Revivez les JO
2004, la Grèce championne de l'Euro 2004, les feux de 2007, les émeutes
2008...
et toutes les autres actualités qui ont marquées la Grèce ces dernières
années en cliquant sur les archives ci dessous
Un malfaiteur a libéré lundi quatre personnes qu'il retenait en otages
et s'est rendu à la police grecque après un hold-up déjoué dans une
banque du Pirée, le port d'Athènes.
"Il s'est rendu, tout va bien", a déclaré un porte-parole des forces de
l'ordre.
Trois hommes avaient fait irruption vers midi (09h00 GMT) dans une
succursale de la Banque nationale de Grèce. Deux d'entre eux avaient été
arrêtés à leur sortie de l'établissement.
Le troisième était retourné à l'intérieur de la banque et avait pris
quatre personnes en otages. Il avait tiré en l'air sans faire de blessés
et a finalement décidé de se rendre après des négociations avec la
police.
Jeudi
19 Août
2010
Basket - Mondial 2010 - Grèce-Serbie tourne mal
Le match
amical entre la Grèce et la Serbie a tourné à la
bagarre générale jeudi soir. A deux minutes de la
fin, les deux équipes en sont venues aux mains suite
à une faute. Nenad Krstic, le pivot serbe d'Oklahoma
City, a été le plus en vue et a fini sa nuit en
prison.
Ce
n'est pas la meilleure publicité pour le basket. Les
Grèce-Serbie sont toujours très chauds. Celui de
jeudi l'était encore un peu plus. Dernière rencontre
du tournoi Arcopolis-Eurobank à Athènes,
l'opposition entre les deux équipes, qui préparent
le Mondial, a terminé en pugilat. Tout a mal tourné
alors que le score était à 74-73 pour les Héllènes à
2 minutes 30 de la fin. La raison ? Une faute
grossière de Milos Teodosic, qui a mis le feu aux
poudres quelques minutes après l'expulsion du coach
serbe Dusan Ivkovic pour une deuxième faute
technique.
L'action du meneur serbe, élu MVP de la saison en
Euroligue, a provoqué la colère d'Antonis Fotsis,
qui lui a demandé des explications. Ensuite, Nenad
Krstic s'en est mêlé. Et là, tout a dérapé. Le
pivot serbe, qui signait un bon match (16 points), a
attrapé Fotsis par derrière. Si tout le monde s'y
est mis, l'intérieur d'Oklahoma City Thunder a été
le plus actif et s'est encore illustré quelques
minutes plus tard en tentant de jeter une chaise sur
Sofoklis Schortanitis, le "Baby Shaq" grec. Si le
match a été stoppé, la bagarre aurait ensuite
continué dans les vestiaires.
Nenad
Krstic a été arrêté par la police et a passé la nuit
en garde à vue avant d'être relâché vendredi matin.
La FIBA ne devrait pas en rester là non plus. Krstic
devrait être suspendu plusieurs matches pour le
Mondial 2010 où les Serbes défieront l'Angola,
l'Argentine, l'Australie, l'Allemagne et la Jordanie
au premier tour. Ensuite, ils pourraient
retrouver…les Grecs, qui sont dans le groupe C, en
huitièmes de finale
Lundi
16 Août
2010
Décès en prison de Dimitrios Ioannidis, un des
membres de la dictature des colonels
Dimitrios Ioannidis, un des membres de la junte
militaire qui dirigea la Grèce de 1967 à 1974 et qui
fut également à l'origine de la chute de ce régime,
est mort en prison à l'âge de 87 ans, a annoncé le
ministère de la justice.
Ioannidis, qui purgeait une peine de prison à vie
pour son rôle dans la dictature des colonels, est
décédé lundi dans un hôpital d'Athènes, où il avait
été transféré la veille pour des problèmes
respiratoires.
Chef
de la sanguinaire police militaire grecque (ESA)
pendant la majeure partie de la dictature des
colonels, il fut l'artisan du coup d'Etat mené par
les "durs" de l'armée en novembre 1973, renversant
le chef de la junte George Papadopoulos qui tentait
d'introduire progressivement des réformes
démocratiques.
Le
régime militaire s'effondra huit mois plus tard,
dans le chaos politique qui suivit l'invasion turque
de Chypre en 1974, en représailles à une tentative
de putsch des partisans du rattachement de l'île à
la Grèce, soutenu par Ioannidis.
Lundi
16 Août
2010
Netanyahu en Grèce pour trouver d'autres alliés en Méditerranée
Il s'agit de la première visite d'un dirigeant israélien de ce niveau en
Grèce, un pays traditionnellement proche du monde arabe et qui a été
l'un des tout derniers pays européens à établir des relations
diplomatiques avec l'Etat juif, en 1990.
Mais le gouvernement du socialiste George Papandreou a ces derniers
temps exprimé publiquement le souhait d'un rapprochement avec Israël, au
moment même où la Turquie, qui avait forgé des liens étroits avec le
gouvernement israélien, devenait de plus en plus en critique à son
encontre.
Les relations entre Israël et la Turquie, qui s'étaient traduites par
une coopération militaire et un rôle de médiateur d'Ankara au
Proche-Orient, ont commencé à se détériorer lorsque les autorités
turques ont condamné en décembre 2008 l'offensive de Tsahal à Gaza.
L'arraisonnage meurtrier par l'armée israélienne de la flottille
pro-palestinienne se rendant vers Gaza il y a deux mois, au cours duquel
neuf Turcs ont été tués, a achevé de mettre un terme à la lune de miel
entre les deux pays.
Par contraste, la Grèce et Israël ont vu leur dialogue s'approfondir.
"Il existe une chaleur inédite dans les relations israélo-grecques",
note un haut responsable israélien qui accompagne Netanyahu à Athènes.
Les entretiens entre Le Premier ministre israélien et son homologue grec
devraient porter sur un renforcement des liens commerciaux et
militaires, dit-on tant à Athènes qu'à Jérusalem.
En se rapprochant de la Grèce, Israël risque d'attiser un peu plus le
ressentiment de la Turquie à son égard. Les relations entre Athènes et
Ankara, rivaux de longue date, demeurent difficiles, même si une
amélioration a été constatée ces dernières années.
La Grèce a déjà tiré un premier bénéfice de cette évolution: les
dizaines de milliers d'Israéliens qui choisissaient ces dernières années
les rivages turcs pour les vacances se sont tournés en masse vers les
îles grecques cet été
Vendredi 13
Août
2010
La
Grece remporte Miss Teen World 2010
Anastasia Sidiropoulou
d' Athènes,
a battu les 23 autres concurrentes pour l'élection de Miss Teen
World 2010 qui s'est tenu du 9 au 14 Aout 2010
à l'hotel
Hilton à Houston au Texas.
Jeudi
12 Août
2010
L'économie grecque continue de souffrir, le chômage à 12%
Le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce s'est contracté de 1,5% au
deuxième trimestre par rapport aux trois premiers mois de l'année, une
baisse plus marquée qu'attendu, et le taux de chômage est monté à 12%,
signes d'une économie qui souffre des mesures d'austérité engagées pour
sortir le pays de sa crise budgétaire.
En rythme annuel, la baisse de l'activité économique a atteint 3,5% sur
avril-juin, contre -2,3% au premier trimestre montrent également les
statistiques officielles publiées jeudi.
Les économistes et analystes interrogés par Reuters anticipaient en
moyenne une baisse de 1,0% du PIB d'un trimestre sur l'autre et de 3,3%
en rythme annuel.
"Les plus fortes retombées des mesures budgétaires drastiques sur la
consommation des ménages sont encore à venir", prévient Giada Giani,
économiste chez Citigroup.
"Nous anticipons une contraction de l'économie pour le reste de l'année,
avec en moyenne une baisse d'environ 3,5% du PIB en 2010."
Jusqu'ici, la Grèce a affiché une forte volonté politique pour mettre en
place des réformes structurelles. Le gouvernement est en passe
d'atteindre ses objectifs de réduction du déficit à 8,1% du PIB contre
13,6% l'année dernière, s'efforçant ainsi de convaincre les marchés que
les dépenses seraient désormais maîtrisées.
Au premier semestre, le plan de rigueur a permis de réduire le déficit
budgétaire de 45%, un effort salué par les pays de la zone euro et le
Fonds monétaire international (FMI) qui ont accordé à la Grèce une aide
de 110 milliards d'euros en mai, afin d'éviter une propagation de cette
crise budgétaire à d'autres pays de la zone euro.
Mais l'économie grecque demeure toutefois très fragile, et souffrirait
particulièrement si la contraction venait à dépasser les 4% prévu cette
année par le gouvernement.
"La baisse de l'investissement et la forte réduction des dépenses
publiques ont contribué à la chute du PIB", déclare l'institut national
des statistiques (Elstat) dans un communiqué.
Signe d'une économie fragile, Elstat a parallèlement annoncé que le taux
de chômage avait atteint 12% en mai en Grèce, contre 8,5% un an plus
tôt, ce qui marque la plus forte hausse jamais enregistrée sur un an.
L'UE et le FMI prévoient en outre que le marché de l'emploi devrait
continuer à se détériorer et le taux de chômage pourrait atteindre 15%
dans les deux prochaines années.
En avril, le taux de chômage était de 11,9%, à comparer à une moyenne de
10% dans la zone euro.
"Les chiffres de l'emploi en mai, qui montrent une forte hausse du
chômage, signifient que le second semestre de l'année sera encore très
difficile pour l'économie grecque et en particulier pour les ménages",
explique Diego Iscaro, économiste chez IHS Global insight.
Selon la dernière étude de la confédération des ventes au détail ESEE,
environ un cinquième des petits magasins du centre d'Athènes ont baissé
le rideau à cause de la crise.
Seules les exportations nettes, en amélioration grâce à un euro plus
faible et à la reprise de l'économie mondiale, offrent des perspectives
plus positives.
L'économie grecque représente environ 240 milliards d'euros, soit 2,5%
du PIB global de la zone euro.
Les inquiétudes suscitées par l'impact du plan de rigueur sur l'économie
grecque encouragent toujours le maintien de prix de financement
extrêmement élevés pour la Grèce, la différence de rendement exigé par
les investisseurs entre les obligations grecques à 10 ans et les Bunds
allemands s'établissant à environ 8 points de pourcentage.
Les CDS grecs ont augmenté de 32 points de base (pdb) à 795 pdb jeudi,
après publication du PIB.
Cela signifie que le coût de l'assurance à l'exposition des 10 milliards
d'euros d'obligations grecques s'élève désormais à 795.000 d'euros par
an.
Vendredi
31 Juillet
2010
La grève des
chauffeurs-routiers se fait sentir dans le pays qui souffre d'une
pénurie de carburant
Les autorités
grecques se demenaient samedi 31 juillet pour faire approvisionner
les stations-service en carburant après avoir échoué à faire céder
les chauffeurs routiers au 6e jour d'une grève qui affecte des
dizaines de milliers de Grecs et touristes étrangers en pleine
saison estivale.
Des camions de
l'armée et de compagnies pétrolières ont été affectés pour acheminer
du carburant en remplacement des plus de 30 000 chauffeurs ayant
refusé l'ordre de réquisition du gouvernement sous peine de
poursuite.
Ces camions de
l'armée ont notamment été chargés d'approvisionner les aéroports,
les usines électriques, les hôpitaux, a annoncé le gouvernement.
Les camionneurs,
qui bloquent toutes les livraisons de carburant depuis lundi, ont
décidé vendredi de poursuivre leur mouvement pour protester contre
le projet du gouvernement de libéraliser leur secteur et de réduire
les coûts du fret.
Cette mesure est
prévue dans le plan de redressement des finances de la Grèce dicté
par l'UE et le FMI afin de faire face à une crise financière sans
précédent.
Si la situation s'améliore quelque
peu dans les grandes villes comme Athènes et Salonique, les pénuries
persistent dans les îles très touristiques et d'autres destinations
du nord de la Grèce où des milliers de touristes sont bloqués, ont
indiqué des responsables.
"Si les camions arrivent à charger
aux raffineries pendant le week-end une partie de l'offre de
carburant devrait être restaurée lundi," a déclaré le président des
propriétaires de stations-service, Michalis Kiousis.
Des voitures de police ont été
chargées d'escorter les camions jusqu'aux raffineries afin
d'empêcher les grévistes de s'interposer, a rapporté la chaîne
publique de télévision Net.
Cinq personnes avaient été blessées
dont un policier jeudi lors d'un affontement ayant opposé des
chauffeurs grévistes et des policiers anti-émeutes à l'extérieur
d'une raffinerie près de Salonique (nord).
"Les stations-service sont à sec",
a indiqué un responsable des syndicats des distributeurs, Dimitris
Makryvelios.
Cette pénurie de carburant affecte
des dizaines de milliers de Grecs et de touristes étrangers, selon
des associations de tourisme régional.
"La période jusqu'au 15 août, c'est
le pic de la saison touristique et toute une semaine a déjà été
perdue", a souligné le patron de l'association du commerce grec,
Vassilis Korkidis, alors que des dizaines de milliers d'étrangers
sont bloqués en pleine saison estivale et que les annulations de
réservations se multiplient.
Le manque de carburant touche aussi
des milliers de Grecs et de commerces notamment ceux employés dans
les conserveries de pèche, que la Grèce exporte, et de multiples
établissements ont été contraints de fermer, selon l'association de
cette industrie.
"La récolte et le processus de mise
en conserve des pèches ne dure que quelque jours, c'est le pic de la
saison. C'est pour nous un désastre", a expliqué Costas Apostolou,
président de l'association.
Les autorités, qui avaient décidé
mercredi de réquisitionner les transporteurs routiers en grève, ont
indiqué que les contrevenants pourraient être poursuivis et se voir
privés de licences.
La grève inquiète fortement les
agences de voyage. "Les problèmes d'approvisionnement continuent et
s'aggravent surtout dans les îles, la situation est loin de revenir
à la normale malgré la décision gouvernementale de réquisitionner
les camionneurs", a indiqué Georges Télonis, président de l'Union
grecque des opérateurs de tourisme.
Les sociétés de location de voiture
disent être "paralysées" par ce mouvement. "Des centaines de
touristes ont abandonné leur location de voiture car ils n'avaient
plus la possibilité de faire le plein", selon un communiqué de la
profession.
Lundi
19 Juillet
2010 Le premier Ministre grec
George Papandreou avec le président chypriote Demetris Christofias
Chypre: la Grèce juge
la situation "inacceptable", 36 ans après l'invasion turque
La situation à Chypre est
"inacceptable", 36 ans après
l'invasion turque d'une partie
de l'île, et "il faut mettre
fin" à sa division, a déclaré
lundi le ministre grec des
Affaires étrangères, Dimitris
Droutsas.
"36 ans après l'invasion turque,
beaucoup trop de temps s'est
écoulé, la situation actuelle à
Chypre est inacceptable, il faut
que cela se termine et que
toutes les troupes turques
d'occupation quittent l'île", a
dit M. Droutsas, au cours d'un
point de presse commun avec son
homologue chypriote Markos
Kyprianou, en visite officielle
à Athènes.
Chypre est divisée depuis le 20
juillet 1974, lorsque la Turquie
a envahi le nord de l'île à la
suite d'un coup d'Etat fomenté
par des nationalistes
chypriotes-grecs soutenus par la
junte des colonels alors au
pouvoir à Athènes et visant à
rattacher le pays à la Grèce.
Se référant à la proposition
d'Ankara, qui avait appelé en
juin les dirigeants
chypriote-grec et
chypriote-turc, à trouver un
accord sur la question de la
division de l'île d'ici à la fin
de l'année, dans le cadre des
négociations sous l'égide de
l'ONU, M. Droutsas a dit que
"les échéances contraignantes
n'avaient pas de place" dans ces
discussions.
"La Grèce soutient de manière
active les efforts du président
chypriote Demetris Christofias
dans le cadre des résolutions
des Nations unies et des
principes européens", a-t-il
souligné.
De son côté, M. Kyprianou a
accusé Ankara de "jouer sur la
communication et la ruse" et
répété que Nicosie soutient le
processus d'adhésion d'Ankara à
l'UE, mais à condition que "la
Turquie respecte ses
engagements"".
Dervis Eroglu, élu en avril à la
présidence de la République
turque de Chypre nord (RTCN,
uniquement reconnue par Ankara),
s'est dit favorable à une
réunification de l'île sur la
base d'une fédération bizonale
et bicommunautaire, mais
n'accepte pas le principe d'une
seule souveraineté, comme le
veulent Athènes et la République
de Chypre, reconnue
internationalement.
Un journaliste grec
abattu de dix balles à Athènes
Trois inconnus ont
abattu à bout portant un journaliste grec lundi
19 juillet devant son domicile à Athènes, le
premier crime du genre depuis plus de vingt ans
en Grèce, rapporte la police.
Sokratis Giolias,
37 ans, était directeur de l'information à la
radio Thema 98.9 et écrivait sur le blog
d'information politique et sociale
Troktiko,
très populaire, qui a révélé de nombreux
scandales. Il est mort devant chez lui, abattu
de dix ou quinze balles, selon les sources.
L'ensemble des partis
politiques grecs et les
syndicats de la
profession ont vivement
condamné l'assassinat.
"Quelqu'un voulait
faire taire un très bon
journaliste
d'investigation qui a
dérangé beaucoup de gens
avec ses papiers",
a dit à son égard le
président du syndicat
des journalistes
d'Athènes,
Panos Sabolos.
La police a aussitôt
assigné plusieurs agents
à la protection de
plusieurs patrons de
presse.
