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     Actualités Grecques 2012 (Sources Yahoo Actualités)    

Dimanche 13 Mai 2012


Les négociations dans l'impasse en Grèce


ATHENES (Reuters) - Les discussions de la dernière chance sur la formation d'un gouvernement d'union ont abouti à une impasse dimanche en Grèce, ouvrant la voie à l'organisation probable de nouvelles élections législatives en juin.

Dans l'espoir de sortir de la crise politique qui paralyse la Grèce depuis sept jours, le chef de l'Etat Karolos Papoulias a reçu en fin de matinée les chefs des trois principaux partis représentés au Parlement, qui ont tous échoué à former une coalition.

La réunion qui a duré moins de deux heures n'a pas permis au dirigeant du Parti socialiste (Pasok) Evangelos Venizelos, au leader conservateur de Nouvelle Démocratie (ND) Antonis Samaras et au chef de file de la Coalition de la Gauche radicale (Syriza) Alexis Tsipras de se mettre d'accord sur les plans de sauvetage internationaux.

Le Pasok et ND sont favorables à ces plans tandis que Syriza rejette l'austérité imposée à la Grèce par ses créanciers.

"Même maintenant, malgré l'impasse dans laquelle nous sommes parvenus pendant la réunion avec le président, je conserve un optimisme mesuré qu'un gouvernement puisse être formé", a déclaré Evangelos Venizelos à des membres de son parti. "Le moment de vérité est arrivé. Soit nous formons un gouvernement, soit nous organisons des élections."

De son côté, Antonis Samaras a fait savoir que les consultations allaient se poursuivre et a accusé Syriza d'entraver les efforts déployés par l'ensemble de la classe politique pour trouver un compromis.

"Ils ne cherchent pas d'accord avec Syriza, ils nous demandent d'être complices d'un crime et nous ne serons pas leurs complices", a répliqué Alexis Tsiparas, excluant de nouveau toute participation à un gouvernement soutenant le plan de sauvetage du pays et donc l'austérité.

Le président grec devait ensuite recevoir les uns après les autres les chefs des petits partis représentés au Parlement à l'issue des législatives du 6 mai.

L'organisation probable de nouvelles législatives d'ici un mois exaspère les électeurs dont le quotidien est rythmé par les baisses de salaires et les hausses d'impôts.

"Quelle raison a-t-on de penser qu'ils vont s'entendre sur quoi que ce soit? La seule chose qui les intéresse, c'est être au pouvoir pendant qu'on ne peut même plus payer nos factures d'électricité", peste Maria Kissou.
Le 6 mai, cette commerçante de 53 ans a voté pour la Coalition de la gauche radicale hostile à l'austérité imposée par l'Union européenne et le Fonds monétaire international en contrepartie de leur aide.

Arrivé deuxième du scrutin, le parti d'Alexis Tsipras est donné vainqueur d'un nouveau vote par tous les sondages avec un score en hausse de près de 10%, ce qui lui permettrait d'empocher en outre la "prime" de 50 élus promise au parti qui arrive en tête.

Alors que les partenaires européens d'Athènes envisagent désormais publiquement une sortie de la Grèce de la zone euro, rien ne semble devoir infléchir les différents partis.
"Le pays est sur une voie dangereuse", estime en "une" le quotidien conservateur Kathimerini. "S'il n'y a pas, même maintenant, une reconstitution immédiate du bloc pro-européen, il sera difficile d'empêcher le pays de partir à l'aventure, voire d'éviter la catastrophe."

La Constitution ne fixe pas de date limite au président Karolos Papoulias pour tenter d'arracher un accord.

Lui-même n'a donné aucune indication sur le temps qu'il prendra avant de demander de nouvelles élections, qui pourraient parachever le naufrage des conservateurs de Nouvelle Démocratie et des socialistes du Pasok, les deux partis qui ont dominé la vie politique grecque depuis des décennies.

Et le journal de centre gauche Ethnos de prévenir qu'avec son économie au bord du gouffre, la Grèce joue aujourd'hui à la "roulette russe".

 
Samedi 12 Mai 2012


Réunion de la dernière chance dimanche en Grèce


ATHENES (Reuters) - Les chefs des trois principaux partis politiques grecs ont renoncé samedi à tenter de former un nouveau gouvernement d'union, laissant le soin au président Karolos Papoulias d'organiser une réunion de la dernière chance dimanche avant la tenue plus que probable de nouvelles élections législatives.

Le chef du Parti socialiste (Pasok), Evangelos Venizelos, a remis dans la matinée son mandat au chef de l'Etat après avoir échoué, comme les dirigeants des deux partis arrivés devant le sien le 6 mai dernier, à former un gouvernement de coalition.

Face à ce nouveau revers, le président a décidé de convoquer dimanche à 09h00 GMT Evangelos Venizelos, le conservateur de Nouvelle Démocratie Antonis Samaras et le leader de la Coalition de la gauche radicale (Syriza) Alexis Tsipras, tous trois sortis en tête des législatives.

Karolos Papoulias recevra ensuite individuellement les chefs de file des petits partis qui ont obtenu des sièges au Parlement, dont les ultranationalistes de l'Aube dorée, précise la présidence dans un communiqué.

En cas d'échec des consultations, ce qui est probable, de nouvelles élections législatives devraient être organisées à la mi-juin.

Illustrant les maigres chances de voir l'initiative du chef de l'Etat aboutir, la Coalition de la gauche radicale a d'ores et déjà prévenu qu'elle ne changerait pas de position et qu'elle ne participerait pas à un gouvernement de coalition favorable au plan de sauvetage imposé par les créanciers internationaux de la Grèce.

"Notre position ne change pas", a indiqué Panos Skourletis, porte-parole de Syriza. "Il est évident qu'il s'agit d'une tentative de former un gouvernement qui soutiendrait le plan de sauvetage. Nous ne participerons pas à ce type de gouvernement."

Lors de sa rencontre avec le chef de l'Etat, Venizelos a exhorté Karolos Papoulias à faire pression sur Tsipras afin de l'inciter à rejoindre un "gouvernement œcuménique".

"Je l'ai proposé à M. Tsipras, je n'ai pas reçu de réponse positive", a dit le leader socialiste dont les propos ont été retransmis à la télévision. "Je pense que vous devriez concentrer vos efforts sur ce point lors des consultations."

"Il y a des signes optimistes dans ce que vous me dites et j'espère que je pourrai contribuer à la formation du gouvernement, parce que la situation est plutôt compliquée", lui a répondu le chef de l'Etat.

Un sondage publié samedi confirme l'avance de la Coalition de la gauche radicale dans les intentions de vote en cas de nouvelles élections législatives.

Deuxième du scrutin dimanche dernier, avec 16,78% des voix, Syriza est confortée dans son intransigeance par les enquêtes d'opinion. Un premier sondage la hissait cette semaine à 27,7% des intentions de vote, un deuxième publié samedi confirme sa première place avec un score un peu moins élevé (25,5%).

Un tel résultat permettrait à la Gauche radicale d'empocher, en plus des sièges attribués à la proportionnelle, la "prime" de cinquante élus garantie au premier parti pour favoriser, en théorie, la formation d'un gouvernement stable.

Cela ne suffirait peut-être pas pour constituer un gouvernement rejetant l'austérité et les plans de sauvetage européens, mais cela écarterait encore un peu plus l'hypothèse d'une coalition permettant le maintien de la Grèce dans la zone euro.

Les deux piliers de la coalition sortante, les conservateurs de Nouvelle Démocratie (ND) et les socialistes du Pasok, qui ont échoué à deux sièges de la majorité absolue dimanche (149 sur 300), voient aussi leurs intentions de vote augmenter (21,7% contre 20,3% pour ND et 14,6% contre 12,6% pour le Pasok) mais leur alliance se trouverait fragilisée par la perte de la prime de 50 élus.

 

Vendredi 11 Mai 2012



Evangelos Venizelos chef de file du Pasok, le parti socialiste grec (à droite),
avec Alexis Tsipras, chef de la Coalition de la gauche radicale (Syriza),

Le Pasok échoue à son tour à former un gouvernement en Grèce


ATHENES (Reuters) - Evangelos Venizelos, troisième et dernier responsable politique invité à former un gouvernement après les législatives du 6 mai, a renoncé vendredi, ce qui va probablement renvoyer les Grecs aux urnes.

Le chef de file du Parti socialiste (Pasok) "rendra son mandat au président Karolos Papoulias", a annoncé à Reuters un haut responsable de la formation arrivée en troisième position dimanche.

De son côté, la présidence a fait savoir que Venizelos serait reçu samedi à 10h00 GMT par le chef de l'Etat, qui convoquera ensuite l'ensemble des partis pour une dernière tentative en vue de la formation d'un gouvernement d'union. En cas d'échec, ce qui semble le plus probable, il devra organiser de nouvelles élections pour la mi-juin.

Peu avant que le chef de file du Pasok ne jette l'éponge, Alexis Tsipras, son homologue de la Coalition de la gauche radicale (Syriza) arrivée en deuxième position dimanche, avait exclu de siéger dans un gouvernement dirigé par Evangelos Venizelos.

"Ce n'est pas Syriza qui rejette cette proposition, c'est le peuple grec qui l'a fait en votant dimanche", a-t-il expliqué à l'issue d'un entretien avec l'intéressé.

Le mouvement Syriza, qui dénonce les conditions draconiennes du plan de sauvetage international, fait désormais figure de favori pour le scrutin qui se profile.

Selon le premier sondage réalisé avec le scrutin de dimanche son score, de 16,78% dimanche, passerait à 27,7%, ce qui en ferait la première force parlementaire et lui donnerait droit à la "prime" de 50 élus censée favoriser la constitution de gouvernements stables.

Un tel scénario marginaliserait un peu plus les conservateurs de Nouvelle démocratie, crédités de 20% des intentions de vote, et les socialistes du Pasok, les deux grandes formations favorables à la poursuite de l'austérité en contrepartie de l'aide.

Piliers de la coalition sortante, les deux formations ont été laminées le 6 mai. Leur score cumulé est à peine supérieur à 32%, alors qu'il était de 77% aux législatives de fin 2009. La prime à la première place décrochée par ND leur permet toutefois de disposer de 149 élus au Parlement, soit deux voix de moins que la majorité absolue

Les consultations en vue de la formation d'un gouvernement se sont déroulées sous la pression de l'Union européenne, qui a multiplié les mises en garde ces derniers jours.

Dernier épisode en date, le président de la Commission européenne a averti que la Grèce pourrait être contrainte de quitter la zone euro si elle ne respectait pas ses engagements.

"Si le membre d'un club (...) ne respecte pas les règles, il vaut mieux qu'il quitte le club, et ceci vaut pour toute organisation, institution ou projet", a déclaré José Manuel Barroso.

"J'ai beaucoup de respect pour la démocratie grecque et bien sûr le Parlement grec, mais je dois aussi respecter les 16 autres Parlements qui ont approuvé le programme", a-t-il ajouté.

De nouvelles statistiques sont venues illustrer jeudi l'ampleur de la récession qui frappe la Grèce depuis cinq ans. Le taux de chômage a atteint un niveau record en février: 21,7% de la population active, contre 21,3% le mois précédent. Chez les 15-24 ans, le taux de sans emploi atteint désormais les 54%.

Dans le même temps, l'agence de notation Standard & Poor's a annoncé que la note souveraine de la Grèce, déjà en catégorie hautement spéculative, pourrait être abaissée un peu plus si le blocage politique perdurait.
Et le ministre allemand des Finances, le conservateur Wolfgang Schäuble, a assuré que les causes de la crise grecque étaient en Grèce et que le pays devait se conformer aux conditions fixées par le plan d'aide international.

"La Grèce peut compter sur la solidarité de l'Europe mais si la Grèce ne s'aide pas elle-même, il n'y aura rien à faire", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Alexis Tsipras n'est pas de cet avis. Dans une lettre qu'il a adressée jeudi à plusieurs dirigeants européens, dont José Manuel Barroso, il écrit: "Selon notre conviction profonde, le problème de la crise est européen et, par conséquent, la solution doit être trouvée au niveau de l'Europe."

Un autre dirigeant de Syriza ironise sur le "bluff" des responsables de l'UE. "Non seulement la Grèce ne peut pas être exclue de la zone euro, mais ils vont nous supplier d'accepter leur argent" pour éviter une contagion de la crise à d'autres pays et une explosion de l'euro, assure Dimitris Stratoulis.
 
