nation,
qu'il n'y ait pas de confusion entre les combats des travailleurs et la
mort de l'adolescent.
Mais la crise a pris une tournure politique, notamment avec l'appel à la
démission du gouvernement, déjà déstabilisé par une série de scandales
et par les retombées de la crise économique internationale, lancé mardi
par l'opposition socialiste.
Les transports terrestres, aériens et maritimes devaient être perturbés
par la grève, qui affecte également le fonctionnement des banques,
administrations et grandes entreprises du secteur public, comme l'Electricité
de Grèce (DEI).
La colère des jeunes, signe selon des observateurs d'un profond malaise
et d'une radicalisation de la jeunesse grecque minée par l'insécurité
économique et le chômage, avait repris de plus belle mardi après les
obsèques, dans une banlieue d'Athènes, du jeune Alexis Grigoropoulos.
Selon les premiers résultats de l'autopsie, l'adolescent a été tué par
le ricochet d'une balle tirée par un policier, a-t-on appris mercredi de
sources judiciaires.
Quarante et une personnes, 16 Grecs et 25 étrangers, ont été arrêtées
dans la nuit lors d'escarmouches et de pillages aux abords de l'école
polytechnique d'Athènes, occupée depuis dimanche par des étudiants.
Des heurts se sont poursuivis pendant la nuit entre les policiers et
plus d'une centaine de jeunes qui sortaient périodiquement de cette
école et de la faculté de droit.
Le maire de la capitale, Nikitas Kaklamanis, avait estimé mardi soir que
plus de 360 magasins avaient été "partiellement ou totalement
endommagés" depuis samedi.
A Salonique, une cinquantaine de jeunes retranchés dans la faculté de
philosophie avaient affronté les forces de police pendant la nuit de
mardi à mercredi. Plus de 80 magasins et 14 banques ont subi des dégâts
tandis que huit personnes ont été arrêtées.
A Patras, dans l'ouest du Péloponnèse, il y a eu des échauffourées en
début de soirée. Des escarmouches se sont par ailleurs produites à
Larissa et à Volos (centre), à Kalamata (sud), à Ioannina (nord-ouest)
et à Zante, sur l'île du même nom en mer ionienne, selon des sources
policières. La situation était redevenue calme mercredi dans toutes ces
villes.
Dans un souci de reprendre la main sur des événements qui lui ont
largement échappé, M. Caramanlis a adressé mardi soir un nouveau message
à la nation condamnant les fauteurs de trouble comme "des ennemis de la
démocratie".
Il s'est engagé "à rétablir le sentiment de sécurité et la légalité", et
lancé de nouveau un appel à l'unité nationale.
"Il faut condamner clairement les violences, les pillages, le vandalisme
des éléments extrémistes (...) en ces heures on ne peut pas avoir de
différences nationales", a souligné le Premier ministre.
Il n'a pas répondu au chef de l'opposition socialiste Georges Papandréou
qui avait demandé dans la journée un recours "au verdict populaire" pour
résoudre la crise
Mardi
09
Décembre 2008
Consulat de Grèce à Paris le 09/12/08
Tags devant le Parlement : un
adolescent de 15 ans est mort, flics, porcs, assassins".
l'immeuble Eurobank de 6 étages en feu à Athènes
Les violences se poursuivent en Grèce, appel
à des élections
La police anti-émeutes, équipée de masques à gaz et de boucliers, a tenu
en respect des centaines de manifestants pendant plus d'une heure devant
le parlement avant de tirer des gaz lacrymogènes pour les disperser.
Des bandes de jeunes, un mouchoir sur le visage pour se protéger contre
les gaz lacrymogènes, ont jeté des pierres aux policiers aux cris de :
"Brûlons le parlement".
En banlieue d'Athènes, plus de 5.000 personnes vêtues de noir ont
assisté aux funérailles de l'adolescent de 15 ans dont la mort, samedi à
la suite d'un tir de la police, a déclenché des émeutes d'une violence
sans précédent depuis des décennies.
Beaucoup scandaient : "Flics, porcs, assassins".
La mort du jeune homme a touché une corde sensible chez de nombreux
jeunes Grecs excédés autant par des années de scandales politiques que
par la montée de la pauvreté et du chômage.
Le Premier ministre, Costas Caramanlis, dont le parti ne dispose que
d'une majorité d'un siège, a eu des entretiens de crise avec les
dirigeants de l'opposition et les a exhortés à l'unité politique face
aux émeutes. Il a en outre demandé aux syndicats d'annuler un
rassemblement de protestation prévu pendant la grève de 24 heures
programmée mercredi.
Ces deux requêtes ont été immédiatement rejetées par les dirigeants
syndicaux et par la gauche qui affirment que les réformes
gouvernementales ont détérioré la situation des 20% de Grecs qui vivent
en dessous du seuil de pauvreté.
Le chef de l'opposition socialiste, George Papandreou, a estimé que la
population avait perdu confiance dans le gouvernement et a demandé
l'organisation d'élections anticipées.
A Salonique et Ioannina, villes du Nord, des manifestants ont affronté
la police et mis le feu à des poubelles. A Paris, de jeunes manifestants
grecs ont occupé le consulat de leur pays, au lendemain d'incidents
similaires à Londres et Berlin.
Dans le centre d'Athènes, une grande partie des manifestants mardi
n'appartenaient ni à la mouvance anarchiste ni aux mouvements étudiants
en première ligne les jours précédents.
"Ils doivent partir" a ainsi lancé un homme en costume cravate qui
courait pour échapper aux gaz lacrymogènes. "Je suis ici parce que j'ai
le sentiment que quelque chose se passe, quelque chose est en train de
changer dans la société", confiait Thodoros Adamopoulos, un homme
d'affaires de 53 ans.
Les manifestations se sont propagées à une dizaine de villes grecques,
jusqu'aux îles de Crète et de Corfou. Des centaines d'immeubles ont été
dévastés ou incendiés et une cinquantaine de personnes ont été blessées.
Un policier a été inculpé d'homicide après la mort d'Alexandros
Grigoropoulos. La police affirme qu'il a tiré trois coups de semonce
après l'attaque de son véhicule par une trentaine de jeunes. Des témoins
soutiennent qu'il a visé le jeune homme.
A ses funérailles, l'assistance a applaudi le cercueil blanc recouvert
de fleurs. Devant le cimetière, la police a tiré des gaz lacrymogènes
sur des manifestants qui ont riposté avec des bombes incendiaires.
La police dit avoir arrêté 200 personnes, dont certaines pour des
pillages, et a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les
manifestants, tout en soulignant vouloir éviter les confrontations
directes. Plus de 130 boutiques ont été détruites dans la seule
capitale, où des manifestants ont mis le feu lundi soir à un sapin de
Noël géant.
Des médias reprochent à Costas Caramanlis son incapacité à contenir les
émeutes. "Le feu fait rage et le gouvernement se contente de regarder",
titre ainsi le quotidien Cathimerini.
La Grèce a une tradition de manifestations étudiantes et d'attentats
anarchistes. Beaucoup comparent les manifestations actuelles à celles de
1973 qui contribuèrent à faire chuter le régime des colonels.
Lundi
08
Décembre 2008
2008
Nouvelle vague de violences dans les villes
de Grèce
Une nouvelle vague de violences a touché lundi Athènes et plusieurs
villes de Grèce au cours de manifestations d'étudiants et lycéens contre
la police lors desquelles des bâtiments et des véhicules ont été
incendiés tandis que le centre de Salonique était livré au pillage. Lire
la suite l'article
Près de deux heures après la dispersion de la manifestation athénienne
de protestation contre la mort d'un adolescent tué samedi par un
policier, des groupes de quelques dizaines de jeunes se relayaient pour
lancer des raids contre magasins et devantures, face à des forces
anti-émeutes dispersées et sur la défensive.
Les groupes ont endommagé et pillé des boutiques dans le quartier chic
de Kolonaki, qui abrite plusieurs ambassades, ainsi que dans les rues
commerçantes proches du bâtiment de l'université et du quartier étudiant
et contestataire d'Exarchia.
Les gaz lacrymogènes tirés par la police pour repousser les casseurs
rendaient l'atmosphère suffocante jusqu'à l'intérieur des bâtiments du
centre ville.
Dix personnes ont reçu des soins dans les hôpitaux de la ville pour des
troubles respiratoires, selon un responsable du ministère de la Santé.
En début de soirée à Athènes, des groupes de jeunes avaient brisé des
vitrines et incendié des magasins.
Le cortège avait parcouru des rues de la ville portant des banderoles
accusant le gouvernement de "tuer l'avenir de la jeunesse".
Des groupes de jeunes ont également pillé lundi soir des dizaines de
commerces dans le centre de Salonique, la grande ville du nord de la
Grèce, sans que la police n'intervienne.
Les pillages, notamment de magasins de vêtements et de bijoux, ont
débuté à l'issue de deux manifestations organisées par l'opposition de
gauche pour le même motif que dans la capitale, et qui avaient rassemblé
plus de 5.000 personnes.
Les forces de l'ordre n'étaient pas visibles sur les artères du centre
ville, qui semblait livré aux pilleurs, a raconté un journaliste de
l'AFP sur place.
Plus tôt, un policier avait été blessé à la main dans une attaque contre
un poste de police d'un quartier de Salonique lancée à coup de cocktails
Molotov par une vingtaine de jeunes.
A Athènes, alors que des manifestants se dirigeaient vers le Parlement,
sur la place centrale de Syntagma, des groupes de jeunes se sont
détachés du cortège pour briser des vitrines et mettre le feu à des
devantures et des poubelles.
Un sapin de Noël géant ainsi que des installations prévues pour les
fêtes installées sur la place ont été la proie des flammes.
Trois policiers ont par ailleurs été légèrement blessés lundi à Trikala
(centre), au cours d'incidents en marge d'une manifestation d'un millier
de lycéens.
Des incidents entre forces de l'ordre et lycéens se sont produits à
Rhodes, principale ville de l'île du même nom, dans l'est de la Grèce où
des manifestants s'en sont pris pris à un poste de police, lançant
divers projectiles contre les policiers qui ont riposté avec des gaz
lacrymogènes.
Ces mouvements de protestation se succèdent depuis la mort samedi soir
d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans, abattu par un policier à Athènes alors
qu'il faisait partie d'un groupe d'une trentaine de jeunes gens qui
lançaient des pierres et des objets contre un véhicule des forces de
l'ordre.
Le policier a été arrêté dimanche pour "homicide volontaire" tandis
qu'un policier qui l'accompagnait était appréhendé pour "complicité".
Le Premier ministre grec Costas Caramanlis a présidé lundi soir un
conseil ministériel restreint de crise et il sera reçu à sa demande
mardi matin par le chef de l'Etat, Carolos Papoulias, "pour l'informer
de la situation en cours".
M. Caramanlis doit aussi rencontrer les chefs des quatre partis
d'opposition parlementaire, socialiste, communiste, de gauche radicale
et d'extrême-droite.
Dans un message à la Nation, Costas Caramanlis s'est engagé lundi à ce
que l'Etat mette fin aux violences urbaines.
"Les événements inacceptables et dangereux" qui ont suivi la mort samedi
soir d'un adolescent de 15 ans "ne peuvent pas et ne seront pas
tolérés", a-t-il déclaré dans sa première apparition depuis le début de
la crise.