Selon la police, des
douilles retrouvées sur
place sembleraient
incriminer le groupe
terroriste grec Secte de
révolutionnaires, né
après les importantes
émeutes de décembre 2008
en Grèce, provoquées par
la mort d'un jeune
manifestant, abattu par
la police. Ce
groupuscule a juré de
mener des attaques
contre la police et les
médias, qu'il accuse
d'aider les milieux
d'affaires corrompus et
de tromper l'opinion
publique. Le groupe a
attaqué une chaîne de
télévision à Athènes en
février 2009.
"La démocratie et la
liberté d'expression ne
peuvent pas être
bâillonnées, terrorisées
ou intimidées, a
dit un porte-parole du
gouvernement grec.
Nous condamnons sans
réserve ce meurtre lâche
et de sang-froid."
C'est le premier
assassinat d'un
journaliste en Grèce
depuis le milieu des
années 80, quand le
groupe terroriste
17-Novembre avait tué un
reporter conservateur.
Dimanche 18 Juillet
2010
Le violent incendie au nord-est d'Athènes circonscrit
Le
violent incendie de forêt qui a éclaté samedi au
nord-est d'Athènes et qui a brûlé plus de 800
hectares de forêt et de maquis a été circonscrit
dimanche matin, a-t-on appris auprès des sapeurs
pompiers.
Le feu a
brûlé toute la nuit dans des régions difficiles
d'accès près de Varnava et de Microhori approchant
des habitations protégées par les pompiers et les
habitants.
Dans
la matinée, quatre avions et trois hélicoptères ont
entrepris de circonscrire l'incendie. "Il n'y avait
plus de fronts actifs en fin de matinée et les
pompiers s'attachaient à éteindre de petits foyers",
a précisé le service des sapeurs pompiers.
Sur
le terrain, 328 pompiers et 61 véhicules, épaulés
par 122 soldats et une quarantaine de
camions-citernes, ont participé à la lutte contre le
sinistre.
Les
pompiers ont ouvert une enquête pour déterminer
l'origine de l'incendie. Ils examinent notamment une
station électrique qui aurait pu jouer un rôle dans
le départ du feu.
Le
procureur du parquet d'Athènes, Eléni Raikou, a par
ailleurs ouvert une enquête préliminaire pour
déterminer d'éventuelles négligences ou intentions
volontaires responsables de l'incendie, a-t-on
appris de source judiciaire.
Le
service des sapeurs-pompiers restait dimanche en
état d'alerte générale en Attique (la région
d'Athènes) et sur l'île d'Eubée, placés en alerte
orange par la protection civile.
Samedi 17 Juillet
2010
Des incendies de forêt progressent près d'Athènes
Des
incendies de forêt se sont déclarés samedi près
d'Athènes, menaçant des maisons et entraînant
l'évacuation d'un monastère et d'une colonie de
vacances.
Deux
foyers au moins se développaient au nord et au
sud-est de la capitale grecque, ont rapporté les
pompiers.
Ces
premiers feux importants enregistrés cet été près
d'Athènes se sont attaqués à une région boisée
laissée intacte par le violent incendie de l'an
dernier qui avait détruit des dizaines de maison.
"Le
feu s'est propagé à des zones habitées mais il
semble qu'aucun lotissement important ne soit menacé
et on ne signale aucune victime", a déclaré à la
chaîne de télévision Skai le numéro deux des
pompiers, Apostolos Gerokostas.
Les
autorités locales ont ordonné l'évacuation d'un
monastère de religieuses près de Marathon et d'une
colonie de vacances à Lavrio. Plusieurs habitants
ont fui leur domicile pour échapper à la fumée
tandis que d'autres restent chez eux pour protéger
leurs biens en les aspergeant d'eau et en étouffant
les flammes à l'aide de branches, a indiqué la
police.
Une
centaine de pompiers, 27 camions, huit avions et
quatre hélicoptères ont été mobilisés pour combattre
les flammes attisées par des vents violents.
Les
feux de forêt, souvent allumés volontairement afin
de défricher des terres, sont fréquents en Grèce. Un
urbanisme anarchique et des décharges illégales
d'ordures contribuent aussi au déclenchement
d'incendies et à leur propagation.
Vendredi
16 Juillet
2010
La
Grèce fait des
progrès mais des risques demeurent, dit le FMI
La Grèce
fait des progrès dans la remise en ordre de ses
finances publiques même si des risques demeurent,
estime le Fonds monétaire international (FMI) dans
un rapport d'étape publié vendredi.
Dans ce
rapport basé sur la visite effectuée par une
délégation mi-juin à Athènes, le FMI note que la
mise en œuvre du budget est en bonne voie mais il
identifie un certain nombre de difficultés.
"Les
performances dans les secteurs de la santé, de la
sécurité sociale, des collectivités locales et dans
les entreprises publiques pourraient se détériorer,
ce qui pose des risques", explique l'organisation
internationale dans le rapport.
Le
FMI et l'Union européenne ont débloqué 110 milliards
d'euros de prêts d'urgence pour la Grèce qui s'est
engagée en retour à mettre en œuvre un plan
d'austérité afin d'enrayer la hausse de son déficit
budgétaire.
Dans
un rapport publié la semaine dernière, la Commission
européenne a jugé que ce plan était largement sur
les rails.
Le
gouvernement socialiste a mis en œuvre une série de
réformes, dont une hausse des taxes et le relèvement
de l'âge de départ à la retraite, en dépit des
grèves et des manifestations.
Au
début du mois, Athènes a annoncé que le déficit du
gouvernement central, qui n'inclut pas la Sécurité
sociale et les collectivités locales, avait diminué
de 46% en rythme annuel sur les six premiers mois de
l'année, ce qui est de bon augure pour son objectif
de réduction du déficit à 8,1% du produit intérieur
brut contre 13,6% l'an dernier.
Le
FMI a reconnu que les marchés n'étaient toujours pas
convaincus que la Grèce pourrait éviter une
restructuration de sa dette en dépit des réformes
engagées et estimé que l'écart de rendement entre
les obligations grecques et allemandes était trop
grand.
"Les
spéculations sur le fait qu'une restructuration de
la dette grecque pourrait seulement avoir été
différée, plutôt que définitivement écartée, pèsent
clairement sur le sentiment", souligne le FMI.
Afin
de rétablir la confiance du marché, les autorités
grecques envisagent d'organiser un "roadshow" après
le mois d'août et de mettre sur le marché des bons
du Trésor en octobre, indique le rapport.
Le
FMI précise que les banques grecques, qui dépendent
de la Banque centrale européenne pour leur
refinancement, font face à des conditions difficiles
en termes de liquidités, ajoutant que leur
solvabilité connait une "certaine érosion".
La
contraction de 2,5% de l'économie en rythme annuel
au premier trimestre est conforme aux projections
même si le ralentissement va probablement
s'accentuer au fil de l'année, précise l'institution
internationale.
Le
FMI, l'UE et le gouvernement grec prévoient une
contraction de 4,0% de l'activité économique cette
année, ce qui constituerait la plus forte récession
dans le pays en près de 40 ans.
Le
FMI juge par ailleurs l'inflation trop élevée et
appelle le gouvernement à libéraliser de manière
urgente les marchés de services et de produits afin
de contribuer à faire baisser les prix.
Les
augmentations de taxe ont fait grimper l'inflation à
un plus de haut de 13 ans à 5,4% en mai, soit bien
au-dessus de la prévision du FMI d'une inflation
annuelle sous les 2,0% cette année. Le FMI va
réviser ses prévisions d'inflation pour la Grèce
après avoir bouclé l'évaluation du pays en août.
Jeudi 15 Juillet
2010
Des avions cloués au
sol en Grèce en raison d'une grève
Les
avions étaient cloués au sol jeudi en Grèce et seul
un service minimum était assuré dans les hôpitaux
dans le cadre d'une journée d'action de la fonction
publique contre la réforme du code du travail.
Les contrôleurs aériens ont
cessé le travail à 08h00 GMT
pour une durée de quatre heures.
Soixante-cinq vols ont été
annulés et 131 autres déroutés,
selon une porte-parole de
l'aéroport international
d'Athènes.
Le syndicat des fonctionnaires,
Adedy, a appelé ses 500.000
adhérents à défiler jusqu'au
Parlement qui doit se prononcer
le même jour sur l'extension de
la réforme des retraites au
régime des fonctionnaires.
"Nous manifestons pour protester
contre la réforme des retraites
et du code du travail, qui fait
peser sur les épaules des
salariés et des retraités les
effets de la crise", a déclaré à
Reuters Syros Papaspyros,
secrétaire général de l'Adedy.
"Notre action syndicale va
continuer", a-t-il prévenu.
Malgré une série de
manifestations et de débrayages,
le parlement grec a adopté la
semaine dernière la réforme des
retraites qui prévoit une
réduction du montant des
pensions et le report de l'âge
légal de départ à la retraite à
65 ans d'ici décembre 2013.
Jeudi 08 Juillet
2010
Grève
contre la réforme des retraites, transports paralysés
ATHENES (AFP) - Une nouvelle grève générale
paralysait jeudi en Grèce les transports
maritimes, ferroviaires et aéroportuaires tandis
que les Grecs battaient le pavé pour protester
contre la loi sur la réforme des retraites et
l'austérité, adoptée mercredi soir par le
Parlement.
Une manifestation, organisée par les deux
grandes centrales syndicales grecques qui ont
appelé à la grève, - la GSEE pour le secteur
privé et l'Adedy pour les fonctionnaires -
réunissait dans la matinée quelques milliers de
personnes dans le centre de la capitale.
Les manifestants étaient réunis sous des
banderoles appelant à trouver "D'autres
solutions", affirmant que "Le gouvernement doit
partir", l'accusant de "Voler notre vie" et
invitant les Grecs au "Soulèvement!".
"Nous rejetons la réforme des retraites, qui
annule les principes de base du droit (social),
nous protestons contre cette réforme injuste et
antisociale", a indiqué le président de la GSEE,
Yannis Panagopoulos.
Quelques milliers d'autres manifestants avaient
répondu dans un autre quartier à l'appel du Pame,
le front syndical du parti communiste (KKE) et
leurs banderoles affirmaient que "La
ploutocratie doit payer pour la crise".
Les deux cortèges se dirigeaient vers le
Parlement, à quelques centaines de mètres.
Plus de 80 vols intérieurs et internationaux ont
été annulés tandis que 110 étaient reportés en
raison d'un arrêt de travail de quatre heures
des contrôleurs aériens et de la grève de 24
heures observée par les employés de l'aviation
civile.
Tous les navires sont restés à quai et les
touristes devant voyager vers les îles ont été
prévenus par les compagnies maritimes que les
itinéraires de jeudi seront reportés à vendredi.
Annoncée depuis la semaine dernière à l'occasion
de l'adoption par le Parlement d'une vaste
réforme généralisant l'âge du départ à la
retraite à 65 ans, cette sixième grève générale
depuis février, date des premieres mesures
d'austérité, a également bloqué le trafic
ferroviaire.
Les transports urbains de la capitale, métro,
bus, tramways et trolleys, étaient également
paralysés.
La grève affectait l'administration, les
hôpitaux et les entreprises publiques, ainsi que
les médias, privant le pays de toute information
pendant 24H, le syndicat des journalistes
s'étant rallié au mot d'ordre.
Outre le recul de l'âge du départ à la retraite
de 60 ans à 65 ans, le texte, adopté mercredi
soir au Parlement par la majorité socialiste et
deux indépendants, prévoit aussi des coupes de
7% en moyenne dans les pensions et 40 ans de
cotisations contre 37 actuellement.
Les députés des partis de l'opposition ont voté
contre. Le texte du projet sera débattu jeudi
article par article avant un deuxième vote jeudi
soir.
Les employés du Parlement ont décidé de
participer à la grève générale mais le président
du Parlement, Philippos Pétsalnikos, s'est dit
mercredi confiant dans la poursuite du débat
parlementaire malgré cette mobilisation.
Un second projet de loi prévoyant le même âge de
départ à la retraite pour les fonctionnaires
doit être voté la semaine prochaine par le
Parlement, a annoncé mercredi le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou.
Le gouvernement socialiste s'est engagé à ces
mesures auprès de la zone euro et du Fonds
monétaire international, en contrepartie du
sauvetage financier du pays via des prêts de 110
milliards d'euros sur trois ans.
Mardi
29 Juin
2010
Des milliers de
manifestants, transports perturbés
Des
milliers de manifestants défilaient mardi dans les
principales villes grecques, à l'occasion d'une
nouvelle grève générale qui perturbaient transports
et services publics, pour protester contre la
réforme des retraites, mesure phare du programme
d'austérité du gouvernement socialiste.
Sous des banderoles appelant au
"Retrait de la réforme des
retraites" et à la "Résistance"
quand "L'injustice devient la
loi", quelques milliers de
personnes manifestaient en fin
de matinée dans le centre
d'Athènes, à l'appel du Pame, le
front syndical du parti
communiste (KKE), pour dénoncer
la cure d'austérité imposée pour
redresser les finances du pays.
Un autre défilé, à l'appel des
deux grandes centrales
syndicales grecques, la GSEE
pour le secteur privé et l'Adedy
pour les fonctionnaires,
rassemblait également quelque
milliers de manifestants, dans
un autre quartier du centre de
la capitale.
La grève, à l'appel des deux
grandes centrales syndicales
ainsi que du Front syndical
communiste Pame, vise à
protester contre le projet de
réforme des retraites qui remet
en cause des acquis sociaux.
Cette cinquième grève générale
depuis février affectait le
trafic aérien, avec l'annulation
d'une cinquantaine de vols
intérieurs à destination des
îles grecques. Toutes les
liaisons internationales étaient
cependant maintenues, les
contrôleurs aériens ne s'étant
pas joints à l'action afin de
protéger le tourisme.
Le trafic ferroviaire était
également perturbé, mais les
ferries fonctionnaient
normalement au Pirée, près
d'Athènes où environ un millier
de garde-côtes et policiers
étaient déployés pour empêcher
une éventuelle action de blocage
de quelque 500 syndicalistes
communistes rassemblés près du
port depuis tôt dans la matinée.
Des piquets de grève mis en
place mercredi dernier au Pirée
par des militants communistes
avaient bloqué des milliers de
passagers grecs et étrangers.
Tous les
navires à destination de la mer Egée ont pu prendre
la mer et le calme règne sur le port", a indiqué
mardi à l'AFP une porte-parole des garde-côtes. Elle
a précisé que les syndicalistes avaient empêché le
départ de quelques petits bateaux faisant la navette
avec des îles à proximité immédiate d'Athènes.
Les
transports urbains de la capitale et de Salonique,
deuxième ville du pays, devaient être touchés par
des arrêts de travail intermittents, mais métros et
bus fonctionnaient à Athènes.
La
grève affecte aussi l'administration, les hôpitaux
et les entreprises publiques, et prive le pays de
toute information pendant 24 heures, le syndicat des
journalistes s'étant rallié au mot d'ordre.
La
Confédération des commerçants et artisans s'y est
aussi associée mais tous les commerces étaient
ouverts à Athènes.
Les
avocats poursuivaient pour leur part jusqu'au 7
juillet une grève qui paralyse la justice.
Le
texte sur la réforme du système de retraites qui
doit être soumis au Parlement le 8 juillet, impose
40 annuités contre 37 auparavant pour quitter la vie
active, prévoit des coupes (7% en moyenne) dans les
pensions, bannit les départs anticipés et généralise
à 65 ans l'âge légal de départ à la retraite.
Le
gouvernement socialiste s'est engagé à mettre en
oeuvre ces mesures auprès de l'eurozone et du Fonds
monétaire international, en contrepartie du
sauvetage financier de la Grèce via des prêts de 110
milliards d'euros sur trois ans.
Jeudi
24 Juin
2010
Le
chef de la sécurité du ministère de l'intérieur tué dans
un attentat
L'explosion d'un colis
piégé dans les bureaux du ministre grec de la protection du citoyen, à
Athènes, a coûté la vie, jeudi 24 juin, au chef de la sécurité du
ministre, responsable de la police grecque, dont le siège est situé dans
le même bâtiment.
Dans un
communiqué, le premier ministre, Georges Papandréou,
a dénoncé une 'attaque terroriste' : 'Alors que
notre pays et notre peuple livrent une bataille
quotidienne pour sortir de la crise, de lâches
assassins veulent nuire à notre démocratie, à la
société grecque (...). Ils auront la réponse qu'ils
méritent non seulement de l'Etat, mais de l'ensemble
de la société'.
La
victime a été identifiée comme étant Georges
Vassilakis, 52 ans, dans le bureau duquel s'est
produite l'explosion. Le bureau du ministre,
Michalis Chryssohoïdis, est situé à quelques mètres
seulement. Présent au ministère au moment de
l'explosion, il est sain et sauf, selon la police.
C'est
la première fois dans les annales grecques qu'un
attentat vise le coeur de l'appareil sécuritaire du
pays, dans un bâtiment dont l'entrée est en principe
soumise à toute une série de contrôles policiers.
L'explosion a eu lieu au 7e étage de l'imposant
bâtiment abritant sur une grande avenue périphérique
d'Athènes le siège du ministère et de la police, qui
a été rapidement évacué.
Des
attentats revendiqués par des groupes extrémistes
ont en revanche visé par le passé deux homologues de
M. Chryssohoïdis, sans leur coûter la vie. Le
dernier, un attentat avorté à la bombe, avait visé
en mai 2006 la voiture d'un prédécesseur
conservateur du ministre, qui n'avait pas été
blessé. L'action avait été revendiquée par le groupe
Lutte révolutionnaire, dont six membres présumés,
parmi lesquels le chef supposé, ont été arrêtés en
avril.