Mardi 08 Mai 2012

Alexis Tsipras
 

 


La Grèce à la recherche d'un gouvernement introuvable


Le leader grec de la gauche radicale anti-austérité arrivé en deuxième position du scrutin législatif en Grèce devait tenter mardi de former un gouvernement après l'échec des conservateurs à rallier une majorité pro-austérité dans le nouveau parlement sorti des urnes dimanche.

Au vu de la composition arithmétique du nouveau parlement issu des législatives de dimanche, cette mission parait impossible, et le pays, qui continue de s'enfoncer dans la crise, pourrait être contraint d'organiser de nouvelles élections dès le mois de juin, estiment la plupart des commentateurs.

Après l'échec lundi du leader conservateur Antonis Samaras à trouver une majorité pro-austérité lundi, le chef du deuxième parti, Alexis Tsipras, benjamin de la scène politique grecque, se voit remettre mardi, ainsi que le prévoit la constitution, un mandat exploratoire de formation d'un gouvernement pour trois jours.

Emergeant des urnes comme le principal parti d'opposition en Grèce après un triplement de son score par rapport à celui de 2009, face aux deux vieux partis Nouvelle Démocratie et Pasok complètement pulvérisés, le Syriza que M. Tsipras dirige a mené une campagne entièrement opposée aux mesures d'austérité et demandant un arrêt d'une partie du paiement de la dette.

Il demande une renégociation du plan d'assainissement de l'économie du pays avec ses bailleurs de fonds, UE et FMI.

La surprise qu'il a suscité dimanche traduit une nette poussée à gauche du pays, malgré l'entrée concomitante au parlement et très commentée d'un parti d'extrême droite d'obédience néo-nazi, Aube Dorée (Chryssi Avghi).
Or M. Tsipras, qui rejette les conditions "barbares" d'accès aux prêts internationaux fixés par les créanciers du pays UE et FMI, a d'emblée exclu de former un gouvernement avec des forces anti-austérité qui ne soient pas de gauche, et notamment de parler avec Aube Dorée.

Mais le seul scénario majoritaire possible pour constituer un gouvernement qui rassemblerait tous les anti-austérité --qui disposent de 151 sièges exactement sur 300-- devrait prendre en compte Aube Dorée qui dispose de 21 députés.

Les divisions entre les trois partis de gauche qui détiennent au total 97 sièges freinent aussi la possibilité d'une alliance, la dirigeante historique du KKE, l'un des derniers partis communistes staliniens en Europe, ayant d'emblée exclu toute alliance de gouvernement.
"Le pays se dirige vers la catastrophe. S'il n'y a pas un gouvernement d'unité nationale dans les prochains jours, de nouvelles élections semblent inévitables (...) en juin et la victoire du bloc extrême anti-rigueur de Tsipras est évident", met en garde le journal libéral Kathimérini dans son éditorial mardi.

Et Ta Néa (pro-socialiste) titre "Patate chaude: les mandats exploratoires".
"Les petits partis qui ont fait campagne contre le mémorandum (l'accord avec les bailleurs de fonds du pays) ne vont jamais se joindre aux deux partis (qui soutenaient l'austérité) aussi, nous allons probablement retourner à des élections", a dit Spiros Rizopoulos qui dirige une société de communication, à l'AFP.
"Nous allons utiliser toutes les possibilités de parvenir à un accord, d'abord avec les forces de gauche", assure pourtant M. Tsipras.
 
 

Mardi 08 Mai 2012

 

La flamme allumée le 10 mai à Olympie

La flamme olympique sera allumée le 10 mai à Olympie et voyagera pendant une semaine en Grèce avant d'arriver en Angleterre le 18 mai à bord d'un avion, ont déclaré mercredi les organisateurs des Jeux de Londres.

La cérémonie traditionnelle aura lieu dans les ruines du temple d'Hera, au coeur du site archéologique où avaient lieu les jeux antiques. La flamme sera allumée par les rayons du soleil.

Elle sera confiée au comité d'organisation des Jeux de Londres (LOCOG) le 17 mai lors d'une autre cérémonie au stade olympique antique d'Athènes. Elle touchera le sol britannique à la base militaire de Culdrose, en Cornouailles (sud-ouest).

La flamme fera ensuite le tour de la Grande-Bretagne pendant 70 jours, portée par 8000 coureurs, jusqu'à la cérémonie d'ouverture du 27 juillet au stade olympique. Les Jeux se dérouleront jusqu'au 12 août.

Lundi 07 Mai 2012

 


Vote de colère en Grèce au risque d'une sortie de l'euro


ATHENES (Reuters) - Exaspérés par la récession et l'austérité, les électeurs grecs ont lourdement sanctionné dimanche les deux grands partis, Nouvelle démocratie (ND, droite) et le Parti socialiste (Pasok), et offert à la gauche radicale une percée spectaculaire au risque de relancer la crise de la dette et les interrogations sur le maintien de leur pays dans la zone euro.

Antonis Samaras, dont le parti Nouvelle démocratie est arrivé en tête avec moins de 20% des suffrages, s'est dit prêt à former un "gouvernement de salut national", mais sa tâche va être très compliquée du fait de l'émiettement des voix et de la percée de la Coalition de la gauche radicale (Syriza).

Ce parti résolument hostile aux plans européens de sauvetage et à la politique d'austérité qui les accompagne a créé la grande surprise en prenant la deuxième place.
Autre indice de l'ampleur de la colère populaire, l'émergence d'un nouveau parti anti-immigrés et anti-Europe, Aube dorée, qui est créditée de près de 7% -assez pour entrer à l'assemblée. Ce sera la première fois depuis la chute du régime des colonels, en 1974, qu'une formation ultranationaliste siège au Parlement du pays berceau de la démocratie occidentale.

Au total, Nouvelle démocratie et le Pasok, qui avaient cumulé en 2009 77% des suffrages exprimés lors des précédentes législatives, pèsent à peine plus de 32% et n'obtiennent que 150 des 300 sièges du Parlement, à une voix de la majorité absolue.

Les socialistes, qui avaient obtenu 44% des voix en 2009, s'effondrent à 13,3%, devancés par la Coalition de la gauche radicale, qui passe elle de 5% à peine à 16,67%.
"Qu'aucun parti n'ait obtenu plus de 20% des voix est incroyable. C'est vraiment sans précédent", souligne Othon Anastasakis, directeur des études sur l'Europe du Sud-Est à l'université d'Oxford.

"Le paysage tout entier devient bien plus imprévisible. On ignore s'il y aura une coalition et, s'il y en a une, combien de temps elle tiendra."

Antonis Samaras a annoncé qu'il était "prêt à assumer la responsabilité de former un gouvernement de salut national poursuivant deux objectifs: maintenir la Grèce au sein de la zone euro et peaufiner la politique de renflouement afin de créer de la croissance et de soulager la société grecque".

Le président Karolos Papoulias devrait lui confier lundi la difficile mission de négocier un accord de gouvernement et former dans les trois jours un gouvernement de coalition avec d'autres partis.

S'il échouait, la Coalition de la gauche radicale puis le Pasok seraient amenés à tenter leur chance. Un nouvel échec conduirait le président à nommer un gouvernement intégrant toutes les forces politiques parlementaires chargé d'expédier les affaires courantes et d'organiser de nouvelles élections.

Conservateurs et socialistes, qui dirigent alternativement le pays le retour de la démocratie, ont payé leur soutien à la cure d'austérité draconienne suivie depuis début 2010 en échange d'une aide financière internationale.

Cette politique, présentée comme nécessaire pour éviter la faillite à la Grèce, s'est traduite par une profonde récession, une explosion du chômage, ainsi que des salaires et des retraites rabotés.

"Je ne peux plus accepter que nous vivions comme des mendiants dans notre propre pays. La Coalition de la gauche peut les secouer et les réveiller", déclare Kate Savidou, retraité de 65 ans qui votait jusque là pour le Pasok.

Reconnaissant que son parti avait payé le prix fort de la crise économique, le chef de file du Pasok, Evangelos Venizelos, a lancé un appel à un gouvernement d'unité nationale composé de formations soutenant le plan de renflouement qui a évité à la Grèce la faillite.

"Même si les deux grands partis parviennent au final à obtenir une majorité, le grand enseignement est plus important: c'est un vote anti-Merkel", avance Riccardo Designori, analyste financier chez Brown Editore, à Milan.

"Les peuples d'Europe en ont assez des sévères mesures d'austérité imposées par les dirigeants allemands, et cela pourrait marquer un tournant", ajoute-t-il.

Grand vainqueur de ce scrutin, Alexis Tsipras, le plus jeune chef d'un parti politique grec -il a 37 ans- a appelé à la formation d'une coalition hostile aux conditions fixées par les bailleurs de fonds de la Grèce -Union européenne, FMI et Banque centrale européenne- en échange de leur aide financière.

"Mme Merkel doit comprendre que la politique d'austérité vient de subir une immense défaite", a-t-il dit.

"Par leur vote, les électeurs grecs ont donné un mandat pour une nouvelle aube pour notre pays, où la solidarité et la justice remplacerait les mesures barbares des plans de renflouement", a-t-il poursuivi.

Mais le Parti communiste grec (KKE), arrivé en cinquième place avec 8,5% des voix, a décliné l'offre et des analystes estiment extrêmement improbable que les partis hostiles au plan d'aide, situés aux extrêmes de l'échiquier politique grec, joignent leurs forces.
Quant à l'extrême droite d'Aube dorée, qui promet de "nettoyer" la Grèce en expulsant les immigrés, quelle que soit leur situation, et que les autres partis grecs considèrent comme une formation néo-nazie, elle exultait dimanche soir.

La formation ultranationaliste qui n'avait obtenu que 0,23% des voix aux précédentes législatives, fin 2009, est créditée cette fois de près de 7% des voix et va faire son entrée au Parlement, où elle pourrait obtenir une vingtaine de sièges.
"La Grèce n'est que le début", a lancé Nikolaos Mihaloliakos à ses partisans réunis dans les rues d'Athènes.

La consultation de dimanche risque donc de replonger la Grèce dans le chaos politique et, par là, de relancer les turbulences dans la zone euro, voire d'amorcer un processus pouvant s'achever sur une sortie de l'euro.
 
Samedi 05 Mai 2012


La Grèce dans l'attente d'un vote clé pour son avenir dans l'UE


ATHENES (Reuters) - La Grèce s'offrait samedi une journée de réflexion avant les élections législatives de dimanche, scrutin capital dont les résultats pourraient assombrir un peu plus l'avenir du pays au sein de l'Union européenne et affaiblir la monnaie commune.

Les Grecs sont appelés à renouveler pour quatre ans les 300 sièges du Parlement lors d'élections anticipées qui devraient sanctionner la rigueur née de la crise de la dette et des plans de sauvetage financier de leur pays. Les spécialistes des sondages jugent l'issue du scrutin difficile à anticiper, aggravant la peur d'une nouvelle crise politique.

Le dernier sondage autorisé, qui remonte à 15 jours, donne le parti conservateur Nouvelle démocratie (ND) et le Pasok socialiste respectivement en première et seconde position. Mais leur popularité pâtit des mesures d'austérité qui ont comprimé les salaires et fait grimper le taux de chômage.

"Avec pour dilemme le maintien dans l'euro ou la faillite, il s'agit pour les électeurs de l'un des scrutins les plus importants de ces dernières décennies", soulignait samedi le journal de centre-gauche Ta Nea.
Le quotidien Ethnos, également orienté au centre-gauche, affirme quant à lui : "Ce qu'on nous demande de faire, c'est de décider par notre bulletin de vote si le pays aura un avenir ou non."

Si la ND et le Pasok ne parviennent pas à obtenir une majorité au Parlement, ils devront courtiser les petits partis hostiles au plan de renflouement, condition du versement de l'aide financière
internationale de 130 milliards d'euros, ce qui pourrait obliger Athènes à revenir sur ses promesses, voire à sortir de l'euro.

Si la Grèce élit une majorité qui ne respecte pas ses engagements internationaux, elle devra "en supporter les conséquences", avait prévenu vendredi le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. "Si les électeurs grecs votaient pour une majorité qui n'honorait pas ses engagements, la Grèce devrait en supporter les conséquences", a-t-il dit lors d'un discours à Cologne.

