Autour
du
terrain
d'entraînement,
on peut
entendre
les
claquements
de
nombreux
komboloï,
ces
perles
utilisées
traditionnellement
par les
hommes
grecs
pour se
relaxer.
Quelques
jours
après la
piètre
performance
de la
Grèce à
Nelson
Mandela
Bay/ort
Elizabeth lors
de sa
défaite
2:0 face
à la
République
de
Corée,
les
officiels
font
grise
mine
alors
qu'ils
arpentent
les
alentours
du camp
de base
de
l'équipe
à Durban
Nord.
"Nous
avons
déjà
oublié
ce
match",
confie
l'attaquant
Georgios
Samaras
dans une
interview
exclusive
accordée
à
FIFA.com,
affirmant
que les
joueurs
ne sont
en aucun
cas
secoués
par le
résultat.
Il
s'agissait
de la
quatrième
défaite
consécutive
de la
Grèce en
Coupe du
Monde de
la FIFA,
série en
cours
depuis
sa
première
et seule
autre
apparition
en phase
finale,
en 1994.
Aux
Etats-Unis,
les
Hellènes
avaient
plié
bagages
après
trois
défaites
avec
zéro but
marqué
et dix
buts
encaissés.
"Cette
défaite
est
décevante,
on ne va
pas dire
le
contraire,
mais le
chemin
est
encore
long et
nous
devons
rester
positifs",
ajoute
le
buteur
du
Celtic
Glasgow,
adossé à
la
Northwood
High
School,
loin
au-dessus
des eaux
accueillantes
de
l'Océan
Indien.
Les
Grecs
ont
semblé
bien
inférieurs
à
l'équipe
qui
avait
stupéfié
le monde
entier
il y a
six ans
en
battant
le
Portugal
en
finale
de
l'UEFA
EURO
2004.
Bien que
cinq
joueurs
de
l'effectif
actuel
aient
participé
à cette
enivrante
aventure
et que
le
sélectionneur
soit
resté le
même,
l'équipe
a été
laminée
par la
République
de Corée
lors de
son
premier
match,
dépourvue
de
l'étincelle
et de
l'infatigable
détermination
qui
étaient
la
marque
de
fabrique
des
héros de
2004.
"Nous
avons
fait
trop
d'erreurs
stupides",
selon
Samaras,
qui
apparaît
presque
à 25 ans
comme un
jeunot
au
milieu
d'une
équipe
dans
laquelle
six
joueurs
sont
âgés de
plus de
30 ans.
"Nous
n'avons
pas bien
défendu
du tout,
alors
que
c'est
notre
principale
force
d'habitude."
Quand on
lui
demande
si ce
premier
match
sans but
lui
impose
une
pression
supplémentaire,
la
réponse
fuse :
"Il n'y
a pas de
héros
dans
cette
équipe.
Nous
jouons
ensemble
à
l'unisson,
comme
toujours".
Pour les
protégés
d'Otto
Rehhagel,
le
fameux
architecte
du
triomphe
de 2004,
c'est un
test
compliqué
qui
s'annonce
avec le
Nigeria
et son
équipe
imprévisible
mais
explosive.
Samaras
y voit
l'occasion
de
recoller
les
morceaux
et de
revenir
à ce
football
fait de
pressing
insatiable
et de
jeu
collectif
qui a
fait la
fierté
de la
Grèce
ces dix
dernières
années.
"C'est
un test
difficile
qui nous
attend
avec le
Nigeria,
qui
dispose
de
nombreux
joueurs
puissants
et
talentueux
évoluant
dans de
grandes
équipes",
ajoute
l'attaquant,
qui
assure
que son
équipe
se bat
pour la
deuxième
place
avec les
Super
Eagles
et
les
Guerriers
Taeguk,
dans la
mesure
où la
première
place de
ce
Groupe B
semble
promise
à
l'Argentine
de
Lionel
Messi.
"Ça va
être
l'occasion
pour
nous de
revenir
à ce que
l'on
sait
faire le
mieux :
générer
la
frustration
chez nos
adversaires".
"Contre
la Corée
du Sud,
nous
avons
été
mauvais",
admet
facilement
Samaras.
"Contre
le
Nigeria
nous
devons
revenir
à ce qui
a fait
de nous
une
bonne
équipe.
Quand un
joueur
fait une
erreur,
son
coéquipier
le plus
proche
doit
réagir
immédiatement
et
fournir
le
double
d'efforts
pour
résoudre
le
problème",
ajoute-t-il,
avant de
résumer
l'enjeu
du match
contre
les
Super
Eagles
d'une
formule
définitive :
"Si nous
perdons,
la Coupe
du Monde
sera
finie
pour
nous. La
même
chose
vaut
pour le
Nigeria".
Les
Grecs
disposent
d'une
ossature
de huit
joueurs
du
Panathinaïkos,
auteur
cette
année du
doublé
Coupe-Championnat,
mais
Samaras
- qui
fait
partie
des sept
joueurs
évoluant
hors de
Grèce -
affirme
que
l'endroit
où
exerce
un
joueur
importe
peu
lorsqu'il
porte
les
couleurs
nationales.
"Bien
sûr, les
gars qui
jouent
ensemble
en club
se
connaissent
très
bien,
mais
pour
bien
jouer,
on doit
tous
jouer
pour le
maillot
bleu de
la
Grèce.
Peu
importe
qu'on
joue
pour le
PAO ou
l'Olympiakos,
en
Italie,
en
Grèce,
en
Angleterre
ou
ailleurs",
affirme
le
buteur,
dont
l'efficacité
est bien
moins
impressionnante
en
équipe
nationale
- cinq
buts en
36
sélections
- qu'en
club,
pour
Manchester
City ou
le
Celtic
Glasgow.
Pour le
match
contre
le
Nigeria
le 17
juin à
Bloemfontein,
le plan
de
Samaras,
qui se
dit
100 %
grec
bien
qu'il
ait été
déclaré
sélectionnable
par
l'Australie,
est des
plus
simples :
"Il faut
juste
qu'on
joue
mieux au
football".