Il a dénoncé les "éléments extrémistes qui ont exploité le drame (...)
en montrant que leur seul objectif était la violence". "L'Etat va
protéger les citoyens, va protéger la société (...) C'est le moindre des
hommages que l'on puisse rendre à Alexis", a-t-il souligné, évoquant la
mémoire de l'adolescent tué samedi.
Dimanche 07
Décembre 2008
La Grèce secouée par les émeutes après la
mort d'un adolescent
Les émeutiers se sont déchaînés dimanche dans Athènes et Thessalonique,
lançant des engins incendiaires, détruisant des magasins et érigeant des
barricades enflammées, le chaos s'emparant des principales villes de
Grèce après la mort d'un adolescent de 16 ans, abattu par la police dans
la capitale. Lire la suite l'article
Ce sont les pires émeutes en Grèce depuis janvier 1991, lorsqu'une foule
en colère avait protesté après le meurtre d'un instituteur par des
voyous d'extrême droite.
Dimanche à la tombée de la nuit, des groupes de jeunes aux visages
masqués par des cagoules ou des casques de moto ont renversé des
poubelles et retourné des voitures pour construire des barricades dans
les rues d'Athènes. La police a rétorqué avec des gaz lacrymogènes,
provoquant de véritables scènes d'insurrection qui ont vidé les rues de
la capitale grecque.
Les médias locaux rapportent que plusieurs personnes ont souffert de
problèmes respiratoires, mais qu'aucune blessure sérieuse n'a été
recensée.
Les violences ont repris dimanche dans la journée, à l'occasion de
manifestations de soutien aux immigrés clandestins qui ont dégénéré: à
Thessalonique, deuxième ville du pays, la mairie, deux commissariats,
plusieurs magasins et une banque ont été pris pour cible, les
manifestants s'en prenant aussi aux véhicules des chaînes de télévision
ou érigeants des barricades de poubelles enflammées.
A Athènes, plus de 2.000 manifestants ont défilé en direction du siège
de la police dans la capitale, des engins incendiaires étant lancés
contre des magasins et banques, mais aussi un immeuble de bureaux
gouvernementaux, la police usant d'importantes quantités de gaz
lacrymogènes pour contenir les émeutiers.
Cette marche de protestation état prévue depuis plusieurs jours, et le
ministre de l'Intérieur Prokopis Pavlopoulos avait dans la matinée
appelé à la retenue pendant la manifestation, exprimant la tristesse du
gouvernement pour la mort du jeune homme, et offrant sa démission, qui a
été refusée ainsi que celle de son adjoint.
"Je comprends la colère", a déclaré le Premier ministre dimanche soir,
"ce qui est inconcevable, c'est la violence brutale qui ébranle la paix
sociale et se retourne contre la propriété de personnes innocentes".
Selon des témoins, le drame s'est produit samedi soir vers 21h lorsqu'un
petit groupe de jeunes s'est attaqué à une voiture de police. Un agent a
tiré par trois fois et le jeune garçon a reçu une balle dans la
poitrine.
D'après le communiqué de la police, la voiture, avec à son bord deux
fonctionnaires, patrouillait dans le quartier d'Exarchia, dans le centre
d'Athènes, lorsqu'elle a essuyé des jets de pierres provenant d'un
groupe d'une trentaine de jeunes.
Les deux policiers impliqués ont été suspendus, interpellés et inculpés,
l'un pour meurtre avec préméditation et usage illégal d'une arme,
l'autre pour complicité.
Dans la nuit de samedi à dimanche, dans une rue commerçante qui descend
de la place Syntagma, à Athènes, plus d'une vingtaine de magasins ont
été endommagés - mais pas pillés. Leurs vitrines ont été noircies par
des cocktails Molotov ou carrément détruites. Dimanche matin, des
pompiers tentaient encore d'éteindre l'incendie d'un bâtiment de deux
étages carbonisé. Dans la rue planait encore l'odeur âcre des gaz
lacrymogènes utilisés plus tôt par la police pour disperser la foule.
Un peu plus loin, rue Akadimias, l'une des principales artères
d'Athènes, les émeutiers ont saccagé des arrêts de bus et des kiosques à
tickets. Au petit matin, quelques-uns d'entre eux étaient encore
présents, le visage masqué. A deux pâtés de maisons étaient postés des
policiers anti-émeutes, armés de boucliers et de masques à gaz. La rue
était coupée par une barricade en flammes.
Les émeutes qui ont commencé samedi soir à Athènes ont vite gagné
Thessalonique, la deuxième ville de Grèce, puis au moins cinq autres
villes de province. Les protestataires semblent avoir coordonné leurs
mouvements grâce à des sites internet, où étaient mis en ligne des
appels à se rassembler à des endroits précis ou encore des slogans tels
que "le terrorisme d'Etat ne passera pas".
Selon la police, 24 policiers ont été blessés pendant les affrontements
de la nuit, au cours desquels six personnes ont été arrêtées.
Plus tôt, samedi après-midi, des centaines de candidats au droit
d'asile, qui faisaient la queue pour déposer un dossier, avaient
déclenché une émeute dans le centre-ville d'Athènes. Les troubles ont
débuté lorsque les autorités ont annoncé qu'il n'était plus possible de
déposer de dossier, le nombre hebdomadaire de demandes étant limité. Un
homme est tombé à l'eau dans un canal dans des circonstances non encore
déterminées. Blessé, il a été transféré à l'hôpital.
Mercredi 05
Novembre 2008
Victoire d'Obama: une élection saluée par la
presse mondiale
Les journaux du monde entier ont salué mercredi à l'unisson l'élection
"historique" de Barack Obama à la Maison Blanche, estimant qu'elle
allait non seulement transformer la face des Etats-Unis mais également
la planète.
"Historique", c'est le mot choisi par la grande majorité des quotidiens
du globe, qui ne relatent pour la plupart la victoire que dans leur
édition électronique en raison de résultats trop tardifs pour respecter
l'heure du bouclage.
"Victoire historique", titrent le magazine allemand Spiegel et le
quotidien conservateur néerlandais Trouw. "Obama historique", barre la
Une du Diario de Noticias portugais. "Obama change la couleur de
l'Histoire", renchérit le quotidien espagnol El Mundo (centre-droit),
tandis que son concurrent de centre-gauche El Pais souligne un "avant et
un après" Obama.
"L'Amérique change de couleur", estime le quotidien algérien arabophone
El-Khabar. "L'Amérique a montré que tout est possible!", exulte le
quotidien populaire allemand Bild.
La venue d'un "Kennedy noir à la Maison Blanche", mots du quotidien
libanais pro-syrien Al-Akhbar, va "transformer à jamais le pays de
l'Oncle Sam", estime l'Al-Mustaqbal, proche de la majorité
pro-occidentale libanaise. "L'Amérique tourne une page", croit lui aussi
le journal grec Kathimerini (centre-droit).
A l'instar de nombreux journaux, le quotidien zurichois Neue Zürcher
Zeitung (NZZ) souligne que les Américains ont "franchi un pas
supplémentaire en laissant derrière eux les anciennes barrières
raciales".
Mais la portée du vote ne s'arrêtera pas aux frontières des Etats-Unis,
prédit le Guardian britannique (centre-gauche): "le peuple américain ...
a fait le choix net d'un changement pour lui-même et pour le monde".
Son compatriote The Sun évoque "un pas de géant pour l'humanité", en
écho à la phrase de l'astronaute américain Neil Armstrong en 1969
lorsqu'il était devenu le premier homme à poser le pied sur la Lune. Le
scrutin va faire "date dans l'histoire de l'Humanité", croit lui aussi
le quotidien d'Etat burkinabè Sidwaya.
"L'élection de Barack Obama rétablit de manière spectaculaire (le)
crédit et (le) rayonnement" de l'Amérique, juge Le Temps à Genève. Le
journal grec Avgi (gauche) se met à espérer "que les guerres s'arrêtent
et que les pauvres ne soient pas amenés à payer pour la crise
financière".
La presse souligne cependant que le président élu est attendu au
tournant de l'Histoire.
"Nous connaissions un candidat qui a séduit le monde. Maintenant nous
allons connaître le président", écrit le quotidien conservateur espagnol
ABC. Il n'est pas certain que "la réthorique de la campagne soit
traduite en politique", craint l'Eleftherotypia, journal grec de
centre-gauche, tandis que le suisse Tages-Anzeiger rappelle le
"difficile héritage" auquel sera confronté le nouveau président.
Le quotidien israélien de gauche Haaretz souligne quant à lui les défis
qui attendent Obama au Proche-Orient. "Seul un leadership américain
actif... peut faire sortir de l'impasse. Mais même là, il n'y a pas de
garantie de succès", rappelle Haaretz.
"Les attentes sont énormes... Désormais vient le plus dur peut-être pour
Barack Obama: ne pas décevoir", met en garde le quotidien français
Libération (gauche).
Son concurrent Le Monde voit en Barack Obama "la chance" de l'Amérique
mais également "celle de ses partenaires" et "de ses ennemis, à
commencer par l'islamisme armé qui s'est nourri d'une idéologie bushiste
belliqueuse". "Après Bush enfermé dans ses certitudes démenties par la
réalité, Obama offre au monde un autre visage... Il est l'homme qu'il
faut. A lui d'inscrire ce moment dans la marche du temps", ajoute Le
Monde.
Devenu président, Obama "doit mettre en scène le changement" promis lors
de sa campagne, écrit le Yomiuri Shimbun japonais. "L'absence de
résultats rapides pourrait transformer les espoirs de changement en
déception", avertit son concurrent le Nikkei
Mardi 28 Octobre
2008
Fête nationale grecque
Revue des corps d'armée lors de la fête nationale
grecque du 28 Octobre.
Le Jour du Non (en grec moderne Επέτειος του «'Οχι», ), elle marque le
rejet de l'ultimatum italien du 28 octobre 1940 par le dictateur grec
Ioánnis Metaxás, ainsi que le début de la participation de la Grèce dans
la Seconde Guerre mondiale.
Mardi 21 Octobre
2008
Manifestation à Athènes et transports
paralysés pour la grève générale
Des milliers de personnes ont manifesté mardi dans le centre d'Athènes,
alors qu'une grève générale de 24H contre la politique économique du
gouvernement conservateur paralysait la plupart des transports.
A fait défiler jusqu'au parlement, étudiants,
enseignants et employés des sociétés d'intérêt public, dont le personnel
de la compagnie aérienne en voie de privatisation Olympic Airlines, a
été émaillée d'incidents avec les forces de l'ordre.
La police a fait usage de gaz lacrymogènes à
plusieurs reprises, face à quelques jets de cocktails molotov et autres
projectiles, qui ont notamment endommagé deux voitures de service du
ministère grec des Affaires Etrangères.
Sous des banderoles portant "nous ne voulons pas payer leur crise", ou
"cherté, pauvreté, chômage, on n'en peut plus", les manifestants
répondaient à l'appel des puissantes Confédération générale des
travailleurs grecs (GSEE, 600.000 adhérents) et Fédération des
fonctionnaires (Adedy, 200.000 membres).
Ces syndicats réclament un changement de cap économique, dénonçant le
programme de privatisations, l'austérité salariale, le durcissement
fiscal et la réforme en cours des retraites.