Le dirigeant socialiste grec Evangelos Venizelos a également averti le même jour que la Grèce devrait sans doute renoncer à l'euro si les électeurs ne soutenaient pas son parti.
Huit à dix partis pourraient entrer au Parlement -un nombre record- tandis que quatre petites formations rivalisent pour devenir les "faiseurs de roi" après le scrutin.

Antonis Pavlakis, employé de banque de 40 ans, assure qu'il ne votera pour aucun des deux grands partis. "Pourquoi le devrais-je? Mon salaire a été amputé, mes impôts ont augmenté et je ne suis pas certain de pouvoir conserver mon emploi", a-t-il expliqué, précisant que sa paye avait été diminuée de 15%.
Le soutien au Pasok devrait passer des 44% remportés en 2009 à environ 19%, voire moins.

Le chef de file de Nouvelle démocratie Antonis Samaras espère quant à lui remporter 25% des voix, mais a clairement précisé qu'il souhaitait gouverner seul, sans le Pasok. S'il n'en obtient pas autant qu'escompté, il pourrait être tenté de prôner une nouvelle élection anticipée.

 
Mardi 24 Avril 2012


Une récession plus lourde que prévu en 2012


La Grèce verra son PIB chuter de "près de 5%" en 2012, soit plus que les estimations initiales, après un recul de 6,9% en 2011, a prévu mardi la Banque de Grèce dans son rapport annuel sur l'économie du pays.

Le 19 mars, dans son rapport annuel de politique monétaire, la Banque de Grèce avait prévu un recul du PIB de 4,5% en 2012, cinquième année consécutive de récession.

Par rapport au 19 mars, elle a maintenu inchangée sa prévision de hausse du taux de chômage annuel à "plus de 19%" en 2012, contre 17,7% en 2011, année durant laquelle 300.000 emplois ont été détruits, selon la Banque.

"La récession sera moins intense qu'en 2011 à condition que les mesures structurelles (négociées avec les créanciers du pays, NDR) soient mises en place sans délai" a mis en garde la Banque dans son rapport.

L'institution dépeint les autres ravages de la crise, affectant aussi les banques qui ont vu le total de leur dépôts chuter de "plus de 70 milliards" depuis le début de la crise entre la fin 2009 et février 2012, soit "l'équivalent d'un tiers du PIB".

Alors que l'on attend les détails sur la façon dont vont être recapitalisées les banques commerciales du pays, grâce aux 50 milliards d'euros d'aide prévus par les créanciers du pays dont 25 sont arrivés à la Banque de Grèce depuis la semaine dernière, "2012 devrait être une année de référence pour le reprofilage du système bancaire" en Grèce, se contente d'indiquer le rapport sans autre précision.

L'institution, qui fut gouvernée par l'actuel Premier ministre Lucas Papademos avant que celui-ci ne devienne vice-président de la Banque centrale européenne, prévoit aussi que le taux d'inflation en 2012 s'élèvera aux alentours de 1,2%, et qu'il pourrait tomber "au dessous de 0,5%" en 2013.
 

Vendredi 20 Avril 2012

La Grèce vouée à un gouvernement de coalition après le 6 mai, selon les sondages

La Grèce devra se chercher un gouvernement de coalition après les législatives du 6 mai, une alliance conservateurs-socialistes étant la plus probable dans un contexte de grande incertitude, selon trois sondages vendredi, les derniers publiables avant le vote.

Confirmant les tendances déjà dégagées ces dernières semaines, ces sondages maintiennent la Nouvelle-Démocratie (ND) conservatrice d'Antonis Samaras en première place, mais sans perspective de majorité absolue, dans une fourchette d'estimations de 21,9% à 25,5% des voix.

Vainqueur des dernières élections mais contraint en novembre face à l'aggravation de la crise économique et sociale à conclure une alliance gouvernementale avec la ND, le Pasok socialiste est lui crédité de 17,1% à 19,1% des votes, selon les estimations de ces sondages, des instituts Kappa research Marc et RASS.
Son nouveau chef, l'ex-ministre des Finances Evangélos Vénizélos, est au coude à coude avec M. Samaras en matière d'aptitude à gouverner. Il est crédité de 15,1% à 26,7% d'avis favorables selon ces trois sondages, contre une fourchette de 15,5% à 25,8% pour M. Samaras, la côte des deux hommes enregistrant une légère hausse depuis mars.

A eux deux, ND et Pasok, associés pour maintenir la Grèce dans la zone euro via la mise en œuvre d'une politique de rigueur dictée par l'UE et le FMI, réussiraient à s'assurer une majorité absolue au parlement, selon les projections des instituts.

Celles-ci se fondent sur une répartition du vote des indécis, chiffrés par Kappa research au niveau record de 25,6% des électeurs à quinze jours des élections.

Toutefois, sans projection sur les votes des indécis, Kapa research établit le score des deux premiers partis à 33,2%, insuffisant pour une majorité absolue sans recours d'autres formations.

Ces derniers sondages publiés confirment l'éclatement du paysage politique et l'ampleur attendue du vote de protestation, avec l'entrée prévue au parlement de dix partis, contre cinq en 2009, dans un éventail allant de la gauche radicale aux néo-nazis. Réunis dans la formation Chryssi Avghi, ces derniers sont crédités d'une irruption en fanfare, avec de 4,3% à 5,2% des voix.

Selon Rass et Marc, la troisième place reviendrait à la gauche radicale du Syriza (de 10,3% à 11% des voix), opposée aux recettes UE-FMI, tandis que pour Kapa research, elle serait conservée à 10,6% par l'ultra-orthodoxe parti communiste, KKE, prêt à une sortie de l'euro pour obtenir un changement de politique.
Suit le nouveau parti populo-nationaliste des Grecs indépendants, crée par un transfuge conservateur opposé à la cure de rigueur, avec de 7,7% à 10,4% des voix.

En dépit de cette dispersion des voix, le "parti" des pro-euro garde toute sa force, selon Kapa research, qui dégage une majorité de 77% d'électeurs jugeant que le futur gouvernement "devra faire tout le nécessaire pour que le pays garde la monnaie unique", contre 13% en faveur d'un retour à la drachme.

 
Vendredi 20 Avril 2012


En Grèce, un millier d'entreprises disparaissent chaque semaine


Les petites et moyennes entreprises, auto-entrepreneurs et entreprises familiales, qui représentent l'essentiel du tissu économique du pays, payent un lourd tribut à la crise grecque. La Commission européenne tente de remédier aux difficultés de financement dont elles souffrent.

Jusqu'à un millier d'entreprises individuelles auront mis la clé sous la porte chaque semaine en Grèce au premier semestre 2012 en raison de la grave crise dans laquelle s'enfonce le pays, a estimé vendredi la Commission européenne, qui tente d'enrayer le problème.

"La Grèce fait face à une crise économique et sociale sans précédent qui se reflète dans la situation des petites et moyennes entreprises: six entreprises sur dix ont vu leurs revenus baisser en 2011 et 150.000 emplois ont été perdus", a indiqué la Commission dans un communiqué en marge de la visite à Athènes vendredi du commissaire européen à l'Industrie, Antonio Tajani. "On estime que pendant le premier semestre 2012, jusqu'à 1.000 petites entreprises auront fermé chaque semaine", ajoute le communiqué, qui ne fournit pas d'estimations sur le nombre d'entreprises parallèlement créées.

La Commission plaide en conséquence en faveur d'une aide accrue à ces sociétés, auto-entrepreneurs et entreprises familiales, qui forment l'essentiel du tissu économique grec. Depuis septembre dernier, l'Union européenne via sa Task force pour la Grèce tente notamment de trouver les moyens de remédier à l'assèchement du crédit dont souffrent les PME, les banques, déficitaires, coupées des marchés et dépendantes de la BCE, ayant suspendu les prêts. En mars, un fonds spécial de garantie, doté de 500 millions d'euros, a été créé par l'UE pour favoriser par le biais de la Banque Européenne d'Investissement l'octroi de prêts aux PME à hauteur d'un milliard d'euros.

Selon la Commission, en 2010, la Grèce comptait 742.600 très petites entreprises, employant au total 2,512 millions de salariés, soit plus de 85% de l'emploi total du pays, un niveau record dans l'UE. Ces structures produisent 35,3% de la valeur ajoutée du pays contre 21,8% en moyenne dans l'UE. Avec 14% des salariés en moyenne en Grèce, contre 33% dans le reste de l'Union, les grandes entreprises créent elles 28% de la valeur ajoutée, ce qui souligne la faible productivité des petites entreprises en Grèce, ajoute la Commission.
 

Samedi 14 Avril 2012

Après les 40 jours du Carême, les grecs orthodoxes ont célébré, ce week-end, la mort, puis la résurrection du Christ. Cette fête, la plus importante du calendrier orthodoxe, révèle une population profondément chrétienne et attachée à ses traditions.

La "Megali Evsomada", ou Semaine Sainte est, en Grèce, plus importante encore que les fêtes de Noêl. Elle correspond, en outre, à l’arrivée du printemps. A Athènes, comme dans la plus reculée des îles grecques, se dérouleront des cérémonies et processions réunissant une grande partie de la population.
Les rituels sont immuables et débutent le vendredi saint, par le rassemblement des fidèles commémorant l’enterrement du Christ.
Le samedi, à minuit, éclate le "Christos Anesti", l’annonce de la résurrection du Christ. Chacun rejoint ensuite son foyer, une bougie allumée à la main dont la flamme permettra de bénir du signe de croix l’embrasure de la porte. Vient alors l’heure de déguster la délicieuse maghiritsa, soupe traditionnelle à base d’abats de volailles et de citron.
Dimanche, grande fête familiale autour de l’agneau pascal cuit à la broche. Un festin qui se déroule, bien sûr, au rythme des danses, de la musique et des chants !

Xristos Anesti ! Alifeos Anesti !




Jeudi
12 Avril 2012


Grèce: le taux de chômage atteint 21,8 pour cent


ATHÈNES, Grèce - Le taux de chômage de la Grèce a atteint 21,8 pour cent en janvier, ce qui représente 1 084 668 personnes sans emploi, a annoncé jeudi l'Autorité grecque des statistiques.

Quelque 345 000 personnes ont perdu leur emploi entre janvier 2011 et janvier 2012, soit près de 1000 par jour.

La Grèce reste engluée dans la récession pour la cinquième année consécutive, une situation largement imputable à la cure d'austérité draconienne imposée en contrepartie des plans d'aide internationaux accordés au pays.
 
Jeudi 05 Avril 2012



La Grèce rend hommage au “martyr” de la place Syntagma


En Grèce, des centaines de personnes se sont rassemblées ce jeudi soir sur la place Syntagma d’Athènes, là-même où un retraité s’est donné la mort, mercredi. Une manifestation pour dire leur colère à l‘égard des mesures d’austérité imposées par les bailleurs de fonds et qui seraient à l’origine du geste désespéré du retraité. Quelques heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre. La veille, un rassemblement similaire avait réuni près d’un millier de personnes.

C’est à proximité d’un vieux cyprès, sur la place emblématique de la mobilisation contre l’austérité, que l’homme s’est suicidé. Depuis, de nombreux Grecs sont venus déposer une bougie, une fleur ou un message et dire leur colère et leur indignation.

“Tout le monde est affecté par ce qui s’est passé, affirme un habitant d’Athènes. Les seuls qui ne le sont pas sont ceux qu’on trouve là-bas”, dit-il en pointant du doigt le Parlement grec, là où ont été votés les différents plans d’austérité.

Pour expliquer son geste, l’homme a laissé une lettre. La presse en a publié des extraits ce jeudi.

Ainsi ces quelques mots : “Je ne trouve pas d’autre solution pour en finir dignement avant de devoir commencer à faire les poubelles pour me nourrir”. L’homme avait 77 ans.

 

Mercredi 04 Avril 2012


Grèce : les suicides de la crise


Pharmacien à la retraite, il avait 77 ans, il croulait sous les dettes, il a décidé de mettre fin à ses jours en plein jour, en plein centre d’Athènes. Un suicide politique : dans une note, l’homme accuse le gouvernement grec d’ “anéantir tout espoir de survie” avec ses mesures d’austérité.