Mercredi
23 Juin
2010
Des
milliers de vacanciers bloqués au Pirée pour cause de grève
Des
milliers des vacanciers, grecs et étrangers,
restaient mercredi cloués au port du Pirée proche
d'Athènes, après une mobilisation des dockers
communistes, protestant contre le plan d'austérité
du gouvernement pour faire face à la grave crise
financière.
Sur les
21 liaisons prévues vers les îles des Cyclades en
mer Egée, au moins huit étaient annulées après un
blocus des ferries par des dizaines des militants du
Front de lutte des travailleurs (Pame), émanation du
parti communiste grec (KKE - ultra-orthodoxe), selon
le bureau de presse du ministère de la Marine
marchande.
La
justice a décrété mardi soir cette grève "illégale
et abusive", mais les militants du Pame, coutumier
de ce genre d'opérations coup de poing, se sont
massés sur le port très tôt mercredi matin,
empêchant d'abord les passagers d'un bateau arrivant
de Crète (sud) de débarquer.
Ils
ont ensuite établi des piquets de grève devant
certains ferries en partance pour les îles Cyclades,
l'une des principales destinations touristiques du
pays.
Des
forces de la police portuaire ont été dépêchées sur
les lieux, alors qu'une foule importante était
bloquée sur les quais, certains passagers
invectivant les manifestants.
"Honte, honte, avec tout ce que vous faites, les
choses vont empirer", criaient certains vacanciers
grecs, selon une photographe de l'AFP.
Des
touristes étrangers étaient également présents dans
la foule, ce qui a provoqué une vive réaction de
l'Union grecque des opérateurs de tourisme (HATTA).
"Encore une fois, la mobilisation des marins porte
un coup au tourisme et constitue une attaque pour le
secteur", a indiqué à l'AFP Georges Telonis,
vice-président de l'Hatta.
La
Fédération des marins (PNO) avait observé plus d'une
dizaine de grèves ces derniers mois pour protester
contre les mesures de rigueur du gouvernement pour
faire face à la crise.
la Grèce, fidèle à sa réputation, a mis ses
ambitions offensives de côté et concédé une défaite
logique face une Argentine remaniée (2-0). Les
exploits de Tzorvas dans le but grec et la volonté
de Samaras en attaque n'ont logiquement pas été
suffisants pour faire vaciller la formation de Diego
Maradona.
Auréolé de sa première victoire lors d'un Mondial,
face au Nigeria (2-1), le champion d'Europe 2004 n'a
jamais manifesté cet esprit de conquête capital pour
espérer franchir le premier tour. Pourtant, il y
avait peut-être des choses à tenter face à cette
Albiceleste bis, mais quand même compétitive avec
son duo Milito-Agüero en attaque soutenu par Messi,
promu capitaine, et un très bon Veron. Au bout du
compte, Samaras a eu la seule occasion grecque de la
rencontre, mais sa frappe n'a pas trouvé le cadre.
Au contraire, l'Argentine a eu une bonne dizaine
d'opportunités. Et Tzorvas, impérial face à Agüero
(18e), Veron (19e), Maxi Rodriguez (45e), Messi
(45e, 69e) ou Bolatti (70e), sauvé par un défenseur
sur une nouvelle tentative d'Agüero (33e) ou par son
poteau sur un exploit de Messi (86e), n'a pu que
s'incliner sur une reprise en deux temps de
Demichelis à la suite d'un corner (1-0, 79e), puis
sur un tir de Palermo après avoir repoussé un
missile de Messi (2-0, 89e). Un quatrième but sur
coup de pied arrêté depuis le début de la Coupe du
monde qui confirme l'adresse des Argentins dans cet
exercice. Avec un carton plein lors de ce premier
tour, la formation de Diego Maradona peut préparer
sereinement son huitième de finale face au Mexique
Jeudi
16 Juin
2010
La Grèce se relance en
battant le Nigeria
La Grèce s'est imposée 2-1
face au Nigeria, jeudi à Bloemfontein, grâce à des buts de Salpingidis
et de Torosidis. Réduits à dix en fin de première période, les Nigérians
sont quasiment éliminés avec une deuxième défaite en deux rencontres,
après un premier revers contre l'Argentine (1-0). Dans le groupe B, les
Grecs joueront leur qualification lors du dernier match face aux
Argentins.
Alors que
la Grèce s'acheminait tranquillement
vers une défaite de plus en Coupe du
monde après l'ouverture du score de
Kalu Uche
sur coup franc (16e), le
Nigérian Kaita a réussi l'exploit de
relancer cette frileuse équipe, dominée
largement jusqu'alors. A la suite d'un
accrochage avec Torosidis, le milieu de
terrain nigérian donnait un coup de pied
sur la cuisse du latéral grec, un geste
lèger mais complétement gratuit,
suffisant aux yeux de l'arbitre pour
entraîner son expulsion directe (32e).
Suffisant également pour modifier enfin
la tactique prudente du sélectionneur
grec
Otto Rehhagel,
qui décidait de remplacer un milieu
défensif, Papastathopoulos, par un
offensif, Samaras (37e).
Boostés par cette supériorité numérique,
les joueurs grecs infligeaient dès lors
au Nigeria une intense domination lors
des quinze dernières minutes de la
première période. Enyeama sauvait tout
d'abord son équipe grâce à une belle
parade sur Salpingidis (38e),
avant qu'Haruna ne repousse sur sa ligne
une reprise de Samaras (40e).
La troisième occasion de la Grèce fut la
bonne : le coéquipier de
Djibril Cissé
au Panathinaïkos, Salpingidis, reprenait
d'une frappe puissante un ballon à
l'entrée de la surface. Son tir était
contré par le malheureux Haruna pour
offrir l'égalisation aux Grecs et par la
même occasion le premier but de
l'histoire du Mondial de son pays (43e).
La seconde mi-temps reprenait sur un
rythme échevelé. Les occasions de
marquer se succédaient de part et
d'autre. A la 58e, sur une
mauvaise relance de la tête de Yobo,
Gekas se heurtait à l'excellent gardien
Enyeama. Sur le contre, le Nigeria se
retrouvait en situation de 3 contre 1.
Obasi décalait Yakubu qui butait sur le
gardien grec, Tzorvas. Le ballon
revenait sur Obasi, qui manquait le
cadre de façon incompréhensible (58e).
Dès lors, la supériorité numérique des
Grecs allait jouer pleinement son rôle.
Et Enyeama repoussait d'abord l'échéance
d'une envolée sublime sur une tête de
Samaras (67e) avant de
craquer sur un tir lointain de Tziolis.
Le gardien nigérian voyait le ballon lui
échapper, Torosidis n'avait plus qu'à
profiter de l'offrande pour le premier
succès de la Grèce en Coupe du monde (70e).
Mardi
15 Juin
2010
Pékin vient au secours
de la Grèce endettée
Moins de vingt-quatre heures après que l'agence de notation Moody's a de
nouveau baissé la note de la Grèce, le gouvernement a reçu du soutien,
le 15 juin, quand le vice-Premier ministre chinois a signé avec lui 14
accords d'investissement", écrit le quotidien athénien. Zhang Dejiang
est en visite jusqu'au 17 juin en Grèce, accompagné d'entrepreneurs
chinois. Alors qu'Athènes, très endetté, a dû adopter un budget
d'austérité, Pékin prévoit d'investir plusieurs centaines de millions
d'euros, notamment dans le secteur portuaire
Lundi
14 Juin
2010
La Grèce juge infondée la dégradation de
sa note par Moody's
Le ministère grec des Finances a jugé lundi sans
fondement la dégradation par l'agence de notation Moody's de
la note de la Grèce de quatre crans, de "A3" à "Ba1", qui la
relègue dans la catégorie spéculative pour un risque de non
remboursement de sa dette publique.
"Cette dégradation ne reflète en rien ni le progrès
enregistré ces derniers mois ni les perspectives ouvertes
par l'assainissement budgétaire et l'amélioration de la
compétitivité du pays", a réagi le ministère dans un
communiqué peu après l'annonce de Moody's.
"Les éléments d'exécution du budget montrent avec une
grande clarté que le programme" de redressement "convenu
avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international
est appliqué normalement", ajoute le ministère.
Le communiqué grec cite à l'appui de sa déclaration la
réduction de 38,8% du déficit budgétaire pour les cinq
premiers mois, par rapport à la même période de 2009, une
"amélioration importante reconnue par la Commission, la
Banque centrale européenne et le FMI".
"La récession au premier trimestre est inférieure à celle
prévue pour l'année", de -4%, par le plan élaboré avec l'UE
et le FMI, ajoute le ministère, protestant de "l'engagement
total" du gouvernement à mener à bien le redressement
budgétaire et la remise sur les rails de l'économie.
Selon Moody's, la note Ba1 reflète "les risques liés au
plan de sauvetage mis en place par les pays de la zone euro
et le FMI".
L'agence avait prévenu le 10 mai qu'elle pourrait
reléguer la note de la Grèce en catégorie spéculative en
fonction "des développements au sein de l'économie grecque
une fois dissipé le brouillard né de la panique financière,
des mesures de soutien et des mouvements de protestation".
La note de la Grèce a déjà été abaissée par les deux
autres agences, à BB+ par Standard and Poor's, qui la range
également dans la catégorie des investissements spéculatifs,
et à BBB- par Fitch.
Lundi
14 Juin
2010
La Grèce subit sa première vague
de chaleur de l'année
Lundi, des températures avoisinant les
39 degrés celsius ont été mesurées dans
le centre du pays.
Ces températures peuvent encore
augmenter dans les prochains jours,
d'après les services météorologiques
grecs.
Il est conseillé aux touristes et aux
personnes âgées de porter des vêtements
en coton amples, de boire de l'eau en
suffisance, de ne pas consommer d'alcool
et de ne pas s'exposer trop longtemps au
soleil.
Samedi
12 Juin
2010
La Corée du Sud a battu la Grèce (2-0)
La Corée du Sud a battu la Grèce 2 à 0 dans le groupe B
du Mondial-2010, samedi au stade de Nelson Mandela Bay
de Port-Elizabeth
En ouvrant
rapidement la marque avant de concrétiser sa supériorité
en 2e mi-temps, la Corée du Sud s’est offert un précieux
succès face à la Grèce (2-0) samedi au stade de Nelson
Mandela Bay de Port Elizabeth, pour le 1er match du
groupe B du Mondial-2010. Elle devient accessoirement la
première équipe à remporter un match dans ce
Mondial-2010, après les deux nuls enregistrés vendredi
en ouverture de la compétition.
Giourkas Seitaridis
Dimanche
06 Juin
2010
Arrivée des joueurs de
l'équipe de foot grecque sur l'aéroport
International
de
King Shaka de Durban en Afrique du Sud.
Samedi
05 Juin
2010
Défilé à Athènes de la
Gaypride, pour marcher contre les discrimanations
Samedi
05 Juin
2010
Manifestations contre la réforme
des retraites
Quelques milliers de manifestants se
sont rassemblés samedi en Grèce pour protester contre la réforme
prévue des retraites, qui doit allonger la durée du travail et
réduire les pensions.
Sous le mot d'ordre "Bas les pattes de l'assurance sociale", ces
manifestations étaient organisées par les deux grandes centrales
syndicales du pays, la GSEE (un million d'adhérents) représentant le
secteur privé, et l'Adedy (375.000 membres) pour la fonction
publique.
Réunis à Athènes sous des banderoles dénonçant aussi "le bradage"
des biens publics après l'annonce mercredi dernier d'un train de
privatisations touchant notamment les chemins de fer et la poste,
les manifestants devaient marcher jusqu'au Parlement. A Salonique
(nord), ils devaient défiler dans le centre-ville.
Le rendez-vous était décrit comme une répétition avant une grève
attendue lors du dépôt au Parlement de la réforme, mise au point
début mai et généralisant à 65 ans l'âge légal de départ à la
retraite. La GSEE dénonce les "dispositions anti-sociales" de la
réforme et l'Adedy réclame "le retrait des mesures anti-populaires
du gouvernement, du FMI et de l'UE".
Prévue fin mai, la soumission du texte au vote a été repoussée sur
fond de négociations serrées sur l'ampleur des coupes dans les
acquis sociaux avec l'Union Européenne et le Fonds Monétaire
international.
Dans une question parlementaire vendredi, 14 députés de la majorité
socialiste ont appelé le gouvernement à résister aux injonctions des
créanciers du pays, qui conduiront selon eux à une "démolition" de
l'assurance sociale.
Au bord de la banqueroute, la Grèce s'est résolue le 1er mai dernier
à une thérapie de choc conditionnant la délivrance sur trois ans de
prêts bilatéraux de 110 milliards d'euros consentis par l'UE et le
FMI.
Mercredi
03 Juin
2010
Vaste programme de privatisations dans les
transports et la Poste grecs
Le gouvernement grec a présenté mercredi un plan de
privatisations qui devrait conduire l'Etat à vendre
une partie du capital de la compagnie ferroviaire
nationale et de plusieurs sociétés d'eau et
d'immobilier pour récolter plusieurs milliards
d'euros au cours des trois prochaines années afin
d'assainir les finances publiques.
Athènes
conservera cependant sa participation de 34% dans le
monopole des jeux OPAP, ses 20% dans l'opérateur de
télécommunications OTE et sa majorité de 51% dans le
groupe d'électricité PPC, qui gagne de l'argent.
En
échange du plan d'aide de 110 milliards d'euros de
l'Union européenne et du Fonds monétaire
international (FMI), la Grèce s'est engagée à
élaborer avant la fin de cette année un plan de
privatisations permettant de récolter au moins un
milliard d'euros par an sur la période 2011-2013.
"Nos
estimations sont bien supérieures à cela", a déclaré
le ministre des Finances George Papaconstantinou,
après une réunion du conseil des ministres.
"Notre objectif est de disposer d'un Etat qui
garantisse les services publics mais qui, en même
temps, profite du dynamisme de l'économie grecque",
a-t-il ajouté.
Dans
le cadre du nouveau plan de privatisations, l'Etat
prévoit de vendre 49% de la compagnie ferroviaire
déficitaire OSE, 39% de la Poste, 23% de la
compagnie d'eau de Thessalonique EYATH et 10% de
celle d'Athènes, EYDAP. Ces deux dernières sont déjà
cotées en Bourse.
Le
gouvernement mise aussi sur une augmentation des
recettes tirées du marché du jeu: le monopole de
l'OPAP, qui devait expirer en 2020, sera prolongé;
l'Etat accordera de nouvelles licences pour des
machines à sous; il vendra ses participations dans
des casinos et il régulera le marché du jeu en
ligne.
Le
marché régulé du jeu, qui regroupe l'ensemble des
activités de l'OPAP, les courses hippiques, les
casinos et les loteries d'Etat, représentait environ
8,7 milliards d'euros l'an dernier.
Le
marché du jeu illégal est estimé entre 3,5 et cinq
milliards d'euros et représente pour l'Etat un très
important manque à gagner en termes de recettes
fiscales.
Mardi
02 Juin
2010
Le
Paraguay a battu la Grèce 2-0 mercredi soir en match
amical
Défait par l'Irlande (1-2) puis auteur d'un
bon nul contre la Côte d'Ivoire (2-2), le
Paraguay a gagné un de ses matches de
préparation. Mercredi soir contre la Grèce,
la sélection albirroja a enfin été
solide défensivement (2-0). Offensivement,
cela tourne plutôt bien et c'est en grande
partie grâce à Lucas Barrios. L'attaquant
argentin de Dortmund vient seulement d'être
naturalisé mais a déjà marqué trois buts en
autant de matches amicaux. Il a inscrit la
deuxième réalisation de son équipe à la 24e,
Enrique "Rambert" Vera ayant ouvert le score
dès la 8e. Sur les deux buts, c'est Roque
Santa Cruz qui a été à l'orgine de l'action.
La Grèce, elle, a pris quatre buts lors de
ses deux amicaux contre la Corée du Nord
puis contre les Guaranis. La
solidité défensive qui était la sienne
auparavant semble avoir disparu.
Mardi
02 Juin
2010
Flottille: retour en Grèce de six premiers
militants pro-palestiniens
Six Grecs sur un total de plus d'une
trentaine, qui se trouvaient à bord de la
flottille de militants pro-palestiniens en
route pour Gaza, sont rentrés mardi matin à
Athènes, selon le ministère grec des
Affaires Etrangères.
Les militants ont atterri à bord d'un
appareil de la compagnie israélienne El Al
et ont été accueillis par des représentants
du ministère.
Les autorités grecques restent en contact
avec leurs homologues israéliennes pour
obtenir le retour des 31 autres Grecs qui
participaient à l'opération selon les
autorités israéliennes, a indiqué le
porte-parole du ministère Grigoris
Delavekouras aux médias.
Dans un premier temps, le ministère grec
avait indiqué mardi matin que le nombre des
Grecs qui étaient actuellement détenus par
les autorités israéliennes était 30 mais
selon de nouvelles informations provenant
des autorités israéliennes, leur nombre
s'élevait à 31 personnes.
"Tous sont sains et saufs, ils sont détenus
illégalement par les autorités israéliennes,
qui sont responsables pour leur sécurité.
Tous doivent être libérés sans conditions",
a souligné M. Délavekouras.
"Plusieurs démarches diplomatiques ont été
effectuées depuis lundi par le ministère et
l'ambassade grecque en Israël pour la
libération des détenus grecs", a-t-il
ajouté.