La grève de 24h à laquelle ils ont appelé a stoppé les ferries assurant
les liaisons avec les îles, arrêté les trains, et devait clouer au sol
jusqu'à la fin de la journée près de cent vols intérieurs et
internationaux des compagnies locales.
Du fait de la participation au mouvement des syndicats de journalistes,
les médias ne diffusaient aucune information et aucun quotidien ne doit
paraître mercredi.
Les écoles, hôpitaux, administrations, banques, et tribunaux étaient
aussi affectés, tandis que les transports publics étaient perturbés à
Athènes, avec des arrêts de travail en début de matinée et en soirée.
Jeudi 02 Octobre
2008
Découverte d'une tombe mycénienne contenant une
épée venant d'Italie
ATHENES (AFP) - Des archéologues grecs ont découvert dans la tombe d'un
guerrier mycénien, vieille de plus de 3.000 ans, une épée avec une
poignée recouverte d'or venant de la péninsule italienne, a indiqué
jeudi une archéologue grecque.
"Il s'agit d'une découverte très rare en raison principalement de la
couche d'or recouvrant la poignée", a déclaré à l'AFP l'archéologue
Maria Gatsi.
"A ma connaissance, aucune épée de ce genre n'a jamais été trouvée en
Grèce", a ajouté Mme Gatsi, chef du département
archéologique du département d'Aitoloacarnania, dans l'ouest de la
Grèce.
Des examens de laboratoire en Autriche ont confirmé que le bronze
utilisé pour la confection de l'épée, longue de 94 cm, datait du 12ème
siècle avant JC et provenait de la péninsule italienne, a-t-elle
précisé.
La tombe a été découverte en juillet 2007 au lieu-dit Kouvara Phyteion,
près de la ville d'Amphilochia, à l'ouest d'Athènes, durant des travaux
d'excavations pour la construction de l'autoroute bordant la mer
Ionienne.
Les archéologues ont aussi mis au jour dans la même tombe une seconde
épée de bronze avec une poignée en os, une paire de jambières, une
flèche, une lance, une coupe à vin (kylix) en or, un chaudron à trois
pieds en bronze et une dague en bronze et en fer, une découverte
également très rare en raison de la combinaison des deux métaux. "Notre
première hypothèse est qu'il s'agit de la tombe d'un guerrier", a dit
Mme Gatsi.
Cette découverte confirme que les Mycéniens commerçaient avec d'autres
civilisations du bassin méditerranéen.
Conquérants du monde minoen en Crète (sud), les Mycéniens ont dominé
entre les 17ème et 12ème siècles avant Jésus-Christ une grande partie de
la Grèce, établissant des colonies en Asie mineure et à Chypre.
Mardi 23 Septembre
2008
Le ministre de la Culture Michalis Liapis
Le
président Italien Giorgio Napolitano
L'Italie rend à la Grèce un fragment des frises
du Parthénon
ATHENES (AFP) - L'Italie a
rendu mardi à la Grèce
un fragment des frises
du Parthénon détenu par
le musée de Palerme et
réclamé par Athènes
depuis 13 ans, a indiqué
mardi le ministre grec
de la Culture, Michalis
Liapis.
La pièce de marbre,
officiellement prêtée "à
long terme" sans date de
restitution et sans
contrepatie, représente
le pied de la déesse
antique Artémis, et
provient d'une partie de
la frise orientale où
figurent les douze dieux
de l'Olympe, a précisé
le ministre.
Le fragment de 35cm de
haut sur 34cm de large
doit être replacé sur le
relief mercredi lors
d'une cérémonie en
présence du chef d'Etat
grec Carolos Papoulias
et de son homologue
italien, Giorgio
Napolitano, en visite
officielle en Grèce.
"Un important fragment
des frises du Parthénon
revient pour retrouver
sa place", s'est
félicité M. Liapis lors
d'une conférence de
presse.
A l'issue d'un entretien
avec M. Napolitano, M.
Papoulias a pour sa part
souligné l"importance du
geste" italien, alors
que la Grèce réclame en
vain depuis 1982 à
Londres la restitution
de la partie des frises
du Parthénon détenues
par le British Museum.
Tout comme ces chefs
d'oeuvres, le fragment
italien a été décroché
du temple au début du
XIXe siècle par
l'ambassadeur
britannique, Lord Elgin,
et offert en 1816 au
consul britannique de
Sicile, a indiqué le
conseiller culturel du
chef d'Etat italien,
Louis Godart.
Deux autres fragements
du Parthénon détenus par
le Vatican doivent être
rapatriés en Grèce le 8
octobre prochain, a-t-il
ajouté.
Mercredi 17 Septembre
2008
Privatisation
Olympic Airlines
PARIS (AFP) - Mariage,
privatisation, disparition: la recomposition du ciel européen s'est accélérée
cette semaine, la récente flambée de l'or noir et le ralentissement économique
mondial sonnant l'hallali des plus faibles, telle Alitalia acculée à la
faillite.
L'allemande Lufthansa a ouvert le bal lundi en jetant son dévolu sur 45% du
capital de la belge Brussels Airlines, héritière de Sabena, pour 65 millions
d'euros, se réservant une option d'achat sur les 55% restants à partir de 2011.
Mercredi, la Grèce présentait un plan de privatisation de son transporteur
national, Olympic Airlines, le dernier de l'Union européenne à être 100% public.
Des appels d'offres internationaux doivent être lancés pour vendre d'ici la fin
de l'année ses actifs répartis en diverses sociétés.
Enfin, après le retrait jeudi de l'unique offre de rachat par des investisseurs
italiens, Alitalia serait en passe de mettre la clé sous la porte. Selon La
Repubblica, Lufthansa pourrait cependant être le "chevalier blanc". Cette
dernière n'a pas voulu faire de commentaire, tout comme le franco-néerlandais
Air France-KLM, qui détient déjà 2% de l'italienne et avait récemment déclaré
être disponible pour devenir actionnaire minoritaire parmi les nouveaux
investisseurs.
Les professionnels s'attendaient depuis des années à voir rebattues les cartes
de ce secteur resté encore très fragmenté comparé à d'autres industries. Les
compagnies aériennes nationales faisant figure de porte-drapeaux --nombre
d'entre elles portent d'ailleurs des noms directement tirés de leur pays
d'origine--, les gouvernements étaient réticents à les laisser disparaître ou
passer sous la coupe d'étrangers.
Mais la flambée de l'or noir au premier semestre, conjuguée à une croissance
économique mondiale en berne, a eu raison des plus fragiles. "La facture
kérosène des compagnies aériennes a suivi la montée des cours du pétrole de 37
dollars le baril en 2004 à 110 dollars en 2008: au sein des charges
d'exploitation, elle est passée de 17 à 28% entre 2004 et 2008", notait l'assureur-crédit
français Euler-Hermes, dans un rapport publié jeudi sur les compagnies
françaises.
Pour nombre de transporteurs, le poste carburant s'est peu à peu hissé au
premier rang des dépenses ou à égalité avec celui des salaires. Et en
répercutant la cherté du pétrole sur les billets à coup de surcharge carburant,
les compagnies ont pris le risque de détourner certains clients de l'avion, au
moment même où le trafic ralentissait en raison de l'atonie de l'économie.
Mardi 16 Septembre
2008
Grèce: le nouveau musée de l'Acropole sera inauguré en février-mars
ATHENES (AFP) - Le nouveau musée de l'Acropole, situé en
contrebas du
célèbre rocher, dans le centre historique d'Athènes, sera inauguré en
février ou mars, a indiqué mardi le ministre grec de la Culture,
Michalis Liapis.
"On avait dit que le musée ouvrirait ses portes d'ici la fin de
l'année mais l'inauguration sera retardée de deux mois", a dit M.
Liapis à l'issue d'une visite au musée". "L'organisation de la
cérémonie d'ouverture en "février-mars"
est "un objectif très réaliste", a ajouté le ministre.
M. Liapis a aussi précisé qu'il discutait avec le chorégraphe grec
Dimitris Papaïoannou, maître d'oeuvre des cérémonies d'ouverture et de
clôture des jeux Olympiques d'Athènes de 2004, pour organiser
l'inauguration du nouveau musée.
D'une superficie de 25.000 m2, le musée comporte trois niveaux, dont
une salle au dernier étage où une place a été réservée pour accueillir
la frise orientale du Parthénon qui se trouve actuellement au British
Museum de Londres et dont la Grèce réclame en vain le retour depuis
plusieurs années.
Le nouveau musée doit exposer à la fin du mois des chefs d'oeuvres
antiques récupérés à l'étranger par la Grèce et l'Italie, pour marquer
la détermination d'Athènes à lutter contre le pillage d'antiquités.
Alors qu'il devait au départ être prêt pour les jeux Olympiques de
2004, le musée conçu par l'architecte franco-suisse Bernard Tschumi a
connu une série de déboires bureaucratiques et techniques avant la
signature du contrat de construction, pour près de 129 millions
d'euros.
Mercredi 03 Septembre
2008
George Alogoskoufis
La Grèce va investir 2,1 milliards d'euros pour un
réseau de fibre optique
ATHENES (AFP) - La Grèce compte investir dans un nouveau réseau de fibre optique
qui renforcera considérablement sa capacité de haut-débit et de télévision par
câble, a déclaré mercredi le ministre grec de l'Economie et des
Télécommunications George Alogoskoufis.
"Nous avons décidé d'investir dans un réseau moderne de fibre optique qui va
changer la vie au quotidien des citoyens grecs", a dit le ministre au cours
d'une conférence de presse.
Ce projet qui s'étalera sur sept ans et au coût estimé à 2,1 milliards d'euros
(environ trois milliards de dollars) fournira de la télévision à haute
définition, de la vidéo téléphonique, des branchements internet de haute
capacité ainsi que d'autres services, a précisé le ministre.
Le projet sera réalisé par le biais d'un partenariat public-privé et sera
éligible au financement de la Banque Européenne d'Investissement (BEI), a conclu
M. Alogoskoufis.
Mercredi 30 Juillet
2008
Les anciens Grecs prédisaient les éclipses avec une
grande précision
PARIS (AFP) - Le célèbre mécanisme de calcul astronomique grec d'Anticythère,
datant du deuxième siècle avant notre ère, permettait aux Grecs de prédire les
éclipses avec une grande précision, selon une étude à paraître mercredi dans la
revue Nature.
Les éclipses, qui se répètent selon un cycle, dit de Saros, qui dure environ 19
ans, sont notées sur une grande roue dentée.
Elles indiquent à l'utilisateur si elles sont solaires ou lunaires et à quelle
heure elles doivent se produire, ont découvert les scientifiques du Projet de
recherche sur le mécanisme d'Anticythère.
En effet, les éclipses se décalent de 8 heures, soit 120 degrés de longitude, à
chaque cycle.
"Le mécanisme comprend également une petite roue dentée qui indique à
l'utilisateur comment opérer cet ajustement temporel", explique John Steele,
l'un des auteurs de l'étude, dans un communiqué.
"Nous savions que cet ancien mécanisme grec vieux de 2.100 ans calculait des
cycles complexes d'astronomie mathématique. Nous avons été surpris de constater
qu'il mettait aussi en évidence un cycle quadriennal des anciens jeux grecs,
dont les jeux Olympiques", ajoute Tony Freeth, un autre auteur de l'étude de
Nature.