Depuis 2010 les retraites ont été diminuées de 15%, et 20% celles dépassant 1200€.

Du coup, le geste du pharmacien dépasse la sphère de l’intime.

“C’est une honte, une grande honte, ce pourrait être l’un d’entre nous, de notre famille. Nous faisons tous face à cela, on va tous se suicider… Aujourd’hui, j’ai reçu ma prime de pâques, et au lieu de 400 euros, j’ai perçu 180 euros. Comment je vais vivre avec ça??? “ s’inquiète cette femme.

En février, une grecque avait provoqué l‘émoi, en menaçant de se jeter par la fenêtre dans son lieu de travail. Mère de famille et fonctionnaire comme son mari, elle venait d’apprendre leur prochain licenciement. En 2010, le taux de suicides en Grèce a augmenté de 18%, en 2011 à Athènes c’est 25% de plus. Une épidémie dans un pays dont le taux de suicides était le plus bas de l’UE avant la crise.

Explication du psychiatre Orestis Giotakos :
“20 pourcents des victimes de suicide ne présentaient aucun signe de désordre mental auparavant, ce sont des gens qui ont eu un incident traumatique dans leur vie, ou un problème financier grave, ou qui ont une maladie à laquelle ils ne peuvent faire face, et sous la pression, ils choisissent cette solution.”

Les suicides provoqués par la crise ont aussi augmenté en Italie. A Gela, en Sicile, une femme de 78 ans s’est jetée par la fenêtre ce mardi. Sa pension avait été réduite de 800 à 600€ récemment,
ses enfants ont expliqué qu’elle était angoissée de ne pas pouvoir arriver à la fin du mois.

Lundi, c’est un artisan menuisier écrasé par les dettes qui s’est pendu près de Rome. Même motivation pour un petit entrepreneur du bâtiment en faillite qui s’est suicidé d’une balle mercredi encore à Rome.

Et la semaine dernière, ce sont deux hommes qui se sont immolés pour de raisons similaires dans le nord de l’Italie, ils s’en sont sortis avec des graves brûlures.

Au total on dénombre 15 suicides et tentatives de suicide en Italie pour des raisons économiques en Italie les trois premiers mois de 2012.

 

 

Mardi 27 Mars 2012

Les élections législatives probablement anticipées au 6 mai

Les élections législatives anticipées en Grèce auront lieu vraisemblablement le dimanche 6 mai, a déclaré ce mardi un responsable gouvernemental à Athènes. «Aucune décision n'a été prise pour le moment mais le 6 mai paraît être une date très vraisemblable pour ces élections», a indiqué à Reuters ce responsable, sous le sceau de l'anonymat.

Le gouvernement de techniciens du Premier ministre Lucas Papadémos a été formé en novembre dernier avec pour mandat de boucler les négociations sur le plan d'aide financière de l'Union européenne et du FMI, puis d'organiser des législatives.

 

Lundi 26 Mars 2012


La Grèce a 7 ou 8 mois pour redresser son économie


La Grèce dispose d'un délai de 7 à 8 mois pour redresser son économie et utiliser les fonds débloqués par la zone euro avant que les craintes ne reprennent sur les marchés, a estimé le conseiller économique du Premier ministre grec lundi.

"Les mesures que nous adoptons maintenant commenceront à payer" dans 7 à 8 mois, a jugé Gikas Hardouvelis, conseiller économique du Premier ministre Lucas Papademos, dans un entretien au site internet spécialisé Capital.gr.

"Dans le cas contraire, nous pourrions revenir là où (ce gouvernement) a commencé, à un retour des craintes sur la Grèce", a-t-il ajouté.

Au début du mois de mars, la Grèce a pu effacer quelque 105 milliards d'euros de sa dette grâce à une opération d'échange de titres, soit 96% de son objectif, sur un total de 206 milliards d'euros d'obligations détenues par les créanciers privés du pays.

Le succès rencontré par cette restructuration a ouvert la voie au déblocage par la zone euro et le FMI d'un deuxième plan de renflouement du pays, prévoyant le déblocage d'ici 2015 de nouveaux prêts de 185 milliards d'euros, après ceux de 73 milliards déjà reçus depuis mai 2010, lors du premier plan d'aide européen à la Grèce.

Selon M. Hardouvelis, ancien chef économiste chez Eurobank, troisième banque du pays, le plan d'aide "écarte le danger... d'un retour immédiat à la drachme". Mais "nous avons du chemin à faire pour mettre le pays à l'abri de ce risque pour de bon", a-t-il nuancé.

Des élections anticipées auront lieu début mai en Grèce.

Les priorités du gouvernement avant la dissolution du Parlement le 15 avril sont d'utiliser les fonds européens de façon à soutenir la croissance et de recapitaliser les banques grecques qui ont subi des pertes avec l'opération d'échange de titres, a ajouté M. Hardouvelis.
"Les banques en bonne santé doivent être recapitalisées avant l'été" et de manière prioritaire par rapport aux établissements en difficulté, car "les banques en bonne santé peuvent aider" au redressement de l'économie, a-t-il estimé.


Dimanche 25 Mars 2012

       


Les commémorations de l'indépendance sous haute protection policière

La Grèce commémore ce week-end le soulèvement contre l'empire ottoman (1821). Des défilés sont prévus un peu partout dans le pays. La police est en état d’alerte. Des dérapages ont à plusieurs reprises émaillé ces derniers mois les célébrations nationales.

Le 28 octobre dernier, le défilé militaire commémorant le rejet par la Grèce de l'ultimatum de l'Italie fasciste en 1940 avait du être annulé à cause des manifestations violentes. Les officiels ont été conspués. Des projectiles avaient même été tirés sur le président de la république Karolos Papoulias.

Pour éviter de nouveaux débordements, près de 3.000 policiers seront déployés rien que pour le centre d'Athènes. Un seul mot d’ordre : "tolérance zéro". Le gouvernement grec a donné des consignes en prescrivant interpellations préventives et intervention au moindre incident.
Les stations de métro de l’Acropole et de la place du Parlement notamment seront fermées dès le début de la matinée.
Dès le traditionnel défilé des écoles ce matin à Athènes et jusqu'aux défilés militaires de demain dans la capitale et tout le pays, les accès au parcours des cortèges seront placés sous haute surveillance.
Dans plusieurs mairies de Grèce, comme à Rhodes et Chios, les autorités recommandent de ne pas installer d’estrades.

La police redoute des dérapages tant de la part de l'extrême droite, en pleine ébullition en vue des élections anticipées prévues d'ici à la mi-mai, que de la gauche radicale, qui conteste depuis deux ans la politique d'austérité. Depuis des jours, l'internet grec bruisse d'appels aux rassemblements et protestations émanant de ces mouvances.

Les défilés prévus commémorent le soulèvement de 1821 qui a abouti, après huit années de guerre, à la fin de près de quatre siècles de domination ottomane.
 

Mardi 20 Mars 2012


La Grèce reçoit
un premier versement

La Grèce a reçu aujourd'hui un premier versement de prêts de 7,5 milliards d'euros du nouveau plan de renflouement mis au point par ses créanciers de l'UE et du FMI pour lui éviter la faillite, a indiqué une source du ministère des Finances.

La somme, 5,9 milliards versés par la zone euro et 1,6 par le Fonds monétaire international, "ira à la couverture des obligations" contractées par le pays surendetté, a ajouté cette source, sans toutefois en préciser la répartition.

Cet argent a été débloqué après le feu vert de la zone euro et du FMI au lancement du deuxième plan de renflouement du pays, d'un montant total de 148 milliards d'euros (130 de l'UE et 18 du FMI) jusqu'en 2015, en échange d'un durcissement de la cure de rigueur et de dérégulation administrée depuis 2010.

Les 5,9 milliards européens proviennent d'une première tranche de 39,4 milliards d'euros que la zone euro a débloqué la semaine dernière pour couvrir les besoins financiers du pays jusqu'à fin juin et servir à la recapitalisation des banques grecques.

Le FMI a de son côté avalisé mi-mars l'attribution au pays d'une nouvelle ligne de crédit globale de 18 milliards, sans préciser toutefois leur ventilation d'ici 2015.
Ces prêts s'ajoutent à une première perfusion de 110 milliards d'euros consentie en 2010, et à l'effacement de quelque 107 milliards de créances publiques détenues par les prêteurs privés de la Grèce, via un échange d'obligations, dont l'essentiel a été conclu le 12 mars.

Sans ces fonds et cette opération d'échange de dette, le pays était menacé de cessation de paiement à l'échéance ce mardi d'obligations pour un montant, avant restructuration, de 14,4 milliards d'euros qu'il n'aurait pas été en mesure de rembourser.

 


Dimanche 18 Mars 2012









 


Evangelos Venizelos élu à la tête du PASOK


En Grèce, Evangelos Venizelos est élu à la tête du PASOK, le parti de centre-guauche. L’actuel ministre des finances devrait donc prochainement démissionner.

Sans rival pour ce scrutin, il succède à Georges Papandréou, qui fut premier ministre de 2009 à 2011.

Evangelos Venizelos s’est félicité du taux de participation, compte-tenu du contexte de crise et de la méfiance des Grecs vis-à-vis des socialistes.

“Notre pays a des possibilités énormes qui sont à trouver dans les esprits et les mains des Grecs, dans notre terre.” a-t-il déclaré. “Mais il va falloir du travail, de l’organisation, de l’unité, de la stabilité, de la sensibilité, et un pouvoir de décision.” a-t-il ajouté.

Des élections législatives anticipées doivent se tenir entre fin avril et début mai. Le PASOK est en chute libre dans les sondages, car le parti est jugé responsable des cures d’austérité successives que subissent les Grecs depuis 2010. L’extrême-gauche progresse, mais c’est le parti conservateur qui est donné vainqueur.

Jeudi 08 Mars 2012


Grèce : l'accord avec les créanciers salué


(Reuters) Les créanciers privés ont accepté d'effacer quelque 107 milliards d'euros de la dette publique du pays. Les Européens et le FMI se réjouissent de ce pas sur « le chemin de la stabilisation ».
 
Athènes a réussi à faire effacer plus de 100 milliards d'euros de dette publique, et l'opération est saluée, vendredi, par les Européens et le FMI.
 
Le gouvernement grec a annoncé vendredi matin que 85,8% des créanciers privés avaient accepté l'échange d'obligations souveraines et que ce pourcentage passerait à 95,7% avec l'emploi des clauses d'action collective. Un total de 172 milliards d'euros de titres a été présenté à l'échange, ce qui obligera les créanciers à assumer des pertes pouvant atteindre 74% de leurs avoirs obligataires.

Au total, banques, assureurs, fonds d'investissement et fonds de pension vont perdre jusqu'à 107 des 206 milliards d'euros de dette qu'ils détenaient. En échange d'une obligation d'un montant initial de 100, la Grèce donnera aux créanciers des titres d'une valeur de 46,5 en renonçant au reste. Ils recevront des titres dont la valeur sera inférieure de 53,5%. Il s'agira d'obligations émises par le Fonds européen de stabilité financière (FESF) pour 15% de la valeur initiale et de nouvelles obligations grecques pour 31,5%. Les 53,5% restants seront perdus.
 
La Grèce a informé ses partenaires internationaux qu'elle avait l'intention de mettre en œuvre les clauses d'action collective à l'adresse de tout détenteur d'obligations grecques relevant du droit grec et n'ayant pas accepté l'échange. Le délai d'acceptation de l'offre d'échange pour les obligations gouvernées par le droit international et pour les obligations garanties par l'Etat émises par des sociétés publiques est prolongé au 23 mars.

Le succès de la négociation est salué. Ainsi l'Institut de la finance internationale (IFI), principal organisme à avoir négocié au nom des créanciers, a souligné que « les résultats de l'échange de dette et la réduction connexe et sans précédent du nominal de la dette grecque détenue par les créanciers privés, seront le catalyseur du soutien financier du secteur public au nouveau programme de réformes triennal de la Grèce».

François Baroin a lui aussi salué le «beau succès». «C'est quelque chose qui nous permet à la fois de rester sur une base volontaire qui évite le défaut, donc le risque de faillite pour la Grèce, et qui nous permet d'atteindre tous les objectifs que nous nous étions fixés», a déclaré le ministre de l'Economie français. Berlin a, de son côté, salué, par la voix du ministère des Finances, un «grand pas sur le chemin de la stabilisation et de la consolidation». Christine Lagarde a également jugé l'accord « prometteur ».
 
