Dimanche 13 Mai
2012
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Les négociations dans l'impasse en Grèce
ATHENES (Reuters) - Les discussions de la dernière chance sur la
formation d'un gouvernement d'union ont abouti à une impasse dimanche en
Grèce, ouvrant la voie à l'organisation probable de nouvelles élections
législatives en juin.
Dans l'espoir de sortir de la crise politique qui paralyse la Grèce
depuis sept jours, le chef de l'Etat Karolos Papoulias a reçu en fin de
matinée les chefs des trois principaux partis représentés au Parlement,
qui ont tous échoué à former une coalition.
La réunion qui a duré moins de deux heures n'a pas permis au dirigeant
du Parti socialiste (Pasok) Evangelos Venizelos, au leader conservateur
de Nouvelle Démocratie (ND) Antonis Samaras et au chef de file de la
Coalition de la Gauche radicale (Syriza) Alexis Tsipras de se mettre
d'accord sur les plans de sauvetage internationaux.
Le Pasok et ND sont favorables à ces plans tandis que Syriza rejette
l'austérité imposée à la Grèce par ses créanciers.
"Même maintenant, malgré l'impasse dans laquelle nous sommes parvenus
pendant la réunion avec le président, je conserve un optimisme mesuré
qu'un gouvernement puisse être formé", a déclaré Evangelos Venizelos à
des membres de son parti. "Le moment de vérité est arrivé. Soit nous
formons un gouvernement, soit nous organisons des élections."
De son côté, Antonis Samaras a fait savoir que les consultations
allaient se poursuivre et a accusé Syriza d'entraver les efforts
déployés par l'ensemble de la classe politique pour trouver un
compromis.
"Ils ne cherchent pas d'accord avec Syriza, ils nous demandent d'être
complices d'un crime et nous ne serons pas leurs complices", a répliqué
Alexis Tsiparas, excluant de nouveau toute participation à un
gouvernement soutenant le plan de sauvetage du pays et donc l'austérité.
Le président grec devait ensuite recevoir les uns après les autres les
chefs des petits partis représentés au Parlement à l'issue des
législatives du 6 mai.
L'organisation probable de nouvelles législatives d'ici un mois exaspère
les électeurs dont le quotidien est rythmé par les baisses de salaires
et les hausses d'impôts.
"Quelle raison a-t-on de penser qu'ils vont s'entendre sur quoi que ce
soit? La seule chose qui les intéresse, c'est être au pouvoir pendant
qu'on ne peut même plus payer nos factures d'électricité", peste Maria
Kissou.
Le 6 mai, cette commerçante de 53 ans a voté pour la Coalition de la
gauche radicale hostile à l'austérité imposée par l'Union européenne et
le Fonds monétaire international en contrepartie de leur aide.
Arrivé deuxième du scrutin, le parti d'Alexis Tsipras est donné
vainqueur d'un nouveau vote par tous les sondages avec un score en
hausse de près de 10%, ce qui lui permettrait d'empocher en outre la
"prime" de 50 élus promise au parti qui arrive en tête.
Alors que les partenaires européens d'Athènes envisagent désormais
publiquement une sortie de la Grèce de la zone euro, rien ne semble
devoir infléchir les différents partis.
"Le pays est sur une voie dangereuse", estime en "une" le quotidien
conservateur Kathimerini. "S'il n'y a pas, même maintenant, une
reconstitution immédiate du bloc pro-européen, il sera difficile
d'empêcher le pays de partir à l'aventure, voire d'éviter la
catastrophe."
La Constitution ne fixe pas de date limite au président Karolos
Papoulias pour tenter d'arracher un accord.
Lui-même n'a donné aucune indication sur le temps qu'il prendra avant de
demander de nouvelles élections, qui pourraient parachever le naufrage
des conservateurs de Nouvelle Démocratie et des socialistes du Pasok,
les deux partis qui ont dominé la vie politique grecque depuis des
décennies.
Et le journal de centre gauche Ethnos de prévenir qu'avec son économie
au bord du gouffre, la Grèce joue aujourd'hui à la "roulette russe".
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Samedi
12 Mai
2012
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Réunion de la dernière chance dimanche en Grèce
ATHENES (Reuters) - Les chefs des trois principaux partis politiques
grecs ont renoncé samedi à tenter de former un nouveau gouvernement
d'union, laissant le soin au président Karolos Papoulias d'organiser une
réunion de la dernière chance dimanche avant la tenue plus que probable
de nouvelles élections législatives.
Le chef du Parti socialiste (Pasok), Evangelos Venizelos, a remis dans
la matinée son mandat au chef de l'Etat après avoir échoué, comme les
dirigeants des deux partis arrivés devant le sien le 6 mai dernier, à
former un gouvernement de coalition.
Face à ce nouveau revers, le président a décidé de convoquer dimanche à
09h00 GMT Evangelos Venizelos, le conservateur de Nouvelle Démocratie
Antonis Samaras et le leader de la Coalition de la gauche radicale (Syriza)
Alexis Tsipras, tous trois sortis en tête des législatives.
Karolos Papoulias recevra ensuite individuellement les chefs de file des
petits partis qui ont obtenu des sièges au Parlement, dont les
ultranationalistes de l'Aube dorée, précise la présidence dans un
communiqué.
En cas d'échec des consultations, ce qui est probable, de nouvelles
élections législatives devraient être organisées à la mi-juin.
Illustrant les maigres chances de voir l'initiative du chef de l'Etat
aboutir, la Coalition de la gauche radicale a d'ores et déjà prévenu
qu'elle ne changerait pas de position et qu'elle ne participerait pas à
un gouvernement de coalition favorable au plan de sauvetage imposé par
les créanciers internationaux de la Grèce.
"Notre position ne change pas", a indiqué Panos Skourletis, porte-parole
de Syriza. "Il est évident qu'il s'agit d'une tentative de former un
gouvernement qui soutiendrait le plan de sauvetage. Nous ne
participerons pas à ce type de gouvernement."
Lors de sa rencontre avec le chef de l'Etat, Venizelos a exhorté Karolos
Papoulias à faire pression sur Tsipras afin de l'inciter à rejoindre un
"gouvernement œcuménique".
"Je l'ai proposé à M. Tsipras, je n'ai pas reçu de réponse positive", a
dit le leader socialiste dont les propos ont été retransmis à la
télévision. "Je pense que vous devriez concentrer vos efforts sur ce
point lors des consultations."
"Il y a des signes optimistes dans ce que vous me dites et j'espère que
je pourrai contribuer à la formation du gouvernement, parce que la
situation est plutôt compliquée", lui a répondu le chef de l'Etat.
Un sondage publié samedi
confirme l'avance de la Coalition de la gauche radicale dans les
intentions de vote en cas de nouvelles élections législatives.
Deuxième du scrutin dimanche dernier, avec 16,78% des voix, Syriza est
confortée dans son intransigeance par les enquêtes d'opinion. Un premier
sondage la hissait cette semaine à 27,7% des intentions de vote, un
deuxième publié samedi confirme sa première place avec un score un peu
moins élevé (25,5%).
Un tel résultat
permettrait à la Gauche radicale d'empocher, en plus des sièges
attribués à la proportionnelle, la "prime" de cinquante élus garantie au
premier parti pour favoriser, en théorie, la formation d'un gouvernement
stable.
Cela ne suffirait peut-être pas pour constituer un gouvernement rejetant
l'austérité et les plans de sauvetage européens, mais cela écarterait
encore un peu plus l'hypothèse d'une coalition permettant le maintien de
la Grèce dans la zone euro.
Les deux piliers de la coalition sortante, les conservateurs de Nouvelle
Démocratie (ND) et les socialistes du Pasok, qui ont échoué à deux
sièges de la majorité absolue dimanche (149 sur 300), voient aussi leurs
intentions de vote augmenter (21,7% contre 20,3% pour ND et 14,6% contre
12,6% pour le Pasok) mais leur alliance se trouverait fragilisée par la
perte de la prime de 50 élus.
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Vendredi
11 Mai
2012

Evangelos Venizelos chef de file du Pasok, le parti socialiste grec (à droite),
avec Alexis Tsipras, chef de la Coalition de la gauche radicale (Syriza), |
Le Pasok échoue à son tour à former un gouvernement en Grèce
ATHENES (Reuters) - Evangelos Venizelos, troisième et dernier
responsable politique invité à former un gouvernement après les
législatives du 6 mai, a renoncé vendredi, ce qui va probablement
renvoyer les Grecs aux urnes.
Le chef de file du Parti socialiste (Pasok) "rendra son mandat au
président Karolos Papoulias", a annoncé à Reuters un haut responsable de
la formation arrivée en troisième position dimanche.
De son côté, la présidence a fait savoir que Venizelos serait reçu
samedi à 10h00 GMT par le chef de l'Etat, qui convoquera ensuite
l'ensemble des partis pour une dernière tentative en vue de la formation
d'un gouvernement d'union. En cas d'échec, ce qui semble le plus
probable, il devra organiser de nouvelles élections pour la mi-juin.
Peu avant que le chef de file du Pasok ne jette l'éponge, Alexis Tsipras,
son homologue de la Coalition de la gauche radicale (Syriza) arrivée en
deuxième position dimanche, avait exclu de siéger dans un gouvernement
dirigé par Evangelos Venizelos.
"Ce n'est pas Syriza qui rejette cette proposition, c'est le peuple grec
qui l'a fait en votant dimanche", a-t-il expliqué à l'issue d'un
entretien avec l'intéressé.
Le mouvement Syriza, qui dénonce les conditions draconiennes du plan de
sauvetage international, fait désormais figure de favori pour le scrutin
qui se profile.
Selon le premier sondage réalisé avec le scrutin de dimanche son score,
de 16,78% dimanche, passerait à 27,7%, ce qui en ferait la première
force parlementaire et lui donnerait droit à la "prime" de 50 élus
censée favoriser la constitution de gouvernements stables.
Un tel scénario marginaliserait un peu plus les conservateurs de
Nouvelle démocratie, crédités de 20% des intentions de vote, et les
socialistes du Pasok, les deux grandes formations favorables à la
poursuite de l'austérité en contrepartie de l'aide.
Piliers de la coalition sortante, les deux formations ont été laminées
le 6 mai. Leur score cumulé est à peine supérieur à 32%, alors qu'il
était de 77% aux législatives de fin 2009. La prime à la première place
décrochée par ND leur permet toutefois de disposer de 149 élus au
Parlement, soit deux voix de moins que la majorité absolue
Les consultations en vue de la formation d'un gouvernement se sont
déroulées sous la pression de l'Union européenne, qui a multiplié les
mises en garde ces derniers jours.
Dernier épisode en date, le président de la Commission européenne a
averti que la Grèce pourrait être contrainte de quitter la zone euro si
elle ne respectait pas ses engagements.
"Si le membre d'un club (...) ne respecte pas les règles, il vaut mieux
qu'il quitte le club, et ceci vaut pour toute organisation, institution
ou projet", a déclaré José Manuel Barroso.
"J'ai beaucoup de respect pour la démocratie grecque et bien sûr le
Parlement grec, mais je dois aussi respecter les 16 autres Parlements
qui ont approuvé le programme", a-t-il ajouté.
De nouvelles statistiques sont venues illustrer jeudi l'ampleur de la
récession qui frappe la Grèce depuis cinq ans. Le taux de chômage a
atteint un niveau record en février: 21,7% de la population active,
contre 21,3% le mois précédent. Chez les 15-24 ans, le taux de sans
emploi atteint désormais les 54%.
Dans le même temps, l'agence de notation Standard & Poor's a annoncé que
la note souveraine de la Grèce, déjà en catégorie hautement spéculative,
pourrait être abaissée un peu plus si le blocage politique perdurait.
Et le ministre allemand des Finances, le conservateur Wolfgang Schäuble,
a assuré que les causes de la crise grecque étaient en Grèce et que le
pays devait se conformer aux conditions fixées par le plan d'aide
international.
"La Grèce peut compter sur la solidarité de l'Europe mais si la Grèce ne
s'aide pas elle-même, il n'y aura rien à faire", a-t-il dit lors d'une
conférence de presse.
Alexis Tsipras n'est pas de cet avis. Dans une lettre qu'il a adressée
jeudi à plusieurs dirigeants européens, dont José Manuel Barroso, il
écrit: "Selon notre conviction profonde, le problème de la crise est
européen et, par conséquent, la solution doit être trouvée au niveau de
l'Europe."