En utilisant des images obtenues grâce à des rayons X en trois dimensions, les
scientifiques sont parvenus à déchiffrer les noms de tous les mois au dos du
mécanisme, composé d'un arrangement complexe d'au moins 30 engrenages de
précision.
Le mauvais état dans lequel cet instrument a été retrouvé au tout début du 20ème
siècle par des pêcheurs d'éponges a longtemps freiné la mise en évidence de ses
fonctions.
"Cette technologie est extraordinaire. Chaque fois que nous l'explorons un peu
plus, nous trouvons quelque chose de plus sophistiqué", a déclaré M. Freeth.
Dimanche 27 Juillet
2008
La colère monte à Rhodes, ravagée par les incendies
depuis six jours
RHODES (Grèce), (AFP) - Effarés par les incendies qui dévastent leur île depuis
six jours, les habitants de Rhodes pleuraient dimanche la disparition de leurs
forêts et accusaient les autorités d'incompétence.
"Les informations sont si mauvaises que j'ai éteint ma radio", se lamente un
vieillard qui vent des pastèques dans le village de Paradeisi. "Nous n'avions
pas ces problèmes sous l'occupation italienne (1912-1948) parce que les Italiens
nous obligeaient à débroussailler les terrains."
Le bourdonnement incessant des avions de lutte contre les incendies se fait
entendre au-dessus des têtes. L'intervention des canadairs a permis de protéger
les zones habitées dans l'est de l'île, où se trouvent quelques-unes des
villégiatures qui attirent des centaines de milliers de touristes tous les ans.
Mais plus de 5.000 hectares de forêt et de broussailles sont partis en fumée et
les hôteliers redoutent l'impact négatif sur le tourisme à Rhodes, l'une des
premières destinations touristiques en Grèce.
"Cette forêt mérite nos larmes", dit George, patron d'un restaurant sur la place
de Paradeisi.
La justice a condamné vendredi un homme de 61 ans, habitant du village d'Agios
Isidoros, à quatre ans de prison assortis d'une amende de 15.000 euros pour
avoir déclenché l'incendie par négligence.
"C'était un incendie violent et ils auraient dû le maîtriser dès le premier
jour", clame Savvas Grigoriadis, un agriculteur de 52 ans du village de
Theologos. "Mais le vieil homme qui a mis le feu a essayé de l'éteindre lui-même
avant d'appeler les pompiers."
Selon des responsables locaux, les destructions auraient pu être limitées aux
alentours du village d'Agios Isidoros où l'incendie a éclaté, mais la
coordination déficiente entre les pompiers a permis aux flammes de s'échapper
vers les régions montagneuses inaccessibles.
"Le feu nous a pris de court le premier jour parce que les avions bombardiers
d'eau étaient cloués au sol en raison de l'épaisseur de la fumée. Si nous avions
eu des hélicoptères à ce moment-là, nous l'aurions maîtrisé", a déclaré le
préfet adjoint de l'île, Fotis Hatzidiakos, au micro de Skai Radio.
Plus de 500 pompiers, 100 soldats et 16 avions - y compris quatre canadairs
d'Italie et de France et un hélicoptère chypriote - ont été mobilisés pour venir
à bout des flammes.
Attisé par des vents violents, le feu s'est dangereusement approché de trois
villages dans l'est de Rhodes pendant trois jour et a failli atteindre la mer,
provoquant l'évacuation de trois hôtels vendredi.
Les risques d'incendies sont particulièrement élevés en Grèce en raison des
faibles précipitations, des températures élevées et des vents violents, qui ont
provoqué des centaines de feux.
L'an dernier, les incendies avaient fait 77 morts et brûlé 270.000 hectares de
forêts et de terrains agricoles.
Mardi 15 Juillet
2008
Un violent incendie de forêt fait rage au nord-ouest
d'Athènes
ATHENES (AFP) - D'importantes
forces de sapeurs-pompiers luttaient mardi contre un violent incendie de forêt
attisé par des vents violents en Béotie, au nord-ouest d'Athènes, a-t-on appris
auprès du service des sapeurs pompiers.
(Publicité)
Plus de 280 hommes et 51 véhicules combattaient le feu dans les régions de
Dervenohorion et de Oinoi, à une quarantaine de km de la capitale. Ils sont
épaulés par onze avions et trois hélicoptères.
Les flammes n'ont menacé aucune zone habitée hormis le petit hameau de Panakton
et un monastère, mais le danger a été écarté par l'action des pompiers. En début
de soirée le feu se propageait sur deux fronts dans la région de Oinoi.
Chaque été, la Grèce est la proie d'incendies de forêts, dont les plus
dévastateurs ont eu lieu l'été dernier, faisant 77 morts et ravageant près de
270.000 hectares de forêts et cultures, dans le Péloponnèse (sud) et en Eubée.
Le risque est à nouveau particulièrement élevé cette année en raison de faibles
précipitations et de forte chaleur.
Pendant le week-end, un important incendie a fait rage sur l'île de Skyros dans
les Sporades (nord-ouest de l'Egée) brûlant plus de 600 hectares de pinèdes. Le
feu a été circonscrit lundi.
Mardi 15 Juillet
2008
Un puissant séisme secoue l'île grecque de
Rhodes
ATHENES - Un puissant séisme d'une magnitude préliminaire de 6,3 sur
l'échelle de Richter s'est produit tôt mardi matin près de l'île grecque de
Rhodes, a annoncé l'Institut de géodynamique d'Athènes.
La violente secousse a provoqué la panique parmi la population et les
touristes qui se sont rués hors des hôtels et des maisons. Selon les médias
locaux, une femme de 56 ans s'est tuée en faisant une chute dans un escalier
alors qu'elle tentait de fuir sa maison.
Toutefois, il semble selon les premiers éléments que la secousse n'ait pas
fait de dégât majeur. L'épicentre de ce tremblement de terre était situé à
445km au sud-est d'Athènes sous le plancher marin au sud de Rhodes.
L'Agence américaine de géologie a fait état d'une magnitude préliminaire de
6,4 tandis que l'Observatoire des Sciences de la Terre de l'université
Louis-Pasteur de Strasbourg faisait état d'une magnitude préliminaire de
6,2.
Mardi 08 Juillet
2008
Canicule
en Grèce
ATHENES - La Grèce connaissait mardi un épisode de canicule, avec des
températures devant atteindre 41 degrés Celsius, et les autorités ont appelé la
population à limiter leur consommation d'électricité pour éviter d'éventuelles
coupures de courant.
Les fortes chaleurs devaient durer jusqu'à mercredi soir, avant une baisse
programmée.
La société d'électricité grecque a prévenu de possibles coupures de courant en
raison de la consommation en hausse de la climatisation dans tout le pays. La
consommation devait atteindre 10.200 mégawatts. Le record (10.600 mégawatts)
date de 2007.
Le ministère de la Santé a mis en garde les seniors et les personnes atteintes
de problèmes respiratoires, et les municipalités ont ouvert des endroits
climatisés pour permettre à la population de se rafraîchir.
Vendredi 20 Juin
2008
Important incendie de forêt
au nord d'Athènes
ATHENES - Un important
de feu de forêt attisé par des vents violents
s'est déclaré vendredi après-midi près d'Agii
Apostoli, ville à 50km au nord d'Athènes, selon
les autorités grecques.
Une centaine de
pompiers appuyés par des bombardiers d'eau
luttaient contre le sinistre qui s'est déclaré
peu avant 15h (12h gmt). On ne signale pas de
victimes ou de dégâts dans l'immédiat. Agii
Apostoli est situé près du site archéologique d'Amphiaraeion,
connu dans l'Antiquité pour ses cures thermales.
Une partie de la Grèce
a été ravagée en août et septembre 2007 par des
incendies qui ont fait 66 morts et détruit
quelque 250.000 hectares de forêts et de
cultures.
Samedi 14 Juin
2008
Traianos Dellas
Angelos Haristeas (gauche) and Fanis Gekas
La Grèce, championne
d'Europe éliminée par la Russie 0-1
SALZBOURG, Autriche (AP) - La Russie a battu (1-0)
la Grèce, championne d'Europe en titre, lors du
deuxième match des deux formations dans le groupe D
de l'Euro 2008, samedi soir à Salzbourg (Autriche).
Le but russe a été inscrit par
Konstantin Zyrianov (33e).
Déjà battue par la Suède
lors de son premier match (0-2), la Grèce est d'ores
et déjà éliminée avant même de disputer son
troisième match face à l'Espagne qui, elle, est déjà
qualifiée pour les quarts de finale après son succès
(2-1) sur la Suède, samedi après-midi.
Mardi 10 Juin
2008
Traianos Dellas (à
gauche) et Sotiris Kyrgiakos
La Grèce s'incline
devant la Suède (0-2)
SALZBOURG, Autriche (AP) - La
Grèce, championne d'Europe en 2004, a pris un
mauvais départ dans la défense de son titre en
s'inclinant (0-2) face à la Suède lors du premier
match des deux équipes dans l'Euro 2008, mardi soir
à Salzbourg (Autriche).
Face à une formation grecque
toujours aussi défensive qu'il y a quatre ans, la
Suède a dû être très patiente avant de voir
Zlatan
Ibrahimovic,
qui n'avait plus marqué en sélection depuis 13
matches, débloquer la situation après l'heure de jeu
(66e). Par la suite, les Suèdois ont doublé la mise
par le Rennais
Petter Hansson
tandis que les Grecs affichaient leurs limites dès
qu'il faut construire le jeu et prendre
l'initiative.
Les Grecs se procuraient la
première occasion sur un tir trop mou d'Angelos
Charisteas,
l'auteur de l'unique but de la finale de l'Euro
2004. Mais, dans l'ensemble, la formation du
rigoureux Otto Rehhagel était bien décidée à ne pas
se départir de sa tactique prudente qui lui avait
permis de devenir l'improbable vainqueur de la
précédente édition.
Les Suédois étaient plus
entreprenants. Ils manquaient toutefois
d'imagination offensive se contentant souvent de
rechercher le grand Zlatan Ibrahimovic.
C'est Ibrahimovic qui
offrait sa première véritable occasion à la Suède
d'un coup donné avec l'arrière de la tête qui
s'envolait au dessus de la barre transversale en
direction du Kop suédois massé derrière la cage du
vétéran grec Antonios Nikopolodis (37 ans).
Les Grecs qui refusaient de
prendre le jeu à leur compte et jouaient à la passe
à dix dans leur moitié de terrain récoltaient les
sifflets railleurs des supporteurs suédois. Ils
s'affichaient toutefois menaçants sur une frappe de
Charisteas (39e) stoppé par
Andreas Isaksson,
lequel Isaksson devait, ensuite, se mettre à
l'horizontale pour écarter une tentative d'Angelos
Basinas
(45e).
A la reprise, les Suédois
essayaient d'emballer le match. Christian Wilhelmson
tentait en vain de lober Nikopolidis, sorti de
manière aventureuse (48e). En réplique, Giorgios
Karagounis n'était pas loin d'exploiter un ballon
qu'il avait volé aux Suédois à trente mètres des
buts (63e).