Dès avant la communication des résultats de l'opération, les Bourses européennes, Wall Street, l'euro, le pétrole avaient nettement progressé à mesure que l'espoir de voir l'échange de dette se solder par un succès grandissait.
 
L'échange des titres de dette conditionne le déblocage par le Fonds monétaire international et l'Union européenne d'une aide de 130 milliards d'euros approuvée le mois dernier. Si la Grèce ne reçoit pas les fonds avant le 20 mars, elle ne sera pas en mesure d'honorer 14,5 milliards d'euros de dettes arrivant à échéance et fera défaut. Les ministres des Finances de la zone euro doivent en principe s'entretenir ce vendredi après-midi par téléconférence pour donner leur feu vert définitif au déblocage de l'aide de 130 milliards d'euros. Ils pourraient toutefois ajourner leur décision finale lors de la réunion en bonne et due forme de l'Eurogroupe lundi. Le Fond monétaire international a dit pour sa part qu'il prévoyait de se réunir autour du plan de sauvetage grec le 15 mars (au lieu du 13).
 
Le taux très élevé d'acceptation, s'il est confirmé, pourrait finalement inciter Athènes à ne pas activer les clauses d'actions collectives, qui permettront de rendre l'accord imposable à la totalité des détenteurs des 177 milliards d'euros de dette de droit grec en circulation. Le problème sera plus complexe avec les 18 milliards d'euros de dette de droit non grec. On s'attend à ce que certains fonds spéculatifs saisissent les tribunaux à ce sujet. Selon trois sources proches du dossier, une partie de ces fonds ont déniche une faille juridique qui pourrait, à leurs yeux, contraindre la Grèce à rembourser une partie de sa dette.



 

Samedi 03 Mars 2012


Moody's abaisse la note de la Grèce à "C"

L'agence Moody's a abaissé vendredi la note souveraine de la Grèce de "Ca" à "C", soit le plus bas cran de son échelle de notation, après l'accord sur l'échange de dette négocié dans le cadre du deuxième plan de sauvetage consenti à Athènes.

Moody's, qui n'a pas assigné de perspective à la nouvelle note, souligne dans un communiqué que l'échange de dette, qui implique une perte attendue dépassant 70% pour les investisseurs, "correspond à (ses) critères pour une note 'C'".

"La proposition d'échange de dette telle qu'elle a été présentée implique que les créanciers privés qui y participeront subiront une perte économique substantielle sur leurs avoirs de dette d'Etat grecque", écrit l'agence.

"La décision de ne pas assigner de perspective sur la note grecque est basée sur la très forte probabilité d'un défaut de l'Etat grec sur ses obligations et sur le fait que 'C' est la note la plus basse sur l'échelle de Moody's", poursuit-elle.

Moody's est la dernière des trois grandes agences de notation à réagir au plan d'échange de dette grecque. Lundi, sa concurrente Standard & Poor's a abaissé la note de la Grèce à "SD" (Défaut sélectif), et, une semaine auparavant, Fitch Ratings avait attribué la note "C" au pays.

Dans le cadre de son deuxième plan de sauvetage de 130 milliards d'euros, Athènes a officiellement lancé la semaine dernière son offre d'échange d'obligations pour les créanciers privés.

L'opération, qui prévoit que les créanciers obligataires assument une perte de 53,5% de la valeur nominale de leurs titres, soit une perte de l'ordre de 74% estimée en valeur réelle, doit permettre à la république hellénique de réduire son endettement public de 100 milliards d'euros sur un total qui dépasse 350 milliards.
Mais Moody's doute que cela suffise à régler toutes les difficultés du pays.

"Le plan de l'(Union européenne) et l'offre d'échange de dette va réduire le fardeau de la dette de la Grèce, mais le risque d'un défaut une fois que l'échange de dette aura été mené à bien reste élevé", prévient l'agence.
"Moody's pense que la Grèce continuera de faire face à des problèmes de solvabilité à moyen terme: son stock de dette continuera à dépasser largement 100% de son PIB pendant plusieurs années; il est peu probable que le pays puisse accéder au marché (de l'endettement) privé une fois que le deuxième plan d'aide arrivera à son terme; et ses projets de réformes économiques et budgétaires font toujours face à d'importants risques d'application."

"Moody's estime actuellement que s'il doit y avoir des mouvements à la hausse sur la note souveraine de la Grèce dans les semaines après l'échange de dette, ils devraient être limités."

 

Jeudi 01 Mars 2012


Papademos a renoncé à son salaire depuis sa nomination


Le Premier ministre grec Lucas Papademos a renoncé à toucher un salaire depuis sa nomination en novembre, sans l'avoir officiellement annoncé, alors que le pays affronte une grave crise économique et financière, a-t-on appris jeudi de source gouvernementale.
L'affaire a été révélée en marge d'une conférence de presse tenue à Bruxelles où se trouve M. Papademos pour participer au sommet européen, a rapporté jeudi le quotidien Ta Néa, une information confirmée à l'AFP par cette source.

Selon Ta Néa, qui titrait en page intérieure "Lucas n'était pas payé", le Premier ministre grec, non élu, a répondu à une question posée par un journaliste allemand et indiqué qu'il avait pris "cette décision personnelle" motivée "par la crise qui frappe la société grecque".

Ex vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) et gouverneur de la Banque de Grèce, M. Papademos qui enseignait à Harvard avant sa nomination, se trouve aux rênes du pays depuis le 11 novembre après la démission de l'ex Premier ministre socialiste Georges Papandréou.
Arrivé en pleine crise politique, il a dû négocier un accord à l'arraché entre trois partis, socialiste, droite et extrême-droite, pour former un gouvernement de coalition face à l'urgence et la gravité de la situation en Grèce, menacée de faillite et de sortie de la zone euro.

Le Premier ministre a, à plusieurs reprises, déclaré que son mandat était limité dans le temps et ne visait qu'à achever de négocier l'opération de restructuration partielle de la dette du pays et le versement d'un nouveau prêt européen de 130 milliards d'euros sur trois ans, dont le feu vert devrait en principe être donné lors du sommet européen de jeudi.

Sans cette aide, le pays risque le défaut de paiement d'ici la fin du mois.
Mais elle est accordée en échange d'un nouveau train de mesures de rigueur comprenant baisses de salaires et de retraites qui affectent tous les Grecs.

A la mi-février, le président de la République grecque Carolos Papoulias avait également décidé de renoncer à son salaire par solidarité avec le peuple grec. Des élections anticipées sont en principe prévues en Grèce fin avril.
 


Jeudi 01 Mars 2012


La Grèce refuse un commissaire européen dédié à sa reconstruction

 
La Grèce comme d’habitude. La grande place devant le parlement d’Athènes était une fois de plus occupée hier par des Grecs dénonçant cette austérité imposée par les créanciers du pays, une austérité qui prend leurs vies à la gorge. Seule note positive cette fois, c’est en chanson et sans violence que les protestations se sont déroulées.

Pendant ce temps, leur Premier ministre était à Bruxelles pour rencontrer le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Lucas Papademos en a profité pour opposer une fin de non recevoir à la proposition de Jean-Claude Juncker. Le président de l’Eurogroupe a suggéré de créer un poste de Commissaire européen spécifiquement chargé de la reconstruction de la Grèce. “Non merci” a dit Lucas Papademos qui a réaffirmé que son pays respecterait ses engagements en matière de réformes et de mesures d’austérité.

Cette rencontre s’est déroulée à la veille d’un sommet des ministres des Finances de la zone euro. Sommet au cours duquel le nouveau traité européen de discipline budgétaire devrait être signé.



 

Mardi 21 Février 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Second plan de sauvetage de 237 milliards d'euros


Les pays de la zone euro se sont mis d’accord mardi matin sur un nouveau plan de sauvetage sans précédent de la Grèce de 237 milliards d’euros au total afin d’éviter une faillite du pays aux conséquences imprévisibles pour toute l’Europe.

L’accord, qui est toutefois loin de régler tous les problèmes de la Grèce engluée dans la récession, est intervenu dans la nuit au terme plus de treize heures de tractations entre les ministres des Finances de l’Union monétaire, a annoncé leur chef de file Jean-Claude Juncker.

"L’accord de grande ampleur" doit permettre "de garantir l’avenir du pays dans la zone euro", a-t-il déclaré à la presse, alors que de nombreux économistes pensent que le pays est condamné à terme à la quitter.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a émis l’espoir de son côté que les mesures décidées permettraient au pays "de prendre un nouveau départ".

Le plan comprend d’une part un volet d’aide publique, des prêts pour l’essentiel, à hauteur de 130 milliards d’euros jusque fin 2014, après un premier programme de soutien en faveur du pays décidé en mai 2010 qui avait atteint déjà 110 milliards d’euros.

L’autre volet porte sur un effacement de la dette de la Grèce détenue par ses créanciers privés, banques et fonds d’investissement. Ils doivent accepter une perte de 53,5% au final, soit un effort accru par rapport à l’objectif initial qui était de 50%. Cela doit permettre de réduire la dette du pays d’un montant de 107 milliards d’euros, un record dans l’histoire économique mondiale. Cela dépasse de loin la restructuration de la dette de l’Argentine, dont la dette atteignait 82 milliards de dollars (73 milliards d’euros environ au cours de l’époque) lorsqu’elle avait fait défaut, en janvier 2002.

Grâce à ce plan de soutien, la Grèce devrait être en mesure de faire face à une échéance de remboursement de 14,5 milliards d’euros qui tombe le 20 mars et ainsi d’éviter le défaut de paiement. A condition toutefois que les banques répondent en nombre suffisant à l’appel. Elles se verront offrir en échange de leurs titres de dette grecque actuels de nouvelles obligations grecques de valeur inférieure ainsi que des titres émis par le Fonds de secours de la zone euro.

Athènes s’est dit "très satisfait" du résultat. Le gouvernement grec avait rempli sur le papier sa part du contrat en se pliant aux exigences de ses créanciers publics. Le gouvernement grec a adopté un nouveau plan d’austérité au prix de violentes manifestations dans la rue et de nouvelles turbulences politiques.

Un plan d’économies douloureux de 3,3 milliards d’euros pour cette année a été adopté, prévoyant une réduction du salaire minimum et une limitation des retraites notamment.

Les chefs des deux partis de la coalition au pouvoir, socialistes et Nouvelle Démocratie (droite), se sont engagés par écrit à respecter les promesses faites d’économies budgétaires et de réformes y compris après les élections législatives anticipées, qui devraient se tenir en avril.

Les négociations ont toutefois traîné en longueur car les principaux bailleurs de fonds de la Grèce ont mis le doigt sur un trou de plusieurs milliards d’euros à combler pour parvenir à réduire la dette grecque à 120% du PIB d’ici 2020. C’est l’objectif fixé par le Fonds monétaire international et certains pays de la zone euro, comme l’Allemagne et le Luxembourg, afin de considérer la dette grecque comme soutenable sur le long terme.

Au final, le plan de sauvetage permettra de réduire l’endettement grec à hauteur de 120,5% d’ici 2020. La Grèce fera en contrepartie l’objet d’une surveillance encore renforcée à Athènes de la part de ses créanciers, de la Commission européenne en particulier, pour s’assurer qu’elle ne dévie pas des objectifs fixés.

Les tractations ont été rendues difficiles par le fait que de nombreux pays doutaient, en dépit des promesses répétées, de la capacité de la Grèce à réaliser les réformes nécessaires, d’autant que les élections législatives à venir sont susceptibles de rebattre les cartes.

Le pays lui-même est miné par la récession économique, avec cinq années consécutives de recul du Produit intérieur brut, et la population a de plus en plus de mal à accepter les coupes budgétaires successives exigées par les créanciers.

De nombreux économistes doutent dans ce contexte que le nouveau plan de sauvetage soit le dernier chapitre de la crise grecque. Ils redoutent que le pays ait rapidement besoin d’argent frais supplémentaire, ou soit contraint à quitter la zone euro, soit parce qu’il ne sera pas en mesure de réaliser les réformes promises ou parce que l’austérité va le maintenir englué dans la récession.