Un autre dirigeant de Syriza ironise sur le "bluff" des responsables de
l'UE. "Non seulement la Grèce ne peut pas être exclue de la zone euro,
mais ils vont nous supplier d'accepter leur argent" pour éviter une
contagion de la crise à d'autres pays et une explosion de l'euro, assure
Dimitris Stratoulis.
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Mardi 08 Mai
2012

Alexis Tsipras
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La Grèce à la recherche d'un gouvernement introuvable
Le leader grec de la gauche radicale anti-austérité arrivé en deuxième
position du scrutin législatif en Grèce devait tenter mardi de former un
gouvernement après l'échec des conservateurs à rallier une majorité
pro-austérité dans le nouveau parlement sorti des urnes dimanche.
Au vu de la composition arithmétique du nouveau parlement issu des
législatives de dimanche, cette mission parait impossible, et le pays,
qui continue de s'enfoncer dans la crise, pourrait être contraint
d'organiser de nouvelles élections dès le mois de juin, estiment la
plupart des commentateurs.
Après l'échec lundi du leader conservateur Antonis Samaras à trouver une
majorité pro-austérité lundi, le chef du deuxième parti, Alexis Tsipras,
benjamin de la scène politique grecque, se voit remettre mardi, ainsi
que le prévoit la constitution, un mandat exploratoire de formation d'un
gouvernement pour trois jours.
Emergeant des urnes comme le principal parti d'opposition en Grèce après
un triplement de son score par rapport à celui de 2009, face aux deux
vieux partis Nouvelle Démocratie et Pasok complètement pulvérisés, le
Syriza que M. Tsipras dirige a mené une campagne entièrement opposée aux
mesures d'austérité et demandant un arrêt d'une partie du paiement de la
dette.
Il demande une renégociation du plan d'assainissement de l'économie du
pays avec ses bailleurs de fonds, UE et FMI.
La surprise qu'il a suscité dimanche traduit une nette poussée à gauche
du pays, malgré l'entrée concomitante au parlement et très commentée
d'un parti d'extrême droite d'obédience néo-nazi, Aube Dorée (Chryssi
Avghi).
Or M. Tsipras, qui rejette les conditions "barbares" d'accès aux prêts
internationaux fixés par les créanciers du pays UE et FMI, a d'emblée
exclu de former un gouvernement avec des forces anti-austérité qui ne
soient pas de gauche, et notamment de parler avec Aube Dorée.
Mais le seul scénario majoritaire possible pour constituer un
gouvernement qui rassemblerait tous les anti-austérité --qui disposent
de 151 sièges exactement sur 300-- devrait prendre en compte Aube Dorée
qui dispose de 21 députés.
Les divisions entre les trois partis de gauche qui détiennent au total
97 sièges freinent aussi la possibilité d'une alliance, la dirigeante
historique du KKE, l'un des derniers partis communistes staliniens en
Europe, ayant d'emblée exclu toute alliance de gouvernement.
"Le pays se dirige vers la catastrophe. S'il n'y a pas un gouvernement
d'unité nationale dans les prochains jours, de nouvelles élections
semblent inévitables (...) en juin et la victoire du bloc extrême
anti-rigueur de Tsipras est évident", met en garde le journal libéral
Kathimérini dans son éditorial mardi.
Et Ta Néa (pro-socialiste) titre "Patate chaude: les mandats
exploratoires".
"Les petits partis qui ont fait campagne contre le mémorandum (l'accord
avec les bailleurs de fonds du pays) ne vont jamais se joindre aux deux
partis (qui soutenaient l'austérité) aussi, nous allons probablement
retourner à des élections", a dit Spiros Rizopoulos qui dirige une
société de communication, à l'AFP.
"Nous allons utiliser toutes les possibilités de parvenir à un accord,
d'abord avec les forces de gauche", assure pourtant M. Tsipras.
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Mardi 08 Mai
2012

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La flamme allumée le
10 mai à Olympie
La flamme olympique sera allumée le 10 mai à Olympie et voyagera pendant
une semaine en Grèce avant d'arriver en Angleterre le 18 mai à bord d'un
avion, ont déclaré mercredi les organisateurs des Jeux de Londres.
La cérémonie traditionnelle aura lieu dans les
ruines du temple d'Hera, au coeur du site archéologique où avaient
lieu les jeux antiques. La flamme sera allumée par les rayons du
soleil.
Elle sera confiée au comité d'organisation des
Jeux de Londres (LOCOG) le 17 mai lors d'une autre cérémonie au
stade olympique antique d'Athènes. Elle touchera le sol britannique
à la base militaire de Culdrose, en Cornouailles (sud-ouest).
La flamme fera ensuite le tour de la
Grande-Bretagne pendant 70 jours, portée par 8000 coureurs, jusqu'à
la cérémonie d'ouverture du 27 juillet au stade olympique. Les Jeux
se dérouleront jusqu'au 12 août.
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Lundi 07 Mai
2012
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Vote de colère en Grèce au risque d'une sortie de l'euro
ATHENES (Reuters) - Exaspérés par la récession et l'austérité, les
électeurs grecs ont lourdement sanctionné dimanche les deux grands
partis, Nouvelle démocratie (ND, droite) et le Parti socialiste (Pasok),
et offert à la gauche radicale une percée spectaculaire au risque de
relancer la crise de la dette et les interrogations sur le maintien de
leur pays dans la zone euro.
Antonis Samaras, dont le parti Nouvelle démocratie est arrivé en tête
avec moins de 20% des suffrages, s'est dit prêt à former un
"gouvernement de salut national", mais sa tâche va être très compliquée
du fait de l'émiettement des voix et de la percée de la Coalition de la
gauche radicale (Syriza).
Ce parti résolument hostile aux plans européens de sauvetage et à la
politique d'austérité qui les accompagne a créé la grande surprise en
prenant la deuxième place.
Autre indice de l'ampleur de la colère populaire, l'émergence d'un
nouveau parti anti-immigrés et anti-Europe, Aube dorée, qui est créditée
de près de 7% -assez pour entrer à l'assemblée. Ce sera la première fois
depuis la chute du régime des colonels, en 1974, qu'une formation
ultranationaliste siège au Parlement du pays berceau de la démocratie
occidentale.
Au total, Nouvelle démocratie et le Pasok, qui avaient cumulé en 2009
77% des suffrages exprimés lors des précédentes législatives, pèsent à
peine plus de 32% et n'obtiennent que 150 des 300 sièges du Parlement, à
une voix de la majorité absolue.
Les socialistes, qui avaient obtenu 44% des voix en 2009, s'effondrent à
13,3%, devancés par la Coalition de la gauche radicale, qui passe elle
de 5% à peine à 16,67%.
"Qu'aucun parti n'ait obtenu plus de 20% des voix est incroyable. C'est
vraiment sans précédent", souligne Othon Anastasakis, directeur des
études sur l'Europe du Sud-Est à l'université d'Oxford.
"Le paysage tout entier devient bien plus imprévisible. On ignore s'il y
aura une coalition et, s'il y en a une, combien de temps elle tiendra."
Antonis Samaras a annoncé qu'il était "prêt à assumer la responsabilité
de former un gouvernement de salut national poursuivant deux objectifs:
maintenir la Grèce au sein de la zone euro et peaufiner la politique de
renflouement afin de créer de la croissance et de soulager la société
grecque".
Le président Karolos Papoulias devrait lui confier lundi la difficile
mission de négocier un accord de gouvernement et former dans les trois
jours un gouvernement de coalition avec d'autres partis.
S'il échouait, la Coalition de la gauche radicale puis le Pasok seraient
amenés à tenter leur chance. Un nouvel échec conduirait le président à
nommer un gouvernement intégrant toutes les forces politiques
parlementaires chargé d'expédier les affaires courantes et d'organiser
de nouvelles élections.
Conservateurs et socialistes, qui dirigent alternativement le pays le
retour de la démocratie, ont payé leur soutien à la cure d'austérité
draconienne suivie depuis début 2010 en échange d'une aide financière
internationale.
Cette politique, présentée comme nécessaire pour éviter la faillite à la
Grèce, s'est traduite par une profonde récession, une explosion du
chômage, ainsi que des salaires et des retraites rabotés.
"Je ne peux plus accepter que nous vivions comme des mendiants dans
notre propre pays. La Coalition de la gauche peut les secouer et les
réveiller", déclare Kate Savidou, retraité de 65 ans qui votait jusque
là pour le Pasok.
Reconnaissant que son parti avait payé le prix fort de la crise
économique, le chef de file du Pasok, Evangelos Venizelos, a lancé un
appel à un gouvernement d'unité nationale composé de formations
soutenant le plan de renflouement qui a évité à la Grèce la faillite.
"Même si les deux grands partis parviennent au final à obtenir une
majorité, le grand enseignement est plus important: c'est un vote anti-Merkel",
avance Riccardo Designori, analyste financier chez Brown Editore, à
Milan.
"Les peuples d'Europe en ont assez des sévères mesures d'austérité
imposées par les dirigeants allemands, et cela pourrait marquer un
tournant", ajoute-t-il.
Grand vainqueur de ce scrutin, Alexis Tsipras, le plus jeune chef d'un
parti politique grec -il a 37 ans- a appelé à la formation d'une
coalition hostile aux conditions fixées par les bailleurs de fonds de la
Grèce -Union européenne, FMI et Banque centrale européenne- en échange
de leur aide financière.
"Mme Merkel doit comprendre que la politique d'austérité vient de subir
une immense défaite", a-t-il dit.
"Par leur vote, les électeurs grecs ont donné un mandat pour une
nouvelle aube pour notre pays, où la solidarité et la justice
remplacerait les mesures barbares des plans de renflouement", a-t-il
poursuivi.
Mais le Parti communiste grec (KKE), arrivé en cinquième place avec 8,5%
des voix, a décliné l'offre et des analystes estiment extrêmement
improbable que les partis hostiles au plan d'aide, situés aux extrêmes
de l'échiquier politique grec, joignent leurs forces.
Quant à l'extrême droite d'Aube dorée, qui promet de "nettoyer" la Grèce
en expulsant les immigrés, quelle que soit leur situation, et que les
autres partis grecs considèrent comme une formation néo-nazie, elle
exultait dimanche soir.
La formation ultranationaliste qui n'avait obtenu que 0,23% des voix aux
précédentes législatives, fin 2009, est créditée cette fois de près de
7% des voix et va faire son entrée au Parlement, où elle pourrait
obtenir une vingtaine de sièges.
"La Grèce n'est que le début", a lancé Nikolaos Mihaloliakos à ses
partisans réunis dans les rues d'Athènes.
La consultation de dimanche risque donc de replonger la Grèce dans le
chaos politique et, par là, de relancer les turbulences dans la zone
euro, voire d'amorcer un processus pouvant s'achever sur une sortie de
l'euro.
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Samedi 05 Mai
2012
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La Grèce dans l'attente d'un vote clé pour son avenir dans l'UE
ATHENES (Reuters) - La Grèce s'offrait samedi une journée de réflexion
avant les élections législatives de dimanche, scrutin capital dont les
résultats pourraient assombrir un peu plus l'avenir du pays au sein de
l'Union européenne et affaiblir la monnaie commune.
Les Grecs sont appelés à renouveler pour quatre ans les 300 sièges du
Parlement lors d'élections anticipées qui devraient sanctionner la
rigueur née de la crise de la dette et des plans de sauvetage financier
de leur pays. Les spécialistes des sondages jugent l'issue du scrutin
difficile à anticiper, aggravant la peur d'une nouvelle crise politique.
Le dernier sondage autorisé, qui remonte à 15 jours, donne le parti
conservateur Nouvelle démocratie (ND) et le Pasok socialiste
respectivement en première et seconde position. Mais leur popularité
pâtit des mesures d'austérité qui ont comprimé les salaires et fait
grimper le taux de chômage.
"Avec pour dilemme le maintien dans l'euro ou la faillite, il s'agit
pour les électeurs de l'un des scrutins les plus importants de ces
dernières décennies", soulignait samedi le journal de centre-gauche Ta
Nea.
Le quotidien Ethnos, également orienté au centre-gauche, affirme quant à
lui : "Ce qu'on nous demande de faire, c'est de décider par notre
bulletin de vote si le pays aura un avenir ou non."
Si la ND et le Pasok ne parviennent pas à obtenir une majorité au
Parlement, ils devront courtiser les petits partis hostiles au plan de
renflouement, condition du versement de l'aide financière
internationale de 130 milliards d'euros, ce qui pourrait obliger Athènes
à revenir sur ses promesses, voire à sortir de l'euro.