Le match se décantait sur
une action personnelle d'Ibrahimovic. Le buteur de
l'Inter
Milan
sollicitait
Henrik Larsson
pour un une-deux et, au retour de la balle,
adressait une frappe tendue qui finissait dans les
filets (66e).
Ce but laissait les
champions d'Europe fort dépourvus et d'autant plus
en difficulté qu'ils encaissaient rapidement un
second but. Tout commençait par une tentative de
Freddie Ljungberg miraculeusement repoussée par
Nikopolidis mais la balle qui naviguait aux abords
de la cage grecque était finalement poussée celle-ci
de manière très peu académique par Hansson (72e).
Cette victoire méritée
offre à la Suède la deuxième place du groupe D à
égalité avec l'Espagne qui a fait forte impression
en écrasant (4-1) la Russie, mardi après-midi.
Suédois et Espagnols seront d'ailleurs opposés lors
du prochain match samedi tandis que la Grèce devra,
de son côté, battre la Russie pour continuer
d'espérer être la première équipe à conserver le
titre européen.
Dimanche 08 Juin
2008
Un violent séisme d'une magnitude de 6,5
dans le Péloponnèse
ATHENES (AFP)
- Un violent séisme d'une magnitude de 6,5 sur l'échelle ouverte de
Richter a secoué
dimanche la péninsule du Péloponnèse, au sud de la Grèce, faisant au
moins un mort, une vingtaine de blessés et endommageant des dizaines de
bâtiments. Un homme d'une soixantaine d'années a été écrasé par le toit
de sa maison dans le
village de Kato Achaïa, dans le département d'Achaïe, au nord-ouest du
Péloponnèse.
Les services de santé et de secours des départements d'Achaïe, d'Elide,
et ceux de l'île de Leucade
(mer ionienne), ont fait état de plus de vingt blessés, la plupart
souffrant de fractures.
La secousse, ressentie dans le Péloponnèse et dans d'autres régions du
pays, jusqu'à Athènes, s'est produite à 15h25 locales (12h25 GMT) à 205
km à l'ouest de la capitale, près de la ville d'Andravida, en Elide, a
indiqué l'Institut géodynamique de l'Observatoire d'Athènes. Le séisme a
été terrible, on n'en avait jamais senti un aussi fort malgré notre
habitude de ce genre de
phénomène. Il a duré longtemps et tout le monde est sorti dehors, a
déclaré à la télévision publique NET le maire de Pyrgos, Georges
Paraskevopoulos. Une église de la ville a subi de gros dégâts; et
plusieurs fissures avaient été signalées dans des
bâtiments du centre-ville, a-t-il ajouté Christos Vryonis, maire du
village de Bartholomio, a fait état d'une centaine de bâtiments touchés
précisant que cinq personnes ont été dégagées des ruines de leurs
maisons. A Fostenan, c'est une petite fille, coincée dans une maison,
qui a pu être secourue.
Les maires et les pompiers ont signalé des dégâts matériels, des
fissures essentiellement, dans d'anciennes maisons de Pyrgos, Amaliada
et dans la zone industrielle du port de Patras. Par ailleurs, la
circulation a été coupée à Diakopto, au nord du Péloponnèse, après un
éboulement et le trafic ferroviaire a été interrompu sur la portion
Patras-Pyrgos pour vérifier les installations. Plusieurs villages ont
été privés d'électricité après l'effondrement de poteaux électriques.
C'est le séisme le plus important enregistré dans cette région; depuis
longtemps, a déclaré le directeur de l'Institut géodynamique de
l'Observatoire d'Athènes, Georges Stavrakakis. Soulignant qu'il était
survenu à une faible profondeur (10 km), il a mis en garde contre des
répliques ces prochains jours. Il a appelé les populations à garder leur
sang-froid, notant que la plupart des blessés ont cédé à la panique,
sautant par les fenêtres de leur domicile. Ils ont été hospitalisés pour
des fractures. M. Stavrakakis a demandé aux autorités d'intervenir
rapidement pour contrôler les bâtiments des zones touchées. Dans l'heure
qui a suivi le principal séisme, plusieurs répliques ont été
enregistrées, dont la plus forte était de 4,7 sur l'échelle de Richter,
a indiqué le directeur des recherches de l'Institut, Gérassimos
Papadopoulos. La Grèce est le pays européen où l'activité sismique est
la plus forte, avec la moitié des tremblements de terre recensés sur le
continent. Le Péloponnèse est souvent ébranlé
par les séismes. Une secousse d'une magnitude de 6,5 Richter a été
enregistrée en février au large de la péninsule, précédée le 6 janvier,
d'une autre secousse d'une même magnitude magnitude, sans faire de
victime ni de dégâts importants. Un séisme de 6,2 Richter avait fait 20
morts en 1986 dans le port de Kalamata, au sud de la péninsule.
Vendredi 06 Juin
2008
N. Sarkozy en Grèce
ATHENES (AFP) - Le
président Nicolas Sarkozy a proposé vendredi une nouvelle alliance
franco-grecque à Athènes, lors de la première visite officielle d'un
chef d'Etat français dans ce pays depuis plus de 25 ans.
S'exprimant devant les membres de la Vouli, le Parlement grec, le chef
de l'Etat français a fait allusion à ses origine grecques, son
grand-père maternel étant originaire de Salonique (nord). Lorsque mon
grand-père, que j'adorais, a quitté Salonique, qu'il adorait, il était
bien jeune et il n'imaginait certainement pas que son petit-fils
reviendrait en Grèce quelques décennies plus tard, a-t-il lancé, sous
les applaudissements des élus.
Un sentiment profond d'amitié nous anime, a lancé M. Sarkozy. Ce lien
particulier entre la France et la Grèce, depuis 1974, depuis le retour
d'exil de Constantin Caramanlis après les années sombres, un slogan
l'incarne: Grèce, France, Alliance, a-t-il ajouté. M. Sarkozy faisait
allusion au retour en Grèce de l'homme politique Constantin Caramanlis
(élu par la suite président à deux reprises et oncle de l'actuel Premier
ministre Costas Caramanlis) après la chute de la dictature des Colonels,
dans l'avion de la République française prêté par le président d'alors,
Valéry Giscard d'Estaing.
Reconnaissants, les Grecs avaient alors lancé le slogan Grèce, France,
Alliance, encore vivace dans ce pays très francophile. Ce que je suis
venu vous dire aujourd'hui, c'est que cette alliance est plus que jamais
une réalité (...) Face aux défis du monde, dans une Europe où aucun pays
ne peut avancer seul, tout ce qui nous rapproche fait notre force. Dans
cet esprit, je suis venu aujourd'hui vous proposer un nouveau pacte
entre nous: Grèce, France, nouvelle alliance, a-t-il ajouté.
Dans l'esprit de M. Sarkozy, cette nouvelle alliance prend tout son sens
avec notre détermination commune à construire ensemble l'Europe de
demain. A ce propos, il a assuré aux parlementaires grecs, qui doivent
prochainement adopter le Traité de Lisbonne, que leur ratification
serait une étape importante pour convaincre tous les Européens de
relever tous ensemble les défis d'aujourd'hui: la lutte contre le
changement climatique, l'énergie, l'immigration, la défense et la
sécurité, l'agriculture qui seront les priorités de la présidence
française à partir du 1er juillet.
Ce traité n'est pas parfait mais il met fin à dix années de débats
institutionnels (...) il ne résout pas la crise entre l'Europe et les
Européens. (...) La résolution de la crise, c'est quand nous aurons
démontré aux Grecs comme aux Français que l'Europe est là pour les
protéger et non pas pour les inquiéter. C'est la raison pour laquelle
l'immigration sera l'une des priorités de la présidence française,
a-t-il martelé. M. Sarkozy a particulièrement insisté sur le pacte
européen sur l'asile et l'immigration qu'il proposera aux 26 autres
membres de l'UE, tout en assurant à la Grèce, pays de transit des
immigrés vers l'Europe de l'ouest, que son problème est le problème de
la France. Nul pays ne doit être abandonné seul à une pression
migratoire, a-t-il dit. En 2007 la police grecque a arrêté quelque
112.000 clandestins, selon le ministère de l'Intérieur du pays.
Samedi 24 Mai
2008
Kalomira pour la
Grèce qui finit 3eme
La Russie remporte le
concours Eurovision 2008
BELGRADE (Reuters) - La
Russie
a remporté à Belgrade la 53e édition du concours de
l'Eurovision de la chanson avec le titre "Believe",
interprété par Dima Bilan.
La Russie s'impose avec 272
points et devance sur le podium l'Ukraine, qui obtient
230 points, et la Grèce, troisième avec 218 points.
"Merci Belgrade, rendez-vous à
Moscou", a lancé Bilan, star reconnu en Russie qui avait
déjà participé à l'Eurovision, échouant à la deuxième
place en 2006.
Les téléspectateurs de 43 pays
étaient appelés à départager les 25 pays en lice pour la
finale organisée à Belgrade. La France était représentée
par Sébastien Tellier, qui termine à la 18e place avec
47 points.
La Russie succède au palmarès à
la Serbie, victorieuse il y a un an avec Marija
Serifovic.
Comme à l'accoutumée, l'édition
2008 de l'Eurovision a donné lieu à un déluge de
paillettes, de strass et de kitsch: l'Azerbaïdjan avait
envoyé des anges et des diables, la Lettonie une bande
de pirates et la scène de l'Arena de Belgrade a été
foulée par plusieurs chanteuses très nettement inspirées
par
Mariah Carey.
A l'applaudimètre, la
spectaculaire Ukrainienne Ani Lorak et sa "Shady Lady"
s'était détachée parmi les favorites.
Dimanche 11 Mai
2008
Ravitaillement en essence très difficile en
Grèce actuellement
Les
stations-services de certaines villes grecques ont fermé en raison de
ces problèmes de ravitaillement. Ailleurs, les files d'attente sont
énormes aux stations-services et des milliers de grecs attendent des
heures devant les pompes.
"J'attends depuis une demi-heure parce que je suis motocycliste, affirme
un athénien qui prend les choses du bon côté, mais il y a une queue de
voitures sur 3 kms et il y a aussi des gens avec des bidons. En fait il
y a trois files différentes pour un même produit qui est très cher".
"Moi j'attends depuis deux heures, affirme cet automobiliste, il nous
ont dit qu'il y avait de l'essence ici".
Lundi, les propriétaires de 30.000 taxis dont la moitié circulent à
Athènes, ont observé une grève de 24 heures pour demander comme les
propriétaires de camions-citernes, une hausse de leurs tarifs. La grève
de ces derniers a commencé samedi, et les discussions se poursuivent
avec les pouvoirs publics grecs.
Samedi 26 Avril
2008
Des milliers de
pèlerins célèbrent la Pâque orthodoxe à
Jérusalem et dans le monde
JERUSALEM - Des milliers
de pèlerins ont célébré samedi un rite de la
Pâque orthodoxe dans l'Eglise du Saint-Sépulcre,
érigée à Jérusalem près de l'endroit où le
Christ est censé avoir été crucifié et enterré,
avant de ressusciter.
Près de 1.000 policiers
israéliens ont été mobilisés pour encadrer les
quelque 10.000 pèlerins qui se sont massés dans
l'église. De nombreux fidèles ont dû rebrousser
chemin aux portes de l'édifice bondé.