Accompagnés par un Tunisien résidant en
Grèce, les militants grecs avaient embarqué
à bord de deux bateaux grecs, le Sfentoni et
le Elefthéri Mesogeio, tandis que deux
d'entre eux se trouvaient sur le navire turc
Mavi-Marmara, le plus visé par l'assaut
israélien qui a coûté la vie à au moins neuf
passagers de la flottille d'aide destinée à
Gaza.
La Grèce a annulé lundi un exercice
aéronaval gréco-israélien et condamné un
usage "disproportionné" de la force pendant
l'assaut, réclamant le retour de ses
ressortissants et des navires battant
pavillon national.
Plusieurs milliers de manifestants ont aussi
protesté contre l'intervention israélienne
lundi soir dans les grandes villes de Grèce.
A Athènes, le rassemblement devant
l'ambassade israélienne a été émaillé
d'échaufourrées entre manifestants et forces
anti-émeutes.
En Grèce, le Parthénon offre un nouveau visage aux
visiteurs. Après neuf ans de travaux, les
échafaudages installés dans les parties nord et est
du temple ont enfin été enlevés. Ils seront remontés
sur la partie arrière du monument, où la
restauration doit durer encore trois ans.
Malgré la grave
crise financière qui touche le pays, la restauration
des monuments du site de l’Acropole va se
poursuivre, essentiellement grâce aux fonds de
l’Union européenne. Mais aussi grâce aux centaines
d’intérimaires employés par le ministère de la
Culture. Ces derniers ont profité de l‘événement de
ce mardi pour essayer de se faire entendre.
Leur
représentant dénonce des retards de paiement, sur
plus d’un an pour certains. Les intérimaires veulent
également des garanties pour le renouvellement des
contrats qui vont bientôt arriver à leur terme.
Lancée à
la fin des années 70, la restauration des monuments
du site de l’Acropole doit encore durer une dizaine
d’années. Depuis 2001, plus de 40 millions d’euros
ont été dépensés
Mercredi
26 Mai
2010
Konstantinos Katsouranis et Dimitrios Salpingidis
Foot -
Amical - Grèce et Corée du Nord dos à dos - 2-2
La Grèce et la Corée du
Nord, toutes deux qualifiées pour le Mondial, se sont livrées mardi un
match amical qui avait des allures de vrai test. Elles se sont quittées
dos à dos (2-2), les Nord-Coréens trouvant par deux fois les ressources
pour revenir au score. Après avoir été menés dès la 3e minute, puis
avoir encaissé le but du 2-1 au retour des vestiaires (49e), ils ont
égalisé grâce à Jong Tae-Se, auteur d'un doublé (24e, 53e). De bon
augure pour la Corée du Nord, qui disputera son deuxième Mondial après
celui de 1966
Nikolaos
Spyropoulos
Vendredi
14 Mai
2010
Grèce et Turquie
évoquent la réduction des dépenses militaires
La Grèce et la
Turquie
ont décidé vendredi de jouer la carte de
l'apaisement en tentant de réduire leurs très lourds
budgets militaires, cherchant ainsi à donner un tour
positif à la crise de la dette grecque qui malmène
l'euro.
Le
Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est
rendu à Athènes avec dix ministres et quelque 80
hommes d'affaires pour ce que les deux parties
présentent comme une nouvelle ère de coopération
entre deux membres de l'Otan qui ont failli entrer
en guerre plusieurs fois dans les 50 dernières
années.
Erdogan, dont c'est la première visite officielle en
Grèce depuis 2004, a dit que ses discussions avec
son homologue grec George Papandréou avaient
notamment porté sur une réduction des dépenses
militaires des deux pays.
"Nous
ne souhaitons pas voir la mer Egée comme une mer qui
nous sépare. Nous voulons voir l'Egée comme un océan
de paix", a dit Erdogan lors d'une conférence de
presse donnée avec Papandréou.
Les
deux parties ont signé 21 accords bilatéraux
touchant au tourisme, à l'environnement, à l'énergie
ainsi qu'à la lutte contre l'entrée en Grèce
d'immigrés clandestins via la Turquie.
"Malgré les fluctuations qui ont affecté nos
relations, et peut-être à cause d'elles, la Grèce et
la Turquie ont le devoir de trouver des bases de
coopération et de compréhension. Cela débouchera sur
une normalisation complète de ces relations", a dit
Papandréou.
La
crise qui frappe de plein fouet la Grèce donne un
nouvel élan à ses efforts de rapprochement avec
Ankara.
Le
budget militaire grec est proportionnellement le
plus important des 27 pays de l'UE. Ces dernières
années, il a atteint le record de 13,4 milliards
d'euros, soit 5,6% du PIB. Athènes s'est fixé pour
objectif cette année de le ramener à moins de trois
pour cent du PIB.
Les
dirigeants européens, qui ont mis au point un plan
de sauvetage de 110 milliards d'euros pour la Grèce,
préconisent des coupes importantes dans l'appareil
militaire grec pour contribuer à réduire le déficit
du pays.
Erdogan a éludé une question concernant les
réductions de dépenses militaires auxquelles
consentirait Ankara, ce qui signifie peut-être
qu'aucune décision concrète n'a encore été prise à
cet égard.
La
Grèce poursuit les négociations sur l'achat de
frégates à la France mais elles n'aboutiront pas
forcément et une décision ne sera pas prise cette
année, déclare son ministre adjoint de la Défense au
Monde daté de samedi.
Les
Grecs, qui soutiennent la laborieuse candidature
turque à l'Union européenne sous réserve qu'Ankara
honore ses engagements, ont fait comprendre qu'un
rapprochement bilatéral dépendrait de la bonne
volonté manifestée par la Turquie dans le dossier de
la mer Egée et les efforts pour réunifier Chypre.
Erdogan a laissé entendre qu'une réunion entre la
Turquie, la Grèce, les parties turque et grecque de
Chypre, l'Union européenne et les Nations unies
pourrait contribuer au règlement du différend
chypriote.
"Nous
devons parvenir à des résultats aussi vite que nous
le pouvons. Si nous unissons nos efforts, nous
pouvons produire des résultats d'ici à la fin de
l'année", a-t-il dit.
En
1996, Grecs et Turcs ont frôlé la guerre à propos
d'un îlot inhabité de la mer Egée. Des avions de
chasse des deux pays participent encore à des
simulations de combat rapproché dans l'espace aérien
de l'Egée.
Erdogan a demandé que ces avions soient au moins
désarmés. "Les appareils turcs opèrent sans
armement, mais les avions grecs sont armés", a-t-il
dit.
Vendredi 14 Mai
2010
Explosion
au palais de justice de Salonique
Un homme
a été légèrement blessé au pied, vendredi 14 mai,
lors de l'explosion d'un engin au palais de justice
de Salonique, deuxième ville grecque, dans le nord
du pays. Vingt minutes avant l'incident survenu vers
13 h 20 (12 h 20 à Paris) dans des toilettes au
rez-de chaussée du bâtiment, deux appels
téléphoniques anonymes à un quotidien grec et à une
chaîne privée de télévision à Athènes avaient été
passés pour prévenir de l'imminence de l'exposion,
ce qui a permis aux autorités d'évacuer le bâtiment.
L'explosif a provoqué une forte déflagration, selon
la police.
Un attentat à la bombe avait
visé, jeudi soir, la prison
centrale d'Athènes, faisant un
blessé. La police considère
qu'il s'agit d'une riposte de la
nébuleuse extrémiste grecque aux
récentes arrestations
d'activistes présumés.
L'attentat à la prison d'Athènes
a été le premier commis depuis
l'arrestation le 9 avril de six
membres présumés du groupe
extrémiste Lutte
révolutionnaire, suivie de la
découverte d'un important
arsenal.
Jeudi 13 Mai
2010
La Grèce s'inquiète des annulations de réservations touristiques
En
pleine crise budgétaire, la Grèce s'inquiète pour
l'un des principaux moteurs de son économie : le
tourisme. Le gouvernement a annoncé, jeudi 13 mai,
la création d'un 'comité de crise' face aux
'annulations massives de réservations' touristiques
dans le pays à la suite des manifestations qui
agitent le pays.
Le tourisme grec est dans une situation critique.
Après les annulations massives de réservations, un
comité de crise piloté par l'organisme grec du
tourisme a été mis en place', a indiqué le
porte-parole du gouvernement à la presse. 'Il y a
des milliers d'annulations, en raison des incidents
des derniers jours et de la récession, qui
provoquent chaque semaine la perte de dizaines de
millions d'euros', a-t-il ajouté. Ces annulations
touchent 'toute la Grèce', a précisé une source
gouvernementale.
Selon
l'Association des hôteliers d'Athènes (AHA), près de
20 000 nuits d'hôtel ont été annulées dans la
capitale et ses environs depuis les violences qui
ont fait trois morts en marge des manifestations du
5 mai contre le plan de rigueur du gouvernement. 'Ce
chiffre continue d'augmenter', affirme le directeur
de l'AHA, Loukas Douvas. 'Il y a aucune raison
d'être optimiste car nous avons chaque jour de
nouvelles annulations, et surtout nous n'avons pas
de nouvelles demandes de réservation', a-t-il
ajouté. Le tourisme représente près de 17 % du
produit intérieur brut grec. Athènes, où l'Acropole
attire de nombreux visiteurs, ne représente
qu'environ 10 % des revenus de ce secteur.
Mercredi 05 Mai
2010
Violences en Grèce lors de la journée de grève,
trois morts
Trois personnes ont péri dans l'incendie criminel
d'une agence bancaire mercredi à Athènes, lors de
manifestations contre le plan d'austérité négocié
par le gouvernement en échange de dizaines de
milliards d'euros d'aide internationale.
Lors de cette journée de grève générale, la
troisième depuis le début de l'année, des dizaines
de milliers de manifestants ont défilé dans la
capitale grecque où de violents affrontements ont
opposé des groupes de protestataires aux forces de
l'ordre, qui ont tiré des grenades lacrymogènes.
Deux
hommes et une femme, qui était enceinte, sont morts
asphyxiés dans un immeuble de deux étages qui
abritait une agence de la banque Marfin, sur lequel
des manifestants ont lancé des cocktails Molotov.
Deux bâtiments publics ont également été incendiés.
Prenant la parole au Parlement, le Premier ministre
socialiste, Georges Papandréou, a dit son horreur
devant "la mort injuste des trois employés victimes
d'un acte criminel". "Les coupables seront retrouvés
et jugés", a-t-il assuré.
Il a
ajouté: "Nous avons pris ces mesures (d'austérité)
pour sauver le pays. La solution de rechange serait
la banqueroute".
La
manifestation dans le centre d'Athènes a rassemblé
environ 30.000 personnes, selon la police, mais des
témoins ont évalué la foule à plus de 50.000
manifestants, ce qui en ferait la démonstration de
force la plus importante contre le gouvernement de
Papandréou depuis son retour au pouvoir en octobre
dernier.
ADEDY, le syndicat du secteur public, a annoncé que
son organisation appellerait à une nouvelle grève la
semaine prochaine. "Nous continuerons notre combat.
Nous nous réunirons demain matin pour annoncer une
grève en début de semaine prochaine", a dit à
Reuters son numéro deux, Ilias Vrettakos.
Des
centaines de militants anarchistes portant des
cagoules noires ont harcelé les forces de l'ordre et
attaqué des magasins en marge du défilé.
Les
manifestants se sont dirigés vers le siège du
parlement où les hommes de la garde présidentielle,
qui traditionnellement restent immobiles en faction
devant le bâtiment, ont dû se réfugier à l'intérieur
du bâtiment.
Les
manifestants se sont finalement dispersés en fin
d'après-midi, laissant des rues jonchées de débris
et de poubelles incendiées. Des nuages de gaz
lacrymogènes flottaient au-dessus du centre de la
capitale grecque.
Les
vitrines d'une librairie et d'un restaurant
McDonald's ont été brisées par des manifestants sur
l'avenue Stadiou, non loin de l'agence bancaire
incendiée.
Selon
un bilan de la police, les violences ont fait huit
blessés et huit manifestants ont été interpellés
pour possession d'armes et avoir opposé une
résistance à la police.
La
centrale syndicale Adedy, qui représente la fonction
publique et avait appelé à un arrêt total de
l'activité pour mardi et mercredi, a été rejointe
par le GSEE, principal syndicat du privé, afin de
dénoncer les projets gouvernementaux en vue
d'économiser 30 milliards d'euros.
Les
aéroports du pays sont restés fermés, les transports
publics ont tourné au ralenti et seul un service
minimum était assuré dans les hôpitaux.
Si
les sondages montrent qu'une majorité de la
population est opposée aux mesures d'austérité
préparées par le gouvernement, jusqu'ici les
manifestations avaient été assez limitées et
généralement pacifiques.
"Par
cette grève, nous poursuivons notre combat contre
des mesures aussi dures qu'injustes, qui frappent
les travailleurs, les retraités et les chômeurs", a
déclaré à Reuters le président du GSEE, Yannios
Panagopoulos.
"C'est aussi un message aux peuples d'Europe, car ce
qui a commencé en Grèce se produira bientôt
ailleurs, l'Europe s'étant montrée incapable de
faire face à cette crise", a-t-il ajouté.
Evgenia Kavoura, une comptable de 52 ans interrogée
dans la rue, veut croire en un changement.
"Tout
ce que je peux espérer, c'est que cette grève
permettra de changer quelque chose", dit-elle. "On
serait prêt à renoncer à nos primes si nous étions
sûrs que c'est la dernière chose qu'ils nous
demandent, si nous étions sûrs que les politiciens
nous rendent un jour l'argent qu'ils nous ont volé."
Mardi 04 Mai
2010
Incidents lors d'une manifestation à Athènes contre les
mesures d'austérité; banderoles déployées sur l'Acropole
Des milliers de personnes sont
descendues mardi dans les rues
d'Athènes pour protester contre les
nouvelles mesures d'austérité
annoncées par le gouvernement, lors
d'une manifestation émaillée par des
incidents.
Quelque 4.000 enseignants et
étudiants ont défilé vers le
Parlement pour dénoncer les coupes
prévues, brandissant des drapeaux
noirs et des banderoles sur
lesquelles on pouvait lire: "Envoyez
la facture aux responsables".
Des échauffourées ont éclaté alors
qu'ils approchaient du Parlement,
des manifestants lançant des pierres
en direction de policiers
anti-émeutes. Ces derniers ont
riposté en faisant usage de gaz au
poivre.
Un peu plus tôt, une centaine de
militants du parti communiste grec
avaient déployé deux banderoles sur
l'Acropole pour s'opposer aux
nouvelles mesures d'austérité.
"Peuples d'Europe, soulevez-vous",
pouvait-on lire en grec et en
anglais sur la banderole. La police
n'est pas intervenue alors que les
manifestants arborant des drapeaux
rouges se tenaient de part et
d'autre de l'ancien Parthénon. Ils
n'ont pas empêché les touristes de
se rendre sur le site.
Les fonctionnaires, dont les
enseignants et les personnels
hospitaliers, ont entamé mardi une
grève de 48 heures, avec des défilés
prévus dans la journée. Plusieurs
vols intérieurs ont dû être annulés.
Les salariés du privé devraient se
joindre à eux mercredi pour une
grève nationale.
Entre 200 et 300 retraités ont
organisé leur propre manifestation
mardi dans le centre d'Athènes pour
contester les réductions de pensions
et la hausse des taxes, aux cris de
"voler nos pensions n'est pas la
réponse".
La Grèce s'est vu accorder un prêt
de 110 milliards d'euros sur trois
ans dans le cadre du plan de soutien
cofinancé par le Fonds monétaire
international (FMI) et la zone euro.
En échange, le gouvernement grec a
appelé ses concitoyens à de "grands
sacrifices", annonçant dimanche de
nouvelles mesures d'austérité
drastiques.
Dimanche 02 Mai
2010
Les pays de la zone euro débloquent 110 milliards
d'euros pour la Grèce sur trois ans
Le
président de l'Eurogroupe, le Luxembourgeois
Jean-Claude Juncker, a annoncé dimanche que le
montant du plan d'aide à la Grèce s'élèverait à 110
milliards d'euros sur trois ans.
M.
Juncker a précisé que la Grèce toucherait la
première partie de l'argent d'ici le 19 mai, date à
laquelle elle doit rembourser des prêts à hauteur de
8,5 milliards d'euros.
Il a
ajouté que les gouvernements de la zone euro
débloqueraient 80 milliards d'euros en prêts, dont
30 milliards d'euros disponibles dès cette année. Le
Fonds monétaire international (FMI) contribuera
aussi à l'aide sous forme de prêts.
Vendredi 23 Avril
2010
La Grèce demande une aide de 45 milliards d'euros,
l'Allemagne pose ses conditions
ATHENES (AFP) - La Grèce,
accablée par une dette
record, s'est résolue
vendredi à demander à
l'Union européenne et au FMI
de lui prêter d'urgence 45
milliards d'euros, mais
l'Allemagne , qui serait le
principal contributeur,
continue à poser des
conditions à son versement.
Les marchés financiers, qui
ont acculé la Grèce à
anticiper une demande
qu'elle ne comptait faire
que mi-mai, ont réagi
positivement. Les Bourses
européennes ont terminé en
hausse et l'euro, brièvement
affaibli après l'annonce, a
progressé sur la journée.
Sur le marché obligataire,
où se joue le sort des
finances grecques, la prime
de risque imposée au pays a
cessé d'augmenter. Les taux
des obligations d'Etat
grecques restent toutefois à
des niveaux élevés, à plus
de 8,6% pour les emprunts à
10 ans.
"Les marchés n'ont pas
répondu (ndlr: au plan
d'aide arrêté le 25 mars par
les Européens), soit parce
qu'ils ne croyaient pas à la
volonté de l'UE soit parce
que certains avaient décidé
de continuer à spéculer", a
déploré le Premier ministre
Georges Papandréou dans un
discours retransmis par les
télévisions grecques.