Si la Grèce élit une majorité qui ne respecte pas ses engagements
internationaux, elle devra "en supporter les conséquences", avait
prévenu vendredi le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.
"Si les électeurs grecs votaient pour une majorité qui n'honorait pas
ses engagements, la Grèce devrait en supporter les conséquences", a-t-il
dit lors d'un discours à Cologne.
Le dirigeant socialiste grec Evangelos Venizelos a également averti le
même jour que la Grèce devrait sans doute renoncer à l'euro si les
électeurs ne soutenaient pas son parti.
Huit à dix partis pourraient entrer au Parlement -un nombre record-
tandis que quatre petites formations rivalisent pour devenir les
"faiseurs de roi" après le scrutin.
Antonis Pavlakis, employé de banque de 40 ans, assure qu'il ne votera
pour aucun des deux grands partis. "Pourquoi le devrais-je? Mon salaire
a été amputé, mes impôts ont augmenté et je ne suis pas certain de
pouvoir conserver mon emploi", a-t-il expliqué, précisant que sa paye
avait été diminuée de 15%.
Le soutien au Pasok devrait passer des 44% remportés en 2009 à environ
19%, voire moins.
Le chef de file de Nouvelle démocratie Antonis Samaras espère quant à
lui remporter 25% des voix, mais a clairement précisé qu'il souhaitait
gouverner seul, sans le Pasok. S'il n'en obtient pas autant qu'escompté,
il pourrait être tenté de prôner une nouvelle élection anticipée.
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Mardi 24
Avril 2012
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Une récession plus lourde que prévu en 2012
La Grèce verra son PIB chuter de "près de 5%" en 2012, soit plus que les
estimations initiales, après un recul de 6,9% en 2011, a prévu mardi la
Banque de Grèce dans son rapport annuel sur l'économie du pays.
Le 19 mars, dans son rapport annuel de politique monétaire, la Banque de
Grèce avait prévu un recul du PIB de 4,5% en 2012, cinquième année
consécutive de récession.
Par rapport au 19 mars, elle a maintenu inchangée sa prévision de hausse
du taux de chômage annuel à "plus de 19%" en 2012, contre 17,7% en 2011,
année durant laquelle 300.000 emplois ont été détruits, selon la Banque.
"La récession sera moins intense qu'en 2011 à condition que les mesures
structurelles (négociées avec les créanciers du pays, NDR) soient mises
en place sans délai" a mis en garde la Banque dans son rapport.
L'institution dépeint les autres ravages de la crise, affectant aussi
les banques qui ont vu le total de leur dépôts chuter de "plus de 70
milliards" depuis le début de la crise entre la fin 2009 et février
2012, soit "l'équivalent d'un tiers du PIB".
Alors que l'on attend les détails sur la façon dont vont être
recapitalisées les banques commerciales du pays, grâce aux 50 milliards
d'euros d'aide prévus par les créanciers du pays dont 25 sont arrivés à
la Banque de Grèce depuis la semaine dernière, "2012 devrait être une
année de référence pour le reprofilage du système bancaire" en Grèce, se
contente d'indiquer le rapport sans autre précision.
L'institution, qui fut gouvernée par l'actuel Premier ministre Lucas
Papademos avant que celui-ci ne devienne vice-président de la Banque
centrale européenne, prévoit aussi que le taux d'inflation en 2012
s'élèvera aux alentours de 1,2%, et qu'il pourrait tomber "au dessous de
0,5%" en 2013.
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Vendredi 20
Avril 2012
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La
Grèce vouée à un
gouvernement de coalition après le 6 mai, selon les sondages
La Grèce devra se chercher un gouvernement de coalition après les
législatives du 6 mai, une alliance conservateurs-socialistes étant la
plus probable dans un contexte de grande incertitude, selon trois
sondages vendredi, les derniers publiables avant le vote.
Confirmant les tendances déjà dégagées ces dernières semaines, ces
sondages maintiennent la Nouvelle-Démocratie (ND) conservatrice d'Antonis
Samaras en première place, mais sans perspective de majorité absolue,
dans une fourchette d'estimations de 21,9% à 25,5% des voix.
Vainqueur des dernières élections mais contraint en novembre face à
l'aggravation de la crise économique et sociale à conclure une alliance
gouvernementale avec la ND, le Pasok socialiste est lui crédité de 17,1%
à 19,1% des votes, selon les estimations de ces sondages, des instituts
Kappa research Marc et RASS.
Son nouveau chef, l'ex-ministre des Finances Evangélos Vénizélos, est au
coude à coude avec M. Samaras en matière d'aptitude à gouverner. Il est
crédité de 15,1% à 26,7% d'avis favorables selon ces trois sondages,
contre une fourchette de 15,5% à 25,8% pour M. Samaras, la côte des deux
hommes enregistrant une légère hausse depuis mars.
A eux deux, ND et Pasok, associés pour maintenir la Grèce dans la zone
euro via la mise en œuvre d'une politique de rigueur dictée par l'UE et
le FMI, réussiraient à s'assurer une majorité absolue au parlement,
selon les projections des instituts.
Celles-ci se fondent sur une répartition du vote des indécis, chiffrés
par Kappa research au niveau record de 25,6% des électeurs à quinze
jours des élections.
Toutefois, sans projection sur les votes des indécis, Kapa research
établit le score des deux premiers partis à 33,2%, insuffisant pour une
majorité absolue sans recours d'autres formations.
Ces derniers sondages publiés confirment l'éclatement du paysage
politique et l'ampleur attendue du vote de protestation, avec l'entrée
prévue au parlement de dix partis, contre cinq en 2009, dans un éventail
allant de la gauche radicale aux néo-nazis. Réunis dans la formation
Chryssi Avghi, ces derniers sont crédités d'une irruption en fanfare,
avec de 4,3% à 5,2% des voix.
Selon Rass et Marc, la troisième place reviendrait à la gauche radicale
du Syriza (de 10,3% à 11% des voix), opposée aux recettes UE-FMI, tandis
que pour Kapa research, elle serait conservée à 10,6% par
l'ultra-orthodoxe parti communiste, KKE, prêt à une sortie de l'euro
pour obtenir un changement de politique.
Suit le nouveau parti populo-nationaliste des Grecs indépendants, crée
par un transfuge conservateur opposé à la cure de rigueur, avec de 7,7%
à 10,4% des voix.
En dépit de cette dispersion des voix, le "parti" des pro-euro garde
toute sa force, selon Kapa research, qui dégage une majorité de 77%
d'électeurs jugeant que le futur gouvernement "devra faire tout le
nécessaire pour que le pays garde la monnaie unique", contre 13% en
faveur d'un retour à la drachme.
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Vendredi 20
Avril 2012
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En Grèce, un millier d'entreprises disparaissent chaque semaine
Les petites et moyennes entreprises, auto-entrepreneurs et entreprises
familiales, qui représentent l'essentiel du tissu économique du pays,
payent un lourd tribut à la crise grecque. La Commission européenne
tente de remédier aux difficultés de financement dont elles souffrent.
Jusqu'à un millier d'entreprises individuelles auront mis la clé sous la
porte chaque semaine en Grèce au premier semestre 2012 en raison de la
grave crise dans laquelle s'enfonce le pays, a estimé vendredi la
Commission européenne, qui tente d'enrayer le problème.
"La Grèce fait face à une crise économique et sociale sans précédent qui
se reflète dans la situation des petites et moyennes entreprises: six
entreprises sur dix ont vu leurs revenus baisser en 2011 et 150.000
emplois ont été perdus", a indiqué la Commission dans un communiqué en
marge de la visite à Athènes vendredi du commissaire européen à
l'Industrie, Antonio Tajani. "On estime que pendant le premier semestre
2012, jusqu'à 1.000 petites entreprises auront fermé chaque semaine",
ajoute le communiqué, qui ne fournit pas d'estimations sur le nombre
d'entreprises parallèlement créées.
La Commission plaide en conséquence en faveur d'une aide accrue à ces
sociétés, auto-entrepreneurs et entreprises familiales, qui forment
l'essentiel du tissu économique grec. Depuis septembre dernier, l'Union
européenne via sa Task force pour la Grèce tente notamment de trouver
les moyens de remédier à l'assèchement du crédit dont souffrent les PME,
les banques, déficitaires, coupées des marchés et dépendantes de la BCE,
ayant suspendu les prêts. En mars, un fonds spécial de garantie, doté de
500 millions d'euros, a été créé par l'UE pour favoriser par le biais de
la Banque Européenne d'Investissement l'octroi de prêts aux PME à
hauteur d'un milliard d'euros.
Selon la Commission, en 2010, la Grèce comptait 742.600 très petites
entreprises, employant au total 2,512 millions de salariés, soit plus de
85% de l'emploi total du pays, un niveau record dans l'UE. Ces
structures produisent 35,3% de la valeur ajoutée du pays contre 21,8% en
moyenne dans l'UE. Avec 14% des salariés en moyenne en Grèce, contre 33%
dans le reste de l'Union, les grandes entreprises créent elles 28% de la
valeur ajoutée, ce qui souligne la faible productivité des petites
entreprises en Grèce, ajoute la Commission.
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Samedi 14 Avril 2012
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Après les 40 jours du Carême, les grecs orthodoxes ont célébré,
ce week-end, la mort, puis la résurrection du Christ. Cette fête, la
plus importante du calendrier orthodoxe, révèle une population
profondément chrétienne et attachée à ses traditions.
La "Megali Evsomada", ou Semaine Sainte est, en Grèce, plus importante
encore que les fêtes de Noêl. Elle correspond, en outre, à l’arrivée du
printemps. A Athènes, comme dans la plus reculée des îles grecques, se
dérouleront des cérémonies et processions réunissant une grande partie
de la population.
Les rituels sont immuables et débutent le vendredi saint, par le
rassemblement des fidèles commémorant l’enterrement du Christ.
Le samedi, à minuit, éclate le "Christos Anesti", l’annonce de la
résurrection du Christ. Chacun rejoint ensuite son foyer, une bougie
allumée à la main dont la flamme permettra de bénir du signe de croix
l’embrasure de la porte. Vient alors l’heure de déguster la délicieuse
maghiritsa, soupe traditionnelle à base d’abats de volailles et de
citron.
Dimanche, grande fête familiale autour de l’agneau pascal cuit à la
broche. Un festin qui se déroule, bien sûr, au rythme des danses, de la
musique et des chants !
Xristos Anesti ! Alifeos Anesti !
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Jeudi
12 Avril 2012
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Grèce: le taux de chômage
atteint 21,8 pour cent
ATHÈNES, Grèce - Le taux de chômage de la Grèce a atteint 21,8 pour cent
en janvier, ce qui représente 1 084 668 personnes sans emploi, a annoncé
jeudi l'Autorité grecque des statistiques.
Quelque 345 000 personnes ont perdu leur emploi entre janvier 2011 et
janvier 2012, soit près de 1000 par jour.
La Grèce reste engluée dans la récession pour la cinquième année
consécutive, une situation largement imputable à la cure d'austérité
draconienne imposée en contrepartie des plans d'aide internationaux
accordés au pays.
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Jeudi 05 Avril 2012
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La Grèce rend hommage au “martyr” de la place Syntagma
En Grèce, des centaines de personnes se sont rassemblées ce jeudi soir
sur la place Syntagma d’Athènes, là-même où un retraité s’est donné la
mort, mercredi. Une manifestation pour dire leur colère à l‘égard des
mesures d’austérité imposées par les bailleurs de fonds et qui seraient
à l’origine du geste désespéré du retraité. Quelques heurts ont éclaté
avec les forces de l’ordre. La veille, un rassemblement similaire avait
réuni près d’un millier de personnes.C’est à proximité d’un vieux
cyprès, sur la place emblématique de la mobilisation contre l’austérité,
que l’homme s’est suicidé. Depuis, de nombreux Grecs sont venus déposer
une bougie, une fleur ou un message et dire leur colère et leur
indignation.
“Tout le monde est affecté par ce qui s’est passé, affirme un
habitant d’Athènes. Les seuls qui ne le sont pas sont ceux qu’on trouve
là-bas”, dit-il en pointant du doigt le Parlement grec, là où ont été
votés les différents plans d’austérité.
Pour expliquer son geste, l’homme a laissé une lettre. La presse en a
publié des extraits ce jeudi.
Ainsi ces quelques mots : “Je ne trouve pas d’autre solution pour en
finir dignement avant de devoir commencer à faire les poubelles pour me
nourrir”. L’homme avait 77 ans.