Pour parvenir à maintenir l’objectif de ramener le ratio de dette publique grecque à 120% de son PIB en 2020, sans augmenter les prêts des gouvernements qui refusaient de remettre la main à la poche, les ministres des Finances de la zone euro ont dû opter pour d’autres solutions. Cela passera par une réduction des taux d’intérêts sur les prêts consentis par les créanciers publics à la Grèce dans le cadre de son premier plan de sauvetage de mai 2010, et par une implication des banques centrales nationales de la zone euro dans l’effort. Les banques ont elles accepté une "décote" (perte) plus importante que prévu.

L’opération a été délicate car l’effort des banques doit rester volontaire, sous peine de déboucher sur un défaut de paiement pur et simple de la Grèce.

En outre, ce plan d’effacement de la dette doit être lancé d’ici la date-limite de mercredi pour éviter à la Grèce de sombrer dans la faillite d’ici à l’échéance du 20 mars.

Les regards se tournent aussi désormais vers le FMI qui semble disposé à participer à l’aide publique de 130 milliards d’euros, mais pour un montant toutefois encore non chiffré. Le Fonds prendra sa décision dans la deuxième semaine de mars, a dit sa directrice générale, Christine Lagarde.


 

Dimanche 19 Février 2012

 

 

 

 

 

 

 

 


3.000 personnes manifestent avant la réunion cruciale de l’Eurogroupe


Plus de 3 000 personnes se sont rassemblées dimanche, selon la police, dans le centre d’Athènes pour protester contre le nouveau tour de vis de rigueur compris dans le plan de sauvetage de la Grèce, qui doit être en principe avalisé lundi à Bruxelles par la zone euro.

Une semaine après des manifestations massives et violentes, qui ont accompagné l’adoption par le parlement du mémorandum négocié avec les créanciers du pays, UE et FMI, imposant des économies de 3,2 milliards d’euros pour 2012, les syndicats du privé GSEE et du public Adedy appelaient dimanche à poursuivre « la lutte contre l’austérité ».

Plus de 3.000 personnes, selon la police, ont manifesté ce dimanche dans le centre d’Athènes dans deux rassemblements séparés contre les récentes mesures d’austérité prises par la Grèce pour sécuriser un nouveau plan d’aide de la zone euro destiné à lui empêcher de faire faillite.

Un premier rassemblement de 1.500 personnes, selon la police, a eu lieu en fin matinée sur la place Syntagma devant le Parlement à l’appel des syndicats.

Sur la place Syntagma devant le parlement, les banderoles critiquaient les coupes salariales, surtout la baisse de 22 % du salaire minimum (740 euros actuellement), adoptées par le gouvernement de coalition réunissant la droite (Nouvelle-Démocratie) et les socialistes (Pasok).

« Le consensus national est une combine, la pauvreté et la faim n’ont pas de nationalité » indiquait une banderole sous-titrée en anglais : « All of us we are Greeks, Merkel and Sarkozy are freaks ».

Propriétaire de taxi, Gregoris Militis, 52 ans explique qu’il est venu manifester car son chiffre d’affaires a baissé de 65 % par mois. « Les gens ne prennent plus le taxi que pour les urgences, je suis contre la politique du memorandum qui conduit à l’impasse. Il faut que tout le monde soit dans la rue » dit-il.

Second rassemblement en fin d’après-midi

Un second rassemblement sur les mêmes lieux d’environ 2.000 personnes a eu lieu dimanche en fin d’après-midi à l’appel des mouvements de la gauche radicale.

« Ni élections ni gouvernement de coalition, on peut les vaincre dans les rues », était inscrit sur une banderole des manifestants.

Le gouvernement actuel de coalition entre la droite de la Nouvelle-Démocratie et les socialistes du Pasok prévoit des élections législatives anticipées d’ici à fin avril après la mise en oeuvre du nouveau plan européen de sauvetage du pays.

Ces manifestations interviennent après une semaine de course contre la montre pour le gouvernement grec, qui, sous intense pression européenne, a finalisé de nouvelles mesures de rigueur dans le budget 2012, une des conditions préalables pour obtenir le déclenchement du deuxième plan de sauvetage du pays comprenant un prêt international de 130 milliards d’euros et un plan de restructuration et d’effacement de dette. Faisant suite à un premier prêt en 2010, le second est vital pour la Grèce, menacée de faillite dans un mois, à l’échéance d’une obligation de 14,5 milliards d’euros.

L’Allemagne et les autres pays « durs » de la zone euro, bénéficiant d’une notation financière triple AAA, Finlande, Pays-Bas et Luxembourg, n’ont cessé d’avertir Athènes qu’elle devrait se conformer à leurs demandes, qui outre l’approbation de mesures d’austérité comprenaient aussi des lettres d’engagement des deux partis gouvernementaux sur la politique d’austérité, qui ont finalement été envoyées mercredi à Bruxelles.

Samedi, le conseil des ministres a approuvé des coupes supplémentaires dans les retraites principales et supplémentaires pour combler un trou de 325 millions d’euros dans le budget de 2012, comme l’exigeait UE et FMI.

Selon un projet de loi, qui doit être débattu au parlement la semaine prochaine, les pensions des retraites principales supérieures à 1.300 euros par mois seront réduites de 12 %, après de premières coupes de l’ordre de 10 % imposées en 2010. Seule exception, les retraites des marins qui seront baissées de 7 %.

Les experts de la zone euro (Euroworking) devaient se réunir dimanche pour préparer la réunion des ministres des Finances de lundi au cours duquel le gouvernement grec attend le feu vert du nouveau prêt, selon cette source.

Le climat au sein de la zone euro s’est apaisé vendredi à la suite d’une conversation téléphonique, sur initiative du chef du gouvernement italien Mario de M. Monti, entre ce dernier la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre grec Lucas Papademos.

Tous les trois ont exprimé leur espoir de parvenir lundi à un accord au sein de l’Eurogroupe sur le déblocage du prêt à Grèce, qui a pris d’important retard face à la situation cruciale du pays.

« Dernier round pour l’accord », titrait dimanche le journal libéral grec Kathimérini, soulignant que « le but du gouvernement est de lancer l’offre pour les nouvelles obligations des banques créancières d’ici le 8 mars ».

Outre le nouveau prêt, le plan de sauvetage prévoit l’effacement de 50 % de la dette privée du pays, soit 100 milliards d’euros, et l’émission de nouvelles obligations pour la dette restant.

M. Papademos a réitéré samedi lors du conseil des ministres que « le temps pressait particulièrement pour la mise en oeuvre du nouveau programme » d’assainissement de l’économie.

Pour l’opposition de la gauche communiste et radicale, les mesures successives de rigueur n’ont conduit qu’à la récession, qui se poursuit pour la cinquième année consécutive et renforce la tutelle des Européens sur la Grèce.

« Gendarmes cerbères, des commissaires dans tous les ministères », titrait dimanche le quotidien Ethnos (centre-gauche) allusion aux experts européens présents dans tous les ministères pour contrôler les comptes du pays.
 

Lundi 13 Février 2012


Vers une redistribution des cartes dans le paysage politique ?

 
En Grèce, la fin de la crise économique et politique n'est pas pour demain. Le porte-parole du gouvernement a confirmé ce lundi 13 février la tenue d'élections législatives anticipées en avril prochain. Ce scrutin s'annonce mouvementé tant les équilibres politiques en place sont en train d'être bousculés par un peuple en colère.
 
Des élections anticipées : c'était ce qu'avait promis le gouvernement Papademos lorsqu'il a été formé dans l'urgence, en novembre dernier, car ce gouvernement de coalition dirigé par un ancien gouverneur de la Banque de Grèce ne correspond à aucun mandat des électeurs. Le scrutin avait d'abord été annoncé pour février puis, devant les difficultés des négociations autour de l'effacement d'une partie de la dette et de la mise en route d'un nouveau plan d'austérité, il avait été repoussé.

C'est donc officiel : ce sera pour avril. Et ce seront sans nul doute les élections les plus incertaines que la Grèce aura connues depuis la fin de la dictature en 1974. Car le bipartisme, qui a marqué la vie politique ces 30 dernières années, socialistes du Pasok d'un côté, droite de Nouvelle démocratie de l'autre, est en train de voler en éclats. D'après un sondage paru la semaine dernière, le Pasok est même passé sous la barre des 10% d'intentions de vote.

Preuve de cet égarement, un nombre inattendu de députés ont refusé dimanche de suivre la discipline de parti lors du vote sur la cure d'austérité, et ils sont une vingtaine de chaque côté à s'être retiré de leurs groupes parlementaires. Une chose est certaine, on va assister dans les prochains mois à une recomposition du paysage politique grec, où les partis de gauche, des communistes à la gauche réformatrice, pourraient jouer un rôle important. Ils n'ont d’ailleurs jamais été aussi haut dans les sondages.

 

Dimanche 12 Février 2012

Les députés choisissent l'euro et votent l'austérité, Athènes s'enflamme

La Grèce a choisi dimanche d'accepter l'austérité imposée par ses créanciers afin de pouvoir échapper à la faillite et rester dans la zone euro, après un vote du parlement en faveur d'un programme de rigueur draconienne violemment contesté lors de spectaculaires manifestations.

Après un débat en procédure d'urgence au parlement, le programme a été adopté par 199 voix de majorité sur un total de 300 députés, dont 278 présents, dans une enceinte où le gouvernement de coalition socialistes-conservateurs pouvait théoriquement compter sur 236 voix.

Les membres du gouvernement avaient solennellement mis en garde contre des scénarios d'apocalypse ou de "chaos" pour la Grèce, si les députés votaient contre le programme, en affirmant que le pays serait alors conduit à se déclarer rapidement en cessation de paiement, et à sortir à plus ou moins long terme de l'euro.

Le chaos, il était dans les rues de la capitale.

De violentes manifestations réunissant 80.000 personnes à Athènes selon la police, ont littéralement enflammé Athènes, avec une quarantaine de départs de feu ou incendies dans des bâtiments ou équipements du centre, selon un communiqué du ministère de la Protection du citoyen. Une boutique d'articles culinaires de luxe a été ravagée par les flammes, les pompiers éprouvant des difficultés à se frayer un passage au milieu de rues où s'affrontaient les forces de l'ordre et des bandes de manifestants encagoulés.

A Athènes, le ministère de la Santé a recensé 54 personnes blessées. A Salonique, les manifestations ont rassemblé 20.000 personnes et la police a recensé six banques endommagées.

A peine la manifestation contre le plan proposé aux députés avait-elle commencé vers 15H00 GMT que les premiers incidents ont démarré lorsqu'un groupe de contestataires regroupés devant le parlement a fait pression sur l'important cordon policier disposé autour du bâtiment. La police a aussitôt riposté en faisant usage de gaz lacrymogènes. Les manifestants se sont alors retirés dans les rues adjacentes, qui se sont transformées en champs de bataille: des manifestants jetaient des pierres, des morceaux de marbre et des cocktails Molotov sur les forces antiémeutes qui répliquaient avec des jets de gaz lacrymogènes.

Des personnes encagoulées ont brisé des vitrines de magasins sur les grandes avenues du centre.

Les contestataires avaient commencé à affluer sur la place Syntagma en début d'après-midi à l'appel des deux grandes centrales syndicales grecques, la GSEE pour le privé et l'Adedy pour le public, ainsi que de la gauche radicale. "Les députés s'apprêtent à voter des mesures qui vont conduire à la mort de la Grèce (...) mais le peuple ne va pas céder", s'est exclamé le compositeur grec Mikis Theodorakis qui s'est joint aux contestataires à Athènes, juste devant le Parlement.

A l'intérieur du parlement, dont les abords étaient gardés par quelque 3.000 policiers, les discussions ont été très vives, marquées par de fréquents incidents de séance entre les rangs gouvernementaux et l'opposition de gauche.

Visiblement tendu, le ministre des Finances Evangélos Vénizélos, qui mène depuis des semaines des négociations difficiles avec les créanciers du pays, avait rappelé aux députés que le programme devait être adopté dimanche soir pour éviter la faillite. Il a souligné que l'Eurogroupe, qui pourrait se réunir mercredi, réclamait un vote positif des députés en préalable au déblocage du deuxième plan de sauvetage du pays, combinant renflouement via des prêts publics de 130 milliards d'euros et désendettement via l'effacement de 100 milliards d'euros de créances.