Les églises d'Orient
célébraient samedi le rite de la flamme de la
résurrection, la veille de la Pâque orthodoxe,
qui tombe dimanche, plusieurs semaines après le
calendrier du christianisme occidental. Ce rite
est célébré en mémoire de la flamme qui serait
apparue au-dessus de la tombe de Jésus pour
témoigner de sa résurrection.
La cérémonie de samedi
était menée par le patriarche Théophile III,
primat de l'Eglise orthodoxe de Jérusalem. Les
sensibilités différentes de l'église orthodoxe,
grecque et arménienne notamment, étaient
séparées par des barrières à l'intérieur
del'église.
Jeudi 03 Avril
2008
Les maires chypriote-grec, Eleni Mavrou (d), et
chypriote-turc, Cemal Bulutoglulari le 3 avril 2008 à Nicosie rue Ledra
Chypre: ouverture jeudi d'un passage symbolique entre les deux
parties de l'île
NICOSIE (AFP) - Un nouveau
point de passage à travers le no man's land
symbolisant les décennies de division de Chypre
a été ouvert jeudi dans la liesse à Nicosie,
augurant d'un nouvel élan dans les efforts de
réunification de l'île.
Des ballons ont été
libérés pour marquer l'ouverture du passage dans
la rue Ledra au coeur de Nicosie, la dernière
capitale divisée au monde. Fermé depuis 1963, ce
point de passage situé dans la zone tampon,
administrée par l'ONU, relie le Nord et le Sud
de la capitale.
Les maires
chypriote-grec, Eleni Mavrou, et chypriote-turc,
Cemal Bulutoglulari, assistaient ensemble à la
cérémonie d'ouverture, entourés des
représentants de l'Union européenne, de l'ONU et
de diplomates.
Mme Mavrou a qualifié
cette ouverture de "première étape" en vue de la
réunification de Chypre, divisée depuis
l'occupation en 1974 de sa partie nord par
l'armée turque. "Cette journée historique a fait
renaître l'espoir d'un nouveau progrès",
a-t-elle ajouté.
"Aujourd'hui, nous
assistons à la chute d'un des obstacles à la
réunification de l'île", a estimé pour sa part
Ozdil Nami, assistant du dirigeant
chypriote-turc Mehmet Ali Talat. "La rue Ledra
symbolise un demi-siècle de division".
Dans une atmosphère de
liesse, une foule de personnes attendait des
deux côtés de la zone tampon pour pouvoir
emprunter le point de passage, où de grandes
bâches ont été tendues pour masquer les façades
criblées de balles d'un quartier à l'abandon
depuis 34 ans.
"J'ai vécu la guerre et
les affrontements de 1963", a confié Demetris
Costantinou, 73 ans. "Je suis venu pour voir
exactement l'inverse: la réunion d'un peuple et
d'une ville".
Dans la partie nord de
la capitale, des dizaines de personnes ont
chanté et scandé des slogans en faveur de la
paix, brandissant des drapeaux du parti au
pouvoir.
Plus de 1.300 personnes
avaient déjà emprunté le point de passage à
midi, soit deux heures et demi après son
ouverture, selon la chaîne chypriote Antenna TV.
Elizabeth Spehar, qui
assure l'intérim à la tête de la mission de
l'ONU à Chypre, a salué "un événement
historique". "L'ouverture de la rue Ledra ne
signifie pas la paix. Mais elle donne une idée
de ce qui peut être obtenu".
La semaine dernière,
des démineurs de l'ONU s'étaient assurés que le
site ne représentait plus aucun danger, avant
que des équipes des deux municipalités de
Nicosie ne viennent sécuriser les bâtiments et
préparer le passage.
Cet événement fort de
symboles illustre un changement de climat après
quatre ans d'impasse dans le processus de paix à
Chypre, une île divisée depuis l'invasion turque
consécutive à un coup d'Etat de nationalistes
chypriotes-grecs soutenus par Athènes. La
République turque de Chypre du nord (RTCN),
proclamée en 1983 dans le nord occupé, est
uniquement reconnue par Ankara.
Après des années de
blocage des pourparlers, l'élection en février
du communiste Demetris Christofias à la
présidence de la République de Chypre, membre de
l'Union européenne, a relancé l'espoir d'une
solution négociée.
A l'issue d'une
première rencontre le 21 mars, MM. Christofias
et Talat avaient annoncé qu'ils débuteraient fin
juin des négociations en vue d'une
réunification. Dans l'immmédiat, ils s'étaient
engagés à ouvrir rapidement le passage à Ledra.
Le porte-parole du
gouvernement chypriote-grec, Stephanos Stephanou,
a appelé la Turquie à "contribuer de façon
positive" aux efforts de réunification.
C'est rue Ledra que les
premières barricades avaient été dressées à
Nicosie, fin 1963, durant les violences
communautaires qui avaient entraîné
l'intervention de l'ONU en 1964.
Il s'agit du deuxième
point de passage ouvert pour les piétons à
Nicosie et le sixième dans l'île depuis que les
Chypriotes-turcs ont levé les restrictions au
passage des Chypriotes-grecs en avril 2003. Des
contrôles d'immigration et de douanes sont en
place à ces points de passage.
Dimanche 30 Mars
2008
La flamme olympique sous haute sécurité au
pied de l'Acropole à Athènes
ATHENES (AFP) - La flamme olympique a été remise dimanche à Athènes aux
organisateurs des Jeux de Pékin au cours d'une cérémonie que n'ont pas
réussi à perturber quelques manifestants hostiles au régime chinois.
Echaudés par la cérémonie d'allumage lundi dernier à Olympie (sud),
perturbée par des militants de l'organisation française Reporters sans
Frontières (RSF), les autorités avaient ensuite entouré le périple de la
flamme en Grèce d'un dispositif policier très important.
Dimanche, une douzaine de manifestants postés à l'entrée du Stade de
marbre à Athènes, où venait de démarrer en grande pompe la cérémonie de
passation de la flamme, ont à peine eu le temps d'essayer de déployer
une banderole qu'ils ont été aussitôt interpellés tandis qu'ils
scandaient "Libérez le Tibet".
Il s'agit de huit Tibétains, un Népalais, une Tchèque et deux Grecques,
a indiqué l'association à laquelle ils appartiennent, Etudiants pour un
Tibet libre, basée à New York.
Quelques minutes auparavant, trois membres du mouvement spirituel
Falungong interdit en Chine ont eux aussi été interpellés après avoir
tenté d'entrer dans le stade, a indiqué l'un d'eux à l'AFP.
Quelques milliers de personnes, dont beaucoup de touristes chinois venus
en groupe, avaient pris place --sous la surveillance de centaines de
policiers en uniforme et en civil-- sur les gradins au public très
clairsemé du stade où les premiers Jeux modernes avaient eu lieu en
1896.
Les spectateurs ont été soumis à des fouilles systématiques à l'entrée
du stade survolé par des hélicoptères. Le centre d'Athènes avait été
totalement interdit à la circulation.
En présence du président grec Carolos DesPapoulias et du Premier
ministre Costas Caramanlis, la flamme a été remise au responsable
chinois du Comité d'organisation des Jeux (Bocog), Liu Qi.
Alors que la torche devait effectuer un relais dans la matinée dans les
rues de la capitale, le Comité hellénique olympique (CHO) a préféré
repousser cette course de plusieurs heures afin de limiter au maximum le
temps passé en ville.
Les autorités grecques ont changé au moins deux fois le programme
initial du relais depuis son arrivée samedi à Athènes, pour prévenir
tout incident similaire à celui d'Olympie.
Après un parcours de 1.500 km à travers la Grèce, la torche olympique
était arrivée samedi soir à l'Acropole d'Athènes entourée d'un important
dispositif policier qui a maintenu à distance quelques dizaines de
protestataires hostiles au régime chinois, qui ont manifesté
pacifiquement aux abords du trajet.
Les médias aussi se sont vu imposer des restrictions et l'accès au site
de l'Acropole leur a été interdit, ce qui a provoqué la colère de
l'Association des journalistes de la presse étrangère en Grèce et de RSF
qui a estimé dans un communiqué que "la Chine déteint sur la Grèce".
Après avoir été transportée dimanche en fin d'après-midi à l'aéroport
international d'Athènes, la flamme a quitté la capitale grecque à 18H20
locales (15H20 GMT) à bord d'un Airbus A330 spécialement affrété par la
compagnie Air China, qui doit la transporter jusqu'à Pékin.
La Chine a renforcé les mesures de sécurité pour l'accueil de la flamme
lundi à Pékin, alors que le gouvernement tibétain en exil a fait état ce
week-end de nouvelles manifestations antichinoises à Lhassa.
Le 2 avril, la flamme démarrera un périple de 137.000 km à travers le
monde, qui s'annonce mouvementé, les militants hostiles au régime
chinois ayant déjà prévu plusieurs manifestations, notamment à Londres,
Paris et San Francisco.
Après son retour en Chine en mai, la flamme passera comme prévu au Tibet
malgré les événements qui se déroulent dans la région, ont assuré les
autorités chinoises.
Lundi 24 Mars
2008
La
flamme olympique est allumée par l'actrice grecque Maria Nafpliotou
La flamme olympique allumée, des
opposants à Pékin s'invitent à la cérémonie
OLYMPIE (AFP) - Des militants
de l'association Reporters sans Frontières (RSF) ont
réussi à brièvement perturber lundi la cérémonie
d'allumage de la flamme des jeux Olympiques de
Pékin, malgré l'important dispositif policier mis en
place à Olympie (sud).
Trois hommes, dont le
secrétaire général du mouvement Robert Ménard, ont
tenté de s'approcher de la tribune pendant le
discours du responsable chinois du Comité
d'organisation des jeux (Bocog), Qi Liu.
L'un d'eux a eu le temps de
déployer une banderole sur laquelle était inscrit
"Boycottez le pays qui piétine les droits de
l'Homme". Un autre a crié de derrière la tribune
officielle "liberté, liberté".
Ils ont été aussitôt
interpellés.
Sur les images télévisées
retransmises dans le monde par la télévision
publique grecque Net, on a pu voir rapidement un
court mouvement de foule vers la tribune, avant que
les caméras ne passent en plan serré sur Qi Liu.
La télévision chinoise a
pour sa part suspendu brièvement la retransmission,
sans explication, peu après le début du discours de
Qi Liu. A la place ont été diffusées des images
d'archives du site d'Olympie et d'une torche.
Le gouvernement grec a peu
après "condamné" l'incident, dénonçant un acte
n'ayant "aucune relation avec l'esprit olympique".
"Je pense que c'est
toujours triste lorsqu'il y a des manifestations,
mais elles étaient non-violentes et c'est la chose
la plus importante", a réagi pour sa part le
président du Comité international olympique (CIO),
Jacques Rogge.
Peu après la fin de la
cérémonie, une dizaine de militants de la cause
tibétaine, certains barbouillés de peinture rouge,
se sont allongés dans une rue d'Olympie, où ils ont
chanté des slogans hostiles au gouvernement chinois,
avant d'être rapidement délogés par la police
grecque, qui a conduit certains d'entre eux au
commissariat.
Par ailleurs, un défenseur
de la cause tibétaine, Tenzin Dorjee, responsable de
l'association Etudiants tibétains pour un Tibet
libre, basée à New York, a été arrêté par la police
alors qu'il s'apprêtait à conduire une "action" à
Olympie, ont rapporté des journalistes qui
l'accompagnaient.