La France, l'Espagne ou
encore les Etats-Unis ont
accueilli positivement la
demande d'Athènes.
"C'est bon pour la Grèce et
c'est bon pour la stabilité
de la zone euro", a déclaré
à la presse à Lisbonne le
président de la Commission
européenne José Manuel Durao
Barroso. "Je crois que le
plan qui se met en marche,
la procédure qui est
engagée, c'est de nature à
restabiliser une monnaie qui
en a besoin", a déclaré de
son côté la ministre
française de l'Economie
Christine Lagarde.
Mais la chancelière
allemande Angela Merkel a
posé immédiatement des
conditions à l'octroi de ce
prêt européen de 30
milliards d'euros, auxquels
viendraient s'ajouter 15
milliards du Fonds monétaire
international (FMI).
Le plan sera activé
seulement si "la stabilité
de l'euro dans son ensemble"
est menacée, et si Athènes
présente un "plan
d'économies crédible", a
déclaré la chancelière,
confrontée à une opinion
hostile au principe d'une
telle aide.
Dans un souci d'éviter tout
délai qui risquerait
d'affoler de nouveau les
marchés, le directeur
général du FMI, Dominique
Strauss-Kahn, s'est engagé à
répondre "rapidement" à la
demande de la Grèce. Il doit
s'entretenir dimanche avec
le ministre grec des
Finances, Georges
Papaconstantinou, tandis que
la mission d'experts,
arrivée mercredi dans la
capitale grecque, doit
poursuivre samedi ses
négociations pour définir
les mesures que la Grèce
devra prendre en 2011 et
2012 pour réduire son énorme
déficit.
La décision de verser les
prêts en faveur de la Grèce
sera "basée sur le programme
qui est préparé en ce moment
par la Commission, la BCE et
le FMI avec les autorités
grecques", ont indiqué les
autorités européennes dans
un communiqué.
L'Union Européenne a
cependant assuré que le
processus se déroulerait
"d'une façon rapide et
efficace". Pour M. Olli
Rehn, commissaire européen
aux Affaires économiques, le
programme sera prêt "début
mai". Ce mécanisme d'aide
financière peut être mis en
oeuvre "promptement", a-t-il
souligné.
Un optimisme partagé par M.
Papaconstantinou, qui a
estimé que l'aide pourrait
être versée dans "quelques
jours".
Mais il n'est pas exclu que
la demande d'aide doive être
approuvée au plus haut
niveau, par les chefs d'Etat
et de gouvernement de
l'Eurogroupe, avant d'être
soumise à l'aval des
parlements de certains pays,
dont l'Allemagne.
L'aide promise couvrira
largement les besoins de
financement de la Grèce pour
2010, estimés à 30
milliards. Aucun montant n'a
été annoncé pour les années
2011 et 2012, alors que ce
soutien est censé s'étaler
sur trois ans.
Sans surprise, le chef de
l'opposition de droite en
Grèce, Antonis Samaras, a
accusé M. Papandréou de se
défausser de ses
responsabilités en faisant
appel au FMI, dont
l'intervention fait redouter
aux Grecs de nouveaux
sacrifices. Mais le patronat
y a vu l'occasion pour la
Grèce de "devenir un
véritable pays européen".
A l'opposé, le parti
communiste grec a fustigé
une décision qui va "servir
les intérêts de la
ploutocratie grecque".
Vendredi soir, à l'appel de
la gauche radicale, environ
un millier de personnes ont
manifesté à Athènes et
Thessalonique (nord) contre
la décision du gouvernement
socialiste.
Jeudi 22 Avril
2010
Nouvelle grève des fonctionnaires en Grèce
Une grève de 24 heures dans la fonction publique
grecque, la quatrième depuis le début de l'année
contre l'austérité, conjuguée à des débrayages
de 48 heures à l'appel des syndicats
communistes, paralyse jeudi l'administration du
pays et perturbe les transports maritimes.
Les
transports aériens et urbains n'étaient par
contre pas touchés par le mouvement, lancé par
la Fédération de la fonction publique (ADEDY,
300.000 membres) contre la cure de rigueur
infligée au pays pour redresser ses finances.
Les contrôleurs aériens ont finalement renoncé à
une grève annoncée pour ne pas aggraver les
problèmes posés au secteur de l'aviation par le
nuage de cendres volcaniques islandais.
La grève nationale a fermé les administrations,
collectivités locales et devaient affecter de
nombreux établissements scolaires, tandis que le
syndicat des universitaires observait une
«abstention des cours».
Plusieurs corps de métiers concluaient par
ailleurs jeudi des grèves de 48 heures, dont les
syndicats des mécaniciens et employés maritimes.
A l'appel du Front syndical communiste, Pame,
ils bloquaient pour la deuxième journée, au port
du Pirée, le départ des ferries pour les îles
des Cyclades (centre de la mer Egée) et le golfe
Saronique (sud d'Athènes).
Les tribunaux restaient aussi fermés par une
grève des fonctionnaires de justice réclamant
embauches et hausses de salaires, tandis que les
hôpitaux publics d'Athènes et du Pirée
fonctionnaient pour la deuxième journée
consécutive avec un personnel d'astreinte, les
médecins protestant contre la baisse de 20 à 30%
des subventions publiques.
Des débrayages étaient aussi observés à l'appel
du Pame dans les secteurs du bâtiment, du
textile. L'Adedy et le Pame appelaient à des
défilés en fin de matinée dans les grandes
villes de Grèce.
Pour résorber ses déficit et dette publics,
respectivement chiffrés à 13,6% et 113% du PIB
en 2009, le gouvernement a pris des mesures
draconiennes, centrées sur la réduction des
dépenses, notamment salariales, dans la fonction
publique.
Ce mouvement social prévu de longue date
intervient au lendemain de l'ouverture à Athènes
de discussions des responsables grecs avec le
FMI et l'UE du mécanisme d'aide à la Grèce.
Jeudi
22 Avril
2010
Moody's abaisse la note de la Grèce et pourrait
recommencer
L'agence de notation Moody's
Investors Service annonce qu'elle a
abaissé la note souveraine de la
Grèce et avertit qu'elle pourrait
recommencer à moins que les
autorités grecques ne parviennent à
restaurer la confiance des
investisseurs.
L'abaissement d'un cran à "A3" de la
note de la Grèce a pesé sur les
marchés financiers, l'euro plongeant
à un plus bas de près d'un an face
au dollar, tandis que les valeurs
bancaires grecques ont chuté de 5,4%
et le coût de la protection contre
un défaut de la Grèce sur ses
emprunts à cinq ans a dépassé les
600 points de base (pdb), à 616 pdb,
selon CMA DataVision.
En outre, les rendements des
emprunts d'Etat grecs ont dépassé
ceux de certains marchés émergents à
plus de 9% pour les titres à 10 ans,
alors que ceux des obligations
russes de même maturité s'élèvent à
moins de 7%.
Moody's a justifié sa décision en
expliquant qu'il existe un "risque
important que la dette puisse
seulement se stabiliser à un niveau
plus élevé et plus coûteux que
précédemment estimé".
Les investisseurs ont également
sanctionné la Grèce pour la révision
d'Eurostat sur le niveau du déficit
budgétaire du pays en 2009. Selon
l'organisme de la statistique de
l'Union européenne, le déficit grec
a atteint 13,6% du PIB l'an dernier
et non 12,7% comme envisagé
auparavant.
Eurostat a en outre prévenu que ces
chiffres pourraient être de nouveau
révisés entre 0,3 et 0,5 point de
PIB et a exprimé "ses réserves sur
la qualité des données communiquées
par la Grèce".
"Il est peu probable que la note
reste à A3, à moins que les mesures
du gouvernement puissent restaurer
la confiance sur les marchés et
contrer les vents contraires que
sont des taux d'intérêt élevés et
une croissance faible, qui
pourraient finalement nuire à la
capacité du gouvernement de réduire
durablement le niveau de la dette",
estime Sarah Carlson, analyste de
Moody's sur la Grèce.
Cette spécialiste a ajouté que
l'agence de notation pourrait mettre
un terme à la surveillance de sa
note à n'importe quel moment au
cours des trois prochains mois.
Pour autant, un nouvel abaissement
reste possible à moins que l'agence
n'observe une "mise en œuvre
parfaite" du programme de réduction
du déficit budgétaire de la Grèce
pensé par Athènes, qui espère ainsi
ramener le déficit à moins de 3% en
2012, a indiqué Sarah Carlson.
"La note A3 reflète le fait que nous
pensons que l'environnement a rendu
beaucoup plus difficile pour le
gouvernement l'atteinte de ses
objectifs", a-t-elle dit à Reuters.
Les analystes estiment que cet
abaissement à A3, soit seulement
quatre rangs de plus que le statut
réservé aux investissements
spéculatifs, n'est sans doute pas
suffisant pour rendre compte de
l'ampleur de la dégradation des
fondamentaux du pays.
"La seule surprise est que cela
n'ait pas été un abaissement de
plusieurs crans", juge Win Thin,
stratège chez Brown Brothers
Harriman & Co. "Je ne suis pas sûr
de ce que Moody's regarde mais il
est impossible que la Grèce puisse
être notée avec une note commençant
par A."
Les agences concurrentes de Moody's
ont en l'occurrence des notes
beaucoup moins élevées, celle de
Standard& Poor's étant ainsi tombée
à "BBB+" en décembre, et celle de
Fitch à "BBB-" au début du mois. et
Les investisseurs restent inquiets
de la capacité de la Grèce à
refinancer sa dette et attendent non
sans réserves le refinancement de
8,5 milliards d'obligations arrivant
à échéance le mois prochain.
Les craintes subsistent malgré le
début des discussions mercredi entre
les autorités grecques et des
représentants européens et du Fonds
monétaire international (FMI) sur
une possible aide financière de 40 à
45 milliards d'euros.
Moody's estime néanmoins que le
gouvernement semble en bonne voie,
voire en avance, sur son projet de
réduction des déficits, mais
l'agence a souligné que la
"mobilisation difficile d'une aide
extérieure" avait rendu plus
compliqué pour la Grèce de maintenir
son niveau d'endettement au niveau
d'une notation "A".
"Moody's estime désormais que la
stabilisation de la dette selon
toute vraisemblance, finira par
arriver, mais que cela pourrait se
réaliser à un prix plus élevé et à
un niveau plus compatible avec une
note 'BAA'", a indiqué l'agence.
Vendredi
16 Avril
2010
11e Festival du Film Francophone de Grèce
Hier soir à Athènes, s'est ouvert le 11e Festival du Film Francophone de
Grèce. En tant que parrain de cette édition, Jean-Paul Gaultier a
inauguré les festivités en portant la fustanellea, jupe traditionnelle
grecque, rappelant ainsi que le pays était l'inventeur de la jupe pour
homme.
En vrai cinéphile, le couturier est invité pendant le festival à
partager ses coups de coeur comme le classique Falbalas de Jacques
Becker dont il parle à chacune de ses interview (ou presque) ! Gaultier
mettra à l'honneur Le jour d'avant, excellente série de documentaires de
Loïc Prigent sur les préparatifs d'avant-défilé, ou encore Crustacés et
Coquillages, l'étonnante et charmante comédie d'Olivier Ducastel et
Jacques Martineau avec Valeria Bruni-Tedeschi.
Le festival est produit et organisé par l'Institut Français d'Athènes et
l'Ambassade de France en Grèce. C'est donc l'ambassadeur Christophe
Farnaud qui recevait hier après la projection de Gainsbourg, vie
héroïque. Parmi les invités, les deux grecs les plus connus du PAF :
Nikos Aliagas et Daphné Roulier, accompagnée de son époux Antoine De
Caunes. Ce dernier profitera du festival pour présenter son film La
folle histoire de Simon Eskanazy. Nana Mouskouri était aussi présente
avec son mari André Chapelle.
Stéphane Bern était de la fête, il a même embarqué son équipe pour
l'occasion et sera en direct d'Athènes aujourd'hui à 11 heures avec son
émission Le fou du roi.
L'une des égéries et meilleures amies de Gaultier était présente. Farida
Khelfa - une des meilleures copines de Carla Bruni -présentera le film
Neuilly sa mère, l'une des surprises du box-office français. Autre
invité de cette soirée inaugurale, Patrice Carmouze et le footballeur
Djibril Cissé. Le jeune papa est venue avec sa femme Jude.
Le festival se poursuivra jusqu'au 25 avril avec la projection en
clôture de L'immortel de Richard Berry, en sa présence et celle de son
premier rôle, Jean Reno. D'ici là, nous croiserons Riad Sattouf et ses
Beaux Gosses, Jane Birkin, Jacques Perrin ou encore François-Xavier
Demaison.
Laurent Guyot, attaché de presse de l'événement, va donc voir défiler du
beau monde et il se prépare déjà pour le Festival de Cannes, qui promet
d'être électrique !
Dimanche
04 Avril
2010
Après une semaine de jeûne, les grecs orthodoxes s’apprêtent à célébrer,
ce week-end, la mort, puis la résurrection du Christ. Cette fête, la
plus importante du calendrier orthodoxe, révèle une population
profondément chrétienne et attachée à ses traditions.
La "Megali Evsomada", ou Semaine Sainte est, en Grèce, plus importante
encore que les fêtes de Noêl. Elle correspond, en outre, à l’arrivée du
printemps. A Athènes, comme dans la plus reculée des îles grecques, se
dérouleront des cérémonies et processions réunissant une grande partie
de la population.
Les rituels sont immuables et débutent le vendredi saint, par le
rassemblement des fidèles commémorant l’enterrement du Christ.
Le samedi, à minuit, éclate le "Christos Anesti", l’annonce de la
résurrection du Christ. Chacun rejoint ensuite son foyer, une bougie
allumée à la main dont la flamme permettra de bénir du signe de croix
l’embrasure de la porte. Vient alors l’heure de déguster la délicieuse
maghiritsa, soupe traditionnelle à base d’abats de volailles et de
citron.
Dimanche, grande fête familiale autour de l’agneau pascal cuit à la
broche. Un festin qui se déroule, bien sûr, au rythme des danses, de la
musique et des chants !
Christos Anesti ! Alifeos Anesti !
Le Patriarche Bartholomé Ier à la
Cathédrale St. George à Istanbul le
04/04/2010
Vendredi 02 Avril
2010
Les
Chrétiens convergent à Jérusalem pour le Vendredi saint
Les rues
pavées de la vieille ville de Jérusalem se
remplissaient de pèlerins chrétiens et
d'ecclésiastiques venus commémorer le Vendredi
saint, jour de la crucifixion de Jésus.
Des
nonnes portant des croix de bois longeaient les
barrières en métal érigées par la police, devant des
dizaines de touristes venus assister à la
procession, filmant la scène avec leur caméra devant
l'église du Saint-Sépulcre.
Les
rituels du Vendredi saint prévoient de retracer le
chemin de croix du Christ dans la Ville sainte, de
sa condamnation à sa mise sur la croix, son
enterrement puis sa résurrection.
Si
les catholiques et les orthodoxes suivent un
calendrier différent, mais cette année Pâques
coïncide et les églises célèbrent Vendredi saint
ensemble.
Mais
la vieille ville de Jérusalem reçoit également les
fidèles juifs qui fêtent la Pâque juive (Pessah).
Une
bombe a explosé dimanche soir dans un quartier
résidentiel d'Athènes, tuant un jeune Afghan de 15
ans, blessant sa mère de 45 ans et sa soeur, une
fillette de 10 ans, ont rapporté dimanche les
autorités grecques.
La bombe
a explosé à 22h40 heure locale, dans le quartier de
Patissia, au nord du centre-ville de la capitale
grecque, a annoncé la police. La fillette d'une
dizaine d'années qui passait par-là avec sa mère a
été légèrement brûlée au visage, et transportée dans
un hôpital pour enfants. La femme en état de choc a
été emmenée dans un autre établissement. L'explosion
n'avait été précédée d'aucun avertissement, a
précisé la police.
"Nous
ne savons pas quelle était la cible ou le motif.
Tout ce que je peux dire, d'après ce qu'a dit la
mère à la police, c'est que la victime était son
fils de 15 ans", a déclaré à l'Associated Press le
porte-parole de la police Athanasios Kokalakis.
La
bombe a explosé devant le siège de l'association
hellénique de management, un organisme privé.
La
police enquêtait toujours sur place sur les
circonstances de l'incident, et avait bouclé le
quartier. Elle cherchait au départ à établir si la
victime de l'explosion portait l'engin explosif.
Elle a précisé ensuite que le garçon avait trébuché
sur le sac d'ordures contenant la bombe. Son corps
se trouvait toujours sur le lieu de l'attentat à
l'arrivée du médecin légiste.
"Les
auteurs nous considèrent tous comme leurs ennemis,
mais nous les trouverons vite" a prédit le ministre
de la sécurité civile Michalis Chryssochoidis,
arrivé en urgence sur les lieux.
Des
groupes anarchistes et d'extrême-gauche commettent
souvent des petits attentats à Athènes, ne faisant
pour la plupart aucune victime. Toutefois, certains
groupes ont intensifié leurs attaques.
La
semaine dernière, trois bombes ont visé les bureaux
d'un parti d'extrême-droite, d'un centre
d'immigration de la police, ainsi que le domicile
d'un dirigeant d'origine pakistanaise.
Ces
trois attentats, qui n'ont fait aucun blessé, ont
été revendiqués par la "Conspiration des cellules de
feu", qui a dit vouloir attirer l'attention sur la
question du racisme en Grèce. Le groupe a également
revendiqué l'attentat du 9 janvier dernier devant le
Parlement grec, qui n'a fait aucun blessé.