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Mercredi
04 Avril 2012
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Grèce : les suicides de la crise
Pharmacien à la retraite, il
avait 77 ans, il croulait sous
les dettes, il a décidé de
mettre fin à ses jours en plein
jour, en plein centre d’Athènes.
Un suicide politique : dans une
note, l’homme accuse le
gouvernement grec d’ “anéantir
tout espoir de survie” avec ses
mesures d’austérité.
Depuis 2010 les retraites ont
été diminuées de 15%, et 20%
celles dépassant 1200€.
Du coup, le geste du pharmacien
dépasse la sphère de l’intime.
“C’est une honte, une grande
honte, ce pourrait être l’un
d’entre nous, de notre famille.
Nous faisons tous face à cela,
on va tous se suicider…
Aujourd’hui, j’ai reçu ma prime
de pâques, et au lieu de 400
euros, j’ai perçu 180 euros.
Comment je vais vivre avec ça???
“ s’inquiète cette femme.
En février, une grecque avait
provoqué l‘émoi, en menaçant de
se jeter par la fenêtre dans son
lieu de travail. Mère de famille
et fonctionnaire comme son mari,
elle venait d’apprendre leur
prochain licenciement. En 2010,
le taux de suicides en Grèce a
augmenté de 18%, en 2011 à
Athènes c’est 25% de plus. Une
épidémie dans un pays dont le
taux de suicides était le plus
bas de l’UE avant la crise.
Explication du psychiatre
Orestis Giotakos :
“20 pourcents des victimes de
suicide ne présentaient aucun
signe de désordre mental
auparavant, ce sont des gens qui
ont eu un incident traumatique
dans leur vie, ou un problème
financier grave, ou qui ont une
maladie à laquelle ils ne
peuvent faire face, et sous la
pression, ils choisissent cette
solution.”
Les suicides provoqués par la
crise ont aussi augmenté en
Italie. A Gela, en Sicile, une
femme de 78 ans s’est jetée par
la fenêtre ce mardi. Sa pension
avait été réduite de 800 à 600€
récemment,
ses enfants ont expliqué qu’elle
était angoissée de ne pas
pouvoir arriver à la fin du
mois.
Lundi, c’est un artisan
menuisier écrasé par les dettes
qui s’est pendu près de Rome.
Même motivation pour un petit
entrepreneur du bâtiment en
faillite qui s’est suicidé d’une
balle mercredi encore à Rome.
Et la semaine dernière, ce sont
deux hommes qui se sont immolés
pour de raisons similaires dans
le nord de l’Italie, ils s’en
sont sortis avec des graves
brûlures.
Au total on dénombre 15 suicides
et tentatives de suicide en
Italie pour des raisons
économiques en Italie les trois
premiers mois de 2012.
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Mardi
27 Mars 2012
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Les
élections législatives probablement anticipées au 6 mai
Les élections législatives anticipées en Grèce auront
lieu vraisemblablement le dimanche 6 mai, a déclaré ce
mardi un responsable gouvernemental à Athènes. «Aucune
décision n'a été prise pour le moment mais le 6 mai
paraît être une date très vraisemblable pour ces
élections», a indiqué à Reuters ce responsable, sous le
sceau de l'anonymat.
Le
gouvernement de techniciens du Premier ministre Lucas
Papadémos a été formé en novembre dernier avec pour
mandat de boucler les négociations sur le plan d'aide
financière de l'Union européenne et du FMI, puis
d'organiser des législatives.
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Lundi 26 Mars 2012

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La Grèce a 7 ou 8 mois pour redresser son économie
La Grèce dispose d'un délai de 7 à 8 mois pour redresser son économie et
utiliser les fonds débloqués par la zone euro avant que les craintes ne
reprennent sur les marchés, a estimé le conseiller économique du Premier
ministre grec lundi.
"Les mesures que nous adoptons maintenant commenceront à payer"
dans 7 à 8 mois, a jugé Gikas Hardouvelis, conseiller économique du
Premier ministre Lucas Papademos, dans un entretien au site internet
spécialisé Capital.gr.
"Dans le cas contraire, nous pourrions revenir là où (ce
gouvernement) a commencé, à un retour des craintes sur la Grèce", a-t-il
ajouté.
Au début du mois de mars, la Grèce a pu effacer quelque 105
milliards d'euros de sa dette grâce à une opération d'échange de titres,
soit 96% de son objectif, sur un total de 206 milliards d'euros
d'obligations détenues par les créanciers privés du pays.
Le succès rencontré par cette restructuration a ouvert la voie
au déblocage par la zone euro et le FMI d'un deuxième plan de
renflouement du pays, prévoyant le déblocage d'ici 2015 de nouveaux
prêts de 185 milliards d'euros, après ceux de 73 milliards déjà reçus
depuis mai 2010, lors du premier plan d'aide européen à la Grèce.
Selon M. Hardouvelis, ancien chef économiste chez Eurobank,
troisième banque du pays, le plan d'aide "écarte le danger... d'un
retour immédiat à la drachme". Mais "nous avons du chemin à faire pour
mettre le pays à l'abri de ce risque pour de bon", a-t-il nuancé.
Des élections anticipées auront lieu début mai en Grèce.
Les priorités du gouvernement avant la dissolution du Parlement
le 15 avril sont d'utiliser les fonds européens de façon à soutenir la
croissance et de recapitaliser les banques grecques qui ont subi des
pertes avec l'opération d'échange de titres, a ajouté M. Hardouvelis.
"Les banques en bonne santé doivent être recapitalisées avant
l'été" et de manière prioritaire par rapport aux établissements en
difficulté, car "les banques en bonne santé peuvent aider" au
redressement de l'économie, a-t-il estimé.
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Dimanche
25 Mars 2012

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Les commémorations de
l'indépendance sous haute protection policière
La Grèce commémore ce week-end
le soulèvement contre l'empire
ottoman (1821). Des défilés sont
prévus un peu partout dans le
pays. La police est en état
d’alerte. Des dérapages ont à
plusieurs reprises émaillé ces
derniers mois les célébrations
nationales.
Le 28 octobre dernier, le défilé
militaire commémorant le rejet
par la Grèce de l'ultimatum de
l'Italie fasciste en 1940 avait
du être annulé à cause des
manifestations violentes. Les
officiels ont été conspués. Des
projectiles avaient même été
tirés sur le président de la
république Karolos Papoulias.
Pour éviter de nouveaux
débordements, près de 3.000
policiers seront déployés rien
que pour le centre d'Athènes. Un
seul mot d’ordre : "tolérance
zéro". Le gouvernement grec
a donné des consignes en
prescrivant interpellations
préventives et intervention au
moindre incident.
Les stations de métro de
l’Acropole et de la place du
Parlement notamment seront
fermées dès le début de la
matinée.
Dès le traditionnel défilé des
écoles ce matin à Athènes et
jusqu'aux défilés militaires de
demain dans la capitale et tout
le pays, les accès au parcours
des cortèges seront placés sous
haute surveillance.
Dans plusieurs mairies de Grèce,
comme à Rhodes et Chios, les
autorités recommandent de ne pas
installer d’estrades.
La police redoute des dérapages
tant de la part de l'extrême
droite, en pleine ébullition en
vue des élections anticipées
prévues d'ici à la mi-mai, que
de la gauche radicale, qui
conteste depuis deux ans la
politique d'austérité. Depuis
des jours, l'internet grec
bruisse d'appels aux
rassemblements et protestations
émanant de ces mouvances.
Les défilés prévus commémorent
le soulèvement de 1821 qui a
abouti, après huit années de
guerre, à la fin de près de
quatre siècles de domination
ottomane.
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Mar di
20 Mars 2012
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La Grèce reçoit
un premier versement
La Grèce a reçu aujourd'hui un premier versement de prêts de 7,5
milliards d'euros du nouveau plan de renflouement mis au point par ses
créanciers de l'UE et du FMI pour lui éviter la faillite, a indiqué une
source du ministère des Finances.
La somme, 5,9 milliards versés par la zone euro et 1,6 par le Fonds
monétaire international, "ira à la couverture des obligations"
contractées par le pays surendetté, a ajouté cette source, sans
toutefois en préciser la répartition.
Cet argent a été débloqué après le feu vert de la zone euro et du FMI au
lancement du deuxième plan de renflouement du pays, d'un montant total
de 148 milliards d'euros (130 de l'UE et 18 du FMI) jusqu'en 2015, en
échange d'un durcissement de la cure de rigueur et de dérégulation
administrée depuis 2010.
Les 5,9 milliards européens proviennent d'une première tranche de 39,4
milliards d'euros que la zone euro a débloqué la semaine dernière pour
couvrir les besoins financiers du pays jusqu'à fin juin et servir à la
recapitalisation des banques grecques.
Le FMI a de son côté avalisé mi-mars l'attribution au pays d'une
nouvelle ligne de crédit globale de 18 milliards, sans préciser
toutefois leur ventilation d'ici 2015.
Ces prêts s'ajoutent à une première perfusion de 110 milliards d'euros
consentie en 2010, et à l'effacement de quelque 107 milliards de
créances publiques détenues par les prêteurs privés de la Grèce, via un
échange d'obligations, dont l'essentiel a été conclu le 12 mars.
Sans ces fonds et cette opération d'échange de dette, le pays était
menacé de cessation de paiement à l'échéance ce mardi d'obligations pour
un montant, avant restructuration, de 14,4 milliards d'euros qu'il
n'aurait pas été en mesure de rembourser.
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Dimanche 18 Mars 2012

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Evangelos Venizelos élu à la tête du PASOK
En Grèce, Evangelos Venizelos est élu à la tête du
PASOK, le parti de centre-guauche.
L’actuel ministre des finances devrait donc
prochainement démissionner.
Sans rival
pour ce scrutin, il succède à Georges Papandréou,
qui fut premier ministre de 2009 à 2011.
Evangelos
Venizelos s’est félicité du taux de participation,
compte-tenu du contexte de crise et de la méfiance
des Grecs vis-à-vis des socialistes.
“Notre pays a
des possibilités énormes qui sont à trouver dans les
esprits et les mains des Grecs, dans notre terre.”
a-t-il déclaré. “Mais il va falloir du travail, de
l’organisation, de l’unité, de la stabilité, de la
sensibilité, et un pouvoir de décision.” a-t-il
ajouté.
Des élections
législatives anticipées doivent se tenir entre fin
avril et début mai. Le PASOK
est en chute libre dans les sondages, car le parti
est jugé responsable des cures d’austérité
successives que subissent les Grecs depuis 2010.
L’extrême-gauche progresse, mais c’est le parti
conservateur qui est donné vainqueur.
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Jeudi
08 Mars 2012
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Grèce : l'accord avec
les créanciers salué
(Reuters) Les créanciers privés ont accepté d'effacer quelque 107
milliards d'euros de la dette publique du pays. Les Européens et le FMI
se réjouissent de ce pas sur « le chemin de la stabilisation ».
Athènes a
réussi à faire effacer plus de 100 milliards d'euros de
dette publique, et l'opération est saluée, vendredi, par
les Européens et le FMI.
Le
gouvernement grec a annoncé vendredi matin que 85,8% des
créanciers privés avaient accepté l'échange
d'obligations souveraines et que ce pourcentage
passerait à 95,7% avec l'emploi des clauses d'action
collective. Un total de 172 milliards d'euros de titres
a été présenté à l'échange, ce qui obligera les
créanciers à assumer des pertes pouvant atteindre 74% de
leurs avoirs obligataires.
Au total, banques, assureurs, fonds d'investissement et
fonds de pension vont perdre jusqu'à 107 des 206
milliards d'euros de dette qu'ils détenaient. En échange
d'une obligation d'un montant initial de 100, la Grèce
donnera aux créanciers des titres d'une valeur de 46,5
en renonçant au reste. Ils recevront des titres dont la
valeur sera inférieure de 53,5%. Il s'agira
d'obligations émises par le Fonds européen de stabilité
financière (FESF) pour 15% de la valeur initiale et de
nouvelles obligations grecques pour 31,5%. Les 53,5%
restants seront perdus.
La Grèce a
informé ses partenaires internationaux qu'elle avait
l'intention de mettre en œuvre les clauses d'action
collective à l'adresse de tout détenteur d'obligations
grecques relevant du droit grec et n'ayant pas accepté
l'échange. Le délai d'acceptation de l'offre d'échange
pour les obligations gouvernées par le droit
international et pour les obligations garanties par
l'Etat émises par des sociétés publiques est prolongé au
23 mars.