Les militants de RSF ont
eux été conduits dans un commissariat de Pyrgos, à
80 km de là, où ils sont actuellement interrogés, a
rapporté à l'AFP un militant qui les accompagne.
Quelques milliers de
personnes ont assisté à la cérémonie sur le site du
sanctuaire antique autrefois dédié à Zeus, un public
uniquement composé d'officiels, de journalistes et
de personnes munies de tickets, l'accès au site
ayant été strictement encadré.
Un temps légèrement
découvert a permis à la torche d'être allumée à
l'aide d'un miroir parabolique poli recueillant
directement les rayons du soleil, comme le veut la
tradition.
"La flamme olympique va
faire rayonner la lumière et la joie, la paix et la
fraternité, l'espoir et les rêves du peuple de Chine
et du monde entier", a déclaré Qi Liu, qui n'a pas
interrompu son discours lorsque les militants de RSF
ont tenté de s'approcher de lui mais a brièvement
tourné la tête vers eux.
La flamme a été ensuite
transmise au premier relayeur, le Grec médaillé
d'argent de taekwondo au JO de 2004 à Athènes,
Alexandros Nikolaidis. A l'issue d'un périple de
137.000 km à travers les cinq continents, elle sera
portée dans le stade olympique de Pékin le 8 août,
pour l'ouverture des Jeux.
Le site d'Olympie, qui a
accueilli les premiers Jeux antiques, sert depuis
depuis 1936 à l'allumage de la flamme des JO d'été
et d'hiver.
Alors que les appels au
boycott se multiplient en raison de
l'intensification de la répression chinoise après
les émeutes survenues il y a dix jours au Tibet,
Jacques Rogge a estimé lundi qu'il n'y avait pas
d'"élan" pour un tel boycott.
Lundi, un militant chinois
qui avait fait diffuser une lettre ouverte sous le
slogan "Nous voulons les droits de l'Homme, pas des
jeux Olympiques" a été condamné à cinq ans de prison
dans son pays.
Mercredi 19 Mars
2008
Grève nationale en Grèce contre une réforme des
retraites
ATHENES (Reuters)
- Des millions de Grecs participent à une grève
nationale de 24 heures contre un projet de réforme des
retraites, paralysant l'activité des aéroports, des
ports, des écoles, des ministères et des banques, ont
annoncé des syndicats.
Les rues du centre d'Athènes
étaient quasiment désertes en dehors d'un rassemblement
de protestation contre les réformes envisagées, dont les
adversaires craignent une baisse des montants de
pension.
"La participation à la grève
est totale. Il s'agit de millions de personnes", a
déclaré Spyros Papaspyros, président de la fédération
syndicale de la fonction publique Adedy, l'un des
organisateurs de la grève. "Le gouvernement ne doit pas
sous-estimer cette indignation publique."
Le gouvernement conservateur
n'a fait aucun commentaire sur la participation
jusqu'ici.
Des mesures destinées à
moderniser le système de sécurité sociale, dont les
experts prédisent l'effondrement dans les quinze ans
s'il n'est pas transformé, seront soumises jeudi à
l'approbation finale du parlement.
"Nous ne lésinerons pas sur le
prix politique à payer quand il s'agit de tenir parole
sur la réforme des retraites que nous avons promise aux
Grecs", a déclaré au parlement Fani Palli Petralia,
ministre du Travail. "Nous ne pouvons pas la repousser -
le problème se pose aujourd'hui."
Le gouvernement doit obtenir le
soutien de ses 151 députés (sur 300) pour que le projet
soit adopté à l'assemblée.
Les syndicats considèrent que
les réformes prévues limitent les pensions destinées aux
retraités sans améliorer le système.
Des manifestations provoquent
déjà depuis des jours des coupures de courant et des
amoncellements d'ordures, en perturbant les transports
et les services ainsi que l'activité des marchés
financiers.
Au moins 150 vols pourraient
être annulés et de nombreux autres retardés ce mercredi
du fait que des contrôleurs aériens suivent le mouvement
de grève.
Le projet de réforme affecte
principalement les femmes, en particulier les mères
exerçant une activité professionnelle qui pouvaient
jusqu'ici prendre leur retraite plus tôt, parfois avec
une pension complète. La réforme réduit à 13 un ensemble
de fonds distincts, offre des incitations pour
travailler davantage et réduit de nombreux fonds de
pension spéciaux.
Jeudi 13 Mars
2008
Opération de
sauvetage pour les 280 passagers d'un bateau
échoué près d'Athènes
ATHENES - Les autorités
grecques se préparaient à évacuer les 280
passagers d'un bateau de tourisme échoué jeudi
sur la côte de Poros, une île du golfe saronique
près d'Athènes, dans de bonnes conditions
climatiques.
Le bateau prenait
l'eau, a indiqué le maire de Poros Dimitris
Stratigos.
"Heureusement, la météo
est bonne et il semble qu'il n'y aura aucun gros
problème", a-t-il affirmé.
Un hélicoptère et trois
vedettes des gardes-côte se rendaient sur les
lieux, et tous les bateaux naviguant dans les
environs ont été prévenus et invités à venir
apporter leur aide, a indiqué le ministère de la
Marine marchande.
Il s'agit de l'un des
petits ferrys qui relient quotidiennement le
Pirée aux îles d'Aegina, Poros et Hydra.
Dimanche 24 Février
2008
Chypre : le
communiste Demetris Christofias élu président
NICOSIE (AFP) -
L'élection du nouveau président chypriote Demetris
Christofias a relancé lundi l'espoir d'une solution à la
division de l'île dont le nord est occupé par la
Turquie
depuis 1974.Dès sa victoire dimanche soir, M.
Christofias, chef du parti communiste Akel, a tendu "la
main de l'amitié" aux Chypriotes-turcs et l'Union
européenne l'a invité à
reprendre des négociations sous les auspices de l'ONU.
M. Christofias, qui devient à
61 ans le seul chef d'Etat communiste au sein de l'
UE
, a nettement battu son rival conservateur, l'eurodéputé
et ex-ministre des Affaires étrangères Ioannis
Kasoulides. Il a entamé des négociations pour former son
gouvernement et prêtera serment devant le Parlement
cette semaine.
"Je tends la main de l'amitié
et de la coopération aux Chypriotes-turcs et à leurs
dirigeants. Je les appelle à travailler avec nous pour
le bien commun du peuple dans un climat de paix", a-t-il
lancé après sa victoire.
Le dirigeant de la République
turque de Chypre du Nord (RTCN), proclamée dans le nord
occupé de l'île et seulement reconnue par Ankara, Mehmet
Ali Talat, a estimé que le "but" devait être de
"parvenir à un accord qui sera accepté par les deux
peuples".
Les deux hommes sont convenus
de se rencontrer, à une date non encore déterminée.
M. Christofias avait promis
pendant la campagne de relancer les contacts avec les
Chypriotes-turcs, dans l'impasse sous le président
sortant Tassos Papadopoulos, éliminé au premier tour le
17 février.
Sous sa présidence, les
Chypriotes-grecs avaient voté contre un plan de
réunification proposé par l'ONU en avril 2004 et
largement soutenu par les Chypriotes-turcs. Un mois plus
tard, l'île avait rejoint divisée l'UE.
L'ONU, qui conserve depuis les
troubles de 1963-64 une force de maintien de la paix sur
l'île, a indiqué que le nouveau président lui avait
demandé d'organiser une rencontre avec M. Talat.
"Il a dit clairement qu'il
voulait faire avancer le processus rapidement et tendre
la main aux Chypriotes-turcs", a déclaré à l'AFP le
porte-parole de l'ONU à Chypre, José Diaz. "C'est de bon
augure."
Le président de la Commission
européenne, José Manuel Barroso, a appelé le nouveau
chef de l'Etat à "saisir cette chance et à démarrer sans
tarder des négociations sous les auspices de l'ONU avec
le leader de la communauté chypriote-turque au sujet
d'un accord global".
"J'espère que nous pourrons
bâtir sur cette dynamique avec des efforts rapides pour
rétablir la confiance entre les deux communautés", a
déclaré pour sa part le ministre britannique des
Affaires étrangères David Miliband.
Les Etats-Unis, par la voix de
leur ambassade à Nicosie, ont exprimé leur optimisme
quant à la possibilité de progrès cette année et offert
leurs "bons offices dans la recherche d'une solution".
Le Premier ministre grec Costas
Caramanlis a assuré le nouveau président chypriote du
soutien de la Grèce, pour reprendre les négociations
avec la partie turque. M. Christofias doit se rendre la
semaine prochaine en Grèce.
Mais les choses s'annoncent
difficiles pour M. Christofias qui, outre les dossiers
épineux de la réunification, a été soutenu pour son
élection par trois partis qui avaient appuyé M.
Papadopoulos.
Selon la presse locale, M.
Christofias a promis au parti Diko de M. Papadopoulos
trois ministères, dont les Affaires étrangères.
"Il faut espérer que la
présidence ne sera pas l'otage des partisans de la ligne
dure", s'inquiète le quotidien Cyprus Mail
(conservateur). Le journal nationaliste Tharros met au
contraire en garde contre "des concessions sur le
problème national".
Selon l'analyste Sofronis
Sofroniou, il ne faut pas s'attendre à de gros
changements sur le plan social. Le parti "Akel n'a de
communiste que le nom, il s'agit plutôt de la gauche du
socialisme, il n'y a rien de communiste dans leur
programme".
Mercredi 20 Février
2008
Le nouveau musée de l'Acropole sera
inauguré en septembre
ATHENES (AFP) - Le nouveau musée de l'Acropole,
situé à quelque 300 mètres au sud de la base du célèbre rocher, dans le
centre historique d'Athènes, va ouvrir ses portes en septembre prochain,
a indiqué mercredi le ministre grec de la Culture, Michalis Liapis.
"Dans un mois nous devons achever le déménagement de toutes les pièces
de l'ancien musée", situé sur le rocher, afin de pouvoir "en septembre
inaugurer le nouveau musée", a indiqué M. Liapis lors d'une visite sur
les lieux.
Depuis octobre dernier l'ancien musée est fermé au public pour permettre
le déménagement des statues et blocs sculptés vers le nouveau musée
ultra-moderne, une opération très compliquée et délicate, selon les
spécialistes.
D'une superficie de 25.000 m2, le nouveau musée comporte trois niveaux,
dont une salle située au dernier étage où une place a été réservée pour
accueillir la frise orientale du Parthénon qui se trouve actuellement au
British Museum de Londres et dont la Grèce réclame en vain le retour
depuis plusieurs années.
Le ministre a répété que la Grèce continuait à oeuvrer pour réaliser
l'"objectif national" que constitue le retour de cette oeuvre.
Alors qu'il devait au départ être prêt pour les jeux Olympiques de 2004,
le nouveau musée tout en transparence conçu par l'architecte
franco-suisse Bernard Tschumi a connu une série d'avanies
bureaucratiques et techniques avant la signature du contrat de
construction, pour près de 129 millions d'euros.
Symbole de la civilisation grecque antique, l'Acropole, qui date du Ve
siècle avant notre ère, est l'un des sites plus visités au monde.