Lundi 29 Mars
2010
La Grèce emprunte cinq
milliards d'euros après le plan de soutien européen
L'Etat
grec a fait son retour sur les marchés de capitaux
lundi, quatre jours seulement après l'accord conclu
par les dirigeants de la zone euro sur un dispositif
de soutien impliquant le FMI, mais il a encore dû
offrir une rémunération élevée aux investisseurs
pour lever des fonds.
La
République hellénique a émis pour cinq milliards
d'euros d'obligations à sept ans assorties d'un
coupon de 5,9%, plus de deux fois le rendement servi
par l'Etat allemand pour la même échéance.
L'opération, réalisée sous forme d'un emprunt
syndiqué confié à cinq banques, a suscité une
demande d'environ sept milliards d'euros, soit
beaucoup moins que celle qu'avaient rencontrée les
deux dernières émissions à 10 ans réalisées ces
derniers mois.
Ce
recul de la demande s'explique en partie par la
maturité plus courte et par l'approche de Pâques,
qui réduit l'activité globale sur les marchés
financiers, mais il traduit aussi le fait que les
investisseurs ne s'attendent pas à voir les
rendements des obligations grecques baisser
rapidement.
"Nous
sommes satisfaits d'avoir réussi une opération de
cinq milliards d'euros sur une maturité qui n'est
pas classique", a déclaré à Reuters Petros
Christodoulou, le directeur de l'agence publique
grecque de gestion de la dette.
Pour
les analystes, le coupon servi à sept ans par
Athènes est conforme à celui de l'obligation à 10
ans émise le 11 mars, mais il aurait pu être plus
élevé si la zone euro n'avait pas conclu un accord
la semaine dernière sur les modalités de son soutien
éventuel.
L'agence de notation Fitch a maintenu sa perspective
négative sur les notes de l'Etat grec en raison des
incertitudes persistantes sur la consolidation
budgétaire à moyen terme et le "manque de clarté sur
la stratégie de financement budgétaire".
La
Grèce, notée A2 par Moody's et BBB+ par Fitch et
Standard & Poor's, a 23 milliards d'euros
d'échéances obligataires à rembourser ou à
refinancer d'ici fin mai, soit l'équivalent de 10%
de son produit intérieur brut (PIB).
Sept
milliards d'euros pourraient être puisés dans les
réserves de trésorerie, ce qui fait que la Grèce
devra lever au moins 16 milliards d'euros par des
émissions obligataires dans les semaines qui
viennent pour respecter ses engagements, a déclaré
l'agence publique grecque de gestion de la dette.
L'écart de rendement (spread) entre les obligations
grecques et allemandes à 10 ans s'est réduit de
quatre points de base à 311 pdb dans la matinée
avant de remonter à 322 points en fin de journée. Il
était de 323 pdb jeudi avant l'accord européen à
Bruxelles et avait culminé à 405 pdb en janvier.
Le
directeur général du Fonds monétaire international
Dominique Strauss-Kahn, qui ne s'était que très peu
exprimé depuis l'accord conclu à Bruxelles, a
déclaré qu'aucun signe n'indiquait que la Grèce
aurait besoin d'une aide extérieure.
Prié
de dire si le FMI savait quel serait son rôle, il a
répondu "certainement", avant d'ajouter en souriant:
"Nous sommes toujours en parfaite harmonie avec
l'UE."
"Nous agirons et nous dirons
quelque chose seulement quand la Grèce nous le
demandera", a-t-il déclaré à Reuters lors d'un
déplacement en
Pologne.
Des
responsables grecs ont expliqué que si l'Etat devait
financer tous ses besoins de 2010 aux taux de marché
actuels, le coût du service de la dette serait accru
d'au moins 500 millions d'euros supplémentaires.
Une
telle situation rendrait encore plus difficile la
tâche déjà énorme que s'est fixée le gouvernement en
s'engageant à réduire le déficit de quatre points de
pourcentage cette année, pour le ramener à 8,7% du
PIB.
"Le
coût du service de la dette continuera d'augmenter
tant que les rendements n'auront pas nettement
baissé. Cela suggère pour le moins que l'objectif
actuel de ramener le déficit à 3% dans trois ans est
irréaliste. Nous resterons confrontés aux problèmes
actuels l'année prochaine et l'année suivante", a
déclaré Ciaran O'Hagan, stratège taux de Société
générale à Paris.
Selon
The Economist, la Grèce n'atteindra pas son objectif
de déficit avant 2014, et cette année-là son ratio
dette/PIB dépassera 150%, contre 110% en 2009
Samedi 27 Mars
2010
Earth Hour: les
lumières se sont éteintes sur l'Europe
De
la Tour Eiffel à la Tour de Pise, les lumières
se sont éteintes à leur tour en Europe samedi
pendant une heure pour Earth Hour
(l'heure de la terre), une initiative du WWF
(Fonds mondial pour la nature) destinée à
montrer l'engagement de chacun dans la lutte
contre le dérèglement climatique.
Des millions de particuliers, entreprises,
associations et collectivités dans le monde
devaient éteindre leurs lumières de 20h30 à
21h30 heure locale pour cette quatrième édition
de Earth Hour, à commencer par les îles Chatham
au large de la Nouvelle Zélande. Selon les
organisateurs, quelque 4.000 villes dans plus de
120 pays devraient se joindre à l'événement afin
de réduire la consommation d'énergie et attirer
l'attention sur les dangers du réchauffement
climatique.
Jeudi 25 Mars
2010
Les pays de la zone
euro se retrouvent pour signer un accord entérinant
un plan de sauvetage pour la Grèce
BRUXELLES -- Les pays de la zone euro ont décidé de
tenir un sommet en urgence, jeudi à partir de 19h30
(18H30 GMT), afin de signer un accord entérinant le
plan de sauvetage pour la Grèce rédigé plus tôt dans
l'après-midi par la France et l'Allemagne, a
expliqué en début de soirée le porte-parole du
gouvernement grec Giorgos Petalotis
Il existe un projet de décision et nous considérons
qu'il nous couvre pleinement", a déclaré Giorgos
Petalotis, disant espérer que l'accord soit signé à
19Hh30 (18h30 GMT). Il a ajouté que la Grèce était
"satisfaite" du plan.
Les
16 pays membres de la zone euro souhaitent un
programme de prêts financiers à hauteur de 22
milliards d'euros, émanant conjointement de
l'eurozone et du Fonds monétaire international
(FMI), mais seulement en dernier recours, si la
Grèce se retrouvait dans une situation où elle ne
pourrait plus emprunter sur les marchés
obligataires, ont précisé deux diplomates, ayant
requis l'anonymat. La condition "d'urgence
exceptionnelle" a été défendue par l'Allemagne.
Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale
européenne (BCE), a également apporté son soutien au
plan, qui pourrait aussi être utilisé pour aider
d'autres pays de la zone euro en situation de crise
économique aggravée.
Le
document, que s'est procuré l'Associated Press,
prévoit un "financement substantiel" du FMI et
"majoritaire de l'Europe".
Les
places boursières européennes et américaines ont
réagi favorablement jeudi à l'annonce d'un plan de
sauvetage pour la Grèce. L'euro était en baisse
depuis 10 mois.
Ce
n'est que la deuxième fois que les pays de la zone
euro se retrouvent entre eux pour un sommet, sans
les autres pays de l'Union européenne. La première
fois remonte à octobre 2008, au plus fort de la
crise économique et financière mondiale, afin
d'élaborer un plan de sauvetage du secteur bancaire.
La
chancelière allemande Angela Merkel a estimé que les
16 pays de la zone euro devaient tirer les leçons de
la crise et qu'il serait "catastrophique"
d'abandonner les critères de convergence, dits de
Maastricht. "Le temps des tricheurs doit être
révolu".
Le
sommet de l'Eurogroupe devrait charger le président
du Conseil européen, Herman Van Rompuy, d'élaborer
des plans détaillés "avant la fin de l'année, pour
présenter toutes les options possibles" afin de
pouvoir, à l'avenir, renflouer les pays membres qui
en auraient besoin, par des mesures préventives et
des sanctions, a-t-on appris de source diplomatique.
Jeudi 25 Mars
2010
Un défilé militaire sans chars ni avions
à Athènes pour limiter les dépenses
Confrontée à une grave crise budgétaire,
la Grèce célèbre jeudi sa journée de
l'indépendance sans chars ni avions dans
la traditionnelle parade militaire.
Les unités blindées et les appareils
militaires ont été écartés de la parade
dans le centre d'Athènes jeudi et le
seront également lors du prochain défilé
prévu en octobre prochain. Selon le
ministère grec de la Défense, la mesure
permettra d'économiser environ cinq
millions d'euros (6,7 millions de
dollars).
La Grèce est confrontée à une crise
budgétaire sans précédent et a mis en
place un plan d'austérité pour réduire
son déficit. Les dirigeants européens
sont réunis à Bruxelles jeudi pour
tenter de surmonter leurs divisions sur
la manière de venir en aide à son
gouvernement.
Mardi 23 Mars
2010
Un groupuscule d'extrême gauche grec revendique l'attentat
Un groupuscule d'extrême gauche grec, les "Cellules de la conspiration
du feu", a revendiqué lundi trois attentats à la bombe commis vendredi
et samedi à Athènes, qui n'ont fait que peu de dégâts et pas de
victimes.
Une bombe artisanale a explosé samedi devant un centre de détention de
la police grecque dans le centre d'Athènes, une autre a explosé devant
la résidence du représentant de la communauté pakistanaise locale et une
troisième a endommagé les locaux d'un mouvement d'extrême droite baptisé
l'Aube dorée.
"Les Cellules de la Conspiration du feu" avaient revendiqué en janvier
l'explosion d'un engin devant le parlement, qui n'avait fait aucun
blessé et n'avait causé que des dégâts mineurs.
"Ceci constitue le premier exemple de notre campagne d'attentats dont
nous avions annoncé le lancement après notre opération au parlement", a
indiqué le groupe dans un communiqué publié sur un site internet.
Plusieurs attentats imputés à des mouvements anarchistes ou
d'extrême-gauche ont été commis à Athènes à l'aide de bonbonnes de gaz
après la mort d'un adolescent, tué en décembre 2008 par la police. Son
décès a par ailleurs donné lieu à des émeutes sans précédent depuis
plusieurs dizaines d'années en Grèce.
Jeudi
18 Mars
2010
Nouvelles grèves en
Grèce contre les mesures du gouvernement
Les chauffeurs de taxi grecs et de nombreux propriétaires de
stations-service étaient en grève jeudi pour protester contre les
mesures d'austérité décidées par le gouvernement grec dans le cadre de
la réduction de son déficit budgétaire.
Les chauffeurs de taxi
devraient manifester dans la journée dans le centre d'Athènes contre une
nouvelle proposition de loi, qui prévoit que les chauffeurs de taxi, les
stations-service et les kiosquiers, mais aussi les vendeurs de fruits et
légumes donnent un reçu à leurs clients, pour combattre l'évasion
fiscale
Mercredi
17 Mars
2010
Grèce : "L'hypothèse d'une intervention du FMI
gagne du terrain
ATHÈNES - La Grèce pourrait se tourner vers le
Fonds monétaire international (FMI) si elle
n'obtient pas un "soutien clair" des dirigeants
européens lors du sommet à Bruxelles la semaine
prochaine, a fait savoir mercredi le
gouvernement de Georges Papandréou.
Le porte-parole du gouvernement, Georges
Petalotis, a expliqué que le sommet des 25 et 26
mars consacré à la crise de la dette grecque
serait crucial dans la décision d'Athènes.
Selon le porte-parole, le sommet sera le moment
où les partenaires européens laisserons savoir
de façon évidente s'ils souhaitent soutenir un
pays ou si la Grèce devrait avoir recours à une
autre solution, a-t-il déclaré à la radio
grecque.
M. Petalotis a déclaré à la radio grecque que
son pays faisait un très gros effort pour
atteindre ses objectifs, afin de garantir un
soutien clair de l'Union européenne et de ne pas
avoir à aller vers le FMI.
Mais, si les conditions d'emprunt, au moment
venu, ne sont pas être celles souhaitées, un
recours au FMI est une possibilité envisageable,
a-t-il poursuivi.
Un recours de la Grèce, un membre de la zone
euro, à un prêt du FMI, serait une première
embarrassante pour les 16 pays utilisant la
monnaie unique.
Réunis lundi à Bruxelles, les ministres des
Finances de la zone euro ont promis une aide
financière à Athènes si nécessaire, sans en
préciser les modalités ni le montant. Des prêts
bilatéraux pourraient toutefois être accordés à
la Grèce sur la base du volontariat.
Ces mesures doivent être validées la semaine
prochaine lors du sommet des chefs d'Etat et de
gouvernement de l'UE, qui pourraient également
opter pour une initiative concertée des pays de
la zone euro.
Sous la pression de Bruxelles, la Grèce s'est
lancée dans une cure d'austérité pour parvenir à
son objectif de réduction du déficit budgétaire:
8,7 pour cent de son produit intérieur brut
cette année, contre 12,7 pour cent en 2009.
Mardi
16 Mars
2010
Nouvelle journée de grève pour protester contre
le plan d'austérité en Grèce
ATHÈNES - Les employés de la compagnie publique
d'électricité et les infirmiers étaient en grève
mardi en Grèce pour protester contre le plan
d'austérité décidé par le gouvernement de
Georges Papandréou.
La grève de 48h au sein de la compagnie
d'électricité affecte ses sept unités de
production. Les consommateurs ne devraient pas
être touchés par des interruptions de courant,
selon une source syndicale.
Les infirmiers des hôpitaux publics font grève
pendant une journée et environ 400 d'entre eux
devraient manifester devant le ministère de la
Santé à Athènes.
La Grèce est sous intense pression de l'Union
européenne pour remettre de l'ordre dans ses
finances. Athènes a promis de réduire son
déficit budgétaire à 8,7 pour cent de son
produit intérieur brut cette année, contre 12,7
pour cent en 2009.
Les ministres européens des Finances se
réunissent à Bruxelles ce mardi, date limite
fixée à la Grèce pour faire état de progrès dans
la résolution de la crise.
La semaine dernière, le gouvernement grec a
durci son plan d'austérité, avec des baisses de
salaires et des hausses d'impôts représentant
4,8 milliards d'euros supplémentaires
d'économies. Le relèvement de la taxe sur la
valeur ajoutée, de 19 pour cent à 21 pour cent,
a provoqué lundi la hausse des prix des
carburants et de la plupart des biens de
consommation courante et services.
Le principal syndicat de la fonction publique
appelle à une nouvelle journée de grève ce mardi
pour protester contre le plan d'austérité.
Jeudi
11 Mars
2010
Grève nationale en
Grèce contre les mesures d'austérité
Les
salariés des secteurs public et privé ont entamé
jeudi en Grèce une nouvelle grève générale contre
les mesures d'austérité du gouvernement.
Ce mouvement de 24 heures, le
second en deux semaines, sera
attentivement observé dans les
autres capitales européennes,
soucieuses de voir si le
gouvernement grec aura les
moyens de redresser la situation
économique et financière du
pays.
Les arrêts de travail devraient
paralyser le trafic aérien et
provoquer la fermeture d'écoles,
d'hôpitaux, de sites
touristiques comme l'Acropole.
Un premier rassemblement était
prévu en fin de matinée à
Athènes à l'appel du syndicat
communiste PAME, avant un défilé
devant s'achever devant le
parlement.
Il paraît toutefois peu probable
que cette grève entame la
volonté du Premier ministre
socialiste George Papandréou
d'assainir les finances
publiques par le biais de
mesures sévères de restriction
budgétaire.
"Les manifestants ont le droit
de manifester, mais cette crise,
ce n'est pas la faute du
gouvernement", a déclaré à
Washington le chef du
gouvernement.
Sous la pression des marchés et
de l'Union européenne, le
gouvernement grec a présenté la
semaine dernière une nouvelle
vague de mesures d'austérité
incluant un gel des retraites,
des baisses de salaires et une
hausse de la TVA pour tenter de
résorber son déficit. L'objectif
des autorités est de dégager 4,8
milliards d'euros.
"Les travailleurs vont lever
leur poing et crier d'une seule
voix: 'Nous ne payerons pas pour
la crise'", a prévenu le
principal syndicat du secteur
privé GSEE dans un communiqué.
"Rien ni personne ne peut
terroriser les travailleurs."
GSEE et son homologue du secteur
public ADEDY, qui représentent à
eux deux la moitié de la
population active, estiment que
le plan d'austérité soutenu par
l'Union européenne va affecter
les plus pauvres et aggraver les
problèmes économiques du pays
frappé par la récession.
Les dirigeants européens, les
agences de notation et les
marchés financiers ont salué le
dernier volet de mesures mais
souhaitent les voir s'appliquer
rapidement et sans accrocs.
Alors que le soutien de
l'opinion est nécessaire pour la
mise en oeuvre du plan, des
sondages dénotent une opposition
grandissante au gouvernement.
"Tout sera paralysé en Grèce
mais la majorité des personnes
comprennent qu'il n'y a pas
d'autres options", assure
pourtant Costas Panagopoulos de
l'institut de sondage Alco.
"Je ne crois pas qu'une grève ou
des manifestations peuvent
affecter sérieusement les
politiques gouvernementales."
Employés de banque, pompiers,
agents du fisc et policiers
doivent participer au mouvement.
Les bus et les trains ne
fonctionneront pas à Athènes et
des sites archéologiques et des
musées auront leurs portes
closes.