Le pays espère entamer cette dernière opération avec ses créanciers privés d'ici au 17 février, a précisé M. Vénizélos. Le représentant des créanciers privés, Charles Dallara, avait lui aussi appelé les députés à voter oui, et prévenu que la Grèce n'avait plus une minute à perdre, dans un entretien avec le quotidien Kathimérini.

Avant le vote, le président du parti de droite Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, et celui du parti socialiste Georges Papandréou ont appelé à la tribune les députés à voter en faveur du paquet d'austérité, un des votes les plus "difficiles de l'histoire" en raison des contraintes qu'il impose au peuple grec, selon M. Samaras. Chacun des deux partis a prononcé l'exclusion d'une vingtaine de députés qui ne sont pas conformés aux consignes de vote.

Le Premier ministre Lucas Papademos a condamné la violence et les destructions qui ont eu lieu, tout en soulignant l'importante du choix fait par les parlementaires: "avancer avec l'Europe et la monnaie unique" ou "précipiter le pays dans la misère, la banqueroute, la marginalisation et l'exclusion de l'euro". Sans cet aval, la Grèce n'avait aucune chance de recevoir le moindre centime d'aide pour éviter un défaut de paiement incontrôlé en mars, à l'échéance de créances de 14,5 milliards d'euros.

Juste avant le vote, les ministres allemands des Finances et des Affaires étrangères avaient accentué les pressions sur Athènes. "Les promesses de la Grèce ne nous suffisent plus. Ils doivent, lors d'un nouveau programme, d'abord mettre en œuvre les parties de l'ancien programme et économiser", avait déclaré le ministre des Finances Wolfgang Schäuble.

Mais le plan d'austérité accepté en échange du renflouement et du désendettement ouvre la voie à une chute brutale des salaires dans le privé, censée redonner de la compétitivité aux entreprises du pays.

Les syndicats ont jugé que ce plan faisait le "tombeau de la société", tandis que la gauche communiste et radicale a réitéré au parlement sa demande d'élections immédiates, considérant que la Grèce n'a rien à perdre à mettre ses créanciers au défi de la lâcher. L'accord gouvernemental affiché jeudi sur ce plan s'était vite fissuré, avec la démission dès le lendemain de six membres du gouvernement: deux socialistes et quatre cadres de la formation d'extrême droite Laos, qui avait rallié en novembre le gouvernement de coalition.
 

Vendredi 10 Février 2012



Nouvelle grève générale de 48 heures contre la cure de rigueur

Les deux grandes centrales syndicales grecques, Adedy pour le public et GSEE pour le privé, ont appelé jeudi 9 février à une grève générale de 48 heures vendredi et samedi contre les nouvelles mesures de rigueur réclamées par l'UE et le FMI en échange d'un nouveau prêt.

"Nous appelons à une grève générale vendredi et samedi aux côtés du syndicat de la fonction publique", a indiqué un porte-parole de la GSEE, confédération syndicale du secteur privé, après une nuit de réunion marathon des trois partis de la coalition gouvernementale sur le nouveau plan de rigueur.

Mardi, plus de 20.000 personnes ont manifesté à Athènes et Salonique, à l'occasion de la première grève générale de l'année contre la nouvelle potion de rigueur qui se profile pour la Grèce.

Le socialiste Georges Papandréou, le conservateur Antonis Samaras et le leader d'extrême droite Georges Karatzaferis se sont mis d'accord dans la nuit de mercredi à jeudi sur "tous les points du plan sauf un". Le Premier ministre grec Lucas Papademos espère boucler un accord avec eux avant une réunion de l'Eurogroupe prévue jeudi soir à Bruxelles.

La Grèce exposée à un défaut de paiement en mars

Le soutien de tous les membres de la coalition gouvernementale à l'ensemble des mesures réclamées à la Grèce est la condition pour décrocher un deuxième prêt international vital.

Sans cette nouvelle aide, d'au moins 130 milliards d'euros, la Grèce s'expose à un défaut de paiement le 20 mars.

Le ministre des Finances Evangélos Vénizélos, qui a quitté Athènes pour Bruxelles jeudi, espère que les ministres des Finances de la zone euro prendront une "décision positive" sur ce nouveau plan d'aide. Selon le porte-parole du gouvernement Pantelis Kapsis, il ne reste plus que "600 millions d'euros" d'économies à trouver "dont 325 millions seront réalisés par des abaissements de retraites".

 

Jeudi 09 Février 2012


L
a zone euro pose un ultimatum avant toute nouvelle aide financière

La zone euro a décidé jeudi de reporter son feu vert à une nouvelle aide cruciale à la Grèce en lui donnant moins d'une semaine pour remplir plusieurs conditions, dont de nouvelles économies budgétaires à trouver, a annoncé le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

"En dépit des progrès importants réalisés ces derniers jours, nous n'avons pas eu tous les éléments nécessaires sur la table pour prendre des décisions" dans l'immédiat, a dit M. Juncker à l'issue d'une réunion de ce forum des ministres des Finances de l'Union monétaire à Bruxelles.

Une nouvelle réunion de l'Eurogroupe, le forum des ministres des Finances de l'Union monétaire, est prévue mercredi prochain pour approuver l'aide à la Grèce, sous réserve que les conditions posées soient remplies.

M. Juncker en a fixé trois. En premier lieu, le parlement grec va devoir d'abord approuver dimanche le plan de rigueur sur lequel les partis politiques grecs et les représentants des créanciers publics de la Grèce, réunis au sein de la "troïka" (UE-BCE-FMI), se sont mis d'accord sur le principe dans la journée.

En outre, "des économies supplémentaires à hauteur de 325 millions d'euros" vont devoir être trouvées par le gouvernement grec dans le budget 2012 du pays, et ce "d'ici mercredi", a dit M. Juncker.

Enfin, la zone euro exige que les partis de la coalition au pouvoir à Athènes apportent de "fortes garanties politiques" sur leur soutien au plan de rigueur, a-t-il précisé. "Nous voulons des engagements réels" sur les réformes qui sont menées, a souligné M. Juncker, alors que la patience des pays de la zone euro est à bout.

Ils accusent le gouvernement grec de ne pas remplir toutes les promesses d'économies budgétaires et de réformes promises en échange des prêts internationaux. Le président de l'Eurogroupe a reconnu qu'il y avait eu "des échanges vifs" lors de la réunion des ministres de la zone euro de jeudi, sans donner plus de détails.

Le report survient alors que dans la journée les partis grecs de la coalition au pouvoir avaient pourtant trouvé in extremis un accord sur un nouveau plan de rigueur exigé par les créanciers étrangers du pays (FMI et Européens).

La Grèce négocie depuis des semaines sur deux plans en parallèle. Elle espère un nouveau programme de prêts européens de 130 milliards d'euros et cherche à obtenir de ses banques créancières une réduction de sa dette à hauteur de 100 milliards d'euros. Ce plan de soutien est essentiel si la Grèce veut espérer éviter un défaut de paiement le 20 mars, date à laquelle pays doit rembourser des emprunts en cours très importants.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a indiqué que "le temps commence à manquer" pour parvenir à un accord global mais que "nous sommes encore dans les temps".

Il a aussi indiqué que la proposition franco-allemande de créer, dans le cadre du nouveau programme d'aide, un compte bloqué spécial pour s'assurer du remboursement de la dette grecque, était sérieusement envisagée. L'idée est "étudiée par la Commission" qui la considère comme "une possibilité envisageable", ainsi que par les experts de la zone euro, a-t-il dit.

M. Rehn a aussi annoncé la présentation la semaine prochaine de "propositions détaillées" pour renforcer les "mécanismes de surveillance" européens en Grèce des réformes promises, au risque de renforcer le mécontentement de l'opinion dans le pays face à ce qui est perçu par beaucoup comme une tutelle extérieure.

 

 

Mardi 07 Février 2012



première grève générale de l'année contre un nouveau plan de rigueur

AFP -
La Grèce tournait au ralenti mardi matin, en raison d'une grève générale appelée par les deux principaux syndicats du privé et du public, la première de l'année, pour protester contre un nouveau train de mesures d'austérité en cours de négociation avec les créanciers du pays.
Sous le mot d'ordre, "Ca suffit, on ne peut plus", les sympathisants de la centrale du privé (GSEE, 700.000 adhérents) et de celle du public (Adedy, 350.000) vont se rassembler en fin matinée à Syntagma, la place centrale d'Athènes, théâtre de manifestations massives depuis le début de la crise, il y a deux ans.
Les écoles, les ministères fonctionnaient au ralenti ainsi que les hôpitaux. A Athènes, le métro n'a commencé de fonctionner qu'à 08H00 GMT, et les bus à 07H00 GMT.
En raison de la participation des marins à la grève, les bateaux doivent rester à l'ancre pour 24 heures tandis que les chemins de fer, y compris les trains de banlieue, ne vont également pas fonctionner pendant toute la journée de mardi.
En revanche, aucune annulation n'est prévue dans le transport aérien, les contrôleurs aériens ne participant pas au mouvement.
Les syndicats protestent contre le projet de réduction du salaire minimum, de coupe dans les retraites complémentaires demandées au pays en échange d'un prêt international de 130 milliards d'euros décidé en octobre à Bruxelles.
Le Premier ministre Lucas Papademos a eu de nouveau une rencontre lundi tard le soir avec la délégations de la troïka, BCE, UE et FMI, pour tenter d'essayer de renégocier les mesures de rigueur, qui provoquent l'ire des chefs des partis de la coalition gouvernementale et des syndicats

 

Mardi 07 Février 2012


Un compte bloqué pour forcer Athènes à rembourser sa dette ?

Le débat sur la mise sous tutelle d'Athènes se poursuit en sourdine... Si cette idée, venue d'Allemagne il y a deux semaines, n'est plus évoquée ouvertement, les pays européens cherchent néanmoins à obtenir le plus de garanties possibles de la part d'Athènes, avant de débloquer le 2ème plan d'aide de 130 Milliards d'Euros. Si Athènes n'obtient pas cette nouvelle aide, la Grèce ne pourra pas rembourser les 14,5 Milliards d'Euros de dette dûs au 20 mars, ce qui entraînerait sa faillite officielle...

Après 3 semaines de discussions infructueuses entre Athènes et ses créanciers, les bailleurs de fonds ont brusquement élevé le ton ces derniers jours... Hier, à l'issue d'un conseil des ministres franco-allemand à l'Elysée, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont clairement menacé de ne pas accorder de nouveau soutien si le gouvernement grec n'adoptait pas de nouvelles économies et réformes structurelles.

Nicolas Sarkozy a ainsi affirmé qu'il "n'y aura pas de déblocage de fonds si ces décisions de réforme ne sont pas prises". Dans la foulée, les dirigeants français et allemand ont évoqué un projet consistant à faire verser les intérêts de la dette de la Grèce sur un compte bloqué. "Comme cela, nous serons sûrs que cet argent sera durablement disponible", a affirmé Angela Merkel.

Ce compte bloqué, proposé par Berlin et Paris, pourrait loger une partie des prochaines tranches d'aide, qui ne seraient plus versées directement à Athènes comme par le passé... Les créanciers seraient alors assurés d'être remboursés, tandis qu'Athènes n'aurait d'autres choix que d'appliquer les réformes promises... La Commission européenne, le FMI et plusieurs pays de l'union auraient déjà donné leur accord à ce projet qui "retirerait l'épée de Damoclès de la faillite" tout en maintenant la pression sur Athènes pour tenir ses engagements, selon une source citée ce matin par le 'Financial Times'.

Pendant ce temps, le bras de fer se poursuit entre Athènes et ses créanciers. Hier soir, le ministre des Finances grec, Evangelos Venizelos, a qualifié les négociations en cours de "tellement difficiles que dès qu'un chapitre est clos, un autre s'ouvre"... Attendu pour la semaine dernière, puis pour lundi, cet accord pourrait intervenir demain (une réunion extraordinaire de l'Eurogroupe est envisagée), ou à défaut, avant la fin de la semaine, selon des proches du dossier...

Sur place en Grèce, une nouvelle grève générale est organisée aujourd'hui à l'appel des deux principaux syndicats du privé et de la fonction publique. Au même moment, les chefs des trois principaux partis politiques doivent se retrouver ce mardi pour une réunion de conciliation, qui aurait dû se tenir hier... Les dirigeants politiques sont sous pression de la troïka (Union Européenne, BCE et FMI) pour signer un projet de nouvelle cure d'austérité, comprenant notamment une baisse de 22% du salaire minimum, 3 MdsE de nouvelles taxes et un coup de rabot supplémentaires sur les retraites complémentaires...