Lundi 18 Février
2008
Transports toujours très perturbés en
raison de la neige
ATHENES (AFP)
- Les transports aériens, maritimes et routiers étaient toujours très
perturbés lundi en Grèce, pour la troisième journée consécutive, en
raison des fortes chutes de neiges survenues sur le pays.
Des centaines de vols vont être annulés dans la journée au départ
d'Athènes en raison de la mauvaise visibilité.
"Nous avions 461 vols prévus aujourd'hui mais seuls une douzaine ont eu
lieu jusqu'à maintenant. Il y aura de nombreuses annulations, déjà une
centaine pour le moment", a précisé dans la matinée à l'AFP un
responsable de l'Aéroport international d'Athènes (AIA).
Les ports du Pirée, de Rafina et de Lavrio restaient fermés lundi matin.
En revanche les principales autoroutes du pays sont ouvertes et les
services ferroviaires fonctionnent normalement.
Plus de 150 villages étaient bloqués par la neige dans le sud du pays,
principalement dans le Péloponnèse, les îles des Cyclades, de Crète et
d'Eubée. Certains d'entre eux sont touchés par des pannes de courant,
selon les services de la protection civile.
A Athènes, où plus de 20 cm de neige sont tombés et où la température
tourne autour de 0 degrés, de nombreuses rues étaient désertes et peu
d'automobilistes s'étaient risqués à s'engager sur les routes gelées,
les autorités ayant décidé de fermer les écoles et recommandé aux
habitants d'éviter de sortir en raison des risques de verglas. De
nombreux magasins étaient fermés.
Sur les hauteurs de la capitale seules les voitures munies de chaînes
peuvent circuler.
"Je ne me rappelle pas d'avoir déjà connu de telles conditions
météorologiques à Athènes", a commenté le secrétaire général grec aux
travaux publics Dimitri Katsigiannis sur la télévision publique Net.
Un retour à la normale est prévu mardi, avec du soleil et des
températures de 4 à 12 degrés.
Mercredi 13 Février
2008
Grève générale en Grèce: les
transports fortement
perturbés
ATHENES - Plusieurs
dizaines de milliers de manifestants ont défilé
mercredi à Athènes et Thessalonique pour
protester contre les projets de réforme du
gouvernement en matière de retraite, alors
qu'une grève générale paralysait les écoles, les
hôpitaux et tous les services publics.
La grève de 24 heures a
aussi été suivie dans les ports et par les
contrôleurs aériens, contraignant les autorités
à annuler tous les vols, ainsi que les liaisons
maritimes vers les îles. Les bus, trains et le
métro d'Athènes n'ont fonctionné que pendant
quelques heures.
Les deux principaux
syndicats grecs avaient appelé à cette grève
générale pour protester contre la volonté du
gouvernement conservateur de réformer le système
des retraites. Selon les syndicats, les réformes
envisagés entraîneront une diminution des
pensions et obligeront les travailleurs à partir
en retraite plus tard.
Jeudi 07 Février
2008
ATHENES, Grece - Le clergé
grec s'est réunit jeudi afin de désigner un
nouveau primat de son Eglise orthodoxe après la
mort le mois dernier de l'archevêque
Christodoulos, à l'âge de 69 ans.
Quatre prétendants se
sont déjà fait connaître pour succéder à
Christodoulos qui restera dans la postérité
comme l'homme qui avait réussi à apaiser des
siècles de tension avec le Vatican.
La désignation du
nouvel Archevêque d'Athènes et Primat de
Grèce est Ieronymos de Thèbes, cette élection
fait figure d'événement politique majeur en
Grèce, dans un pays où 97% de la population se
réclame de confession orthodoxe.
Jeudi 31
Janvier 2008
Athènes rend un dernier hommage à l'archevêque Christodoulos
ATHENES (Reuters) - Une foule imposante a rendu un
dernier hommage à l'archevêque Christodoulos, le chef de l'Eglise
orthodoxe grecque décédé lundi à l'âge de 69 ans, à Athènes.
Toute la classe politique, dont le président Karolos Papoulias et le
Premier ministre Costas Karamanlis, a assisté à une messe funèbre dans
la cathédrale d'Athènes. Une délégation du Vatican était également
présente.
Des dizaines de milliers d'habitants, parmi lesquels des militaires et
des prêtres, ont suivi ensuite à travers les rues de la capitale le
cortège funèbre dans son dernier voyage entre la cathédrale et le
premier cimetière d'Athènes.
L'Eglise grecque a précisé que son successeur serait désigné par le
Saint-Synode le 7 février.
Elu à la tête de l'Eglise de Grèce en 1998, Christodoulous lui avait
imposé un virage conservateur qui avait éloigné de nombreux fidèles,
mais il était aussi crédité d'une amélioration des liens avec l'Eglise
catholique.
Il avait accepté à contrecoeur une visite de Jean Paul II en 2001 qui
avait marqué un tournant dans les relations entre les Eglises catholique
et orthodoxe depuis le Grand Schisme de 1054 qui a divisé la chrétienté.
Jeudi 24
Janvier 2008
En visite en Turquie, le PM grec appelle à
la réunification de Chypre
ANKARA
- Costas Caramanlis, premier chef du gouvernement grec à se rendre en
visite officielle en Turquie depuis près d'un demi-siècle, a estimé
jeudi que les deux pays devaient travailler ensemble à mettre un terme à
la partition de Chypre, principale pomme de discorde entre eux à ce
jour.
L'île méditerranéenne est coupée en deux depuis 1974 et l'invasion
turque. Le no man's land séparant les deux secteurs de Chypre traverse
Nicosie, qui reste la dernière capitale divisée de l'Europe.
"Le temps est venu de faire tomber le dernier mur d'Europe, celui de
Nicosie", a déclaré Caramanlis au cours d'un discours à l'université
d'Ankara. "La Grèce et la Turquie devraient travailler avec la
population de Chypre pour restaurer son indépendance, sa souveraineté et
son unité".
Un projet de paix de l'ONU a été adopté par les Chypriotes-turcs, mais
rejeté par les Chypriotes-grecs en 2004. De ce fait, seule la moitié sud
de Chypre est entrée dans l'UE, la République de Chypre étant seule
reconnue par la communauté internationale, tandis que la RTCN
(république turque de Chypre-Nord), où sont toujours déployés environ
40.000 soldats turcs, n'est reconnue que par Ankara.
"Nous sommes prêts à contribuer à cet effort pour que tous les citoyens
de Chypre soient en mesure de profiter des avantages de l'intégration
européennes. Le chemin sera long et difficile, mais le coût de ne pas
avancer (...) sera immense", a-t-il ajouté.
Caramanlis a également exhorté Ankara à remplir ses obligations en vue
de son rapprochement avec l'UE, qui comportent, outre la question
chypriote, celle des droits des minorités religieuses et de la
réouverture d'un séminaire grec-orthodoxe. L'école théologique Halki,
sur l'île Heybeliada, près d'Istanbul, a fermé ses portes en 1985.
Rencontrant ensuite à Istanbul le patriarche orthodoxe Bartholomée 1er,
Caramanlis s'est à nouveau engagé à faire pression dans cette affaire.
Auparavant, au deuxième jour de cette visite historique, la première
d'un chef de gouvernement d'Athènes en Turquie depuis 1959, Caramanlis,
en signe de bonne volonté, avait déposé une gerbe sur la tombe de
Mustafa Kemal Ataturk, père de la Turquie moderne et ennemi juré des
Grecs au début du siècle dernier.
Athènes et Ankara, membres de l'OTAN, ont vu leur relations s'améliorer
récemment bien qu'étant toujours en conflit sur plusieurs sujets,
également les frontières maritimes et de l'espace aérien en mer Egée.
Caramanlis et son homologue Recep Tayyip Erdogan avaient promis la
veille de régler ces différends, mais sans dire comment.
Mercredi 9
Janvier 2008
Des femmes
au mont Athos
ATHENES (Reuters)
- Une dizaine de femmes ont pénétré sur le territoire du
mont Athos, dans le nord de la Grèce, un événement
rarissime depuis la fondation de cette communauté
monastique il y a plus d'un millénaire.
Elles faisaient partie d'un
groupe d'un millier de manifestants dénonçant les
revendications des moines orthodoxes, qui réclament la
propriété de terres sur la péninsule voisine d'Halkidiki,
l'une des destinations touristiques les plus courues du
pays.
"Une dizaine de femmes ont
sauté par-dessus la clôture qui marque les limites de la
communauté et sont restées une vingtaine de minutes sur
le territoire des moines, un geste symbolique", a
déclaré mercredi à Reuters Litsa Ammanatidou-Paschalidou,
élue du parlement grec qui a participé à la
manifestation, tout comme plusieurs élus et des
habitants des villages de la péninsule.
Les monastères du mont Athos
ont de nombreuses possessions dans la région, notamment
des hôtels, ainsi que des propriétés à Athènes et à
Thessalonique.
Le parquet de cette dernière
ville a ouvert une enquête sur la manifestation de mardi
car la loi grecque considère comme un délit la présence
de femmes au mont Athos. Des inculpations pourraient
être prononcées dans les prochains jours.
Dimanche 6
Janvier 2008
Un fort séisme ressenti en
Grèce, pas de victime signalée
ATHENES (Reuters) - Un
fort séisme d'une magnitude de 6,5 sur l'échelle de Richter a secoué
dimanche matin une partie de la Grèce, mais aucune victime ne semble à
déplorer.
Selon l'observatoire de géophysique d'Athènes, le tremblement de terre a
été enregistré à 7h14 (05h14 GMT). L'épicentre a été localisé à 150 km
au sud de la capitale grecque, près de la ville de Leonidi dans le
Péloponnèse.
La
police a dit n'avoir reçu aucune information faisant état de victimes,
ni même de dégâts matériels.
En
1999, un tremblement de terre d'une magnitude de 5,9 avait fait 143
morts à Athènes. Cette fois, le séisme a réveillé les habitants de la
capitale grecque et de plusieurs autres villes et déclenché des scènes
de panique, mais en milieu de matinée, les autorités ne signalaient
aucune victime.
Les
sismologues ont déterminé que le séisme s'était produit à 80 km sous
l'écorce terrestre, ce qui explique son impact limité.
"Les
murs de la maison ont violemment tremblé", a déclaré une habitante de
Maroussi, dans la banlieue nord de la capitale, à une radio.
Des
médias grecs rapportent que de nombreux habitants, résidant
principalement dans le sud du pays, les avaient contactés, signalant
qu'ils avaient ressenti des secousses.
"Il
y a eu de la panique et de petits objets se sont décrochés dans les
foyers, mais il n'y a pas eu de graves dégâts", a déclaré le maire
adjoint de Leonidi, Ilias Manos.
"C'était un tremblement de terre très fort, mais nous avons pu joindre
les villages alentour et, pour l'heure, il n'y a pas de problème",
a-t-il ajouté à la télévision grecque.
Dimanche 6
Janvier 2008
Epiphanie
Traditionelle
cérémonie de la croix lancée dans la
mer pour bénir les eaux, photo prise
sur la plage de
Flisvos au sud d'Athènes, afin de célébrer l'Épiphanie.
Le
Patriarche
Bartholomé
I
lors
de
la
cérémonie
d'Epiphany,
l'Egliseya
Yorgi
(St.
George)
à
Istanbul.