Environ 1.500 policiers
surveillent le centre de la
capitale pour éviter une
répétition des incidents qui ont
émaillé une manifestation contre
l'austérité la semaine dernière.
ADEDY a indiqué qu'il préparait
d'autres actions pour les mois
d'avril et de mai, sans donner
plus de détails.
Mardi 09 Mars
2010
Grèce: aux USA,
Papandréou plaide contre les spéculateurs
WASHINGTON (AFP) - Le Premier ministre grec Georges Papandréou a demandé
mardi au président américain Barack Obama des actes contre les
spéculateurs accusés d'avoir plongé son pays un peu plus dans la crise
financière.
Reçu à Washington au moment où la Grèce se débat dans une grave crise
sociale, à deux jours d'une deuxième grève générale lancée par les
syndicats en quinze jours pour dénoncer le plan de rigueur du
gouvernement, M. Papandréou n'a reçu aucune promesse d'aide financière
américaine.
Mais il a déclaré que M. Obama avait répondu de manière "très positive"
à son plaidoyer contre les spéculateurs.
"Nous avons trouvé une réponse positive" de la part du président Obama,
ce qui veut dire que "ce sujet sera à l'ordre du jour de la prochaine
réunion du G20", le groupe de pays avancés et émergents qui doit se
réunir fin juin à Toronto, a dit M. Papandréou.
M. Papandréou a indiqué qu'il n'avait pas demandé d'aide financière à
Washington et la Maison Blanche a souligné qu'il n'était pas question
d'intervenir. "C'est un problème que les Européens peuvent et doivent
résoudre", a déclaré le porte-parole de la présidence américaine Robert
Gibbs.
Après sa rencontre à la Maison Blanche, M. Papandréou a rencontré le
secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, à son ministère.
Selon le Trésor, la discussion a porté sur "les efforts concertés et
sans relâche de l'Europe et des Etats-Unis pour faire avancer la réforme
financière à l'échelle mondiale, notamment en faveur d'une surveillance
accrue des produits dérivés".
Conçus au départ comme des produits d'assurance, ces instruments
financiers se sont révélés être de formidables outils de spéculation
pour une mise de fond minimale.
Certains de ces produits comme les contrat contre le risque de crédit
(CDS) ont joué un rôle important dans les difficultés rencontrées par la
Grèce.
Présent à Washington, le ministre des Finances grec Georges
Papaconstantinou a dénoncé mardi sur la télévision CNBC l'opacité de ce
marché, plaidant pour "plus de transparence" sur les marchés financiers
en général, question qui, selon lui, exige une "réponse mondiale".
La veille, le Premier ministre grec avait appelé les Etats-Unis et
l'Union européenne à dire une fois pour toutes "ça suffit!" à ceux qui
profitent de la crise grecque, s'en prenant aux "spéculateurs sans
principes" qui "engrangent des milliards chaque jour en pariant sur un
défaut de paiement de la Grèce".
Soumis à la pression de plusieurs gouvernements, la Commission
européenne a annoncé mardi qu'elle envisageait d'interdire des
opérations hautement spéculatives sur les marchés visant la dette des
Etats, à la lumière de la crise grecque.
Le Fonds monétaire international (FMI), qui fournit une assistance
technique à Athènes pour y faire face a indiqué mardi qu'un de ses
directeurs avait rencontré la veille M. Papaconstantinou pour discuter
de cette aide, alors que la Grèce avait assuré qu'aucune réunion n'était
prévue avec le Fonds à Washington.
Athènes a annoncé le 3 mars de nouvelles mesures d'austérité fiscale
destinées à permettre au pays de tenir son objectif de déficit
budgétaire pour 2010.
M. Papandréou avait déclaré ce jour-là être prêt à se tourner vers le
FMI s'il n'obtenait pas des pays européens le soutien qu'il leur
demande.
Rassuré dimanche par la France, il a estimé lundi que la probabilité que
la Grèce en appelle à l'aide du Fonds diminuait.
Lundi
08 Mars
2010
La Grèce à nouveau
paralysée par une grève générale contre l'austérité
Les agents du fisc et les éboueurs étaient en grève, lundi 8 mars, en
Grèce, pour protester contre les mesures d'austérité draconiennes votées
vendredi par la majorité socialiste au pouvoir.
Plusieurs autres corporations se préparaient également à des arrêts de
travail avant la grève nationale de jeudi décidée par les grandes
centrales syndicales, la Confédération générale des travailleurs grecs
(GSSE, un million de membres) et la Fédération de la fonction publique
(Adedy, 300 000 adhérents), qui protestent contre le plan de rigueur.
Les quelque 15 000 agents du fisc en grève pour quarante-huit heures
avaient déjà observé une grève début février après l'annonce d'un
premier train de mesures d'austérité.
Les employés du secteur de la justice observent également un arrêt de
travail de trois heures chaque jour de cette semaine. Par ailleurs, le
front de lutte syndicale (PAME), proche du Parti communiste grec
ultra-orthodoxe (KKE), devait organiser un rassemblement lundi soir dans
le centre d'Athènes, tandis que des syndicalistes de l'Adedy devaient
protester en fin de matinée devant le ministère des finances puis devant
les bureaux de l'Union européenne à Athènes.
Vendredi 05 Mars
2010
Affrontements à Athènes lors d'une manifestation contre le plan
d'austérité
Des affrontements ont éclaté vendredi lors d'une manifestation à
Athènes, à l'heure où le Parlement donnait son feu vert aux nouvelles
mesures d'austérité décidées par le gouvernement pour sortir le pays de
la crise. Pendant ce temps, le Premier ministre grec se rendait à
Luxembourg et en Allemagne, avant Paris ce week-end, pour obtenir le
soutien de l'Europe et rassurer les marchés.
Les incidents se sont produits sur la place Syntagma, surplombée par le
Parlement, alors que jusqu'à 7.000 personnes protestaient contre le plan
d'économies supplémentaires de 4,8 milliards d'euros. Il prévoit
notamment un relèvement de la TVA (taxe à la valeur ajoutée), de 19% à
21%, ainsi que le gel des retraites et des réductions de salaire pouvant
atteindre 8% dans la fonction publique.
Le président de la
première centrale syndicale du pays, GSEE, s'adressait à la foule quand
il a été agressé par des militants d'extrême gauche. Yannis Panagopoulos
a échangé des coups avec ses assaillants avant d'être évacué, les
vêtements déchirés et en sang.
Des émeutiers s'en sont
également pris aux Evzones, les gardes en costume traditionnel -tunique
et sabots à pompon-, qu'ils ont chassés de la tombe du soldat inconnu.
La police les a dispersés à coups de matraque et de gaz lacrymogènes.
Des violences ont à
nouveau éclaté quand des jeunes masqués ont attaqué la police dans
l'enceinte du Conseil d'Etat, la plus haute instance administrative
grecque, et tenté de forcer l'entrée du ministère du Travail. Ils ont
aussi cassé les vitrines de deux banques, deux hôtels, d'une boutique de
téléphonie mobile et d'un fast-food. La police a arrêté cinq personnes
et comptait sept blessés dans ses rangs.
Une manifestation plus
tôt dans la journée s'était déroulée dans le calme, tandis que des
incidents moins graves ont éclaté lors de deux rassemblements à
Thessalonique (nord-est), la deuxième ville du pays.
Les hôpitaux, écoles et
transports publics ont été paralysés toute la journée à l'appel de la
GSSE et de la centrale des fonctionnaires ADEDY.
La contestation n'a pas
empêché le Parlement d'approuver les mesures d'austérité supplémentaires
annoncées mercredi, mais des grévistes du ministère de l'Intérieur ont
décidé d'occuper les presses du Journal officiel pour empêcher la
publication de la loi et donc son entrée en vigueur.
Les nouvelles mesures ont
été décidées sous la pression de l'Union européenne, qui avait jugé un
premier plan insuffisant pour atteindre l'objectif d'Athènes de réduire
son déficit de quatre points dès cette année et de le ramener à 8,7% du
produit intérieur brut (PIB) afin de retrouver la confiance des marchés
financiers. La révélation de l'ampleur de la dette publique grecque a en
effet plongé le pays dans une très grave crise qui a ébranlé l'euro.
Les mesures
supplémentaires ont été bien accueillies par l'Europe et les marchés,
qui ont massivement souscrit à l'emprunt d'Etat annoncé jeudi par la
Grèce, apparemment rassurés sur sa solvabilité.
Cela fait, le Premier
ministre grec a entamé une nouvelle tournée à l'étranger pour demander
le soutien de ses partenaires européens. Des garanties bancaires par
exemple pourraient rassurer durablement les marchés et de permettre à la
Grèce d'emprunter à des taux d'intérêts moins élevés.
Georges Papandréou a été
reçu vendredi à Luxembourg par le Premier ministre Jean-Claude Juncker,
également président de l'Eurogroupe, puis à Berlin par la chancelière
Angela Merkel, dont le pays est la première économie de la zone euro.
Mme Merkel a déclaré que la Grèce n'avait pas demandé d'aide financière
de l'Union européenne. Cette dernière a promis son soutien à Athènes
sans préciser de quelle façon elle comptait l'aider.
Pour pousser l'UE à
s'engager à ses côtés, M. Papandréou a menacé de se tourner vers le
Fonds monétaire internationale (FMI) s'il n'obtenait pas rapidement une
réponse satisfaisante. Jean-Claude Juncker s'est opposé vendredi à un
recours au FMI, estimant qu'il fallait "aborder le problème dans le
cadre de la zone euro".
Le chef du
gouvernement grec doit encore se rendre dimanche à paris pour rencontrer
le président
Nicolas Sarkozy,
et mardi à Washington, où l'attendra le président Barack Obama.
Jeudi 04 Mars
2010
Des manifestants dispersés
par la police à Athènes
Près de 10.000
manifestants communistes et de la gauche radicale, selon la police, se
sont rassemblés jeudi soir dans le centre d'Athènes et à Salonique
(nord) pour protester contre les mesures d'austérité décidées la veille
par le gouvernement socialiste grec.
Alors que la mobilisation
s'est amplifiée jeudi en Grèce contre les mesures d'austérité annoncées
la veille par le gouvernement, les Grecs expriment leur inquiétude et
leur colère contre le gouvernement.
«Je travaille à la
municipalité de Salonique et mes collègues se demandent comment ils vont
faire avec des salaires diminués, a expliqué à 20minutes.fr Emilios, âgé
de 34 ans. Mais pour l'instant, les gens ne sont pas trop paniqués. Ils
sont juste très déçus. Ils se sont résignés à accepter ces mesures car
ils ont trop peur de ce qui se pourrait se passer sils ne les
acceptaient pas, comme la banqueroute de l'Etat.»
Car la crise était
prévisible, selon certains. «Quand les gens avaient encore de l'argent,
ils faisaient comme si tout allait bien. Mais tout le monde s'attendait
à ce qu'une crise éclate. Maintenant, personne ne sait ce qui va se
passer demain», a raconté à 20minutes.fr Alexandros Briasoulis, artiste
qui rentre d'un séjour dans sa famille, dans le nord du pays. Et qui na
pas trouvé son pays vraiment changé.
«Des grèves, il y en avait
déjà quasiment tous les jours et les gens ont encore de quoi manger,
même s’ils ont beaucoup moins d’argent à dépenser. Et il faut savoir que
les Grecs mènent une vie sociale très développée. Ils sortent au
restaurant, dans les bars, parfois tous les soirs. Alors, ils dépensent
moins, surtout en prévision des prochains mois», explique-t-il encore.
«Nous payons les
conséquences de cette crise avec les prix de l’essence et de la
nourriture qui augmentent. Mais les vrais responsables ne paieront
jamais, assure Dimitris, employé dans une entreprise du nord du pays.
Les gouvernants qui ont employé toujours plus de gens dans le secteur
public - environ 10% de la population grecque- sont responsables de
l’accroissement de la dette. Si on pouvait au moins trouver les
coupables, je pense que les mesures du gouvernement seraient un peu
mieux acceptées par la population.»
Ce sentiment d’écœurement
envers l’administration semble généralisé. «Le service public, c’est le
paradis. Ils ont d’énormes avantages alors que le secteur privé a des
salaires très bas. L’industrie, le bâtiment souffrent énormément de la
crise. Et les fonds publics n’ont jamais servi à réaliser des
investissements», détaille Georges Ikonomou, franco-grec qui habite dans
la région parisienne.
Un manque de respect de la
chose publique qui pourrait perdurer. «La crise pourrait permettre au
pays de changer, mais qui voudra entreprendre une réforme?», se demande
Alexandros Briasoulis. «La situation peut durer selon moi une dizaine
d’années. Tous mes amis grecs m’auraient suivi s’ils avaient pu quand je
suis parti: ils ne voient aucun futur pour eux en Grèce», conclut-il.
La police grecque a
fait usage de gaz lacrymogène, jeudi, pour disperser une cinquantaine de
manifestants dans le centre d'Athènes après des heurts survenus en marge
d'un rassemblement contre les mesures d'austérité annoncées la veille, a
fait savoir la police.
Syndicalistes
d'extrême-gauche et militants communistes se sont rassemblés dans la
capitale pour dénoncer le plan du gouvernement, qui prévoit des gels de
retraites, des baisses de salaires et une hausse de la fiscalité pour
dégager 4,8 milliards d'euros.
"Il y a eu des
affrontements entre la police et les manifestants", a indiqué un
responsable. "La police a fait usage de gaz lacrymogène. Il y a eu
quelques arrestations".
Le syndicat du secteur
privé GSEE et son homologue du service public ADEDY, qui représente la
moitié des cinq millions des travailleurs grecs, ont appelé leurs
adhérents à débrayer dès 11h00 vendredi, et à se rassembler devant le
parlement.
Le gouvernement a, quant à lui, lancé un emprunt sur les marchés
financiers, comptant sur l'effet psychologique de l'annonce du plan,
destiné à économiser 4,8 milliards. So n offre a suscité l'engouement
des investisseurs. Très attendue, l'opération était considérée comme un
test de la capacité du pays à rassurer les marchés et à emprunter seul.
La Grèce a besoin de
plus de 20 milliards d'euros d'ici à mai pour faire face à ses échéances
sur sa dette publique, qui s'est creusée à 113 % du produit intérieur
brut en 2009, tandis que le déficit public s'envolait à 12,7 % du PIB.
Hier, le gouvernement n'excluait pas « un recours au Fonds monétaire
international » pour éviter la faillite.
Mardi
16 Février
2010
Explosion d'une bombe
aux bureaux de JPMorgan Chase à Athènes, pas de blessés
Une bombe a explosé mardi en début de soirée aux bureaux de la firme
américaine de services financiers JPMorgan Chase & Co dans le centre
d'Athènes, sans faire de blessés, a-t-on appris auprès de la police
grecque.
L'explosion avait été précédée d'un appel téléphonique anonyme reçu par
un journal d'Athènes. On ignorait encore l'étendue des dégâts.
Jeudi
11 Février
2010
Soutien conditionnel de l'Union Européenne à
la Grèce
BRUXELLES - Les dirigeants européens vont se
retrouver sous pression jeudi lors d'un sommet à
Bruxelles pour exprimer leur solidarité avec la
Grèce, alors qu'un plan d'aide financier se
précise en faveur de ce pays confronté à une
crise budgétaire sans précédent.
La Grèce est prête à prendre "toutes les mesures
nécessaires" pour réduire son déficit de quatre
points en 2010, à 8,7% du Produit intérieur
brut, a assuré mercredi son Premier ministre
Georges Papandreou, à l'issue d'un déjeuner de
travail à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy.
Le chef de gouvernement grec devait partir dans
la soirée pour Bruxelles où il participera jeudi
à un sommet informel des chefs d'Etat et de
gouvernement des Vingt-Sept. Ceux-ci se
retrouvent à partir de 10H15, à l'initiative du
premier président permanent de l'UE Herman Van
Rompuy. La réunion devrait durer jusque vers
16H30 en présence du président de la Banque
centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet.
La réponse européenne à la situation en Grèce
s'est imposée comme le sujet dominant de la
rencontre, initialement consacrée aux moyens de
mieux coordonner les politiques économiques des
pays de l'UE et de relancer la croissance.
Les préparatifs en vue d'un plan d'aide de l'UE
s'accélèrent car du point de vue européen il
faut mettre un terme aux spéculations sur les
marchés financiers contre la Grèce et l'euro, en
envoyant un message rassurant.
Les ministres des Finances de la zone euro ont
ainsi prévu de se réunir ce mercredi par
téléconférence pour évoquer le sujet, avec M.
Trichet, a indiqué une source diplomatique
européenne, confirmant des informations du
quotidien Le Monde.
Même l'Allemagne, qui jusqu'ici paraissait la
plus réticente à aider la Grèce pour ne pas
créer un précédent et donner l'impression d'une
"prime" aux mauvais élèves de la zone euro, a
commencé à changer son fusil d'épaule.
Un responsable parlementaire du parti
conservateur de la chancelière allemande Angela
Merkel, Michael Meister, a indiqué que des
préparatifs étaient en cours au sein du
gouvernement allemand pour un plan d'aide.
L'Europe veut aussi éviter qu'une intervention
du Fonds monétaire international devienne
nécessaire, ce qui serait politiquement
humiliant pour elle.
"On ne peut pas donner ça comme signal", a fait
valoir une source gouvernementale européenne de
haut rang. Ce refus ne fait toutefois pas
l'unanimité au sein de l'UE, la Suède jugeant
ainsi qu'une aide du FMI ne doit pas être
"taboue".
Un diplomate européen a confirmé à l'AFP qu'il
"faut trouver un moyen de mettre fin" au "cercle
vicieux" de la spéculation autour de la Grèce.