Le succès de la négociation est salué. Ainsi l'Institut
de la finance internationale (IFI), principal organisme
à avoir négocié au nom des créanciers, a souligné que «
les résultats de l'échange de dette et la réduction
connexe et sans précédent du nominal de la dette grecque
détenue par les créanciers privés, seront le catalyseur
du soutien financier du secteur public au nouveau
programme de réformes triennal de la Grèce».
François Baroin a lui aussi salué le «beau succès».
«C'est quelque chose qui nous permet à la fois de rester
sur une base volontaire qui évite le défaut, donc le
risque de faillite pour la Grèce, et qui nous permet
d'atteindre tous les objectifs que nous nous étions
fixés», a déclaré le ministre de l'Economie français.
Berlin a, de son côté, salué, par la voix du ministère
des Finances, un «grand pas sur le chemin de la
stabilisation et de la consolidation». Christine Lagarde
a également jugé l'accord « prometteur ».
Dès avant la
communication des résultats de l'opération, les Bourses
européennes, Wall Street,
l'euro, le pétrole avaient nettement progressé à mesure
que l'espoir de voir l'échange de dette se solder par un
succès grandissait.
L'échange
des titres de dette conditionne le déblocage par le
Fonds monétaire international et l'Union européenne
d'une aide de 130 milliards d'euros approuvée le mois
dernier. Si la Grèce ne reçoit pas les fonds avant le 20
mars, elle ne sera pas en mesure d'honorer 14,5
milliards d'euros de dettes arrivant à échéance et fera
défaut. Les ministres des Finances de la zone euro
doivent en principe s'entretenir ce vendredi après-midi
par téléconférence pour donner leur feu vert définitif
au déblocage de l'aide de 130 milliards d'euros. Ils
pourraient toutefois ajourner leur décision finale lors
de la réunion en bonne et due forme de l'Eurogroupe
lundi. Le Fond monétaire international a dit pour sa
part qu'il prévoyait de se réunir autour du plan de
sauvetage grec le 15 mars (au lieu du 13).
Le taux très
élevé d'acceptation, s'il est confirmé, pourrait
finalement inciter Athènes à ne pas activer les clauses
d'actions collectives, qui permettront de rendre
l'accord imposable à la totalité des détenteurs des 177
milliards d'euros de dette de droit grec en circulation.
Le problème sera plus complexe avec les 18 milliards
d'euros de dette de droit non grec. On s'attend à ce que
certains fonds spéculatifs saisissent les tribunaux à ce
sujet. Selon trois sources proches du dossier, une
partie de ces fonds ont déniche une faille juridique qui
pourrait, à leurs yeux, contraindre la Grèce à
rembourser une partie de sa dette.
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Samedi
03 Mars 2012
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Moody's abaisse la
note de la Grèce à "C"
L'agence Moody's a abaissé vendredi la note souveraine de la Grèce de
"Ca" à "C", soit le plus bas cran de son échelle de notation, après
l'accord sur l'échange de dette négocié dans le cadre du deuxième plan
de sauvetage consenti à Athènes.
Moody's, qui n'a pas assigné de perspective à la nouvelle note, souligne
dans un communiqué que l'échange de dette, qui implique une perte
attendue dépassant 70% pour les investisseurs, "correspond à (ses)
critères pour une note 'C'".
"La proposition d'échange de dette telle qu'elle a été présentée
implique que les créanciers privés qui y participeront subiront une
perte économique substantielle sur leurs avoirs de dette d'Etat
grecque", écrit l'agence.
"La décision de ne pas assigner de perspective sur la note grecque est
basée sur la très forte probabilité d'un défaut de l'Etat grec sur ses
obligations et sur le fait que 'C' est la note la plus basse sur
l'échelle de Moody's", poursuit-elle.
Moody's est la dernière des trois grandes agences de notation à réagir
au plan d'échange de dette grecque. Lundi, sa concurrente Standard &
Poor's a abaissé la note de la Grèce à "SD" (Défaut sélectif), et, une
semaine auparavant, Fitch Ratings avait attribué la note "C" au pays.
Dans le cadre de son deuxième plan de sauvetage de 130 milliards
d'euros, Athènes a officiellement lancé la semaine dernière son offre
d'échange d'obligations pour les créanciers privés.
L'opération, qui prévoit que les créanciers obligataires assument une
perte de 53,5% de la valeur nominale de leurs titres, soit une perte de
l'ordre de 74% estimée en valeur réelle, doit permettre à la république
hellénique de réduire son endettement public de 100 milliards d'euros
sur un total qui dépasse 350 milliards.
Mais Moody's doute que cela suffise à régler toutes les difficultés du
pays.
"Le plan de l'(Union européenne) et l'offre d'échange de dette va
réduire le fardeau de la dette de la Grèce, mais le risque d'un défaut
une fois que l'échange de dette aura été mené à bien reste élevé",
prévient l'agence.
"Moody's pense que la Grèce continuera de faire face à des problèmes de
solvabilité à moyen terme: son stock de dette continuera à dépasser
largement 100% de son PIB pendant plusieurs années; il est peu probable
que le pays puisse accéder au marché (de l'endettement) privé une fois
que le deuxième plan d'aide arrivera à son terme; et ses projets de
réformes économiques et budgétaires font toujours face à d'importants
risques d'application."
"Moody's estime actuellement que s'il doit y avoir des mouvements à la
hausse sur la note souveraine de la Grèce dans les semaines après
l'échange de dette, ils devraient être limités."
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Jeudi
01 Mars 2012
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Papademos a renoncé à son salaire depuis sa nomination
Le Premier ministre grec Lucas Papademos a renoncé à toucher un salaire
depuis sa nomination en novembre, sans l'avoir officiellement annoncé,
alors que le pays affronte une grave crise économique et financière,
a-t-on appris jeudi de source gouvernementale.
L'affaire a été révélée en marge d'une conférence de presse tenue à
Bruxelles où se trouve M. Papademos pour participer au sommet européen,
a rapporté jeudi le quotidien Ta Néa, une information confirmée à l'AFP
par cette source.
Selon Ta Néa, qui titrait en page intérieure "Lucas n'était pas payé",
le Premier ministre grec, non élu, a répondu à une question posée par un
journaliste allemand et indiqué qu'il avait pris "cette décision
personnelle" motivée "par la crise qui frappe la société grecque".
Ex vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) et gouverneur
de la Banque de Grèce, M. Papademos qui enseignait à Harvard avant sa
nomination, se trouve aux rênes du pays depuis le 11 novembre après la
démission de l'ex Premier ministre socialiste Georges Papandréou.
Arrivé en pleine crise politique, il a dû négocier un accord à l'arraché
entre trois partis, socialiste, droite et extrême-droite, pour former un
gouvernement de coalition face à l'urgence et la gravité de la situation
en Grèce, menacée de faillite et de sortie de la zone euro.
Le Premier ministre a, à plusieurs reprises, déclaré que son mandat
était limité dans le temps et ne visait qu'à achever de négocier
l'opération de restructuration partielle de la dette du pays et le
versement d'un nouveau prêt européen de 130 milliards d'euros sur trois
ans, dont le feu vert devrait en principe être donné lors du sommet
européen de jeudi.
Sans cette aide, le pays risque le défaut de paiement d'ici la fin du
mois.
Mais elle est accordée en échange d'un nouveau train de mesures de
rigueur comprenant baisses de salaires et de retraites qui affectent
tous les Grecs.
A la mi-février, le président de la République grecque Carolos Papoulias
avait également décidé de renoncer à son salaire par solidarité avec le
peuple grec.
Des élections anticipées sont en principe prévues en Grèce fin avril.
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Jeudi
01 Mars 2012
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La Grèce refuse un commissaire européen dédié à sa reconstruction
La Grèce comme d’habitude. La grande place devant le
parlement d’Athènes était une fois de plus occupée
hier par des Grecs dénonçant cette austérité imposée
par les créanciers du pays, une austérité qui prend
leurs vies à la gorge. Seule note positive cette
fois, c’est en chanson et sans violence que les
protestations se sont déroulées.
Pendant ce temps,
leur Premier ministre était à Bruxelles pour
rencontrer le président de la Commission européenne
José Manuel Barroso. Lucas Papademos en a profité
pour opposer une fin de non recevoir à la
proposition de Jean-Claude Juncker. Le président de
l’Eurogroupe a suggéré de créer un poste de
Commissaire européen spécifiquement chargé de la
reconstruction de la Grèce. “Non merci” a dit Lucas
Papademos qui a réaffirmé que son pays respecterait
ses engagements en matière de réformes et de mesures
d’austérité.
Cette rencontre s’est déroulée à la veille d’un
sommet des ministres des Finances de la zone euro.
Sommet au cours duquel le nouveau traité européen de
discipline budgétaire devrait être signé.
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Mardi
21 Février 2012
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Second plan de sauvetage de 237 milliards d'euros
Les pays de la zone euro se sont mis d’accord mardi matin
sur un nouveau plan de sauvetage sans précédent de la Grèce
de 237 milliards d’euros au total afin d’éviter une faillite
du pays aux conséquences imprévisibles pour toute l’Europe.
L’accord, qui est toutefois loin de régler tous les
problèmes de la Grèce engluée dans la récession, est
intervenu dans la nuit au terme plus de treize heures de
tractations entre les ministres des Finances de l’Union
monétaire, a annoncé leur chef de file Jean-Claude Juncker.
"L’accord de grande ampleur" doit permettre "de garantir
l’avenir du pays dans la zone euro", a-t-il déclaré à la
presse, alors que de nombreux économistes pensent que le
pays est condamné à terme à la quitter.
Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn,
a émis l’espoir de son côté que les mesures décidées
permettraient au pays "de prendre un nouveau départ".
Le plan comprend d’une part un volet d’aide publique, des
prêts pour l’essentiel, à hauteur de 130 milliards d’euros
jusque fin 2014, après un premier programme de soutien en
faveur du pays décidé en mai 2010 qui avait atteint déjà 110
milliards d’euros.
L’autre volet porte sur un effacement de la dette de la
Grèce détenue par ses créanciers privés, banques et fonds
d’investissement. Ils doivent accepter une perte de 53,5% au
final, soit un effort accru par rapport à l’objectif initial
qui était de 50%. Cela doit permettre de réduire la dette du
pays d’un montant de 107 milliards d’euros, un record dans
l’histoire économique mondiale. Cela dépasse de loin la
restructuration de la dette de l’Argentine, dont la dette
atteignait 82 milliards de dollars (73 milliards d’euros
environ au cours de l’époque) lorsqu’elle avait fait défaut,
en janvier 2002.
Grâce à ce plan de soutien, la Grèce devrait être en mesure
de faire face à une échéance de remboursement de 14,5
milliards d’euros qui tombe le 20 mars et ainsi d’éviter le
défaut de paiement. A condition toutefois que les banques
répondent en nombre suffisant à l’appel. Elles se verront
offrir en échange de leurs titres de dette grecque actuels
de nouvelles obligations grecques de valeur inférieure ainsi
que des titres émis par le Fonds de secours de la zone euro.
Athènes s’est dit "très satisfait" du résultat. Le
gouvernement grec avait rempli sur le papier sa part du
contrat en se pliant aux exigences de ses créanciers
publics. Le gouvernement grec a adopté un nouveau plan
d’austérité au prix de violentes manifestations dans la rue
et de nouvelles turbulences politiques.
Un plan d’économies douloureux de 3,3 milliards d’euros pour
cette année a été adopté, prévoyant une réduction du salaire
minimum et une limitation des retraites notamment.
Les chefs des deux partis de la coalition au pouvoir,
socialistes et Nouvelle Démocratie (droite), se sont engagés
par écrit à respecter les promesses faites d’économies
budgétaires et de réformes y compris après les élections
législatives anticipées, qui devraient se tenir en avril.
Les négociations ont toutefois traîné en longueur car les
principaux bailleurs de fonds de la Grèce ont mis le doigt
sur un trou de plusieurs milliards d’euros à combler pour
parvenir à réduire la dette grecque à 120% du PIB d’ici
2020. C’est l’objectif fixé par le Fonds monétaire
international et certains pays de la zone euro, comme
l’Allemagne et le Luxembourg, afin de considérer la dette
grecque comme soutenable sur le long terme.