 

Lundi 30 Janvier 2012

Sommet européen - La Grèce au menu du sommet européen de Bruxelles


Mise sous tutelle de la Grèce: Berlin critiqué par des responsables européens

La proposition allemande de mettre la Grèce sous tutelle a suscité des critiques lundi, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères la jugeant "pas très saine" tandis que le chancelier autrichien Werner Faymann a qualifié la démarche de "vexante".

Il faut faire "attention à ne pas blesser plus que nécessaire" le peuple grec, a mis en garde M. Asselborn en marge d'une réunion des socialistes européens à Bruxelles, estimant que l'Allemagne devrait "être un peu plus prudente dans ses déclarations".
"La Grèce sera à l'ordre du jour" du sommet européen informel de lundi à Bruxelles, officiellement consacré à la croissance et l'emploi, a-t-il dit.

Devant le manque de résultats tangibles des réformes mises en oeuvre en Grèce, Berlin a proposé de placer le pays sous une tutelle européenne avec droit de veto sur les décisions budgétaires du gouvernement.
Athènes a sèchement rejeté cet abandon de souveraineté. "Quiconque pose à un peuple un dilemme entre l'aide financière et la dignité nationale ignore des enseignements historiques fondamentaux", a affirmé dimanche le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos,

Les menaces allemandes "vont dans la mauvaise direction", a jugé M. Asselborn, pour qui "ce n'est pas très sain que les politiques allemands disent qu'il faut (...) mettre la Grèce sous tutelle".
Abondant dans son sens, le chancelier autrichien Werner Faymann, qui participait également à la réunion des socialistes européens lundi matin, a jugé que "personne en politique n'a besoin d'être vexant".
"Cela n'apporte rien et ça va dans la mauvaise direction", a-t-il dit.

La Grèce est déjà de facto placée sous tutelle partielle de ses créanciers publics qui ont négocié avec elle plusieurs programmes d'économies budgétaires et de réformes et évaluent leur respect à intervalle régulier, avant tout nouveau déboursement de prêts. Mais la proposition allemande marquerait une montée en puissance du dispositif.
Pour sa part, la Commission européenne a dit vouloir "renforcer" la surveillance des finances publiques grecques tout en insistant pour que l'Etat grec reste souverain.

 

Mardi 24 Janvier 2012


La Grèce sous le choc après la mort de Theo Angelopoulos

 
Les médias alimentaient aussi une controverse sur le temps mis par l'ambulance pour arriver sur les lieux, de trente-cinq à quarante minutes après l'accident, selon les divers témoignages. Les services d'urgence de la capitale ont annoncé l'ouverture d'un enquête interne.

Theo Angelopoulos avait été transféré dans un hôpital du Pirée mardi vers 18 h 30, après qu'il eut été grièvement blessé par un motard alors qu'il était en train de traverser le périphérique près de la banlieue de Kératsini, au Pirée, port proche d'Athènes. Il a succombé à ses blessures quatre heures plus tard, vers 22 h 40.

Un représentant syndical des ambulanciers, Ioannis Houssos, a mis en cause à l'antenne de la radio Flash le manque de personnel et d'entretien du parc ambulancier. Il a affirmé qu'un premier véhicule dépêché par un hôpital du centre-ville était tombé en panne, avant d'être relayé par un deuxième, puis finalement une troisième ambulance dénichée dans un hôpital plus proche.

Selon les premiers éléments de l'enquête, la police avait à la demande de l'équipe de tournage coupé la circulation sur une des deux chaussées de la voie où travaillait le cinéaste, mais ce dernier était passé du côté non protégé au moment de l'accident, sans qu'une vitesse excessive de la moto soit dans l'immédiat mise en cause. Les médias restaient de fait prudents sur les circonstances de la collision.

Figure emblématique du "Nouveau Cinéma grec" à partir des années 1970, Angelopoulos a réalisé une quinzaine de films, caractérisés par de longs et silencieux plans sur fond de paysages de son pays et évoquant pour la plupart l'histoire et la société grecques.
 

 

Lundi 23 Janvier 2012


La crise et les taxes sur le mazout font tomber les arbres


La coupe sauvage de bois de chauffage est en pleine expansion en Grèce, face à une montée en flèche des prix du mazout et une réduction des crédits publics pour la gestion forestière, a indiqué mardi l'Union panhellénique des ingénieurs forestiers.

"Il n'y a pas encore de menace sur les écosystèmes forestiers, mais l'Etat doit agir vite, il faut se souvenir de ce qui s'est passé en Albanie" à la chute du régime communiste, quand même les arbres longeant les routes étaient coupés, a affirmé à l'AFP le président de cette Union, Nikos Bokaris.

Après constatation d'abattages illégaux, les services forestiers ont émis 1.500 plaintes en 2011, soit deux fois plus que l'année précédente, dans un pays où 70% des forêts sont publiques, le reste appartenant pour l'essentiel à des institutions religieuses.

La branche grecque de l'ONG environnementale WWF s'est aussi émue du problème. Selon son responsable pour les forêts, Konstantinos Liarikos, "il y a selon les régions des cas divers, soit d'actions individuelles, soit d'activités organisées par des réseaux de vente".

Le phénomène n'est pas nouveau dans un pays où le chauffage au bois reste fréquent, et les immeubles récents, même à Athènes, sont souvent équipés de cheminées alors que les coupes encadrés par l'Etat ne suffisent pas à répondre à la demande, surtout couverte par des importations en provenance des Balkans.

Mais selon M. Bokaris, la crise économique a fait la différence, entre "la hausse du prix du mazout", quasi-multiplié par deux en 2011, "et la baisse des crédits alloués à la gestion publique des forêts, passés de prè

 

Lundi 17 Janvier 2012


Premières manifestations de l'année à Athènes


Plus de 10 000 personnes ont manifesté mardi à Athènes contre les mesures gouvernementales d'austérité qui frappent le pays, en marge de grèves dans plusieurs entreprises. Cette journée marque ainsi la première mobilisation sociale de 2012 en Grèce.

Les syndicats de plusieurs entreprises, des banques et des transports en commun ont observé une grève de 24 heures à Athènes, tandis que les journalistes, travaillant dans un secteur frappé durement par la crise, menaient une grève de 48 heures.

Le Front de lutte des travailleurs, proche du parti communiste, a rassemblé presque 7000 personnes, qui ont défilé jusqu'au ministère du Travail pour dénoncer le gouvernement.

Un deuxième cortège rassemblant des milliers de personnes a marché jusqu'à la place Syntagma, devant le Parlement.

En dépit d'une personne blessée sur la place Syntagma, les manifestations se sont déroulées largement dans le calme.

Depuis le début de la crise de la dette en 2010 et l'adoption des mesures d'austérité, qui ont entraîné la récession et le chômage dans le pays, des dizaines de grèves et de mobilisations, souvent violentes, ont eu lieu en Grèce.

Par ailleurs, les négociations avec les créanciers privés de la Grèce se poursuivent. Un accord sur l'effacement de 50 % de la dette du pays peine toutefois à être conclu.

Les négociations devraient se poursuivre mercredi ou jeudi, après avoir été interrompues vendredi dernier en raison d'une initiative du Fonds monétaire international (FMI) et de Berlin.

Le gouvernement grec et les banques négociatrices étaient presque parvenus à un accord sur le taux d'intérêt qu'Athènes devra payer à ses banquiers, à près de 5 %. Alors que certains protestaient, le FMI et l'Allemagne ont proposé un taux très bas, de 3 %. Immédiatement jugée inacceptable, même par les grandes banques institutionnelles, cette proposition a conduit à la rupture des discussions.

 

Lundi 09 Janvier 2012


Un Picasso et un Mondrian volés à Athènes

"Tête de femme", une huile peinte par Picasso en 1939, et le "Moulin" du Néerlandais Piet Mondrian ont été volés dans la nuit de dimanche à lundi à la pinacothèque nationale d'Athènes. Un dessin italien du XVIIe siècle a également été dérobé.

AFP - Un tableau cubiste de Picasso offert par l'artiste à la Grèce en hommage à sa résistance anti-nazie, un autre de Piet Mondrian et un dessin du 17ème siècle italien ont été volés dans la nuit de dimanche à lundi à la pinacothèque nationale, à Athènes, a annoncé la police grecque.

L'huile de Pablo Picasso, une "Tête de femme" de 56 sur 40 cm date de 1939, dix ans avant que l'artiste n'en fasse don au pays "dans le cadre d'une donation d'artistes français", a précisé la police dans un communiqué.

Les deux autres œuvres dérobées sont le "Moulin" du peintre hollandais Piet Mondrian, une toile datant de 1905 et un dessin sur papier de l'artiste Guglielmo Caccia (17ème siècle), représentant l'extase d'un saint.

Selon la police, le ou les voleurs ont dérobé les toiles lors d'une brève intrusion de 7 minutes dans les locaux, dans le cadre d'une opération bien préparée et exploitant l'insuffisante surveillance du bâtiment, situé en plein centre d'Athènes.

A partir de dimanche soir, le ou les voleurs ont déclenché à plusieurs reprises l'alarme en jouant avec une porte qu'ils avaient déverrouillée, mais sans entrer dans le bâtiment, trompant ainsi la vigilance du gardien.

Ils ont fini par entrer dans les locaux à l'aube, plus de huit heures après leur première intervention, et ont retiré les œuvres de leurs cadres, avant d'être pris en chasse par le gardien. Ce dernier n'a localisé qu'un individu, mais n'a pas réussi à l'intercepter.

Dans sa fuite, celui-ci a abandonné une autre oeuvre de Mondrian qu'il avait subtilisée.

La pinacothèque accueillait jusqu'à dimanche une exposition sur ses "trésors cachés", avant une fermeture prévue pour des travaux d'extension et d'aménagement, visant notamment selon son site internet à "mieux sauvegarder" ses collections.

Le fonds du musée est dédié à l'art grec d'après-Byzance à nos jours, avec également une petite collection d'œuvres de la Renaissance et quelques tableaux du Greco.
 

Mardi 03 Janvier 2012


La Grèce devra quitter la zone euro si le plan d'aide échoue


ATHENES (Reuters) - La Grèce devra quitter la zone euro si elle ne parvient pas à un accord avec ses bailleurs de fonds internationaux sur son deuxième plan de renflouement de 130 milliards d'euros, a déclaré mardi un porte-parole du gouvernement.

"L'accord de sauvetage doit être signé, sans quoi nous nous retrouverons hors des marchés, hors de l'euro", a dit Pantelis Kapsis au micro de Skai TV. "La situation sera bien pire."

Athènes a entamé une course contre la montre pour tenter de conclure un accord avec l'Union européenne (UE), le Fonds monétaire international (FMI) et ses créanciers privés sur les modalités du plan présenté début décembre avant d'importantes échéances sur sa dette en mars.

Le pays pourrait se retrouver en défaut si aucun accord n'était conclu d'ici-là.
Interrogé pour savoir si le gouvernement allait appliquer des mesures d'austérité supplémentaires pour compenser le dérapage budgétaire de l'an dernier, le porte-parole du gouvernement de coalition dirigé par Lucas Papadémos a déclaré: "Nous verrons. Des mesures additionnelles pourraient être nécessaires."

Les discussions avec les banques et établissements financiers privés détenant de la dette grecque, aspect clé d'un futur accord, sont particulièrement difficiles, a-t-il poursuivi.

"Les trois ou quatre prochains mois sont les plus cruciaux et c'est la raison pour laquelle ce gouvernement existe", a-t-il dit.
Dans un message diffusé pour le Nouvel An, le Premier ministre Lucas Papadémos a déclaré que la Grèce allait connaître en 2012 une nouvelle année difficile mais qu'elle devait persister sur la voie des réformes afin de rester dans la zone euro.
 


Vendredi
06 Janvier 2012


Traditionnelle cérémonie de la croix lancée dans la mer pour bénir les eaux, et célébrer l'Épiphanie.

 

 

Dimanche 1er Janvier 2012

 

Bonne Année 2012 ! Kali Kronia ! Kronia Polla !!!