Il a indiqué que les Européens réfléchiraient
notamment à mettre sur pied un mécanisme de
"ligne de crédit disponible qui pourrait être
utilisée en cas de besoin" par les pays en
difficultés. Cela reviendrait à créer une sorte
d'enveloppe de prêts d'urgence accessibles pour
les pays en difficulté.
Pour l'économiste Jacques Cailloux, de Royal
Bank of Scotland, "avec par exemple entre 50 et
100 milliards d'euros disponibles, ce serait
déjà un bon pare-choc".
D'autres formes d'aide seraient également
envisagées. Les Etats de la zone euro, ou au
moins des plus importants --France et
Allemagne-- pourraient aussi décider d'accorder
des prêts bilatéraux à la Grèce.
Il pourrait encore s'agir d'autres mécanismes
d'aide commune, qui pourraient impliquer la
Banque européenne d'investissement (BEI) ou
comporter le versement anticipé de subventions
européennes, dont la Grèce est un gros
bénéficiaire.
Le traité européen interdit à la BCE d'accorder
des crédits aux Etats. Mais il prévoit que les
pays peuvent "accorder, sous certaines
conditions, une assistance financière de
l'Union" à un Etat en "difficultés".
Le commissaire européen sortant aux Affaires
économiques, Joaquin Almunia, a appelé mardi les
dirigeants de l'UE à apporter un "soutien clair"
à la Grèce, en échange d'efforts sérieux
d'Athènes pour résoudre sa crise budgétaire.
Mercredi
10 Février
2010
Début de la grève
contre les mesures d'austérité
La
grève, contre les mesures d'austérité annoncées par
le gouvernement grec pour faire face à la dette
publique, a commencé mercredi matin à l'appel de
plusieurs syndicats. Les aéroports et plusieurs
services publics étaient affectés.
Un appel
à la grève de 24h a été lancé par un syndicat de
fonctionnaires. Le plus important syndicat grec, le
GSEE pour le secteur privé, a prévu de débrayer
séparément, le 24 février.
Des
vols ont été annulés dès minuit mercredi (22h00 GMT
mardi) et les écoles et les centres d'impôt devaient
rester fermés, alors que les hôpitaux fonctionneront
avec le personnel d'urgence.
Des
manifestations étaient également prévues mercredi à
Athènes.
Sous
pression de Bruxelles, le plan d'austérité du
nouveau gouvernement de centre-gauche (Parti
socialiste, PASOK), élu il y a quatre mois, prévoit
de diminuer de deux milliards d'euros les dépenses
publiques. L'Etat espère aussi engranger plus de
cinq milliards d'euros en mettant en place des
impôts supplémentaires et en luttant contre
l'évasion fiscale.
Le Premier ministre
grec Georges Papandréou est quant à lui attendu
mercredi à Paris, pour des entretiens notamment avec
le président
Nicolas Sarkozy,
à la veille d'un sommet de l'Union européenne à
Bruxelles consacré à la crise économique.
"Notre premier devoir aujourd'hui est de sauver
l'économie et de réduire la dette, en trouvant les
solutions les plus justes, qui protègent -autant que
possible- les classes moyennes et les plus pauvres",
a expliqué M. Papandréou mardi en conseil des
ministres. Les réformes "doivent continuer (...) et
aller en s'accélérant".
Samedi
06 Février
2010
Faible
mobilisation des opposants à la réforme du code de la nationalité
L'extrême droite ne réussit pas à mobiliser les foules en Grèce contre
la réforme du code de la nationalité. Seuls quelques centaines de
manifestants se sont rassemblés samedi à Athènes pour protester contre
le projet de loi du gouvernement socialiste qui entraînerait la
naturalisation de plusieurs centaines de milliers de personnes.
En prévision d'incidents, la police avait mis en place un important
dispositif de sécurité, d'autant que des groupes anarchistes et
d'extrême gauche organisaient une contre-manifestation à proximité des
opposants à la réforme.
Au total, la contre-manifestation a réuni plus de monde que la
manifestation
d'origine: quelque 800 militants anarchistes et d'extrême gauche ont
défilé pour réclamer la régularisation de tous les immigrés en situation
irrégulière dans le pays, tandis que les reporters présents ont
comptabilisé un demi-millier de manifestants à l'appel de l'extrême
droite.
Les opposants à la réforme gouvernementale se sont rassemblés dans le
calme au pied des marches de l'ancien Parlement, dans le centre de la
capitale, face à une banderole géante déployée sur les colonnes de
l'édifice, affirmant haut et
fort: "la nationalité n'est pas gratuite". Les manifestants
brandissaient des drapeaux bleu et blanc aux couleurs de la Grèce.
Cette manifestation devait initialement se dérouler place Propylaïa,
lieu également choisi par les anarchistes pour leur contre-manifestation
mais, à la demande des autorités, les organisateurs ont accepté de la
déplacer place Kolokotroni. La police voulait éviter que les deux
groupes se fassent face sur la place.
De fait, des incidents ont éclaté entre la police anti-émeutes déployée
en nombre dans le quartier de Propylaïa et des groupes de manifestants
anarchistes, dont certains étaient casqués et armés de battes de
baseball. Les forces de police ont eu recours à des tirs de grenades
lacrymogènes pour disperser les individus les plus agités, selon un
photographe de l'Associated Press présent sur place.
Les manifestants anarchistes et d'extrême gauche, qui entendaient
également protester contre le racisme et la xénophobie, ont lancé des
pierres et des fusées éclairantes sur les forces de sécurité, a rapporté
la télévision publique grecque ERT.
Le problème de la régularisation des immigrés sans-papiers est récurrent
en Grèce depuis des années. Dans le passé, certains de ces étrangers en
situation irrégulière ont manifesté à Athènes pour réclamer les mêmes
droits et la nationalité grecque pour les immigrés de la deuxième
génération, nés et scolarisés dans le pays.
Mardi
02 Février
2010
La Grèce promet de
suivre son plan d'économies à la lettre
La Grèce va suivre son plan de réduction des déficits publics "à la
lettre", a promis mardi le Premier ministre Georges Papandréou.
La Commission européenne avait prévenu lundi qu'elle exercerait un
contrôle étroit l'état des finances publiques grecques et pourrait si
besoin lui demander d'appliquer des mesures correctives comme de
nouveaux impôts ou de réduire ses dépenses.
La crise du budget grec et la crainte que le pays ne puisse pas
rembourser ses dettes ont fragilisé l'Union européenne et affecté
l'euro.
"Nous sommes déterminés à instaurer la stabilité et appliquer notre plan
à la lettre, de manière stable et suivie", a déclaré M. Papandréou lors
d'une conférence financière à Athènes. "Pour la première fois, notre
pays doit faire beaucoup en peu de temps, et pour la première fois, nous
sommes très déterminés".
Le nouveau gouvernement socialiste de Papandréou doit réduire le déficit
public du pays, estimé à 12,7% du PIB en 2009, pour le ramener à 2% en
2013.
"Au cours des trois prochaines années, la Grèce corrigera ses erreurs",
a-t-il assuré.
Mercredi
20 Janvier
2010
Epaminondas Korkoneas
Ajournement du procès des policiers poursuivis pour
avoir abattu un adolescent en Grèce
Le tribunal de la petite ville d'Amfissa a ajourné à
vendredi le procès de deux policiers poursuivis pour la
mort d'un adolescent, dont la mort avait déclenché de
violentes émeutes dans toute la Grèce fin 2008.
A l'ouverture des débats mercredi, sous très haute
sécurité par crainte de nouvelles manifestations
violentes, les juges ont accepté ce report en raison de
l'absence d'un des principaux avocats de la défense.
Les deux policiers sont poursuivis l'un pour homicide
volontaire et l'autre pour complicité dans la mort
d'Alexandros Grigoropoulos, lycéen de 15 ans, tué par
balles le 6 décembre 2008 à la suite d'un affrontement
avec un groupe de jeunes dans le quartier d'Exarchia, en
plein centre d'Athènes.
Dans les heures qui avaient suivi sa mort, un vaste
mouvement de protestation avait débuté, les
manifestants, la plupart pacifiques, dénonçant les
violences policières et le gouvernement. Des violences
urbaines avaient également éclaté dans la capitale,
menées par une frange extrémiste, les émeutes gagnant
plusieurs dizaines de villes du pays, où elles avaient
fait rage pendant quinze jours.
Les policiers affirment avoir agi en état de légitime
défense et que le tir qui a tué le jeune homme était un
tir d'avertissement, en l'air et qui ne le visait pas.
Les autorités grecques ont choisi de délocaliser le
procès dans le centre du pays, dans la petite ville
montagneuse d'Amfissa, à environ 200 km à l'ouest
d'Athènes.
Et ce pour raisons de sécurité, craignant de nouvelles
manifestations de la part de groupuscules d'extrême
gauche, chefs de file des violences urbaines qui ont
secoué le pays après la mort de l'adolescent.
Des membres des forces spéciales étaient donc déployés
dans le palais de justice d'Amfissa, où quelque 800
policiers avaient été dépêchés.
Environ 800 personnes, la plupart venues par bus de
toute la Grèce, ont manifesté pacifiquement devant le
tribunal, scandant des slogan hostiles à la police, et à
ceux qui les arment, sous une banderole "Etat coupable".
Quelques affrontements mineurs ont ensuite opposé les
forces de l'ordre à un groupe d'environ 200
manifestants, principalement des anarchistes, sans
blessés ni interpellations.
La famille de la victime avait à plusieurs reprises
réclamé que le procès ait lieu à Athènes. Mercredi,
Alexandros Katsantonis, un avocat de la famille, a
estimé une nouvelle fois que le choix d'Amfissa posait
des "obstacles" au procès. "Comment 40 témoins, dont des
mineurs, peuvent-ils faire le voyage d'Amfissa deux fois
par semaine pour le procès?", a-t-il demandé
Lundi
18 Janvier
2010
Les agriculteurs grecs
bloquent des routes et un poste-frontière
Les agriculteurs grecs ont bloqué plusieurs axes routiers du pays, de
même que le principal poste-frontière avec la Bulgarie, pour réclamer
une hausse des prix à la production, rapportent les autorités.
Les cultivateurs de riz, de maïs et de coton ont bloqué la route entre
Athènes et Salonique afin de faire pression sur le gouvernement
socialiste, qui a fort à faire pour juguler le déficit budgétaire de la
Grèce, le plus élevé en pourcentage de toute l'Union européenne.
Des embouteillages sont apparus sur plusieurs axes routiers et le
poste-frontière de Promahonas, à la frontière bulgaro-grecque, a refusé
de laisser passer les camions. Cinq mille agriculteurs, au total, ont
garé leurs tracteurs en travers des routes, déclarait-on de source
syndicale.
"Nous avons été les premiers à faire les frais de la crise, nous voulons
vivre dans la dignité", a déclaré Yannis Vagos, parmi les dizaines de
paysans qui bloquaient la route Athènes-Salonique avec des tracteurs.
Samedi
09 Janvier
2010
Explosion d'une bombe en plein coeur d'Athènes, pas de blessés
Un attentat à l'explosif a
été commis samedi soir en plein coeur d'Athènes, près du parlement et de
la tombe du soldat inconnu, sans faire de blessés, a annoncé la police
grecque.
L'explosion a eu lieu à
19h50 locales (19h50 GMT). Un correspondant anonyme avait averti de son
imminence, environ 17 minutes auparavant, via un appel téléphonique à un
quotidien national, permettant aux forces de l'ordre d'évacuer et
boucler le secteur de la place Syntagma, fermant notamment à la
circulation une importante avenue du centre.
L'engin explosif avait été placé dans une poubelle dans le périmètre
situé devant le parlement, non loin de la tombe du soldat inconnu. La
détonation a retenti sur toute la place, même si les gardes en faction
devant la tombe n'ont pas bougé d'un iota.
"Le message est très simple: la démocratie ne se laissera pas
terroriser", a lancé le Premier ministre Georges Papandréou aux
journalistes peu après l'explosion.
Son ministre de la Protection civile Michalis Chrisochoidis a précisé
que les conditions de sécurité ne seraient pas renforcées devant le
parlement, qui doit rester accessible à tous. "Ils ne nous forceront pas
à transformer le centre-ville en zone militarisée. Athènes est une ville
sûre", a-t-il déclaré.
Le parlement n'est actuellement pas en session, mais des députés du
PASOK, le parti socialiste au pouvoir, y étaient rassemblés pour une
réunion.
Plusieurs groupes violents d'extrême gauche opèrent en Grèce, visant des
banques ou locaux gouvernementaux. Les explosions sont en général
déclenchées tard le soir ou précédées par des appels d'avertissement, et
ne font donc rarement des blessés.
Selon les experts de la police, venir placer une bombe dans un endroit
si central pourrait être considéré comme un défi au nouveau gouvernement
socialiste, qui a renforcé les mesures de sécurité en octobre, après
avoir remporté les législatives et accédé au pouvoir.
Mercredi 06 Janvier
2010
L'UE n'aidera pas financièrement la Grèce
L'Union européenne n'aidera pas financièrement la Grèce si ses
difficultés budgétaires continuent à s'aggraver, déclare mercredi Jürgen
Stark, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), dans
un entretien à un journal italien.
Ces propos ont brièvement
fait baisser l'euro. La devise communautaire a touché un point bas du
jour à 1,4285 dollar avant de revenir vers 1,4355 dollar vers 10h30 GMT,
en baisse de 0,03% sur la journée.
"Les marchés se font des
illusions s'il pensent qu'à un certain stade les autres Etats membres
mettront la main au porte-monnaie pour sauver la Grèce", déclare Jürgen
Stark dans un entretien à Il Sole 24 Ore.
Il souligne que la Grèce n'a
pas contrôlé ses comptes publics ces dernières années ni travaillé à
améliorer la compétitivité du pays.
"Les traités prévoient la
clause de non-sauvetage et les règles doivent être respectées",
ajoute-t-il.
Selon des analystes, les
propos de Stark ne signifient pas nécessairement que l'UE refuserait
d'apporter son aide à la Grèce si cela devenait nécessaire pour éviter
un défaut sur la dette.
Ils estiment que Jürgen
Stark a eu à dessein des propos forts pour faire pression sur le
gouvernement grec afin qu'il consente à des réductions massives des
dépenses publiques pour ramener le déficit budgétaire à des niveaux
acceptables.
Des responsables de l'UE et
de la BCE sont arrivés mercredi à Athènes pour une visite d'inspection
et des discussions sur les projets de la Grèce pour réduire ses
déficits.
Le ministre grec des
Finances, George Papaconstantinou, a indiqué sur CNBC que ce déplacement
était parfaitement normal dans les circonstances actuelles et qu'il ne
présageait pas de nouvelles difficultés. Il a ajouté que les propos de
Jürgen Stark "n'aidaient pas."
"Je suis confiant dans le
fait que si une aide était nécessaire quelque part, elle serait versée
car il y a un énorme enjeu pour la zone euro", souligne Jacques
Cailloux, économiste à la RBS.
"Si la zone euro ou la
périphérie était menacée par une crise contagieuse, alors la BCE aurait
le droit d'intervenir", ajoute-t-il.
Réagissant aux commentaires
de Jürgen Stark, le ministre grec des Finances, George Papaconstantinou,
a répété de son côté que son gouvernement n'avait pas besoin d'aide
extérieure en raison des mesures déjà prises pour réduire son déficit
budgétaire.
"Franchement, nous n'avons
pas besoin de cette clarification", a-t-il dit à Bloomberg. "Nous ne
nous attendons pas à être sauvés par qui que ce soit car il est
parfaitement clair, je pense, que nous faisons ce qui doit être fait
pour réduire le déficit et contrôler la dette publique."
Les trois principales
agences de notation ont abaissé en décembre la note de la dette grecque
mais Moody's Investors Service a en partie rassuré les marchés
financiers en déclarant que le pays était loin d'être en crise.
Jürgen Stark déclare par
ailleurs dans l'entretien à Il Sole 24 Ore que l'inflation dans la zone
euro restera stable jusqu'à la fin de l'année 2011.
"Aujourd'hui, la zone euro
est caractérisée par un haut degré de stabilité des prix qui nous
autorise à penser que les taux d'intérêt sont appropriés", dit-il.
Christian Noyer, membre du
conseil des gouverneurs de la BCE, a lui aussi estimé mercredi qu'il n'y
avait pas de raison de renoncer à la politique monétaire actuelle étant
donné l'absence de tensions inflationnistes et le contexte de reprise
économique fragile.
Jürgen Stark précise pour sa
part que la stabilité de l'inflation pourrait être affectée par une
croissance économique plus forte que prévu ou une incapacité à
réabsorber rapidement les liquidités déversées sur le marché, "deux
conditions que je ne vois pas aujourd'hui".
Stark estime que la
situation économique s'est améliorée avec le retour de la croissance
depuis le troisième trimestre de l'an dernier mais que les perspectives
restent incertaines.
Il déclare qu'il n'a pas
d'inquiétude concernant l'éventualité d'une "bulle" qui serait créée sur
les marchés d'actions par les injections massives de liquidités.
"Mais il est clair",
nuance-t-il, "que les liquidités importantes mises à la disposition de
l'économie ces derniers mois présentent des risques et des effets
négatifs".
Mercredi 06 Janvier
2010
Épiphanie
Traditionnelle cérémonie de la croix
lancée dans la mer pour bénir les
eaux, et célébrer l'Épiphanie par
Le Patriarche Bartholomé I.
Ouzinos Panaiotis
a récupéré la croix dans une eau
glacée à Istanbul, en Turquie.