Au final, le plan de sauvetage permettra de réduire
l’endettement grec à hauteur de 120,5% d’ici 2020. La Grèce
fera en contrepartie l’objet d’une surveillance encore
renforcée à Athènes de la part de ses créanciers, de la
Commission européenne en particulier, pour s’assurer qu’elle
ne dévie pas des objectifs fixés.
Les tractations ont été rendues difficiles par le fait que
de nombreux pays doutaient, en dépit des promesses répétées,
de la capacité de la Grèce à réaliser les réformes
nécessaires, d’autant que les élections législatives à venir
sont susceptibles de rebattre les cartes.
Le pays lui-même est miné par la récession économique, avec
cinq années consécutives de recul du Produit intérieur brut,
et la population a de plus en plus de mal à accepter les
coupes budgétaires successives exigées par les créanciers.
De nombreux économistes doutent dans ce contexte que le
nouveau plan de sauvetage soit le dernier chapitre de la
crise grecque. Ils redoutent que le pays ait rapidement
besoin d’argent frais supplémentaire, ou soit contraint à
quitter la zone euro, soit parce qu’il ne sera pas en mesure
de réaliser les réformes promises ou parce que l’austérité
va le maintenir englué dans la récession.
Pour parvenir à maintenir l’objectif de ramener le ratio de
dette publique grecque à 120% de son PIB en 2020, sans
augmenter les prêts des gouvernements qui refusaient de
remettre la main à la poche, les ministres des Finances de
la zone euro ont dû opter pour d’autres solutions. Cela
passera par une réduction des taux d’intérêts sur les prêts
consentis par les créanciers publics à la Grèce dans le
cadre de son premier plan de sauvetage de mai 2010, et par
une implication des banques centrales nationales de la zone
euro dans l’effort. Les banques ont elles accepté une
"décote" (perte) plus importante que prévu.
L’opération a été délicate car l’effort des banques doit
rester volontaire, sous peine de déboucher sur un défaut de
paiement pur et simple de la Grèce.
En outre, ce plan d’effacement de la dette doit être lancé
d’ici la date-limite de mercredi pour éviter à la Grèce de
sombrer dans la faillite d’ici à l’échéance du 20 mars.
Les regards se tournent aussi désormais vers le FMI qui
semble disposé à participer à l’aide publique de 130
milliards d’euros, mais pour un montant toutefois encore non
chiffré. Le Fonds prendra sa décision dans la deuxième
semaine de mars, a dit sa directrice générale, Christine
Lagarde.
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Dimanche
19 Février 2012

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3.000 personnes manifestent avant la réunion cruciale de l’Eurogroupe
Plus de 3 000 personnes se sont rassemblées dimanche, selon la police,
dans le centre d’Athènes pour protester contre le nouveau tour de vis de
rigueur compris dans le plan de sauvetage de la Grèce, qui doit être en
principe avalisé lundi à Bruxelles par la zone euro.
Une semaine après
des manifestations massives et violentes, qui
ont accompagné l’adoption par le parlement du
mémorandum négocié avec les créanciers du pays,
UE et FMI, imposant des économies de 3,2
milliards d’euros pour 2012, les syndicats du
privé GSEE et du public Adedy appelaient
dimanche à poursuivre « la lutte contre
l’austérité ».
Plus de 3.000 personnes, selon la police, ont
manifesté ce dimanche dans le centre d’Athènes
dans deux rassemblements séparés contre les
récentes mesures d’austérité prises par la Grèce
pour sécuriser un nouveau plan d’aide de la zone
euro destiné à lui empêcher de faire faillite.
Un premier rassemblement de 1.500 personnes,
selon la police, a eu lieu en fin matinée sur la
place Syntagma devant le Parlement à l’appel des
syndicats.
Sur la place Syntagma devant le parlement,
les banderoles critiquaient les coupes
salariales, surtout la baisse de 22 % du salaire
minimum (740 euros actuellement), adoptées par
le gouvernement de coalition réunissant la
droite (Nouvelle-Démocratie) et les socialistes
(Pasok).
« Le consensus national est une combine,
la pauvreté et la faim n’ont pas de nationalité
» indiquait une banderole sous-titrée en anglais
: « All of us we are Greeks, Merkel and
Sarkozy are freaks ».
Propriétaire de taxi, Gregoris Militis, 52
ans explique qu’il est venu manifester car son
chiffre d’affaires a baissé de 65 % par mois.
« Les gens ne prennent plus le taxi que pour
les urgences, je suis contre la politique du
memorandum qui conduit à l’impasse. Il faut que
tout le monde soit dans la rue » dit-il.
Second rassemblement
en fin d’après-midi
Un second rassemblement sur les mêmes lieux
d’environ 2.000 personnes a eu lieu dimanche en
fin d’après-midi à l’appel des mouvements de la
gauche radicale.
« Ni élections ni gouvernement de
coalition, on peut les vaincre dans les rues
», était inscrit sur une banderole des
manifestants.
Le gouvernement actuel de coalition entre la
droite de la Nouvelle-Démocratie et les
socialistes du Pasok prévoit des élections
législatives anticipées d’ici à fin avril après
la mise en oeuvre du nouveau plan européen de
sauvetage du pays.
Ces manifestations interviennent après une
semaine de course contre la montre pour le
gouvernement grec, qui, sous intense pression
européenne, a finalisé de nouvelles mesures de
rigueur dans le budget 2012, une des conditions
préalables pour obtenir le déclenchement du
deuxième plan de sauvetage du pays comprenant un
prêt international de 130 milliards d’euros et
un plan de restructuration et d’effacement de
dette. Faisant suite à un premier prêt en 2010,
le second est vital pour la Grèce, menacée de
faillite dans un mois, à l’échéance d’une
obligation de 14,5 milliards d’euros.
L’Allemagne et les autres pays « durs
» de la zone euro, bénéficiant d’une notation
financière triple AAA, Finlande, Pays-Bas et
Luxembourg, n’ont cessé d’avertir Athènes
qu’elle devrait se conformer à leurs demandes,
qui outre l’approbation de mesures d’austérité
comprenaient aussi des lettres d’engagement des
deux partis gouvernementaux sur la politique
d’austérité, qui ont finalement été envoyées
mercredi à Bruxelles.
Samedi, le conseil des ministres a approuvé
des coupes supplémentaires dans les retraites
principales et supplémentaires pour combler un
trou de 325 millions d’euros dans le budget de
2012, comme l’exigeait UE et FMI.
Selon un projet de loi, qui doit être débattu
au parlement la semaine prochaine, les pensions
des retraites principales supérieures à 1.300
euros par mois seront réduites de 12 %, après de
premières coupes de l’ordre de 10 % imposées en
2010. Seule exception, les retraites des marins
qui seront baissées de 7 %.
Les experts de la zone euro (Euroworking)
devaient se réunir dimanche pour préparer la
réunion des ministres des Finances de lundi au
cours duquel le gouvernement grec attend le feu
vert du nouveau prêt, selon cette source.
Le climat au sein de la zone euro s’est apaisé
vendredi à la suite d’une conversation
téléphonique, sur initiative du chef du
gouvernement italien Mario de M. Monti, entre ce
dernier la chancelière allemande Angela Merkel
et le Premier ministre grec Lucas Papademos.
Tous les trois ont exprimé leur espoir de
parvenir lundi à un accord au sein de l’Eurogroupe
sur le déblocage du prêt à Grèce, qui a pris
d’important retard face à la situation cruciale
du pays.
« Dernier round pour l’accord »,
titrait dimanche le journal libéral grec
Kathimérini, soulignant que « le but du
gouvernement est de lancer l’offre pour les
nouvelles obligations des banques créancières
d’ici le 8 mars ».
Outre le nouveau prêt, le plan de sauvetage
prévoit l’effacement de 50 % de la dette privée
du pays, soit 100 milliards d’euros, et
l’émission de nouvelles obligations pour la
dette restant.
M. Papademos a réitéré samedi lors du conseil
des ministres que « le temps pressait
particulièrement pour la mise en oeuvre du
nouveau programme » d’assainissement de
l’économie.
Pour l’opposition de la gauche communiste et
radicale, les mesures successives de rigueur
n’ont conduit qu’à la récession, qui se poursuit
pour la cinquième année consécutive et renforce
la tutelle des Européens sur la Grèce.
« Gendarmes cerbères, des commissaires
dans tous les ministères », titrait
dimanche le quotidien Ethnos (centre-gauche)
allusion aux experts européens présents dans
tous les ministères pour contrôler les comptes
du pays.
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Lundi
13 Février 2012
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Vers une redistribution des cartes dans le paysage politique ?
En Grèce, la fin de la crise
économique et politique n'est
pas pour demain. Le porte-parole
du gouvernement a confirmé ce
lundi 13 février la tenue
d'élections législatives
anticipées en avril prochain. Ce
scrutin s'annonce mouvementé
tant les équilibres politiques
en place sont en train d'être
bousculés par un peuple en
colère.
Des élections anticipées :
c'était ce qu'avait promis
le gouvernement Papademos
lorsqu'il a été formé dans
l'urgence, en novembre
dernier, car ce gouvernement
de coalition dirigé par un
ancien gouverneur de la
Banque de Grèce ne
correspond à aucun mandat
des électeurs. Le scrutin
avait d'abord été annoncé
pour février puis, devant
les difficultés des
négociations autour de
l'effacement d'une partie de
la dette et de la mise en
route d'un nouveau plan
d'austérité, il avait été
repoussé.
C'est donc officiel : ce
sera pour avril. Et ce
seront sans nul doute les
élections les plus
incertaines que la Grèce
aura connues depuis la fin
de la dictature en 1974. Car
le bipartisme, qui a marqué
la vie politique ces 30
dernières années,
socialistes du Pasok d'un
côté, droite de Nouvelle
démocratie de l'autre, est
en train de voler en éclats.
D'après un sondage paru la
semaine dernière, le Pasok
est même passé sous la barre
des 10% d'intentions de
vote.
Preuve de cet égarement, un
nombre inattendu de députés
ont refusé dimanche de
suivre la discipline de
parti lors du vote sur la
cure d'austérité, et ils
sont une vingtaine de chaque
côté à s'être retiré de
leurs groupes
parlementaires. Une chose
est certaine, on va assister
dans les prochains mois à
une recomposition du paysage
politique grec, où les
partis de gauche, des
communistes à la gauche
réformatrice, pourraient
jouer un rôle important. Ils
n'ont d’ailleurs jamais été
aussi haut dans les
sondages.
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Dimanche
12 Février 2012



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Les députés
choisissent l'euro et votent l'austérité, Athènes s'enflamme
La Grèce a choisi dimanche d'accepter l'austérité imposée par ses
créanciers afin de pouvoir échapper à la faillite et rester dans la zone
euro, après un vote du parlement en faveur d'un programme de rigueur
draconienne violemment contesté lors de spectaculaires manifestations.
Après un débat en procédure d'urgence au parlement, le programme a été
adopté par 199 voix de majorité sur un total de 300 députés, dont 278
présents, dans une enceinte où le gouvernement de coalition
socialistes-conservateurs pouvait théoriquement compter sur 236 voix.
Les membres du gouvernement avaient solennellement mis en garde contre
des scénarios d'apocalypse ou de "chaos" pour la Grèce, si les députés
votaient contre le programme, en affirmant que le pays serait alors
conduit à se déclarer rapidement en cessation de paiement, et à sortir à
plus ou moins long terme de l'euro.
Le chaos, il était dans les rues de la capitale.
De violentes manifestations réunissant 80.000 personnes à Athènes selon
la police, ont littéralement enflammé Athènes, avec une quarantaine de
départs de feu ou incendies dans des bâtiments ou équipements du centre,
selon un communiqué du ministère de la Protection du citoyen. Une
boutique d'articles culinaires de luxe a été ravagée par les flammes,
les pompiers éprouvant des difficultés à se frayer un passage au milieu
de rues où s'affrontaient les forces de l'ordre et des bandes de
manifestants encagoulés.
A Athènes, le ministère de la Santé a recensé 54 personnes blessées. A
Salonique, les manifestations ont rassemblé 20.000 personnes et la
police a recensé six banques endommagées.
A peine la manifestation contre le plan proposé aux députés avait-elle
commencé vers 15H00 GMT que les premiers incidents ont démarré lorsqu'un
groupe de contestataires regroupés devant le parlement a fait pression
sur l'important cordon policier disposé autour du bâtiment. La police a
aussitôt riposté en faisant usage de gaz lacrymogènes. Les manifestants
se sont alors retirés dans les rues adjacentes, qui se sont transformées
en champs de bataille: des manifestants jetaient des pierres, des
morceaux de marbre et des cocktails Molotov sur les forces antiémeutes
qui répliquaient avec des jets de gaz lacrymogènes.
Des personnes encagoulées ont brisé des vitrines de magasins sur les
grandes avenues du centre.
Les contestataires avaient commencé à affluer sur la place Syntagma en
début d'après-midi à l'appel des deux grandes centrales syndicales
grecques, la GSEE pour le privé et l'Adedy pour le public, ainsi que de
la gauche radicale. "Les députés s'apprêtent à voter des mesures qui
vont conduire à la mort de la Grèce (...) mais le peuple ne va pas
céder", s'est exclamé le compositeur grec Mikis Theodorakis qui s'est
joint aux contestataires à Athènes, juste devant le Parlement.
A l'intérieur du parlement, dont les abords étaient gardés par quelque
3.000 policiers, les discussions ont été très vives, marquées par de
fréquents incidents de séance entre les rangs gouvernementaux et
l'opposition de gauche.
Visiblement tendu, le ministre des Finances Evangélos Vénizélos, qui
mène depuis des semaines des négociations difficiles avec les créanciers
du pays, avait rappelé aux députés que le programme devait être adopté
dimanche soir pour éviter la faillite. Il a souligné que l'Eurogroupe,
qui pourrait se réunir mercredi, réclamait un vote positif des députés
en préalable au déblocage du deuxième plan de sauvetage du pays,
combinant renflouement via des prêts publics de 130 milliards d'euros et
désendettement via l'effacement de 100 milliards d'euros de créances.
Le pays espère entamer cette dernière opération avec ses créanciers
privés d'ici au 17 février, a précisé M. Vénizélos. Le représentant des
créanciers privés, Charles Dallara, avait lui aussi appelé les députés à
voter oui, et prévenu que la Grèce n'avait plus une minute à perdre,
dans un entretien avec le quotidien Kathimérini.
Avant le vote, le président du parti de droite Nouvelle Démocratie,
Antonis Samaras, et celui du parti socialiste Georges Papandréou ont
appelé à la tribune les députés à voter en faveur du paquet d'austérité,
un des votes les plus "difficiles de l'histoire" en raison des
contraintes qu'il impose au peuple grec, selon M. Samaras. Chacun des
deux partis a prononcé l'exclusion d'une vingtaine de députés qui ne
sont pas conformés aux consignes de vote.
Le Premier ministre Lucas Papademos a condamné la violence et les
destructions qui ont eu lieu, tout en soulignant l'importante du choix
fait par les parlementaires: "avancer avec l'Europe et la monnaie
unique" ou "précipiter le pays dans la misère, la banqueroute, la
marginalisation et l'exclusion de l'euro". Sans cet aval, la Grèce
n'avait aucune chance de recevoir le moindre centime d'aide pour éviter
un défaut de paiement incontrôlé en mars, à l'échéance de créances de
14,5 milliards d'euros.
Juste avant le vote, les ministres allemands des Finances et des
Affaires étrangères avaient accentué les pressions sur Athènes. "Les
promesses de la Grèce ne nous suffisent plus. Ils doivent, lors d'un
nouveau programme, d'abord mettre en œuvre les parties de l'ancien
programme et économiser", avait déclaré le ministre des Finances
Wolfgang Schäuble.
Mais le plan d'austérité accepté en échange du renflouement et du
désendettement ouvre la voie à une chute brutale des salaires dans le
privé, censée redonner de la compétitivité aux entreprises du pays.
Les syndicats ont jugé que ce plan faisait le "tombeau de la société",
tandis que la gauche communiste et radicale a réitéré au parlement sa
demande d'élections immédiates, considérant que la Grèce n'a rien à
perdre à mettre ses créanciers au défi de la lâcher. L'accord
gouvernemental affiché jeudi sur ce plan s'était vite fissuré, avec la
démission dès le lendemain de six membres du gouvernement: deux
socialistes et quatre cadres de la formation d'extrême droite Laos, qui
avait rallié en novembre le gouvernement de coalition.
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Vendredi 10 Février 2012



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Nouvelle grève générale de 48 heures contre la cure de rigueur
Les deux grandes centrales syndicales grecques, Adedy pour le public et
GSEE pour le privé, ont appelé jeudi 9 février à une grève générale de
48 heures vendredi et samedi contre les nouvelles mesures de rigueur
réclamées par l'UE et le FMI en échange d'un nouveau prêt.
"Nous appelons à une grève
générale vendredi et samedi aux côtés du syndicat de la fonction
publique", a indiqué un porte-parole de la GSEE, confédération syndicale
du secteur privé, après une nuit de réunion marathon des trois partis de
la coalition gouvernementale sur le nouveau plan de rigueur.
Mardi, plus de 20.000
personnes ont manifesté à Athènes et Salonique, à l'occasion de la
première grève générale de l'année contre la nouvelle potion de rigueur
qui se profile pour la Grèce.
Le socialiste Georges
Papandréou, le conservateur Antonis Samaras et le leader d'extrême
droite Georges Karatzaferis se sont mis d'accord dans la nuit de
mercredi à jeudi sur "tous les points du plan sauf un". Le Premier
ministre grec Lucas Papademos espère boucler un accord avec eux avant
une réunion de l'Eurogroupe prévue jeudi soir à Bruxelles.
La
Grèce exposée à un défaut de paiement en mars
Le soutien de tous les
membres de la coalition gouvernementale à l'ensemble des mesures
réclamées à la Grèce est la condition pour décrocher un deuxième prêt
international vital.
Sans
cette nouvelle aide, d'au moins 130 milliards d'euros, la Grèce s'expose
à un défaut de paiement le 20 mars.
Le
ministre des Finances Evangélos Vénizélos, qui a quitté Athènes pour
Bruxelles jeudi, espère que les ministres des Finances de la zone euro
prendront une "décision positive" sur ce nouveau plan d'aide. Selon le
porte-parole du gouvernement Pantelis Kapsis, il ne reste plus que "600
millions d'euros" d'économies à trouver "dont 325 millions seront
réalisés par des abaissements de retraites".
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Jeudi 09 Février 2012

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La zone
euro pose un ultimatum avant toute nouvelle aide financière
La zone euro a décidé jeudi de reporter son feu vert à une nouvelle aide
cruciale à la Grèce en lui donnant moins d'une semaine pour remplir
plusieurs conditions, dont de nouvelles économies budgétaires à trouver,
a annoncé le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.
"En dépit des progrès
importants réalisés ces derniers jours, nous n'avons pas eu tous les
éléments nécessaires sur la table pour prendre des décisions" dans
l'immédiat, a dit M. Juncker à l'issue d'une réunion de ce forum des
ministres des Finances de l'Union monétaire à Bruxelles.
Une nouvelle réunion de
l'Eurogroupe, le forum des ministres des Finances de l'Union monétaire,
est prévue mercredi prochain pour approuver l'aide à la Grèce, sous
réserve que les conditions posées soient remplies.
M. Juncker en a fixé
trois. En premier lieu, le parlement grec va devoir d'abord approuver
dimanche le plan de rigueur sur lequel les partis politiques grecs et
les représentants des créanciers publics de la Grèce, réunis au sein de
la "troïka" (UE-BCE-FMI), se sont mis d'accord sur le principe dans la
journée.
En outre, "des économies
supplémentaires à hauteur de 325 millions d'euros" vont devoir être
trouvées par le gouvernement grec dans le budget 2012 du pays, et ce
"d'ici mercredi", a dit M. Juncker.
Enfin, la zone euro exige
que les partis de la coalition au pouvoir à Athènes apportent de "fortes
garanties politiques" sur leur soutien au plan de rigueur, a-t-il
précisé. "Nous voulons des engagements réels" sur les réformes qui sont
menées, a souligné M. Juncker, alors que la patience des pays de la zone
euro est à bout.
Ils accusent le
gouvernement grec de ne pas remplir toutes les promesses d'économies
budgétaires et de réformes promises en échange des prêts internationaux.
Le président de l'Eurogroupe a reconnu qu'il y avait eu "des échanges
vifs" lors de la réunion des ministres de la zone euro de jeudi, sans
donner plus de détails.
Le report survient alors
que dans la journée les partis grecs de la coalition au pouvoir avaient
pourtant trouvé in extremis un accord sur un nouveau plan de rigueur
exigé par les créanciers étrangers du pays (FMI et Européens).
La Grèce négocie depuis
des semaines sur deux plans en parallèle. Elle espère un nouveau
programme de prêts européens de 130 milliards d'euros et cherche à
obtenir de ses banques créancières une réduction de sa dette à hauteur
de 100 milliards d'euros. Ce plan de soutien est essentiel si la Grèce
veut espérer éviter un défaut de paiement le 20 mars, date à laquelle
pays doit rembourser des emprunts en cours très importants.
Le commissaire européen
aux Affaires économiques, Olli Rehn, a indiqué que "le temps commence à
manquer" pour parvenir à un accord global mais que "nous sommes encore
dans les temps".
Il a aussi indiqué que la
proposition franco-allemande de créer, dans le cadre du nouveau
programme d'aide, un compte bloqué spécial pour s'assurer du
remboursement de la dette grecque, était sérieusement envisagée. L'idée
est "étudiée par la Commission" qui la considère comme "une possibilité
envisageable", ainsi que par les experts de la zone euro, a-t-il dit.
M. Rehn a aussi annoncé
la présentation la semaine prochaine de "propositions détaillées" pour
renforcer les "mécanismes de surveillance" européens en Grèce des
réformes promises, au risque de renforcer le mécontentement de l'opinion
dans le pays face à ce qui est perçu par beaucoup comme une tutelle
extérieure.
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Mardi 07 Février 2012



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première
grève générale de l'année contre un nouveau plan de rigueur
AFP -
La Grèce tournait au ralenti mardi matin,
en raison d'une grève générale appelée par les deux principaux syndicats
du privé et du public, la première de l'année, pour protester contre un
nouveau train de mesures d'austérité en cours de négociation avec les
créanciers du pays.
Sous le mot d'ordre, "Ca suffit, on ne peut plus", les sympathisants de
la centrale du privé (GSEE, 700.000 adhérents) et de celle du public (Adedy,
350.000) vont se rassembler en fin matinée à Syntagma, la place centrale
d'Athènes, théâtre de manifestations massives depuis le début de la
crise, il y a deux ans.
Les écoles, les ministères fonctionnaient au ralenti ainsi que les
hôpitaux. A Athènes, le métro n'a commencé de fonctionner qu'à 08H00
GMT, et les bus à 07H00 GMT.
En raison de la participation des marins à la grève, les bateaux doivent
rester à l'ancre pour 24 heures tandis que les chemins de fer, y compris
les trains de banlieue, ne vont également pas fonctionner pendant toute
la journée de mardi.
En revanche, aucune annulation n'est prévue dans le transport aérien,
les contrôleurs aériens ne participant pas au mouvement.
Les syndicats protestent contre le projet de réduction du salaire
minimum, de coupe dans les retraites complémentaires demandées au pays
en échange d'un prêt international de 130 milliards d'euros décidé en
octobre à Bruxelles.
Le Premier ministre Lucas Papademos a eu de nouveau une rencontre lundi
tard le soir avec la délégations de la troïka, BCE, UE et FMI, pour
tenter d'essayer de renégocier les mesures de rigueur, qui provoquent
l'ire des chefs des partis de la coalition gouvernementale et des
syndicats
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Mardi 07 Février 2012
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Un compte bloqué pour forcer Athènes à rembourser sa dette ?
Le débat sur la mise sous tutelle d'Athènes se poursuit en sourdine...
Si cette idée, venue d'Allemagne il y a deux semaines, n'est plus
évoquée ouvertement, les pays européens cherchent néanmoins à obtenir le
plus de garanties possibles de la part d'Athènes, avant de débloquer le
2ème plan d'aide de 130 Milliards d'Euros. Si Athènes n'obtient pas
cette nouvelle aide, la Grèce ne pourra pas rembourser les 14,5
Milliards d'Euros de dette dûs au 20 mars, ce qui entraînerait sa
faillite officielle...
Après 3 semaines de discussions infructueuses entre Athènes et ses
créanciers, les bailleurs de fonds ont brusquement élevé le ton ces
derniers jours... Hier, à l'issue d'un conseil des ministres
franco-allemand à l'Elysée, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont
clairement menacé de ne pas accorder de nouveau soutien si le
gouvernement grec n'adoptait pas de nouvelles économies et réformes
structurelles.
Nicolas Sarkozy a ainsi affirmé qu'il "n'y aura pas de déblocage de
fonds si ces décisions de réforme ne sont pas prises". Dans la foulée,
les dirigeants français et allemand ont évoqué un projet consistant à
faire verser les intérêts de la dette de la Grèce sur un compte bloqué.
"Comme cela, nous serons sûrs que cet argent sera durablement
disponible", a affirmé Angela Merkel.
Ce compte bloqué, proposé par Berlin et Paris, pourrait loger une partie
des prochaines tranches d'aide, qui ne seraient plus versées directement
à Athènes comme par le passé... Les créanciers seraient alors assurés
d'être remboursés, tandis qu'Athènes n'aurait d'autres choix que
d'appliquer les réformes promises... La Commission européenne, le FMI et
plusieurs pays de l'union auraient déjà donné leur accord à ce projet
qui "retirerait l'épée de Damoclès de la faillite" tout en maintenant la
pression sur Athènes pour tenir ses engagements, selon une source citée
ce matin par le 'Financial Times'.
Pendant ce temps, le bras de fer se poursuit entre Athènes et ses
créanciers. Hier soir, le ministre des Finances grec, Evangelos
Venizelos, a qualifié les négociations en cours de "tellement difficiles
que dès qu'un chapitre est clos, un autre s'ouvre"... Attendu pour la
semaine dernière, puis pour lundi, cet accord pourrait intervenir demain
(une réunion extraordinaire de l'Eurogroupe est envisagée), ou à défaut,
avant la fin de la semaine, selon des proches du dossier...
Sur place en Grèce, une nouvelle grève générale est organisée
aujourd'hui à l'appel des deux principaux syndicats du privé et de la
fonction publique. Au même moment, les chefs des trois principaux partis
politiques doivent se retrouver ce mardi pour une réunion de
conciliation, qui aurait dû se tenir hier... Les dirigeants politiques
sont sous pression de la troïka (Union Européenne, BCE et FMI) pour
signer un projet de nouvelle cure d'austérité, comprenant notamment une
baisse de 22% du salaire minimum, 3 MdsE de nouvelles taxes et un coup
de rabot supplémentaires sur les retraites complémentaires...
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Lundi 30 Janvier 2012
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Mardi 24 Janvier 2012
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La Grèce sous le choc après la mort de Theo Angelopoulos
Les médias alimentaient aussi une controverse
sur le temps mis par l'ambulance pour arriver
sur les lieux, de trente-cinq à quarante minutes
après l'accident, selon les divers témoignages.
Les services d'urgence de la capitale ont
annoncé l'ouverture d'un enquête interne.
Theo Angelopoulos avait été transféré dans un
hôpital du Pirée mardi vers 18 h 30, après qu'il
eut été grièvement blessé par un motard alors
qu'il était en train de traverser le
périphérique près de la banlieue de Kératsini,
au Pirée, port proche d'Athènes. Il a succombé à
ses blessures quatre heures plus tard, vers 22 h
40.
Un représentant syndical des ambulanciers,
Ioannis Houssos, a mis en cause à l'antenne de
la radio Flash le manque de personnel et
d'entretien du parc ambulancier. Il a affirmé
qu'un premier véhicule dépêché par un hôpital du
centre-ville était tombé en panne, avant d'être
relayé par un deuxième, puis finalement une
troisième ambulance dénichée dans un hôpital
plus proche.
Selon les premiers éléments de l'enquête, la
police avait à la demande de l'équipe de
tournage coupé la circulation sur une des deux
chaussées de la voie où travaillait le cinéaste,
mais ce dernier était passé du côté non protégé
au moment de l'accident, sans qu'une vitesse
excessive de la moto soit dans l'immédiat mise
en cause. Les médias restaient de fait prudents
sur les circonstances de la collision.
Figure emblématique du "Nouveau Cinéma grec" à
partir des années 1970, Angelopoulos a réalisé
une quinzaine de films, caractérisés par de
longs et silencieux plans sur fond de paysages
de son pays et évoquant pour la plupart
l'histoire et la société grecques.
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Lundi
23 Janvier 2012
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La crise et les taxes sur le mazout font tomber les arbres
La coupe sauvage de bois de
chauffage est en pleine expansion en Grèce, face à une montée en flèche
des prix du mazout et une réduction des crédits publics pour la gestion
forestière, a indiqué mardi l'Union panhellénique des ingénieurs
forestiers.
"Il n'y a pas encore de menace
sur les écosystèmes forestiers, mais l'Etat doit agir vite, il faut se
souvenir de ce qui s'est passé en Albanie" à la chute du régime
communiste, quand même les arbres longeant les routes étaient coupés, a
affirmé à l'AFP le président de cette Union, Nikos Bokaris.
Après constatation d'abattages
illégaux, les services forestiers ont émis 1.500 plaintes en 2011, soit
deux fois plus que l'année précédente, dans un pays où 70% des forêts
sont publiques, le reste appartenant pour l'essentiel à des institutions
religieuses.
La branche grecque de l'ONG
environnementale WWF s'est aussi émue du problème. Selon son responsable
pour les forêts, Konstantinos Liarikos, "il y a selon les régions des
cas divers, soit d'actions individuelles, soit d'activités organisées
par des réseaux de vente".
Le phénomène n'est pas nouveau
dans un pays où le chauffage au bois reste fréquent, et les immeubles
récents, même à Athènes, sont souvent équipés de cheminées alors que les
coupes encadrés par l'Etat ne suffisent pas à répondre à la demande,
surtout couverte par des importations en provenance des Balkans.
Mais selon M. Bokaris, la crise
économique a fait la différence, entre "la hausse du prix du mazout",
quasi-multiplié par deux en 2011, "et la baisse des crédits alloués à la
gestion publique des forêts, passés de prè
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Lundi
17 Janvier 2012
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Premières manifestations de l'année à Athènes
Plus de 10 000 personnes ont manifesté mardi à Athènes contre les
mesures gouvernementales d'austérité qui frappent le pays, en marge de
grèves dans plusieurs entreprises. Cette journée marque ainsi la
première mobilisation sociale de 2012 en Grèce.
Les syndicats de plusieurs
entreprises, des banques et des transports en commun ont observé une
grève de 24 heures à Athènes, tandis que les journalistes, travaillant
dans un secteur frappé durement par la crise, menaient une grève de
48 heures.
Le Front de lutte des
travailleurs, proche du parti communiste, a rassemblé presque
7000 personnes, qui ont défilé jusqu'au ministère du Travail pour
dénoncer le gouvernement.
Un deuxième cortège
rassemblant des milliers de personnes a marché jusqu'à la place Syntagma,
devant le Parlement.
En dépit d'une personne
blessée sur la place Syntagma, les manifestations se sont déroulées
largement dans le calme.
Depuis le début de la
crise de la dette en 2010 et l'adoption des mesures d'austérité, qui ont
entraîné la récession et le chômage dans le pays, des dizaines de grèves
et de mobilisations, souvent violentes, ont eu lieu en Grèce.
Par ailleurs, les
négociations avec les créanciers privés de la Grèce se poursuivent. Un
accord sur l'effacement de 50 % de la dette du pays peine toutefois à
être conclu.
Les négociations devraient
se poursuivre mercredi ou jeudi, après avoir été interrompues vendredi
dernier en raison d'une initiative du Fonds monétaire international
(FMI) et de Berlin.
Le gouvernement grec et
les banques négociatrices étaient presque parvenus à un accord sur le
taux d'intérêt qu'Athènes devra payer à ses banquiers, à près de 5 %.
Alors que certains protestaient, le FMI et l'Allemagne ont proposé un
taux très bas, de 3 %. Immédiatement jugée inacceptable, même par les
grandes banques institutionnelles, cette proposition a conduit à la
rupture des discussions.
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Lundi
09 Janvier 2012
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Un Picasso et un Mondrian volés à Athènes
"Tête de femme", une huile
peinte par Picasso en 1939, et
le "Moulin" du Néerlandais Piet
Mondrian ont été volés dans la
nuit de dimanche à lundi à la
pinacothèque nationale
d'Athènes. Un dessin italien du
XVIIe siècle a également été
dérobé.
AFP - Un
tableau cubiste de Picasso
offert par l'artiste à la Grèce
en hommage à sa résistance
anti-nazie, un autre de Piet
Mondrian et un dessin du 17ème
siècle italien ont été volés
dans la nuit de dimanche à lundi
à la pinacothèque nationale, à
Athènes, a annoncé la police
grecque.
L'huile de Pablo Picasso, une
"Tête de femme" de 56 sur 40 cm
date de 1939, dix ans avant que
l'artiste n'en fasse don au pays
"dans le cadre d'une donation
d'artistes français", a précisé
la police dans un communiqué.
Les deux autres œuvres dérobées
sont le "Moulin" du peintre
hollandais Piet Mondrian, une
toile datant de 1905 et un
dessin sur papier de l'artiste
Guglielmo Caccia (17ème siècle),
représentant l'extase d'un
saint.
Selon la police, le ou les
voleurs ont dérobé les toiles
lors d'une brève intrusion de 7
minutes dans les locaux, dans le
cadre d'une opération bien
préparée et exploitant
l'insuffisante surveillance du
bâtiment, situé en plein centre
d'Athènes.
A partir de dimanche soir, le ou
les voleurs ont déclenché à
plusieurs reprises l'alarme en
jouant avec une porte qu'ils
avaient déverrouillée, mais sans
entrer dans le bâtiment,
trompant ainsi la vigilance du
gardien.
Ils ont fini par entrer dans les
locaux à l'aube, plus de huit
heures après leur première
intervention, et ont retiré les
œuvres de leurs cadres, avant
d'être pris en chasse par le
gardien. Ce dernier n'a localisé
qu'un individu, mais n'a pas
réussi à l'intercepter.
Dans sa fuite, celui-ci a
abandonné une autre oeuvre de
Mondrian qu'il avait subtilisée.
La pinacothèque accueillait
jusqu'à dimanche une exposition
sur ses "trésors cachés", avant
une fermeture prévue pour des
travaux d'extension et
d'aménagement, visant notamment
selon son site internet à "mieux
sauvegarder" ses collections.
Le fonds du musée est dédié à
l'art grec d'après-Byzance à nos
jours, avec également une petite
collection d'œuvres de la
Renaissance et quelques tableaux
du Greco.
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Mardi
03 Janvier 2012
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La Grèce devra quitter la zone euro si le plan d'aide échoue
ATHENES (Reuters) - La Grèce devra quitter la zone euro si elle ne
parvient pas à un accord avec ses bailleurs de fonds internationaux sur
son deuxième plan de renflouement de 130 milliards d'euros, a déclaré
mardi un porte-parole du gouvernement.
"L'accord de sauvetage doit être signé, sans quoi nous nous retrouverons
hors des marchés, hors de l'euro", a dit Pantelis Kapsis au micro de
Skai TV. "La situation sera bien pire."
Athènes a entamé une course contre la montre pour tenter de conclure un
accord avec l'Union européenne (UE), le Fonds monétaire international
(FMI) et ses créanciers privés sur les modalités du plan présenté début
décembre avant d'importantes échéances sur sa dette en mars.
Le pays pourrait se retrouver en défaut si aucun accord n'était conclu
d'ici-là.
Interrogé pour savoir si le gouvernement allait appliquer des mesures
d'austérité supplémentaires pour compenser le dérapage budgétaire de
l'an dernier, le porte-parole du gouvernement de coalition dirigé par
Lucas Papadémos a déclaré: "Nous verrons. Des mesures additionnelles
pourraient être nécessaires."
Les discussions avec les banques et établissements financiers privés
détenant de la dette grecque, aspect clé d'un futur accord, sont
particulièrement difficiles, a-t-il poursuivi.
"Les trois ou quatre prochains mois sont les plus cruciaux et c'est la
raison pour laquelle ce gouvernement existe", a-t-il dit.
Dans un message diffusé pour le Nouvel An, le Premier ministre Lucas
Papadémos a déclaré que la Grèce allait connaître en 2012 une nouvelle
année difficile mais qu'elle devait persister sur la voie des réformes
afin de rester dans la zone euro.
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Vendredi
06 Janvier 2012
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Traditionnelle cérémonie de la croix lancée dans la mer pour bénir les
eaux, et célébrer l'Épiphanie.
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Dimanche
1er Janvier 2012
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Bonne Année 2012 !
Kali Kronia ! Kronia Polla !!! |